Discussion électronique exploratoire au 6ème Forum APRAPAM sur la transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

 

Cette page est destinée à recueillir vos avis, opinions, esquisses, réflexions pertinentes et autres suggestions préliminaires au Forum du 19 mai 2016, afin de permettre à tous de contribuer et d’échanger au sujet de cette dynamique de mise en place au Sénégal, dans le cadre de l’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI), d’un groupe Multipartite National, chargé entre autre de discerner les informations judicieuses d’être visibles, afin de perfectionner la transparence de tous les acteurs dans la gestion durable de la pêche.


Rappel du lien vers la note conceptuelle du 6ème Forum des Acteurs de la Pêche Artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

 

Comment percevez vous la transparence dans le secteur le la pêche ?


Le principe et les règles de la transparence sont ils importants dans le cadre de la gestion soutenable des pêches ?

 

Dans l’objectif d’une meilleure visibilité, quel sont les domaines du secteur de la pêche, dans lesquels vous jugeriez important d’apporter des améliorations ?


Est-il utile de mettre en place une structure sentinelle qui veillerait à améliorer la clarté du domaine de la pêche au Sénégal ?


Quels sont les domaines de compétences et documentaires, où la diffusion à tous les acteurs des informations existantes, est nécessaire à la gestion durable du secteur de la pêche ?

 

 

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18 réponse de Discussion électronique exploratoire au 6ème Forum APRAPAM sur la transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

  1. Pour plus de transparence dans les pêches maritimes du Sénégal incluent notamment:
    - La publication, avec une mise à jour régulière, de la liste des licences octroyées aux bateaux de pêche, et les conditions de ces licences;
    - La publication des accords de pêche signés avec des états tiers ou avec des compagnies étrangères;
    - La publication d’informations sur les projets de développement destinés à la pêche ;
    La transparence sur ces aspects est non seulement un moyen de combattre les pratiques illicites et la corruption, mais c’est aussi un élément important pour mieux connaître l’ensemble des activités de pêche dans notre pays, leurs impacts pour nos populations ,la situation des stocks et nos écosystèmes, et faire en sorte que les mesures adéquates soient prises pour assurer le développement durable dans nos pêcheries et le bien être des communautés côtières qui dépendent de la pêche pour vivre.

    • Pour les licences je ne comprends pas : pour les navires sénégalais qui ont des licences options crevettes ils ciblent les poissons avec des maillages de 50 mm au lieu de 70 mm pour ceux ont pour option le poisson .
      Il faut changer le mode de délivrance des licences et les maillages autorisées.
      Pour les accords aussi ya beaucoup insuffisances : pour les marins à embarquer avant on avait 50 pour cent des marins sénégalais pour les nouveaux accords c’est 20 pour cent de mainrins. ACP.
      les observateurs ont des problèmes pour percevoir leur primes de mer après embarquement parce que avant les navires versés des cautions avant l’embarquement et pour les nouveaux accords l’état a pris l’engagement payer et ne paye pas pour le moment

  2. - la seule et unique difficulté du secteur est l’application sans identité ou appartenance des cibles et l’accompagnement de ces mesures même.
    - D’un autre cote les dirigeants eux-même doivent être des responsables des gens qui, en plus de leurs compétence prouve de l’amour dans la préservation de ce secteur précieux pour les générations futures. Qu’ils ne sont pas des corrompus, mais des gens déterminés à même participer par leur propre moyen l’a ou le secteur souffre.

  3. Pour assurer uns transparence dans la gestion des pêches au Sénégal, il faut établir un bon système d’information inclusif qui est une approche intégrée du développement durable de la pêche. Ceci permettrait d’avoir un partage avec tous les Acteurs sur toutes les informations, les statistiques, la réglementation, les principes de gouvernance, les données régulières sur les ressources exploitables et sur les paramètres du milieu marin et côtier. Autrement dit un outil d’aménagement durable des pêches avec des données socio économiques et environnementales qui permet d’appréhender et: la vulnérabilité biologique, la V pêche, la V pollution, la V changements climatiques……….

  4. Quatre vingt pour cent (80%) des stocks des pêcheries dans le monde sont aujourd’hui surexploités. Cette surexploitation est principalement le fait de la pêche industrielle qui détruit la ressource et l’environnement marins mais est aussi attribuable aux mauvaises pratiques et au manque de transparence dans le secteur.
    L’apport important de la pêche artisanale aux plans économique et sociale aussi bien pour les communautés de pêcheurs que pour les collectivités locales que pour les Etats.
    L’importance de la gouvernance en affirmant que celle-ci ne peut être efficace sans une bonne évaluation des pêcheries et la participation effective des institutions en charge et/ou intervenant dans le secteur. Les difficultés liées à la réalisation de ce préalable font que la transparence est difficile à réaliser.

  5. La transparence est un aspect capital dans la gestion de la pêche. Un instrument indispensable devant permettre aux acteurs de s’inscrire dans cette dynamique et aux Etats de promouvoir et d’instaurer une politique de bonne gouvernance dont la transparence constitue l’aspect fondamental.
    l’importance du secteur de la pêche en général et de la pêche artisanale en particulier, aussi bien au niveau local, national, régional et mondial, de par sa contribution significative aux plans économique, social, culturel, de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté particulièrement pour les communautés de pêcheurs artisanaux.

    - Développer la recherche halieutique pour avoir une bonne connaissance de l’état et du potentiel des ressources exploitables ;
    - Améliorer les statistiques de la pêche prenant en compte toutes les données nécessaires pour assurer une bonne visibilité du secteur aux plans gestionnaire et économique et de mettre en place un système adéquat de diffusion et de circulation de l’information ;
    - Recueillir systématiquement l’avis des acteurs sur les décisions concernant le secteur, particulièrement en ce qui concerne l’accès des flottes étrangères dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) des pays de destination ;
    - Conformer la signature des accords de pêches avec les pays et organisations étrangers sur les dispositions pertinentes de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer(CNUDM) ;
    - Instaurer un dialogue franc et permanent avec toutes les parties prenantes en vue de la définition de politiques cohérentes, viables de la pêche et la mise en œuvre efficace et efficiente des programmes et projets qui y sont inhérents ;
    Et aux acteurs et professionnels de la pêche, d’adopter des comportements responsables dans l’exploitation des ressources en vue de garantir la durabilité du secteur.

  6. S’il n’y a pas de transparence on ne peut savoir ce qui entre et ce qui sort dans notre pays et lutter contre la corruption .
    En l’occurrence, il est difficile de lutter contre la pêche illégale sans une bonne information pour la contre carrer, et à qui profite l’argent investi dans le secteur. A cet égard, il faut mener le combat pour instaurer la transparence en règle générale partagée par tous afin que la pêche profite aux pêcheurs artisans.
    Le manque de transparence est un facteur sous-jacent dans la lutte contre la corruption des preneurs de décisions, qui induit qu’un combat acharné doit être livré pour enrayer les mauvaises pratiques dans le secteur de la pêche.

  7. Comment percevez vous la transparence dans le secteur le la pêche ?
    Dans le secteur des pêches au Sénégal, la transparence est le parent pauvre du dispositif d’administration et de gestion.
    L’insuffisance dans l’observance de ce principe fondamental à la bonne gouvernance procède de la non application de ses éléments essentiels dont le premier concerne la disponibilité et l’accessibilité aux informations fiables concernant les différents aspects relatifs à son administration et à sa gestion.aux acteurs concernés (Institutions, organisations de la Société Civile, population…etc.).
    Le principe et les règles de la transparence sont ils importants dans le cadre de la gestion soutenable des pêches ?
    La soutenabilité requiert une adéquation correcte de l’exploitation des ressources avec le potentiel exploitable permettant d’en assurer la durabilité et conséquemment des activités subséquentes pour une prospérité partagée par les générations présentes et futures.
    Cette adéquation, nécessite l’adoption d’une politique de gestion rationnelle basée sur des mesures de précaution utilisant des instruments d’aménagement compatibles avec les réalités du contexte : biologique (ressources disponibles et/ou menacées) socio économique (préservation des intérêts des acteurs touchés par les mesures d’aménagement).
    A cet égard, la participation et l’implication des acteurs concernés sont indispensables. Cette approche doit être basée sur une démarche de cogestion en permettant à ces derniers d’intervenir dans la définition et la mise en œuvre des actions idoines et d’appliquer le principe de la subsidiarité qui leur confère une responsabilité, ce, pour avoir plus de chance d’atteindre des résultats tangibles.
    Dans l’objectif d’une meilleure visibilité, quel sont les domaines du secteur de la pêche, dans lesquels vous jugeriez important d’apporter des améliorations ?
    La viabilité du secteur ne peut être assurée sans :
    • Une bonne connaissance et une maîtrise de l’état de la ressource. Cela suggère de procéder à une évaluation régulière des stocks stratégiques en vue de déterminer le potentiel optimum exploitable en vue d’asseoir une bonne politique de développement économique.
    • Les mécanismes et procédures :
     d’octroi des licences et autorisations de pêche ;
     d’implantation et d’exploitation d’infrastructures intervenant dans l’exploitation des ressources halieutiques ;
     de création et de gestion des entreprises
     de concession d’exploitation d’infrastructures relevant du patrimoine de l’Etat
    Est-il utile de mettre en place une structure sentinelle qui veillerait à améliorer la clarté du domaine de la pêche au Sénégal ?
    Cette structure est fondamentale compte tenue du rôle stratégique du secteur dans le pays aux plans économique et social. Cependant, il faudra veiller à bien définir sa mission et attributions et lui donner la légitimité qui lui confère ses attributs.
    Quels sont les domaines de compétences et documentaires, où la diffusion à tous les acteurs des informations existantes, est nécessaire à la gestion durable du secteur de la pêche ?
    - Situation de l’état de la ressource
    - Accords de partenariat pêche
    - Licences

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  8. Les ressources marines sont et doivent rester un patrimoine commun. La
    Privatisation, inacceptable, des droits d’accès à ces ressources marines mène à leur
    Concentration entre les mains de quelques opérateurs économiquement et
    Politiquement puissants, aux dépens des pêcheurs artisanaux et des communautés
    Côtières.
    L’application de l’approche de précaution en imposant des limites de captures et
    D’effort de pêche qui permettent de maintenir la biomasse des stocks de poisson à
    Des niveaux abondants.
    L’évaluation des différentes méthodes et engins de pêche sur la base de critères
    Environnementaux et sociaux transparents et objectifs tels que:
    les impacts environnementaux : niveau de prises accessoires et de
    Rejets, dommages causés à l’environnement marin et côtier ;
    la quantité et la qualité des données fournies ;
    la consommation d’énergie par unité de capture ;
    les quantités et qualités du poisson débarqué et mis sur le marché ;
    le nombre et la qualité des emplois fournis ;
    les bénéfices socio-économiques, en particulier pour les communautés
    Côtières le respect des règles en vigueur.
    L’évaluation de la puissance de pêche et l’élimination de la surcapacité ainsi que des
    Navires, méthodes, et engins qui ne respecteraient pas ces critères.
    La promotion d’activités de pêche ayant un faible impact sur l’environnement marin et
    Sur les espèces ciblées et non ciblées.
    Accorder en priorité l’accès aux navires et pêcheurs locaux qui respectent le mieux
    Les critères ci-dessus et assurer le respect des droits des communautés côtières
    Dépendantes de la pêche pour vivre.
    Le respect des engagements sur la bonne gouvernance :
    La transparence, la participation et la consultation de toutes les parties prenantes
    Sont des éléments clés de la bonne gouvernance dans le secteur de la pêche

  9. Le secteur de la pêche a besoin d’avantage de transparence notamment dans la conception et la mise en œuvre et des résultats des projets financés par l’état du Sénégal et les partenaires au développement.

  10. Le principe de participation des parties prenante
    La Participation effective de tous acteurs concernés aux négociations afin qu’ils puissent apporter leurs contributions dans la défense des intérêts du Sénégal.
    Dans ce cadre nous souhaitons que le public soit informe de façon complète et que les parties prenantes soient dument consultées durant tout le processus de négociation et de mise en œuvre d’un éventuel accord en particulier l’évaluation exacte de l’accord soit mise a disposition du public des que possible afin de pouvoir alimenter public serein.
    Le principe d’accès au surplus des ressources qui ne peuvent pas être pêchées par la pêche locale les dispositions de l’article 62 de la CNUDM notamment détermination de la capacité d’exploitation de ses ressources halieutiques de chaque état côtier autorisation accordée a d’autres états a exploiter le reliquat du volume admissible. En d’autres termes c’est le principe d’accès au surplus de ressources ne pouvant être exploitée par la pêche locale et prendre en compte les données et avis scientifiques.

  11. Nous devons aussi avoir la transparence pour les projets et programmes. Par exemple, il y a le problème de l’immatriculation qui ne finit jamais également pourquoi les pêcheurs artisanaux ne prennent pas le permis de pêche , il y avait des conflits entre les organisations de pêche artisanal clpa et clp Attention a la corruption avec ce problème de surveillance participative car certains utilisaient des engins illégaux comme le mono filament et la pêche illicite dans les aire marine protégée et zone de pêche protégée les pêcheurs artisans doivent changer de comportement et cesser d’utiliser ces engins illégaux, pour aller a la durabilité et je me demande pourquoi on n’applique pas le code de la pêche.

  12. Les statistiques des pêches qui sont dans une certaines mesure corrélatives à la recherche halieutique se caractérisent par
    - le non harmonisation des méthodes de collecte des données, l’absence de rigueur scientifique des méthodes de collecte des données utilisées ;
    - l’insuffisance des moyens humains et matériels nécessaires pour le suivi des indicateurs du secteur ;
    - Le déphasage entre le temps de collecte, d’analyse et de publication des données …etc.
    Ces déficiences donnent peu de crédibilité, de pertinence et de fiabilité aux statistiques des pêches surtout du sous secteur de la pêche artisanale qui ne permettent ainsi d’asseoir une bonne politique d’aménagement et d’investissement appropriés dans le secteur.

  13. Comment percevez vous la transparence dans le secteur le la pêche ?
    La transparence dans le secteur de la pêche est la juste combinaison des captures avec les rentes. Pour se faire, Etats doivent s’approprier des résultats de la recherche en matière d’évaluation des stocks pour donner les autorisations de pêcher. Ces autorisations doivent apparaître dans les retombées économiques de ces Etats afin de leur permettre de connaitre les valeurs des ressources halieutiques pour développer des politiques socio-économique durable.
    Le principe et les règles de la transparence sont ils importants dans le cadre de la gestion soutenable des pêches ?
    Le principe et les règles de la transparence sont très importants dans la gestion durable des ressources halieutiques. Ils permettent de mesurer à juste valeur les valeurs des ressources halieutiques en facilitant leur évaluation.
    Dans l’objectif d’une meilleure visibilité, quel sont les domaines du secteur de la pêche, dans lesquels vous jugeriez important d’apporter des améliorations ?
    Les domaines à améliorer sont la facilité à l’accès à l’information, la coopération de tous les acteurs et la remontée de l’information. L’Etat est le premier acteur dans la facilitation. Il doit faire connaître au public les contrats signés dans le cadre des Accords de pêche. La coopération des pêcheurs est tout aussi importante. Ils sont le maillon à la base de la production, d’où l’importance en matière de respect des lois et règlements.
    Est-il utile de mettre en place une structure sentinelle qui veillerait à améliorer la clarté du domaine de la pêche au Sénégal ?
    Une structure sentinelle n’est pas très appropriée. La transparence doit se voire à tous les maillons de la chaîne de valeur de la gestion des ressources halieutiques. Cette structure serait une contrainte à la transparence et un obstacle à la transparence.
    Quels sont les domaines de compétences et documentaires, où la diffusion à tous les acteurs des informations existantes, est nécessaire à la gestion durable du secteur de la pêche ?
    La diffusion de l’information doit être faite par les médias audiovisuels. Il existe aussi des supports de communication sur lesquels les acteurs peuvent se baser pour diffuser les informations (papiers, et rencontre formelle et informelle).

  14. Le manque de transparence qui gouverne l’accès aux ressources est un important élément qui mène à la surexploitation des ressources.

    Les principaux facteurs qui entravent la bonne gouvernance dans le secteur des pêches peuvent être attribués

    la déficience et l’inefficacité de la politique de gouvernance qui souffre de démocratique et de transparence dans la gestion intérieure des pêches ;
    l’inefficacité des actions menées dans la lutte contre la pêche non durable et la marginalisation des communautés côtières qui dépendent de la pêche pour vivre.

  15. Les Sociétés Mixtes au Sénégal
    Telles qu’elles fonctionnent actuellement au Sénégal, les sociétés mixtes SM sont des exemples de mauvaise gestion dans l’accès aux ressources. Leur prolifération anarchique met également en danger la sécurité alimentaire et la pêche durable du pays.
    Qui va pêcher. Ce sont des sociétés mixtes qui ne respectent pas certaines normes des législations sénégalaises. De cette façon la pêche ne va pas nourrir son homme. En fin de compte on peut dire qu’il s’agit bien de surexploitation et de pillage… La conséquence c’est la rareté de la ressource.
    L’absence d’observations scientifiques a rendu très difficile le suivi scientifique par les chercheurs du CRODT . En effet, les observateurs à bord échantillonnaient toutes les espèces retenues et mises en cales, ainsi que les autres espèces rejetées. C’est sur la base des déclarations et des fiches techniques de ces observateurs que les chercheurs du CRODT exploitaient les données pour évaluer le niveau et l’évolution des stocks, afin d’alerter l’Etat sénégalais en cas de danger pour les ressources.
    L’observateur mentionnait également, pour chaque coups ou ‘’trait de chalut’’, les espèces capturées ou rejetées, la position et la profondeur du navire. Avec la présence d’un observateur à bord, ce dispositif permettait au CRODT de faire le travail de suivi scientifique afin de pouvoir déterminer l’effort de pêche exercé sur la ressource et assurer un rôle de veille pour ne pas rompre l’équilibre. Cette surveillance empêchait ainsi aussi les pratiques frauduleuses en mer,
    telles la substitution de licence, une pratique courante dans beaucoup de navires. Le lien était donc très fort entre observateurs à bord et chercheurs du Crodt. L’absence d’observateurs à bord facilite le pillage, en particulier en haute mer, là où l’éloignement empêche une bonne surveillance des activités. Plusieurs témoins donnent des exemples comme celui de l’utilisation de chaussettes: ‘Cela signifie que le navire, avec le maillage réglementaire utilise un sac (chaussette) à l’intérieur du chalut. Ce qui occasionne d’énormes rejets’
    La fuite des bénéfices
    Officiellement, on cite le chiffre de 185 milliards de Francs cfa (environ 280 millions d’euros) sui serait généré par les exportations de produits de la pêche au Sénégal. Mais beaucoup d’acteurs interrogés se posent des questions sur le fait qu’une grande partie des bénéfices générés partiraient du Sénégal pour arriver chez les partenaires étrangers des sociétés mixtes : la partie sénégalaise est souvent invisible à ce niveau. Cette fuite des bénéfices du poisson est facilitée par le modèle d’opération des bateaux lors des différentes étapes de débarquements, de transbordements ou de ventes à l’extérieur. Par exemple, avec les bateaux congélateurs battant pavillon sénégalais, le poisson pêché est calibré et conditionné à bord. Ensuite, la capture est débarquée à quai et mise dans des containers avant d’être transbordée dans des cargos frigorifiques présents au port de Dakar à destination de l’Europe.; d’Asie; Afrique ect…

  16. Les maux qui gangrènent la transparence dans le secteur des pêches au Sénégal
    Pouvoir Discrétionnaire du Ministre en charge de la Pêche
    Droit de réserve des Fonctionnaires et Technicien de la Pêche
    Cas de force Majeur
    Il sera difficile d’aller vers une durabilité et une bonne gouvernance des pêcheries au Sénégal la transparence ne doit pas être un slogan

  17. A partir de 1991 les observateurs ont commence a embarque dans les pavillons Sénégalais Sociétés Mixtes avec comme options crevettiers et poissonniers en plus de quelques armements traditionnels Sénégalais c’est en 1996 que les bateaux battants pavillons Sénégalais y compris en sociétés mixtes ont purement et simplement demande le débarquement des observateurs. Cela a favorisé la senégalisation des navires étrangers qui voulaient bénéficier des mêmes avantages que les bateaux sénégalais.
    De 1996 jusqu’en 2010 la recherche n’avait plus de données fiables sur les activités de ces flottes sous sociétés mixtes et armements traditionnels. Toutes les déclarations de captures sont sujettes a des interrogations sur la fiabilité même des navires arraisonnes pour des fautes graves maillage non conforme pêche en zone interdite fausses déclaration défaut de licence défaut d’option pratiques de deux options ect.. ne sont pas suivis . Pourtant il n’existe pas de document officiel demandant le débarquement des observateurs sur ces types de navires.
    Cette situation anormale est simplement cautionnée tacitement par les autorités Sénégalaises.

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