Journée Mondiale de la Pêche Artisanale : le 21 novembre 2011

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Pêche artisanale durable : Mbour abrite une rencontre le 21 novembre

 

Une rencontre sur le thème « Garantir une pêche artisanale durable » est prévue le 21 novembre à Mbour à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), en partenariat avec la Coalition des GIE du quai de pêche de Mbour, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La manifestation, organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la pêche (21 novembre), s’inscrit dans le « Processus de Bangkok » et « le Processus de la FAO » visant à développer des « Directives volontaires pour garantir des pêches artisanales durables », indique la même source.

Cette journée de réflexion verra la participation d’invités venus d’Afrique et d’Europe, selon les organisateurs qui veulent mener une réflexion sur les relations entre les processus formels et ceux de la société civile, entrepris pour garantir des pêches artisanales durables.

L’objectif est aussi d’explorer les synergies nécessaires pour faciliter, instaurer et promouvoir l’accès à l’information et la transparence dans les processus décisionnels, cruciaux pour garantir des pêches artisanales durables », selon le communiqué.

 

Source : A.P.S.

 

 

 

 

 

L’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale de Mbour (APRAPAM) en partenariat avec la Coalition des Gies de Pêche du Quai de Pêche de Mbour, organisent à l’occasion de la Journée Mondiale de la pêche artisanale le 21 novembre 2011, une réflexion sur le thème « Garantir une Pêche Artisanale Durable » au centre de formation David Boilat de Mbour à partir de 9h00.

 

Plan d’accès au Centre David Boilat : PlanAccèsDavidBoilat

 

Cette journée de réflexion verra la participation d’invités d’Afrique et d’Europe. En l’occurrence, il s’agira de tirer avantage de cet événement et de la présence d’un grand nombre d’organisations liées à la pêche pour mener une réflexion sur les relations qui doivent exister entre les processus formels et ceux de la Société civile, entrepris pour garantir des pêches artisanales durables. Il aura pour but d’explorer les synergies nécessaires pour faciliter, instaurer et promouvoir l’accès à l’information et la transparence dans les processus décisionnels, cruciaux pour garantir des pêches artisanales durables.

L’événement impliquera également l’école primaire du centre de formation David Boila, et traitera de l’importance de la pêche artisanale et de la protection des communautés côtières (sécurité alimentaire, moyens d’existences, traditions culturelles, mode de vie, développement économique, etc.). Il s’agit de souligner et de rendre visible la dimension intergénérationnelle et l’évolution vers une pêche artisanale durable afin de sensibiliser davantage sur ce thème.

 

Contacts :

contact@aprapam.org

info@aprapam.org

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compte rendu et restitution de cette journée

 

 

Photo : Aprapam

Discours du Sous Préfet de MBOUR : Discours Ajointe Préfet Ouverture Atelier.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Discours et dessins des enfants : Pêchons sans détruire.pdf

Merci à Edith Stéphanie Maria TAPSOBA, Frédéric Ibrahima FOLTZ et Cheikh Seydi Ibrahim GUEYE pour leurs dessins.

Le discours des enfants :  » pêchons sans détruire  » a été prononcé par Fatoumata Bintou NGOM.

 

 

Photo : Aprapam

 

 

Recommandations : JMP Mbour « Garantir une pêche artisanale durable » Recommandations.pdf

 

Déclaration de Mbour à l’issue de la célébration de la Journée mondiale de la pêche du 21 novembre 2011, organisée au Centre de formation David Boilat de Saly carrefour, Sénégal.

Atelier africain sur le thème « Garantir une pêche artisanale durable », accueilli et organisé par la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) en collaboration avec le Collectif international d’appui à la pêche artisanale (ICSF-CIAPA), l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) et la Coalition des Professionnels de la Pêche Artisanale de Mbour (CPPAM) avec la participation de journalistes du Réseau des Journalistes pour une Pêche Responsable en Afrique de l’Ouest (REJOPRAO), de professionnels de la pêche artisanale en provenance de 16 pays africains mais également la participation de quatre (4) pays de l’Union Européenne (UE).

 

Photo : Aprapam

 

 

Rapport final Journée Mondiale de la Pêche à Mbour : JMP Mbour Rapport de l’Atelier.pdf

 

 

 

 

Transparence et durabilité dans les pêches africaines – Venus de 16 pays d’Afrique, des représentants de la pêche artisanale et de la société civile et des journalistes se réunissent au Sénégal

 

Résumé par Brian O’Riordan, Secretary ICSF Bureau de Liaison.

ICSF est une organisation non-gouvernementale internationale œuvrant pour l’établissement de pêches équitables, autonomes, durables et en toute égalité de genre, particulièrement dans le secteur artisanal ou à petite échelle de la pêche.

 

Pour en savoir plus sur ISCF,  vous pouvez visitez  :  http://www.icsf.net

 

Photo : Aprapam

 

 

Le 21 novembre 2011, plus de 120 participants venus de 16 pays d’Afrique et de 4 pays de l’Union européenne se sont réunis à Mbour (deuxième port de pêche du Sénégal) pour célébrer la Journée mondiale de la pêche et assister pendant trois jours à une Conférence sur la transparence dans le secteur des pêches maritimes en Afrique.

Mbour est le chef-lieu du Département du même nom, dont les sites de débarquement représentent environ 60 % de la production sénégalaise. Ici au sud-ouest, sur la petite Côte, quelque 4 500 pirogues (25 % de la flotte artisanale du pays) débarquent en moyenne 170 000 tonnes de poissons chaque année. Des pêcheurs de cette région ont lancé à partir de la base des initiatives pionnières de cogestion et d’aires marines protégées, que des organisations conservationnistes comme le WWF et l’UICN essaient d’imiter et de transposer ailleurs en Afrique de l’Ouest.

Le thème retenu pour la Journée mondiale de la pêche était Garantir une pêche artisanale durable. L’un des principaux objectifs était de débattre du nouvel instrument sur les pêches artisanales qui est en cours d’élaboration sous les auspices de la FAO (les Directives volontaires pour garantir des pêches artisanales durables) et de rédiger des recommandations pour ce projet. D’autres consultations de ce genre sont organisées dans la société civile en Afrique, en Asie et en Amérique latine en vue de la réunion du Comité des pêches de la FAO qui se tiendra en juillet 2012 et qui lancera le processus de développement de ces Directives volontaires.

La rencontre de Mbour était accueillie et organisée par la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) en collaboration avec le Collectif international d’appui à la pêche artisanale (ICSF), l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) et la Coalition des Groupements d’intérêt économique de pêche du quai de pêche de Mbour. Parmi les participants invités, il y avait des leaders de la pêche et du segment après capture (notamment des femmes transformatrices et vendeuses), des représentants de structures de la société civile et des pouvoirs publics locaux. Étaient également présents des membres du REJOPRAO (Réseau des journalistes pour une pêche responsable en Afrique de l’Ouest), qui en 2010 était parmi les lauréats (Seafood Champions) de l’Alliance Produits de la mer.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, des élèves de l’école primaire du centre de formation pédagogique Abbé David Boilat ont bien exprimé l’importance de la préservation des ressources pour les générations futures. Après s’être adressés à l’auditoire, ils ont montré les dessins qu’ils avaient réalisés pour illustrer la dérive non durable de la pêche et inciter les pêcheurs à mettre un terme à des prélèvements aveugles et à ouvrir les yeux sur les urgences d’aujourd’hui et des temps à venir.

Les discussions ont porté sur les aspects techniques, sociaux, économiques, culturels et politiques qui caractérisent les pêches artisanales et à petite échelle des pays africains, sur les aspects qui font des pêches artisanales le modèle préférable pour la ZEE (au vu de leurs bonnes pratiques, de leurs activités communautaires et des modes de cogestion ), sur les problèmes les plus sérieux auxquels sont confrontées les pêches artisanales et à petite échelle dans le contexte africain.

Les pêches artisanales ont été caractérisées comme suit : ce sont des opérations à petite échelle, à faible impact environnemental, diverses, polyvalentes, apportant du poisson frais pour la consommation humaine directe, à la fois sur les marchés locaux et à l’exportation. Le manque d’installations de stockage, l’absence de chaînes du froid, le recours à des modes de manipulation et de transformation traditionnels entraînent souvent des pertes de produits et de revenus. Par ailleurs, les communautés de pêche sont vulnérables et exposées à des risques divers ; elles manquent de formation et d’instruction et le taux d’analphabétisme y est donc élevé.

Les participants ont réclamé l’élimination de pratiques de pêche destructives et le développement des bonnes pratiques de pêche artisanale comme modèle privilégié pour toute la ZEE, sans compromettre la sécurité en mer ou des conditions de travail décentes.

Pendant les trois jours qui ont suivi, une soixantaine de personnes ont pris part à la Conférence sur la transparence dans le secteur des pêches maritimes en Afrique, également organisée par la CAOPA en collaboration avec la Coalition pour des accords de pêche équitables (CAPÉ-CFFA) et d’autres partenaires. Elles ont reçu et partagé des informations sur des investissements massifs effectués dans le cadre de projets d’aide au développement de la pêche artisanale et qui ne profitent guère aux communautés de pêche, et qui manquent de transparence quant à la destination finale de cet argent.

Des flux massifs de capitaux spéculatifs transnationaux aboutissent dans des opérations de pêche industrielle en Afrique. Ils peuvent être liés à des autorisations irrégulières accordées à des flottilles étrangères, avec des affairistes locaux, des fonctionnaires de l’État et des sociétés étrangères qui se cachent derrière des accords opaques mettant en jeu des milliards de dollars. Des arrangements conclus récemment au Sénégal avec des navires de l’Est, qui ont fait descendre dans la rue des milliers de pêcheurs locaux, violent la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et la législation nationale relative à la pêche. De plus, ces « milliards engloutis » ne dédommagent pas les communautés de pêche pour la perte de l’accès à de précieuses ressources alimentaires ou pour les dégâts infligés à l’écosystème marin.

Cette conférence a bien fait ressortir que la transparence est un problème émergent dans la pêche, comme le signale la FAO dans son rapport 2010 La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. La Banque mondiale et certains autres grands bailleurs de fonds ont commencé à adopter des programmes en vue de promouvoir la transparence.

Les participants ont par ailleurs demandé que soit procédé à l’élaboration et à l’adoption de Normes et Principes pour la transparence dans le secteur de la pêche. Devraient y figurer notamment les éléments suivants : diffusion de l’information dans les langues locales avec une terminologie simplifiée, fixation de délais pour traiter les demandes d’information, mise à disposition de l’information sous une forme facilement accessible selon ce qui convient le mieux dans le pays concerné, participation effective et consentement préalable en connaissance de cause des parties prenantes en matière d’élaboration et de mise en œuvre des politiques.

 

 

Photo : Ivano Trabalza

 

 

 


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