Constat : Les pêcheurs violent les règles sanitaires

Photo : Aprapam

 

 

En amont de la filière pêche, beaucoup d’efforts restent à faire dans l’application des normes sanitaires. C’est pourquoi, la Direction des industries de transformation et des pêches (DITP) a organisé un atelier de sensibilisation du 22 au 26 novembre, à l’intention des gérants de quai sur les bonnes pratiques d’hygiène.

L’agrément national à l’exportation des produits de la pêche est toujours menacé. L’amont de la filière reste mal organisé. Beaucoup d’efforts restent à faire à ce niveau. Dans certains quais de pêche ou dans les industries de fabrique de glace, les normes d’hygiène ne sont pas respectées. Les moyens de transport des produits halieutiques ne sont pas conformes à la réglementation. Les équipements et les outils de travail sont obsolètes.

C’est dans ce contexte que la Direction des industries de transformation de la pêche (DITP) a rassemblé tous les responsables des quai-pilotes, du 22 au 26 novembre 2011, afin de les sensibiliser sur la réglementation. A l’issue de cette rencontre de quatre jours, Diene FAYE, directeur des industries de transformation de la pêche a indiqué qu’il fallait expliquer à ces acteurs, «les enjeux pour le maintien de l’agrément national à l’exportation des produits de la pêche.

Mais aussi revenir sur les principes de base à respecter pour une bonne gestion de la qualité dans les quais-pilotes, et les nouveaux textes réglementaires régissant l’amont de la filière». Selon Diene FAYE, ces acteurs devaient également «réfléchir ensemble sur les voies et moyens appropriés pour parachever le processus de mise aux normes des sites pilotes et des fabriques de glace.

Toute la réglementation a été élaborée. Il reste maintenant l’application. Il fallait donc inviter tous ces acteurs afin de réfléchir sur les modalités pratiques». En effet souligne Ndeye Khady SOW, res­pon­sable qualité du quai de pêche de Mbour, «les pêcheurs ne peuvent pas à eux seuls mettre aux normes les quais. Les gérants des quais doivent s’engager dans le processus de qualité».

En 2010, les experts de l’Office alimentaire et vétérinaire de (OAV) de l’Union européenne (UE) ont évalué l’amont de la filière. Et il était ressorti de cette inspection que des efforts restent à faire par les acteurs. Par exemple, aucun des sites pilotes n’est clôturé. Les contenants des pirogues ne répondent pas aux normes. A la place des contenants en bois, il a été recommandé aux pêcheurs d’utiliser des contenants en plastique pour la conservation des produits halieutiques.

Huit sites ont été retenus. Il s’agit des quais de Thiaroye, Ouakam, Hann, Mbour, Joal, Kayar, Ziguin­chor et Kafountine. Ces sites ont été dotés de responsables qualité pour procéder en permanence au contrôle de la qualité des produits débarqués. A cela va s’ajouter la clôture de ces huit quais, selon les responsables de la DITP.

 

Dialigué FAYE

Source : Le Quotidien

 

Rapport de l’Office alimentaire et vétérinaire de (OAV) de l’Union européenne (UE), mission effectuée au Sénégal du 27/04/10 au 06/05/10 afin d’évaluer les systèmes de contrôle en place régissant la production de la pêche destinée à l’exportation vers l’Union Européenne : Rapport OAV Sénégal mission du 27-04 au 06-05-10.pdf


Réponses  du Sénégal aux recommandations de l’OAV : Réponse Sénégal Rapport OAV 27-04 au 06-05-10.pdf

 


 


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