Immersion en terre inconnue : la mer profonde en Mauritanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La biodiversité marine et côtière en Mauritanie est surtout connue pour le Parc National du Banc d’Arguin. Cependant, au large l’on trouve également des écosystèmes spectaculaires qui ne bénéficient d’aucune mesure de protection. Or, ils sont menacés par une exploitation à l’échelle industrielle qui risque de les rayer de la carte avant même que la science puisse recenser cette biodiversité. Ce film œuvre pour la protection des écosystèmes inconnus et une pêche durable.

Le scénario de ce film sur les écosystèmes marins inconnues en Mauritanie, est basé sur l’Atlas Maritime des Zones Vulnérables en Mauritanie, une publication de l’Institut Mauritanien de Recherche Océanographiques et des pêche (IMROP).

Pour voir ce film sur YouTube : IMMERSION EN TERRE INCONNUE : la mer profonde en Mauritanie

 

Sources : IMROP, Ministère de l’Environnement et du développement Durable de Mauritanie, Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime de Mauritanie, Le Ministre du Pétrole de l’Energie et des Mines de Mauritanie, Programme Biodiversité Gaz et Pétrole, PNUD, GIZ, GEF, WWF, UICN, YouTube.

 

 

 

Le parc national du Banc d’Arguin, à cheval sur le désert du Sahara et l’océan Atlantique accueille une biodiversité d’une très grande richesse et figure au patrimoine mondial de l’Unesco. Le dessous des Cartes s’intéresse à l’avenir de ce parc.

Pour voir le film du « Dessous des Cartes » sur le banc d’Arguin : Parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie

 

Sources : Le Dessous des Cartes (ARTE), YouTube.

 

La situation mondiale des pêche et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

CONTRIBUER À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET À LA NUTRITION DE TOUS

 

 

La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la nutrition, des revenus ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de 20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la moitié du poisson destiné à la consommation humaine, et d’une légère amélioration de l’état de certains stocks de poissons due à une meilleure gestion des pêches. En outre, le poisson continue d’être l’un des produits alimentaires de base les plus échangés dans le monde, et plus de la moitié des exportations en valeur proviennent de pays en développement. Les rapports récents établis par des experts de haut niveau, des organisations internationales, des entreprises du secteur et des représentants de la société civile soulignent tous la contribution considérable que peuvent, et surtout que pourront dans l’avenir, apporter les océans et les eaux intérieures à la sécurité alimentaire et à la nutrition d’une population mondiale qui devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

C’est dans ce contexte, et avec cette forte attente en toile de fond, que paraît l’édition 2016 du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. La fonction principale de ce rapport, qui est de fournir une analyse éclairée, équilibrée et complète des données mondiales sur la pêche et l’aquaculture et des questions connexes, se trouve renforcée par plusieurs grandes manifestations internationales organisées récemment.

 

Pour consulter le rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêche et de l’aquaculture au format pdf : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture – FAO – 2016.PDF

 

 

Guide pour la mise en œuvre du cadre politique et de la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture en Afrique

COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

 

Union Africaine

Les dispositions du Cadre Politique et de la Stratégie de Réforme du secteur de la pêche et de l’aquaculture en Afrique (CPSR) incorporent les meilleures pratiques en matière de gestion  durable de la pêche et du développement de l’aquaculture responsable qui ont été définies comme des mesures prioritaires au cours des processus de consultation des parties prenantes. La mise en œuvre rationnelle du CPSR implique l’identification de stratégies appropriées conviviales qui faciliteraient l’alignement des politiques nationales et régionales des pêcheries et de l’aquaculture à ces dispositions du CPSR.

Le Guide a été développé à travers des processus de consultation impliquant les parties prenantes incluant les États Membres de l’Union Africaine (EM UA), Communautés Économiques Régionales (CER), les institutions régionales spécialisées dans la pêche et aquaculture, Acteurs Non-Étatiques, comme membres des Groupe de Travail du MARP, les partenaires de développement, experts individuels et les institutions clés. Dans la formulation de ces directives, des réunions consultatives d’experts ont été organisées à Kampala, en Ouganda ; Nairobi au Kenya qui ont abouti  à une réunion de réflexion et de consultation plus large à Abidjan, Côte d’Ivoire qui a validé l’opérationnalisation du contenu du CPSR.

 

Les objectifs spécifiques de ce guide consistent donc à faciliter :

  • L’alignement des politiques nationales et régionales au CPSR ;
  • Le suivi du niveau de mise en œuvre du CPSR ;
  • La mesure des impacts à moyen et à long terme du CPSR et d’autres instruments internationaux  sur la gestion efficace du secteur des pêches et de l’aquaculture ;
  • Fournir des orientations pour la mise en œuvre stratégique du CPSR au niveau national et régional.

 

Pour consulter ce guide de l’Union Africaine de mise en œuvre du cadre politique et de la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture : Guide mise en oeuvre stratégie réforme pêche en Afrique.PDF

 

 

 

Rapport d’évaluation des Conseils Locaux de Pêche Artisanale (CLPA)

REPUBLIQUE DU SENEGAL

un Peuple – un But – une Foi

 

MINISTERE DE L’ECONOMIE MARITIME

DIRECTION DES PECHES MARITIMES CELLULE OPERATIONNELLE DE MISE EN ŒUVRE

PROJET REGIONAL DES PECHES EN AFRIQUE DE L’OUEST (PRAO)

Le Gouvernement du Sénégal a obtenu, par l’intermédiaire de la Banque Mondiale, un financement de l’Agence pour le Développement International (IDA), au titre de sa participation à la réalisation du Projet Régional des Pêches en Afrique de l’Ouest (PRAO) dont l’objectif est l’accroissement durable de la richesse générée par l’exploitation des ressources halieutiques en Afrique de l’Ouest, et le renforcement de la part de cette richesse captée par les pays et les opérateurs de la Sous Région.

Suite à un constat général de la situation désastreuse des pêcheries mondiales, la convention des nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) a été adoptée en 1982. Les Etats côtiers exercent leur souveraineté sur la ZEE et ils sont tenus de prendre en charge les besoins économiques des collectivités côtières vivant de la pêche. Cette convention a été ratifiée par le Sénégal le 25 octobre 1984, donc l’Etat reste soumis aux droits et obligations qui y sont contenus.

De cette convention, vient s’ajouter le code de conduite pour une pêche responsable de la FAO de 1995 qui, dans ses dispositions générales, demande aux Etats membres de prendre en considération les communautés traditionnelles dans l’aménagement des pêcheries.

Pour être en phase avec les institutions internationales, le Sénégal a adopté une approche participative impliquant tous les acteurs pour une gestion durable des ressources halieutiques. Ainsi, les outils juridiques accompagnant ce processus ont pris en charge cette disposition. La loi 98 – 32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche stipule dans son titre II relatif à la gestion et à l’aménagement des pêches notamment en son article 12 « des conseils locaux des pêches artisanales peuvent être institués dans les régions . Les conditions de leur création, composition, attributions et mode de fonctionnement seront définies par voie réglementaire ». Le décret 98 – 498 du 10 juin 1998 portant application de la loi sus citée précise en ses articles 7, 8,9 et 10 la répartition et la composition des membres.

C’est dans ce cadre que le Sénégal, dans le but d’inverser les tendances encore lourdes de son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique, a opté, entre autres outils d’aménagement, pour la mise en œuvre d’une approche de cogestion des pêcheries artisanales. Le succès, l’extension et la pérennisation de l’approche de cogestion dépendent essentiellement de la fonctionnalité des cadres de concertation mis en place pour assurer l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement.

Outre les Comités Locaux de Pêcheurs (CLP) mis en place par les communautés à l’échelle des sites pilotes, le principal organe créé pour la gouvernance locale du sous secteur de la pêche artisanale est le Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA).

Depuis 2006, le Ministère de l’Economie Maritime (MEM) s’active dans la mise en place des CLPA qui ont pour principal rôle de mettre en œuvre des mesures de gestion dans leur localité. Avec l’appui de ses partenaires au développement, vingt deux (22) CLPA ont pu être installés et constituent pour le MEM la porte d’entrée de toutes les initiatives locales de gestion des ressources. C’est ainsi que les initiatives de cogestion locales proposées par les Comités Locaux de Pêcheurs des sites de cogestion, sont préalablement validées par leur CLPA de ressort avant soumission aux instances supérieures d’approbation et à la signature d’accord de cogestion. De plus, la consolidation des plans locaux de gestion de plusieurs sites  de cogestion voisins est une mission essentielle du CLPA, dans le sens d’une mise en cohérence des mesures de gestion du niveau local avec les plans d’aménagements nationaux des pêcheries.

Aujourd’hui, force est de constater que la plupart de ces CLPA ne fonctionnent pas malgré leurs pouvoirs statutaires et leurs plans d’actions définis lors de leur mise en place et approuvés par le MEM. Cette situation peut compromettre la réalisation des activités, notamment celles en rapport avec la validation des initiatives locales de cogestion ou la préparation de plans consolidés de gestion de pêcheries artisanales des programmes GIRMaC / GDRH, COGEPAS, WULA NAFAA et PRAO.

Pour faire face à ces contraintes qui entravent la gestion participative des ressources halieutiques au niveau local, la Division Pêche Artisanale (DPA) de la Direction des Pêches Maritimes (DPM) a conduit une mission d’évaluation des vingt deux (22) CLPA déjà mis en place dans la zone côtière du Sénégal, dans le cadre du PRAO- Sénégal dont l’un des objectifs est le renforcement des capacités nationales dans les domaines clés de la gouvernance des pêches à travers la composante « Bonne gouvernance et gestion durable des pêcheries » qui vise à appuyer la mise en place de politique d’aménagement des pêcheries.

 

Pour consulter le rapport d’évaluation des CLPA : Evaluation CLPA doc final.pdf

 

 

Les Pêcheries Africaines, un Paradis perdu ?

ENQUÊTE SUR LES PRATIQUES DE PÊCHE ILLÉGALE PAR LES ENTREPRISES CHINOISES EN AFRIQUE DE L’OUEST

 

 

 

Des entreprises irresponsables appartenant à la otte chinoise de pêche lointaine– au rang desquelles la China National Fisheries Corporation (CNFC), la plus grosse entreprise chinoise du secteur – sont en train de mettre en péril la durabilité à long terme des pêcheries de l’Afrique de l’Ouest. Ces entreprises pratiquent une pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN), fraudent systématiquement concernant le tonnage de leurs navires et exportent des pratiques de pêche destructrices. Dans le même temps, les ressources halieutiques ouest-africaines souffrent d’une surpêche de plus en plus intense. Bien que les activités de ces entreprises de pêche lointaine ne contribuent que pour une infime partie aux investissements chinois extérieurs, elles compromettent le partenariat gagnant-gagnant que la Chine préconise avec les pays africains. Le gouvernement chinois doit réformer de toute urgence le cadre réglementaire et le système de gestion de sa flotte de pêche lointaine, de façon à combler les lacunes qui permettent aux entreprises chinoises, depuis des décennies, de se livrer à la surpêche dans le mépris des règles et avec une impunité quasi-totale. Les gouvernements des pays ouest-africains concernés doivent également renforcer sans délai leur système de gouvernance et mettre en œuvre des politiques visant à garantir que l’exploitation de leurs ressources halieutiques réponde à des principes de durabilité environnementale et d’équité sociale. Tous les États concernés doivent adopter et mettre en œuvre des plans nationaux et régionaux ef caces pour lutter contre la pêche INN qui sévit dans la région et dissuader ce genre de pratiques.

La raréfaction des ressources halieutiques africaines s’inscrit dans le cadre d’une crise globale de la gestion des pêcheries. L’absence de plan de gestion efficace et une gouvernance insuffisante – qui se caractérise par un manque de surveillance, de transparence et d’obligation de rendre des comptes –, permettent aux flottes de pêche lointaine de piller ces ressources à faible coût. Certaines grandes puissances de pêche, comme l’Union européenne, qui ont pratiqué une pêche irresponsable au large de l’Afrique pendant des années, prennent désormais des mesures pour corriger leurs erreurs. La Chine doit s’efforcer à son tour de devenir une grande puissance de pêche responsable.

En 2015, les gouvernements africains, ainsi que l’ensemble de la communauté internationale, vont se  fixer de nouveaux objectifs de développement post-2015. L’un de ces objectifs sera d’éradiquer la pauvreté d’ici à 2030. Le secteur de la pêche joue un rôle important dans la création d’emplois, mais aussi dans l’apport en protéines pour le continent africain. L’Assemblée de l’Union Africaine a déclaré que la période 2015-2025 serait celle de la Décennie africaine des mers et des océans, et que le 25 juillet serait la Journée africaine des mers et des océans. Elle a également adopté une stratégie régionale de lutte contre la piraterie, le vol à main armée et d’autres activités illégales en mer, qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie maritime intégrée africaine 2050 (SMI).  La Chine pourrait jouer un rôle appréciable en assistant les pays africains à atteindre ces objectifs de développement.

 

Pour consulter le résumé du rapport d’enquête sur les pratiques de pêche illégale par les entreprises chinoises en Afrique de l’Ouest au format PDF : les pêcheries africaines, un paradis perdu ? (résumé).PDF

 

 

Sources : Greenpeace Africa

 

Arnaque sur les Côtes Africaines

La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée

 

 

Ce rapport, paru en 2015, met en évidence les pratiques frauduleuses des sociétés chinoises de pêche lointaine, particulièrement la China National Fisheries Corporation (CNFC), opérant dans les eaux ouest-africaines. Les informations recueillies, principalement au Sénégal, en Guinée et en Guinée Bissau, montrent que les navires battant pavillon chinois ou ceux opérant sous d’autres pavillons par le biais de sociétés mixtes, mènent une vaste entreprise de sous- déclaration du Tonnage Brut (TB) de leurs navires. De plus, les données et preuves disponibles, bien que limitées, montrent également que ces pratiques illégales existent probablement aussi au-delà de ces trois pays; ceci mettant en péril l’exploitation durable et équitable des ressources halieutiques ouest-africaines.

 

Pour consulter le rapport complet de Greenpeace  » Arnaque sur les côtes africaines ; la face cachée de la pêche et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée  » en PDF : Arnaque sur les côtes Africaines.PDF

 

Sources : Greenpeace Africa

 

Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) – FAO

L’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée a pour objet de prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée grâce à l’adoption et à l’application de mesures du ressort de l’État du port efficaces et d’assurer ainsi la conservation à long terme et l’exploitation durable des ressources biologiques marines. L’Accord est destiné à être appliqué de manière généralisée et effective par les Parties, agissant en qualité d’État du port, à l’endroit des navires qui ne sont pas autorisés à battre leur pavillon, lorsque ceux-ci cherchent à entrer ou qu’ils se trouvent dans l’un des ports des Parties. Certains navires une pêche artisanale et navires porte-conteneurs feront exception. Une attention particulière est portée aux besoins des pays en développement dans leurs efforts d’application de l’Accord.

 

Pour consulter l’accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche INN : Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche INN – FAO. PDF


Pour consulter l’annexe de l’accord relatif à l’adhésion du Sénégal le 23 Mars 2017 : Adhésion du sénégal.pdf

 

 

 

La Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP)

 

Présentation

La Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) est une organisation intergouvernementale de coopération halieutique instituée par la Convention du 29 mars 1985, amendée le 14 juillet 1993 à Praia (Cabo Verde).

Elle regroupe 7 États membres : le Cabo Verde, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone. Son siège est à Dakar au Sénégal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mandat de la CSRP

La CSRP est une institution ayant pour mandat le renforcement de la coopération à travers et des mécanismes de gouvernance durable des ressourceshalieutiques, pour améliorer la gestion durable des pêcheries dans les zones maritimes sous juridiction de ses États membres.

La CSRP tire ses ressources des contributions des Etats membres et des subventions accordées par des partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mise en œuvre de projets.

 

Objectifs de la CSRP

L’objectif de la CSRP est d’harmoniser les politiques nationales des Etats membres en matière de préservation, de conservation et d’exploitation des ressources halieutiques, et de renforcer la coopération au profit du bien-être des populations (Article 2 de la Convention de 1985 de la CSRP), notamment à travers les domaines suivants :

  • L’assurance de l’harmonisation et de la cohérence des politiques nationales en matière de pêche en ce qui concerne la conservation et l’exploitation des ressources halieutiques ;
  • Le développement de la coopération sous-régionale en matière de suivi, contrôle et surveillance des zones de pêche, incluant un appui institutionnel, juridique et opérationnel, pour éliminer la pêche illégale, non répertoriée et non règlementée (INN);
  • Le développement de capacités humaines à entreprendre des recherches halieutiques ;
  • Le renforcement du système d’information scientifique et technique ;
  • L’adoption de stratégies communes dans les instances internationales.

 

Données géographiques

  • Deux Grands Écosystèmes Marins : le Courant des Canaries et le Courant du Golfe de Guinée
  • Superficie des territoires des États membres : 1,6 M km²
  • Population (2010) : 37 millions (dont 70% en zone côtière)
  • Façade maritime : 3.500 km
  • Superficie des Zones Économiques Exclusives (ZEE): 1,55 M km²

Données économiques

  • Consommation moyenne de poisson : 20,7 kg/an/personne.
  • Captures estimées : 2 millions de tonnes/an,dont environ 77% de petits pélagiques (sardinelles, chinchards, ethmalose, etc.) de faible valeur commerciale mais indispensables à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des États membres.
  • Autres espèces, principalement exportées hors du continent (surtout en Europe et en Asie) :
  • 12% de poissons de fond (capitaines, mérous, dorades, etc.) ;
  • 2% de céphalopodes (poulpe, calamars et seiches) ;
  • 2% de thons (côtiers et hauturiers) ;
  • 1% de crustacés (crevettes, crabes et langoustes).

 

Instruments juridiques

La CSRP a développé plusieurs instruments juridiques qui règlementent les conditions d’accès et de contrôle des activités de pêche :

Convention relative à la détermination des conditions minimales d’accès et d’exploitation des ressources halieutiques à l’intérieur des zones maritimes sous juridiction  des Etats membres de la CSRP (Convention CMA dite révisée) adoptée le 08 juin 2012 à Dakar, Sénégal et entrée en vigueur le 16 septembre 2012 : csrp-CMA- Convention sur les Conditions Minimales d’Accès aux ressources halieutiques – juin 2012

 

Déclarations de Nouakchott du 20 septembre 2001 et de Dakar du 28 mars 2014 sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) : CSRP-Declaration de Nouakchott

 

Convention sur la coopération sous-régionale dans l’exercice du droit de poursuite maritime, adoptée le 1er septembre 1993 à Conakry, Guinée : CSRP-1993-ConvDroitPoursuite

 

Protocole relatif aux modalités pratiques de coordination des opérations de surveillance dans les Etats membres de la Commission Sous-Régionale des Pêches : CSRP-1993-ProtCoordSCS

 

 

Sources : CRSP (http://www.spcsrp.org) / PRCM (Programme Régional de Conservation de la zone Côtière et maritime en Afrique de l’Ouest).

 

Décret d’application de la loi n° 2015-18 du 13 Juillet 2015 portant Code de la Pêche maritime

Photo : Aprapam

Décret portant application du nouveau Code de la Pêche maritime : Décret portant application de la loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la Pêche maritime.PDF

 

Pour rappel, le Code maritime de la Pêche de 2015, loi n°2015-18 du 13 Juillet 2015 portant Code de la Pêche : Loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la pêche maritime du Sénégal.PDF

 

 

Voix de la pêche artisanale africaine

Photo : CAOPA

 

COUP DE PROJECTEUR SUR LES ACTEURS DE LA PÊCHE ARTISANALE

Du Sénégal au Togo, en passant par la Guinée-Bissau, la Mauritanie, la Tunisie et le Ghana, tra- vailler dans la pêche artisanale maritime, c’est, au quotidien, vivre le même attachement à la mer et faire face aux mêmes défis.

Entre Septembre 2014 et Novembre 2015, le Réseau des Journalistes pour une Pêche Responsable et durable en Afrique de l’Ouest (rejoprao), en collaboration avec la caopa, est allé à la rencontre des acteurs de la pêche artisanale dans ces six pays.

A chaque étape, nous avons multiplié les visites de sites, les échanges en groupe, les entretiens indi- viduels et la recherche documentaire. L’objectif étant clairement de comprendre et de décrire avec honnêteté les situations dans lesquelles les acteurs de la pêche artisanale exercent leur activité et les défis auxquels ils font face. Pour montrer qu’au-delà des statistiques, généralement peu fiables, relayées un peu partout, la pêche artisanale africaine, c’est avant tout des hommes et des femmes qui demandent à se faire entendre.

Construit autour d’une série de six reportages de terrain, ce rapport leur donne la parole. Ces femmes et ces hommes disent leurs craintes et leurs espoirs pour l’avenir de leur métier. Nous ap- portons une part de vérité sur la pêche artisanale. En aucun cas nous ne prétendons que ce rapport est une description complète des situations dans les pays visités.

Notre gratitude va à tous ceux et celles qui ont contribué de différentes manières à la production de ce rapport.

 

APPEL POUR UNE ANNEE AFRICAINE DE LA PECHE ARTISANALE

La grande majorité des 12,3 millions d’africains qui dépendent de la pêche et de l’aquaculture pour vivre sont issus du secteur de la pêche artisanale : plus de 7,5 millions d’hommes et 2,3 millions de femmes sont actifs dans le secteur de la pêche artisanale africaine et fournissent un revenu à des millions de familles en Afrique.

La contribution de la pêche au pib de tous les pays africains a atteint l’an dernier environ 1.910.000 millions US$, avec une contribution de la pêche artisanale marine et continentale repré- sentant plus de la moitié de ce chiffre. Cela montre que la pêche artisanale stimule les économies locales, particulièrement lorsqu’elle est soutenue par des politiques visant à assurer une protection sociale et à promouvoir le bien-être des communautés côtières.

En rendant le poisson, – source de protéines, d’acides gras, de vitamines, de minéraux-, dis- ponible à bas prix pour plus 200 millions de personnes en Afrique, les femmes et les hommes du secteur de la pêche artisanale africaine contribuent grandement à la sécurité alimentaire. Le poisson représente en moyenne 22 % de l’apport en protéines en Afrique subsaharienne; toutefois, dans les pays africains les plus pauvres, ce niveau peut dépasser les 50 %.

Cette importance de la pêche artisanale pour la sécurité alimentaire, les économies nationales et l’emploi en Afrique et ailleurs, est de plus en plus reconnue par les décideurs. L’adoption, en Juin 2014, des Directives volontaires de la fao pour assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et l’éradication de la pauvreté (vgssf) a joué un rôle majeur dans cette reconnaissance accrue.

Afin de promouvoir la mise en œuvre de ces Directives au niveau panafricain, la caopa propose que l’Union africaine déclare une Année africaine de la Pêche artisanale, qui serait l’occasion pour toutes les parties prenantes de contribuer à la mise en place, dans les pays africains, de politiques réformées qui offrent un environnement porteur au développement de la pêche artisanale durable.

Continuer la lecture

La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

 

Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO
 – ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
 – Rome, 2014.

 

 

Dans un monde où plus de 800 millions d’êtres humains continuent de souffrir de malnutrition chronique et où la population mondiale devrait encore croître de 2 milliards, pour atteindre 9,6 milliards de personnes en 2050, et se concentrer davantage encore dans les zones urbaines côtières, nous sommes face à un immense défi: nourrir notre planète tout en préservant ses ressources naturelles pour les générations futures.

Cette nouvelle édition du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture met en évidence le rôle important que jouent la pêche et l’aquaculture dans l’élimination de la faim, la promotion de la santé et la réduction de la pauvreté. Jamais auparavant les populations n’avaient consommé autant de poisson, ni dépendu si fortement de ce secteur pour leur bien-être. Le poisson est un aliment extrêmement nutritif – une source vitale de protéines et de nutriments essentiels, notamment pour de nombreuses populations pauvres à travers le monde.

La pêche et l’aquaculture ne produisent pas uniquement des bienfaits pour la santé, elles créent aussi de la richesse. L’emploi dans ce secteur a connu une croissance plus rapide que celle de la population mondiale. Le secteur occupe des dizaines de millions de travailleurs et assure des moyens d’existence à
des centaines de millions de personnes. Le poisson reste l’un des produits alimentaires les plus échangés à l’échelle mondiale. Il revêt une importance particulière pour les pays en développement, où il représente parfois la moitié de la valeur totale des produits négociés.

Il convient toutefois de ne pas s’arrêter aux aspects économiques et de veiller à la convergence du bien-être environnemental et du bien-être humain si l’on veut offrir à chacun une prospérité durable à long terme.

 

Télécharger le rapport complet en français sur la Situation des pêches et de l’aquaculture FAO 2014.PDF

 

 

Download the full report (in english) of the State of World Fisheries and Aquaculture FAO 2014.PDF

 

 

Arnaque sur les côtes africaines

La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée

 


Ce rapport de Greenpeace met en évidence les pratiques frauduleuses des sociétés chinoises de pêche lointaine, particulièrement la China National Fisheries Corporation (CNFC), opérant dans les eaux ouest-africaines. Les informations recueillies, principalement au Sénégal, en Guinée et en Guinée Bissau, montrent que les navires battant pavillon chinois ou ceux opérant sous d’autres pavillons par le biais de sociétés mixtes, mènent une vaste entreprise de sous- déclaration du Tonnage Brut (TB) de leurs navires. De plus, les données et preuves disponibles, bien que limitées, montrent également que ces pratiques illégales existent probablement aussi au-delà de ces trois pays; ceci mettant en péril l’exploitation durable et équitable des ressources halieutiques ouest-africaines.

Pour consulter le rapport au format PDF : Arnaque sur les côtes Africaines

 

 

La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture FAO 2014

 

Dans un monde où plus de 800 millions d’êtres humains continuent de souffrir de malnutrition chronique et où la population mondiale devrait encore croître de 2 milliards, pour atteindre 9,6 milliards de personnes en 2050, et se concentrer davantage encore dans les zones urbaines côtières, nous sommes face à un immense défi: nourrir notre planète tout en préservant ses ressources naturelles pour les générations futures.

Cette nouvelle édition du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture met en évidence le rôle important que jouent la pêche et l’aquaculture dans l’élimination de la faim, la promotion de la santé et la réduction de la pauvreté. Jamais auparavant les populations n’avaient consommé autant de poisson, ni dépendu si fortement de ce secteur pour leur bien-être. Le poisson est un aliment extrêmement nutritif – une source vitale de protéines et de nutriments essentiels, notamment pour de nombreuses populations pauvres à travers le monde.

La pêche et l’aquaculture ne produisent pas uniquement des bienfaits pour la santé, elles créent aussi de la richesse. L’emploi dans ce secteur a connu une croissance plus rapide que celle de la population mondiale. Le secteur occupe des dizaines de millions de travailleurs et assure des moyens d’existence à des centaines de millions de personnes. Le poisson reste l’un des produits alimentaires les plus échangés à l’échelle mondiale. Il revêt une importance particulière pour les pays en développement, où il représente parfois la moitié de la valeur totale des produits négociés.

Il convient toutefois de ne pas s’arrêter aux aspects économiques et de veiller à la convergence du bien-être environnemental et du bien-être humain si l’on veut offrir à chacun une prospérité durable à long terme.

Pour consulter la suite : FAO Situation Mondiale Pêche 2014.pdf

 

 

Le pillage des forêts et des océans freine la progression de l’Afrique, affirme Kofi Annan

Photo : Bernard221

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Cette année, le Rapport sur les progrès en Afrique invite les dirigeants africains à s’attaquer aux inégalités et exhorte la communauté internationale à prendre des mesures contre le pillage des ressources naturelles du continent.

Lire le communiqué de presse du rapport : Le pillage des forêts et des océans freine la progresion de l’Afrique.pdf

 

Lien vers le rapport : http://africaprogresspanel.org/home-fr/


La pêche illicite non déclarée et non réglementée en Afrique de l’Ouest

La Pêche INN

Par Tafsir Malick NDIAYE, Juge au Tribunal International du Droit de la mer

 

Photo : Aprapam

 

L’Afrique de l’Ouest bénéficie de conditions climatiques et écologiques exceptionnelles. Ses zones marines et côtières sont parmi les plus poissonneuses du monde. Les eaux maritimes y ont une grande productivité biologique du fait de phénomènes de remontée des eaux profondes riches en nutriments à la base de la chaîne alimentaire marine. Ce phénomène connu sous le nom d’ « upwelling » est causé par des alizés soufflant du continent vers le large et qui repoussent les eaux de surface, provoquant ainsi la résurgence d’eaux profondes froides. L’abondance de ressources halieutiques est ainsi une des caractéristiques majeures de la région allant de la Mauritanie au Cap Shilling.

L’espace couvert par les 7 Etats membres de la Commission sous-régionale des pêches est de 1,6 millions de km² et le littoral s’étend sur près de 3500 kms. La population totale de ces Etats avoisine 32 millions d’habitants dont 70% vivent près de la côte. La pêche dans ces pays est un secteur de la plus grande importance, en constituant le quart de l’activité économique. Elle pourvoit à la création d’emplois, à l’alimentation et aux exportations des pays de la sous-région. Le nombre d’emplois, directs et indirects, de ce secteur, est estimé à plus d’un million avec un effort de pêche de 30.000 pirogues et plus de 1000 navires industriels dont 700 bateaux étrangers opérant dans les zones économiques exclusives des Etats, dans le cadre d’accords de pêche avec principalement l’Union Européenne, la Chine, la Corée du Sud. La valeur estimée des captures est de 1,5 milliard de dollars US par an alors que le volume estimé des exportations se chiffre à 350 millions de dollars US par an.

Le secteur de la pêche est en crise depuis 1990 dans la sous-région en raison de la surpêche, une surexploitation par les pêcheurs artisans, les pêcheurs industriels mais surtout la présence très inquiétante de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Pêche INN).

La suite est consultable au format pdf sur le lien suivant : LA PECHE ILLICITE NON DECLAREE ET NON REGLEMENTEE

 

Illegal, Unreported Unregulated Fishing : Responses in General and in West Africa : Illegal, Unreported Unregulated Fishing : responses in General and in West Africa.PDF

 


La mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer(CNUDM): enjeux et impact sur le développement durable de la pêche artisanale Ouest Africaine

 

La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM/UNCLOS en anglais) a été ouverte à la ratification voici trente ans, le 10 Décembre 1982, à Montego Bay, après 14 ans de négociations impliquant plus de 150 pays, y compris les pays d’Afrique de l’Ouest. Cette Convention a véritablement révolutionné l’ordre juridique pour les mers et les océans. L’idée principale dans la promotion de l’objectif de l’utilisation optimale des ressources halieutiques, c’est que les Etats qui n’ont pas les capacités de pêche requises pour exploiter leurs ressources de pêche devraient laisser l’accès au surplus de ressources disponibles à d’autres Etats, en particulier des Etats de la même région ou des Etats dont les ressortissants ont habituellement pêché ces ressources.

C’est sur la base de cette notion de « surplus » que nos Etats ont octroyé des licences de pêche aux flottes étrangères, y compris mais pas seulement, par la négociation d’accords de pêche avec l’Union européenne, la Russie, la Chine, la Corée, etc.

La sous-estimation systématique des captures de la pêche artisanale, l’opacité de la plupart des négociations visant à octroyer, sans consultation avec la pêche artisanale un accès aux flottes étrangères a mené nos Etats à estimer qu’il y avait « un surplus » alors même que ce n’était pas le cas.

Les quantités énormes, souvent non documentées, de prises accessoires faites par les flottes de chalutiers étrangers ciblant un soi-disant «surplus» ont aussi mené à la surexploitation de nos écosystèmes. Cette situation n’est pas restée sans conséquence sur la biodiversité avec les incursions de chalutiers dans des zones réservées à la pêche artisanale qui se livrent ainsi à une pêche illicite et détruisent les habitats marins des poissons.

Aujourd’hui, trente ans après la naissance de la CNUDM, il est temps que nos Etats, en concertation avec les professionnels de la pêche artisanale, prennent leurs responsabilités et dégagent les moyens nécessaires pour permettre à la pêche artisanale d’exprimer tout son potentiel de moteur du développement durable, ainsi que cela est actuellement négocié au niveau de la FAO1, et pour que ce développement durable du secteur ne soit pas saboté par une compétition indue avec les flottes étrangères. En tant que professionnels, les organisations membres de la CAOPA souhaitent pleinement jouer leur rôle dans ce contexte.

Rapport de l’atelier consultable au format pdf : Rapport Atelier CNUDM_ Enjeu et Impact _Développempent_Durable.pdf

 

la réglementation, l’utilisation effective et les impacts du filet monofilament/filet maillant dans la sous-région de la CSRP

 

Dans le cadre du projet de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) financé par la Coopération Internationale Allemande « Appui à la Gestion des Ressources Halieutiques d’Afrique de l’Ouest », un travail sur la pêche artisanale a été réalisé et une des recommandations émises a été de faire un inventaire des législations et des utilisations du filet maillant en monofilament dans la zone CSRP.

La présente étude suit cette recommandation. Elle est donc composée de deux parties : une recherche bibliographique et documentaire sur les législations et l’usage des filets en monofilament pour la pêche sur les 7 pays de la CSRP complétée par une étude de terrain au Sénégal et en Mauritanie.

 

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