Journée Mondiale de l’Océan – 08 Juin 2017

Nos Océans, notre avenir

Photo : Aprapam

 

Introduction

 

L’idée d’une Journée mondiale de l’océan a été lancée à l’occasion du Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Le but de cette journée est de célébrer l’océan, patrimoine que nous partageons tous, et de mettre en avant les relations particulières que chacun d’entre nous entretient avec la mer. La Journée vise à sensibiliser le grand public au rôle crucial joué par les océans et aux différents moyens existants pour les protéger.

 

Compréhension de la thématique et approche conceptuelle de l’APRAPAM

L’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime (APRAPAM), conformément à ses actes constitutifs (Charte et Statuts), se donne comme mission :

a) D’unir les membres animés d’un même idéal lié à une pêche artisanale raisonnée et durable et de créer entre eux des liens d’entente et de solidarité, suivant en cela le Code de Conduite Pour une Pêche Responsable et Durable (CCPR) de la FAO ;

b) D’aider les opérateurs de la pêche artisanale à améliorer leurs conditions de vie en rapport avec les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et les Directives Volontaires visant à assurer une Pêche Artisanale Durable de la FAO ;

c) De développer chez les acteurs de la pêche artisanale le réflexe et les aptitudes de protection et préservation de l’environnement en général, marin côtier en particulier, la gestion durable des ressources halieutiques et aquacoles notamment dans les domaines de :

  • La protection de l’environnement marin contre toute forme de dégradation, notamment tous les types de pollution
  • La cogestion des ressources halieutiques et aquacoles ;
  • La pêche responsable et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée ;
  • Le repos biologique ;
  • La création d’Aires Marines Protégées (AMP) et d’Aires Marines Communautaires (AMC), des zones protégées (ZP), de Récifs Artificiels.

Le thème dédié cette année à cet évènement : « Nos Océans, notre avenir » ne souffre d’aucune ambigüité. Il traduit toute la pertinence du rôle éminent que jouent les océans dans la régulation du climat en réduisant les impacts négatifs de l’élévation de la température résultant de l’émission des gaz à effet de serre accentuée par les activités anthropiques induites par des besoins économiques. L’expansion de l’industrie utilisant de manière inconsidérée et incontrôlée les sources d’énergie fossile qui accentue le phénomène récurrent des Changements climatiques, impacte négativement tous les domaines d’activités de l’Homme et corrélativement les conditions d’existence de toute l’humanité.

Par conséquent, la préservation de la santé de nos océans pour leur permettre de jouer pleinement et efficacement leur rôle de thermostat naturel est un devoir civique individuel et collectif qui nous interpelle pour assurer à l’humanité des conditions optimales d’existence durable pour l’avenir.

 

L’importance de la place de l’océan dans la vie et le devenir de la planète terre

• Pourquoi l’océan est-il important pour l’humanité ?

Il n’y a qu’un seul Océan Mondial, qui couvre 72 % de la surface de la Terre et qui est essentiel à l’humanité. Chaque être humain dépend de la mer, même s’il vit loin à l’intérieur des terres. L’océan joue un rôle dans l’équilibre social, économique et environnemental de tous les pays du monde :

L’océan fournit les 50% de l’oxygène respiré par les humains et absorbe les 30% de CO2 produit par les activités humaines et joue le rôle de poumons de la planète ;

  • Il est le principal régulateur de l’état de l’atmosphère et du climat ;
  • Il joue un rôle fondamental dans le cycle de l’eau sur la terre ;
  • Il joue un rôle important dans la sécurité alimentaire mondiale et est la première ressource de protéines animales avec près de 120 millions de tonne/an dont dépendent 2,5milliards d’individus et emploie près de 200 millions d’acteurs dont quelques 140 millions de personnes dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture ;
  • Plus de 50 % de la population mondiale vit sur les côtes ; ce chiffre s’élèvera à 75 % d’ici à 2025.
  • Il participe pour (3000 milliards de$) 5% du PIB mondial ;
  • Il assure à près de 90% le transport mondial des marchandises ;
  • Il participe de manière significative au développement des activités touristiques de beaucoup de pays côtiers et insulaires.

La pollution (organique, plastique, hydrocarbure, métaux lourds, etc.) ; l’océan est agressé par les activités humaines de développement socio- économique

L’impact négatif de l’action de l’homme sur l’océan est prouvé par des observations scientifiques bien établies qui montrent que l’océan se vide de sa biomasse, se réchauffe et s’acidifie, ce qui fait subir d’énormes pressions à la vie marine.

Près de 40 % des océans sont considérés comme « lourdement affectés » par les activités humaines de développement socioéconomique dont :

  • La pollution (organique, plastique, hydrocarbure, métaux lourds, etc.) ;
  • La diminution du contenu en oxygène (désoxygénation) des eaux marines et côtières les eaux plus chaudes contiennent moins d’oxygène et l’augmentation de la stratification en surface réduit la ventilation et donc l’oxygénation de l’intérieur des océans et des estuaires) et d’autre part l’eutrophisation (enrichissement des eaux en nutriments) des zones côtières, due à l’intensification des activités humaines (e.g. agriculture, urbanisation, industrialisation).
  • La diminution des stocks de poisson (surexploitation, les mauvaises pratiques de pêche et la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (INN)) ;
  • L’acidification des eaux par le CO2 absorbé (dommage sur la calcification des coraux et espèces à coquille) ;
  • Le réchauffement des eaux (perturbation des écosystèmes);
  • La destruction d’habitats côtiers tels que les récifs de coraux, les mangroves et les algues marines, ainsi que l’implantation d’espèces aquatiques envahissantes.

 

L’océan doit être conservé et exploité de manière durable

Malgré la situation lourdement affectée de l’océan, les données scientifiques actuelles montrent que l’océan est capable de se régénérer ; et la communauté internationale vient de se mettre d’accord sur les moyens pour y arriver. Mais il ne peut se réaliser qu’en adoptant sans tarder des mesures audacieuses, étayées par la solidarité entre les États, les citoyens et les entreprises (Objectif de Développement Durable- ODD 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources aux fins de développement durable).

L’Objectif de Développement Durable 14 : Conserver et L’exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources aux fins de développement durable a été adopté par les dirigeants de la communauté internationale en septembre 2015 dans le cadre du développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Il offre un cadre pour gérer durablement les écosystèmes marins et côtiers et les protéger :

  • Prévenir et réduire nettement la pollution marine ;
  • Prendre des mesures en faveur de la restauration de l’océan pour rétablir sa santé et sa productivité ;
  • Réduire au maximum l’acidification de l’océan et lutter contre ses effets ; Réglementer efficacement la pêche, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche ;
  • Faire mieux bénéficier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés des retombées économiques de l’exploitation durable des ressources marines ;
  • Améliorer la santé de l’océan et renforcer la contribution de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en particulier des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés ;
  • Améliorer la conservation de l’océan, de ses ressources et les exploiter de manière plus durable.

Pour obtenir de bons résultats à ces objectifs, il faudra des changements dans le comportement des entreprises, des gouvernements et des particuliers, mettre l’accent sur de meilleures pratiques sur notre océan et des efforts d’innovation dans le monde entier pour faire face à ces problèmes.

Au Sommet international d’action pour les océans des mesures ont été convenues pour répondre aux enjeux et menaces qui pèsent sur la santé des océans et la sécurité alimentaire mondiale. Elles sont situées au cœur de l’amélioration de la gouvernance des océans, du financement durable, de la création de partenariats pour l’action et du partage des connaissances. Dans cette optique, le Sommet a mis l’accent sur la conservation et la gestion durable des ressources halieutiques, contribuant ainsi à la prospérité sociale, économique et environnementale de la population mondiale.

La pêche durable : Nos pêches sont menacées par la pêche non durable. Le manque de données scientifiques, la mauvaise gestion, et la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) à réduisent à long terme le potentiel de la pêche à fournir de la nourriture et des emplois.

En l’occurrence :

  • les gestionnaires des pêches doivent prendre des mesures appropriées pour réduire, et finalement éradiquer la surpêche et atténuer ses impacts négatifs sur l’environnement marin plus large. Certaines options comprennent : la définition des règles de la pêche sur la base des données scientifiques solides, le suivi et le contrôle des activités de pêche, appliquer des sanctions significatives aux contrevenants, et le renforcement des capacités pour les pays en développement à respecter leurs engagements.
  • Les gouvernements doivent également examiner les moyens de lutter contre la pêche INN, qui coûte des milliards de de dollars chaque année à l’économie mondiale.
  • L’un des moyens les plus efficaces et rentables de le faire est en se joignant à la mise en œuvre et de l’Accord de la FAO sur les mesures l’État du port visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Pollution marine :

  • En premier lieu pour les débris marins, ceux-ci comprennent l’amélioration de la gestion et le recyclage des déchets, ainsi que la réduction des emballages et de trouver de nouveaux matériaux biodégradables et recyclables ;
  • Pour la pollution par les nutriments ceux-ci comprennent l’utilisation plus efficace des engrais, l’amélioration de la gestion des eaux usées, et des techniques pour minimiser le ruissellement des nutriments.

 

Interventions de l’APRAPAM

L’APRAPAM à très tôt prise conscience de l’importance du rôle de l’environnement en général et des océans en particulier dans l’existence de l’humanité, parce que évoluant dans un secteur qui en dépend. Aussi, soucieuses des conséquences de l’agression que subissent les océans quià terme sont néfastes pour l’homme, l’APRAPAM dans le cadre de la célébration de la journée Mondiale de l’Environnement procède en collaboration avec ses partenaires des activités d’information et de sensibilisation sur l’importance pour l’homme de vivre dans un environnement sain, et qui requiert de la part de tous une attention particulière pour sa protection en vue de sa préservation pour les générations actuelles et celles du futur.

Dans cette optique, l’Association, en collaboration avec quelques partenaires nationaux : Pirogue Bleu SARL, l’Aire Marine Protégée de Joal-Fadhiout, et le Centre de Formation David Boilat de Mbour à travers la participation du Gouvernement des élèves de cet établissement, célèbre depuis Deux mil quinze, (2015) la Journée Mondiale de l’Océan.

Le choix d’impliquer les jeunes dans ces actions de préservation de l’environnement revêt pour l’Association tout un symbole. Ce symbole est reflété cette année par le thème dédié à l’évènement » Nos Océans, Notre Avenir ». En effet, les jeunes d’aujourd’hui, sont les acteurs de demain. Demain, c’est déjà aujourd’hui ! Conscientiser les jeunes à la préservation de l’environnement en général et des océans et mers en particulier est un gage de l’amélioration de leur santé et corrélativement leur permettre de jouer pleinement leur rôle de régulation du climat, de l’équilibre des écosystèmes marins et terrestres, in fine, perpétuer l’humanité dans de de bonnes conditions d’existence.

De même, le choix d’intervenir dans l’Aires Marine Protégée n’est pas fortuit car elles sont dans les écosystèmes côtiers un élément fondamental. Un océan a besoin des refuges pour les poissons, les baleines, les dauphins, les coraux et d’autres trésors de la mer. Les aires marines protégées (AMP) fournissent la vie des océans et de leurs habitats refuge contre les impacts humains et permettent également des ressources marines décimées de se rétablir. Effectivement gérés les AMP soutiennent l’économie bleue en aidant à maintenir les stocks de poissons et le renforcement du tourisme.

Au-delà de cette activité annuelle des actions locales de protection, de conservation et d’exploitation durable de l’océan et des ressources marines sont proposées par APRAPAM aux acteurs du secteur de la pêche en général et du sou–secteur artisanal en particulier :

  • Assainir et rendre propres les plages ;
  • Nettoyer et assainir les fonds marins ;
  • Aménager des zones de pêche protégée ;
  • Restaurer les habitats et les écosystèmes dégradés ;
  • Protéger et conserver les zones de mangroves : participation active des élèves ;
  • Mettre en adéquation l’effort de pêche et le potentiel de ressources disponibles ;
  • Développer un système de surveillance participative efficace ;
  • Améliorer les infrastructures de débarquement et de manutention du poisson ;
  • Améliorer le système de transport, de distribution et de commercialisation des produits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Aprapam


Promoteurs de cette initiative

 

Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

Jënëllëk : du poisson encore pour demain

Jënëllëk : du poisson encore pour demain

 

Logo david Boilat

Centre de Formation Pédagogique Abbé David Boilat

 

La Pirogue Bleue

La Pirogue Bleue - Produits de la mer

 

 

La Mangrove : un écosystème très riche

La mangrove est un milieu riche en nutriments minéraux et organiques issus d’une matière organique en décomposition particulièrement abondante. Celle-ci, constituée essentiellement de feuilles de palétuviers, alimente une flore bactérienne et fongique considérable à la base d’une vaste chaîne alimentaire. La mangrove est l’un des milieux les plus riches de la planète.

Ainsi, les eaux des mangroves abritent une grande diversité d’organismes : plancton, algues, mollusques (huîtres, arches, moules), crustacés (crabes, crevettes) et poissons (plus de 100 espèces : mulets, Tilapias…).

Un poisson typique des mangroves, le périophtalme, a développé des nageoires lui permettant de sortir de l’eau et de se déplacer. Il peut vivre durant de longues périodes hors de l’eau.

Le crabe violoniste, qui tient son nom de sa pince gauche proéminente, creuse des terriers dans la vase : il joue ainsi un rôle très important pour l’aération des sols de la mangrove.

De nombreuses espèces d’oiseaux viennent s’y nourrir ou se reproduire. A marée basse, ils se nourrissent de crabes, de coquillages et de vers dans les vasières. A marée haute, les oiseaux se reposent sur les palétuviers ou sur les tannes. Ainsi, les mangroves du Sénégal sont des zones humides vitales dont dépend la migration des oiseaux.1Certains mammifères se retrouvent dans l’estuaire : le Chacal, le Singe vert, la Mangouste. Les reptiles sont représentés par le Varan du Nil.

La Mangrove utile à l’homme

Une source de richesse pour la pêche côtière

Les mangroves constituent un milieu abrité favorable à la reproduction de nombreuses espèces de poissons et à la croissance des jeunes poissons jusqu’à l’âge adulte où ils pourront être pêchés. Par conséquent, elles favorisent le développement de différents types de pêcheries : artisanales, commerciale, récréative. Crabes, crevettes, mollusques, huîtres et d’autres espèces marines y sont aussi récoltés.

Des ressources pour la vie quotidienne

Partout dans le monde, les mangroves ont été exploités pour leur bois pour fabriquer du charbon ou de la pâte à papier, pour en extraire le tannin, pour la construction de charpentes de maisons, de bateaux, de clôtures…Le bois de mangrove est apprécié pour sa résistance à la pourriture et aux dégradations. Certains bois ont aussi une grande valeur calorifique ce qui justifie leur utilisation comme charbon ou bois de chauffe pour la cuisine ou fumer le poisson, les huître…

La médecine traditionnelle fait appel à la mangrove : racines, feuilles, bourgeons, écorces ont des vertus guérisseuses et sont encore très utilisées. Les arbres de la mangrove, gorgée de pollen, permettent aux villageois de récolter du miel.

Des bénéfices environnementaux

  • Une barrière naturelle contre la houle et les tempêtes

Grâce à sa capacité à briser la force des vagues, la mangrove protège des vies humaines et les constructions littorales et les écosystèmes côtiers.

  • Un filtre naturel contre les pollutions

Les différents systèmes racinaires des palétuviers contribuent à la filtration et à la rétention des polluants (métaux lourds et autres toxiques) contenus dans l’eau, de même qu’à la rétention des nutriments et des matières en suspension. Les mangroves assurent ainsi le maintien d’une bonne qualité de l’eau.

  • Une zone de piégeage des gaz à effet de serre

Les forêts, en captant le gaz carbonique de l’air, jouent un rôle primordial dans la régulation des gaz à effet de serre. La mangrove, constituée de 90 % de carbone est un formidable piège à CO2, et grâce au milieu aquatique qui la caractérise, elle ne prend jamais feu.

  • Un site attractif pour le tourisme

Les mangroves, par leur grande biodiversité, attirent de plus en plus de touristes : cet écosystème procure une expérience éducative originale de par les espèces végétales et animales peu communes qui peuvent y être observées.

 

Propagule de Rhizophora


Le palétuvier

Dans les conditions particulières contraignantes de la mangrove, la diversité végétales est faible. Au Sénégal, seules 6 espèces de palétuviers ont réussi à s’adapter à cet environnement, dont 3 espèces dominantes :

  • Rhizophora mangle (le mangle rouge)
  • Rhizophora racemosa (le palétuvier rouge)
  • Avicennia africana

Les palétuviers du genre Rhizophora poussent à l’interface entre le milieu terrestre et le milieu marin, les pieds dans l’eau à marée haute. Ils possèdent des racines échasses (appelées rhizophores) : celles-ci permettent non seulement un bon ancrage dans des substrats meubles comme les fonds vaseux, mais donnent aussi au végétal une certaine souplesses qui lui permet de résister au mouvement de flux et reflux des marées. En outre, les Rhizophoracées ont un mode de germination particulier : la graine germe et l’embryon se développe sur l’arbre même. Ce n’est donc pas une graine qui tombe de l’arbre mais une plantule, appelée propagule, suffisamment développée pour qu’en tombant au sol elle s’y enracine aussitôt. Si elle tombe dans l’eau, la plantule flotte jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment lourde pour tomber au fond et s’y enraciner.

Les palétuviers du genre Avicennia se développent plutôt dans les zones marécageuses, derrière les Rhizophoracées, à l’intérieur de la mangrove. C’est un réseau très dense de racines superficielles horizontales qui leur permet de trouver un ancrage stable dans ce substrat très meuble. Ces palétuviers comportent par ailleurs des racines aériennes (appelées pneumatophores) qui leur permettent des « respirer » malgré une immersion prolongée ; En effet, ces racines comportent de petites lenticelles au travers desquelles l’air peut passer. Les Avicenniacées régulent la salinité de leur milieu par excrétion directe du sel via leurs feuilles ou par dilution de leur sève.

 

 

 

(Source : Sentier écologique de la Réserve Naturelle d’Intérêt Communautaire de la Somone)

 

 

 

 

 

Journée du 08 Juin 2017 en images

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal : Quelle stratégie pour le développement durable de la pêche ?

Transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

Quelle Stratégie pour le développement durable de la pêche ?

La transparence est un aspect capital dans la gestion de la pêche. C’est un élément fondamental et indispensable pour assurer un développement durable générateur de richesses et une prospérité partagée par tous. La place importante qu’occupe la notion de transparence dans le secteur des pêches avait amené APRAPAM à organiser plusieurs rencontres sur le thème, dont le « Panel sur la transparence et la cogestion dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal » en novembre 2013.

L’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI) a été lancée au début de l’année 2015. C’est une initiative multipartite qui s’inspire, dans sa conception, de l’ITIE (Initiative de Transparence des Industries Extractives).

Le lancement de la réflexion sur le FITI a eu lieu en Mauritanie et a donné lieu à la Déclaration de Nouakchott signée le 20 Janvier 2015 par Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République islamique de Mauritanie. Le FiTI établira un comité multipartite international avec une représentation égale des gouvernements, du secteur de la pêche et de la société civile. Elle établira les principes, les critères de transparence et des directives de procédure – quelles informations doivent être publiées et de quelle manière.

Un comité multipartite dans chaque pays vérifiera les informations qui seront ensuite publiées par le biais de la FITI, sur une base annuelle.

Le 3 février 2016, à l’invitation du Président de la République Islamique de Mauritanie, les Chefs d’Etats et de Gouvernements, des représentants de haut niveau d’organisations internationales, du secteur privé, de la société civile ainsi que d’autres acteurs du secteur de la pêche se sont réunis à Nouakchott, Mauritanie, pour formellement  lancer l’initiative FiTI.

La Mauritanie s’y est engagée à devenir le premier pays à mettre en œuvre le FITI. La République du Sénégal, par la voix de son Président, Macky Sall, ainsi que la République d’Indonésie et la République des Seychelles ont également décidé de devenir parties de l’initiative FiTI et de commencer le processus de formation d’un Groupe National Multipartite dans le courant de l’année 2016, appliquant la transparence dans leur secteur des pêches sur la base d’un processus inclusif.

L’APRAPAM en phase avec cette orientation, et  partie prenante de cette initiative veut placer cet atelier dans cette dynamique en invitant les participants à réfléchir sur la manière dont ce Groupe National Multipartite pourrait se former, et aussi identifier les informations concrètes qui seraient à même d’améliorer la transparence dans la pêche au Sénégal, pour une meilleure information et participation des acteurs à la gestion responsable de la pêche au Sénégal.

 

Objectifs du forum :

a) Identifier les principaux domaines où la publication des informations existantes sont nécessaires dans le cas du Sénégal, y compris :

-       Les accords et les autorisations de pêche ;

-       La transparence dans les licences de pêche au Sénégal : fonctionnement du système d’attribution des licences, publication des listes de bateaux sous licence ;

-       La transparence sur les sociétés mixtes – la publication de l’audit complet du pavillon sénégalais ;

-       La transparence sur les accords de rétrocession d’infrastructures de   transformation des produits de la pêche ;

-       Le système d’agrément des usines de transformation ;

-       Transparence  dans l’implantation  et la gestion de la chaîne de froid ;

-       La situation  de la gestion et de l’exploitation des Concessions d’infrastructures de l’Etat à des tiers : quais de pêche, aires de transformation artisanale, etc.;

-       Le système d’information  et la fiabilité des données qui concourent à  l’aménagement et la gestion durable des pêcheries (évaluation du potentiel exploitable des ressources halieutiques, statistiques, capacité et effort de pêche-Immatriculation des pirogues, permis de pêche, contrôle  surveillance et suivi des pêcheries, etc.) ;

-       La mise en œuvre et l’exécution des programmes et projets de développement dans le  secteur.

b) Proposer un processus pour la mise en place rapide du Groupe National Multipartite FiTI pour le Sénégal : composition, fonctionnement.

 

 

Résultat attendu

 

Un cadre et un contenu sont définis pour le Groupe National FiTI, afin de mobiliser à moyen et à long termes les décideurs, les professionnels de la pêche et les acteurs de la société civile.

 

Photo : Aprapam

 

Note conceptuelle du 6ème Forum des acteurs de la pêche artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

Concept note 6th Forum of artisanal fisheries stakeholders in Mbour : Concept note Forum Aprapam 2016 : Transparency in Senegal management of fisheries.pdf

 

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Discussion électronique exploratoire au 6ème Forum APRAPAM sur la transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

 

Cette page est destinée à recueillir vos avis, opinions, esquisses, réflexions pertinentes et autres suggestions préliminaires au Forum du 19 mai 2016, afin de permettre à tous de contribuer et d’échanger au sujet de cette dynamique de mise en place au Sénégal, dans le cadre de l’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI), d’un groupe Multipartite National, chargé entre autre de discerner les informations judicieuses d’être visibles, afin de perfectionner la transparence de tous les acteurs dans la gestion durable de la pêche.


Rappel du lien vers la note conceptuelle du 6ème Forum des Acteurs de la Pêche Artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

 

Comment percevez vous la transparence dans le secteur le la pêche ?


Le principe et les règles de la transparence sont ils importants dans le cadre de la gestion soutenable des pêches ?

 

Dans l’objectif d’une meilleure visibilité, quel sont les domaines du secteur de la pêche, dans lesquels vous jugeriez important d’apporter des améliorations ?


Est-il utile de mettre en place une structure sentinelle qui veillerait à améliorer la clarté du domaine de la pêche au Sénégal ?


Quels sont les domaines de compétences et documentaires, où la diffusion à tous les acteurs des informations existantes, est nécessaire à la gestion durable du secteur de la pêche ?

 

 

Pour participer à cette discussion, il vous suffit de vous rendre sur le lien (en bas de cette page) « Laissez un commentaire », ou bien de nous envoyer un mail à l’adresse suivante : contact@aprapam.org


5ème Forum de Mbour : EXPLOITATION & VALORISATION des RESSOURCES PELAGIQUES

Photo : Aprapam

Enjeux de l’exploitation et de la valorisation des ressources pélagiques et de la place de celles-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels


Pour consulter la note conceptuelle du 5 ème Forum organisé le mercredi 07 Janvier 2015 à 9h00 au Centre Abbé David Boilat à Mbour : NoteConceptuelleForumJanv2015.pdf


Agenda de la journée du Mercredi 07 Janvier 2015 : Agenda forum 2015.pdf

 

Plan d’accès au Centre de formation Abbé David Boilat de Mbour : PlanAccèsDavidBoilat.pdf

 


La cinquième édition du Forum de la pêche de Mbour (ouest) se tiendra mercredi, à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche de Mbour (APRAPAM), annonce un communiqué transmis à l’APS.

Le thème de cette rencontre est : ‘’Enjeux de l’exploitation et la valorisation des ressources pélagiques et de la place de celles-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels ».

Ce forum mettra l’accent sur le rôle et la place des femmes dans ces branches d’activités et sur la réalité des emplois dans le secteur de la pêche, la contribution à la sécurité alimentaire, poursuit le communiqué.

Selon les organisateurs du forum, les panels vont être animés par les professionnels des divers corps de métiers de la pêche, qui auront en face d’eux les acteurs institutionnels et la société civile.

Source : A.P.S.

 

 

 

 

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Panel de Mbour du 08 janvier 2014

I. CONTEXTE & JUSTIFICATION

Au Sénégal, le secteur des pêches est une composante essentielle du développement rural. Il joue un rôle  stratégique et  de soutien à la croissance  de l’économie nationale en contribuant notamment à la réduction du déficit de la balance des paiements et du chômage.

Les nombreux pêcheurs pratiquant la pêche de capture  sont souvent confrontés à des difficultés d’exploitation et à des problèmes délicats qu’ils devront surmonter pour que les pêches de capture restent une source constante d’aliments et de revenus. L’accès aux ressources naturelles et leur utilisation sont les principaux sujets de controverses.

L’usage a montré que les ressources naturelles renouvelables comme les stocks de poisson disparaissaient faute de gouvernance rationnelle, dès que la demande effective pour un poisson particulier dépasse la capacité biologique du stock concerné. Dans le secteur de la pêche de capture, l’exploitation des ressources halieutiques marines ne peut être optimale et à long terme que si les intervenants garantissent une gouvernance rationnelle (Source: Les pêches de captures-FAO)

Pour  être  en  phase  avec  les  institutions  internationales,  le  Sénégal  a  adopté  une  approche participative  impliquant  tous  les  acteurs  pour  une  gestion  durable  des  ressources  halieutiques.  Ainsi, les outils juridiques accompagnant ce processus ont pris en charge cette disposition :

-        La loi 98 – 32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche titre II relatif à la gestion et à l’aménagement  des  pêches  notamment  en  son  article  12  portant sur les  conseils  locaux  des  pêches artisanales ;

C’est dans ce cadre que  le Sénégal, dans  le but d’inverser  les  tendances encore  lourdes de  son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique, a opté, entre autres outils d’aménagement, pour la mise en œuvre d’une approche de cogestion des pêcheries artisanales place  pour  assurer l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement.

Aujourd’hui, se pose avec acquitté le problème de la gestion saine et durable de la ressource halieutique en général et particulièrement celle ciblée par la pêche artisanale, une menace sur la contribution à la sécurité alimentaire, induit indubitablement par l’absence d’un système d’aménagement des pêcheries, fondé sur des mesures techniques, sociales et économiques cohérentes articulées autour d’objectifs clairs de gestion des pêcheries..

Cette situation devrait sans doute passer par l’élaboration de bons plans d’aménagement des pêcheries artisanales avec la création d’AMP, de récifs artificiels ; de zones protégées…etc. et le tout devant être accompagné d’une gestion transparente dans le secteur de la pêche maritime.

 

C’est pour toutes ces raisons que l’APRAPAM envisage d’organiser un panel dont les thèmes portent sur :

  • La transparence dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal
  • Menace sur la contribution de la pêche à la sécurité alimentaire : Cas d’installation des unités de transformations des produits de la pêche sur les sites de productions
  • Rôles et Impacts  de l’Aménagement et de la Cogestion dans la gestion des pêcheries ; Qu’elle stratégie pour assurer la durabilité de la pêche artisanale au Sénégal ?


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La Transparence et la Cogestion dans le secteur des pêches Maritimes au Sénégal

Photo : Aprapam

 

Le huit (08) Novembre 2013, l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale à Mbour (APRAPAM) a organisé au Centre David BOILAT un panel portant sur « La transparence dans le secteurs des pêches maritime au Sénégal». Le thème à débattre n’et pas fortuit, car cette rencontre se tient à un moment où le secteur de la pêche est marqué par une série d’évènements de nature à accentuer la situation de surexploitation des ressources halieutiques et compromettre sa durabilité.

De nombreux pêcheurs pratiquant la pêche de capture sont confrontés à des difficultés d’exploitation et à des problèmes délicats qu’ils doivent surmonter pour que les pêches de capture restent une source constante d’aliments et de revenus. L’accès aux ressources et leur utilisation sont les principaux sujets de controverses. Dans le même temps, la pratique de pêche INN et non responsable se développe. Ce phénomène qui procède d’une par des pêcheurs nationaux est d’autre part accentué par des bateaux usines pirates étrangers notamment russe.

L’inefficacité des systèmes d’administration du secteur, de Contrôle Suivi et Surveillance (SCS) induite par insuffisance de moyens (humains, techniques, financiers) et une tendance laxiste dans la manière de gérer les problèmes récurrents contribuent à installer progressivement de secteur dans la morosité économique et ce, malgré que le Sénégal, dans le but d’inverser les tendances encore lourdes de son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique, a opté, entre autres outils d’aménagement, la mise en œuvre d’une approche de cogestion des pêcheries artisanales pour assurer l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement…

Les conséquences de cette situation à moyenne ou brève échéance peuvent conduire les opérateurs des filières du secteur dans la vulnérabilité voir la pauvreté dont l’impact aura indubitablement une répercussion négative sur l’économie nationale en général, l’insécurité alimentaire des populations, principalement celles à faible revenu.

De tout ce qui précède, il ressort qu’il pose avec acquitté le problème de gouvernance du secteur pouvant correctement prendre en charge la gestion saine et durable de la ressource halieutique en général et particulièrement celle ciblée par la pêche artisanale.

Cette situation est indubitablement la résultante de l’absence d’un système d’aménagement des pêcheries, fondé sur des mesures techniques, sociales et économiques cohérentes articulées autour d’objectifs clairs de gestion des pêcheries.
« L’usage a montré que les ressources naturelles renouvelables comme les stocks de poisson disparaissaient faute de gouvernance rationnelle, dès que la demande effective pour un poisson particulier dépasse la capacité biologique du stock concerné. Dans le secteur de la pêche de capture, l’exploitation des ressources halieutiques marines ne peut être optimale et à long terme que si les intervenants garantissent une gouvernance rationnelle (Source: Les pêches de captures-FAO.) »

 

Objectifs du panel :

Les objectifs poursuivis à travers ce panel sont déclinés ainsi qu’il suit :

  • Procéder à l’analyse du système de gestion des pêches du Sénégal et les problèmes qui lui sont inhérents ;
  • Avoir des informations sur les résultats des expériences menées dans les programmes d’aménagement et de cogestion mis en œuvre (plans d’aménagement, initiatives de cogestion, AMP, récifs artificiels, gestion des infrastructures…etc.) ;
  • Réfléchir sur les enjeux présents et futurs de gestion des pêcheries en général et artisanales en particulier dans un cadre du développement durable des ressources naturelles marines, plus spécifiquement permettre aux professionnelles de la pêche artisanale de :
  •   Renforcer le dialogue entre les institutions en charge de la gestion des pêches et les acteurs impliqués dans l’exploitation des ressources en vue du renforcement de la collaboration entre ces institutions, les acteurs et la société civile en général.
  • Porter une réflexion de fond sur les défis de la gestion des ressources halieutiques face à des changements contextuels intensifiés et les volontés publiques de développement durable des ressources naturelles portant notamment sur :
  1. L’aménagement des pêches au regard des principes de pêche responsable et de précaution dans un contexte d’intensification des échanges internationaux des produits de la mer, de pilotage des pêcheries depuis les marchés extérieurs, de «fuite» du poisson vers les marchés des pays développés (via les accords de pêche ou l’organisation de filières d’exportation);
  2. La décision publique en matière de politique d’aménagement dans le contexte international de promotion du concept de développement durable des ressources;
  3. La construction commune d’un savoir à partir du regroupement des éléments de savoirs propres aux professionnels de la mer, à la recherche scientifique, aux organisations de protection de l’environnement et aux institutions publiques afin d’aller plus loin dans la compréhension des dynamiques naturelles et humaines qui affectent le fonctionnement des écosystèmes.

Résultats attendus :

  • La situation actuelle des actions entreprises en terme d’aménagement et de cogestion au Sénégal est faites ;
  • Les résultats des programmes d’aménagement et initiatives de cogestion (AMP, récifs artificiels, surveillance participative, gestions des infrastructures) sont connus et évalués ;
  • L’impact de l’implantation des usines sur les plages est connu et les mesures de correction identifiées ;
  • Une proposition de stratégie et d’axes prioritaires d’aménagement et de gestion pour la pêche artisanale est produite à l’attention des organismes compétents.
Pour consulter le rapport du panel sur la Transparence et le Cogestion dans le secteur des Pêches Maritimes au Sénégal au format PDF : Rapport_ Panel_ Transparence_ secteur_des pêches_ au_Sénégal.pdf

 

 

 

Gouvernance de la pêche maritime artisanale au Sénégal

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Au Sénégal, le secteur des pêches est une composante essentielle du développement rural. Il joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de l’économie nationale en contribuant notamment à la réduction du déficit de la balance des paiements et du chômage.

La pêche occupe une place prépondérante dans la politique publique de création d’emplois, particulièrement le sous secteur artisanal. Le poisson représente une importante source de protéines animales pour les populations sénégalaises à qui il procure environ70% d’apport protéique. Aussi, la pêche constitue une composante essentielle de la politique de l’État en matière de sécurité alimentaire.

Cependant ce secteur connait actuellement des difficultés dues à la forte pression exercée sur la ressource. Cette situation qui est la résultante d’une mauvaise gestion et de l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques risque d’hypothéquer la durabilité du secteur.

Les modèles courants de gestion des pêches mis en œuvre au Sénégal n’ont pas su s’adapter aux pêcheries artisanales « informelles » qui n’ont cessé de poser des problèmes de suivi et d’évaluation insoluble et semblent être réduites à des systèmes isolés d’extraction de ressource alors qu’elles doivent être considérées comme des systèmes intégrés, diversifiés, pourvoyeurs de services durables.

La solution à ce problème doit nécessairement passer par une gouvernance vertueuse, efficace et efficiente du secteur en vue de lui assurer une gestion saine et une exploitation durable de la ressource halieutique.

 

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Journée de réflexion sur l’agrément National

Photo : Aprapam

 

 

Mbour, le 14/12/2012

Communiqué de presse

 


L’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale de Mbour (APRAPAM), en partenariat avec la Direction des Industries de la Transformation de la Pêche (DITP) et le Réseau des Journalistes de MBOUR pour la Pêche et l’Environnement (RJMPE) organise une journée de réflexion sur l’agrément national, le mardi 18  décembre 2012 au Centre Abbé David Boilat de Saly Carrefour à 9H00.

 

Le Sénégal est agréé par l’Union Européenne, suite à une mission de l’Office Alimentaire Vétérinaire (OAV), pour l’exportation des produits de la pêche vers les pays européens depuis 1996-97. A ce jour, le contrôle et l’inspection des produits et des locaux de travail sont dévolus à la DITP qui est à ce titre l’autorité compétente.

En janvier 2010, une nouvelle réglementation sur la pêche INN est entrée en vigueur dans les pays tiers et qui exige la présentation avant exportation d’un certificat de capture.

Dans une perspective d’un maintien de l’agrément national, au bénéfice de toute la population sénégalaise, l’APRAPAM, en collaboration avec la DITP et le RJMPE ont décidé de porter cette journée de réflexion sur les enjeux et préoccupations actuels pour sortir des propositions pouvant rendre pérenne cet agrément qui sera le bonheur de toute la communauté sénégalaise.

 

 

 

Plan d’accès Centre David Boilat : PlanAccèsDavidBoilat.PDF

 

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Le rôle de la recherche dans la gestion durable de la ressource halieutique

Photo : Aprapam

 

 

Quel impact sur la pêche artisanale ?

 

L’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) organise la troisième édition de son forum annuel, le 4 juillet prochain, à partir de 9 heures, au Centre de formation pédagogique Abbé David Boilat de Saly-Carrefour (Mbour, ouest).

La manifestation portera sur  »le rôle et l’impact de la recherche halieutique dans le développement durable du secteur des pêches maritimes », selon un communiqué transmis à l’APS.

 »Une délégation du réseau des journalistes pour une pêche responsable et durable en Afrique de l’Ouest sera présente à cet évènement annuel initié en 2010″, lit-on dans le document.

 

Source  :  A.P.S.

 


 

 

 

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Inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques

Greenpeace et les pêcheurs artisans interpellent les politiques sur les ‘’inquiétudes’’ du secteur

 

 

Les responsables de l’ONG Greenpeace Afrique à Dakar et des pêcheurs artisans du Sénégal ont interpelé jeudi, les candidats déclarés à la présidentielle de février 2012, à prendre davantage en compte leurs ‘’inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques’’ dans leurs programmes.

‘’Nous interpellons les hommes politiques à entendre nos inquiétudes par rapport à la diminution des ressources halieutiques, tout en se souciant de l’intérêt des communautés’’, a déclaré Gaoussou Gueye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale à Mbour.

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Journée Mondiale de la Pêche Artisanale : le 21 novembre 2011

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Pêche artisanale durable : Mbour abrite une rencontre le 21 novembre

 

Une rencontre sur le thème « Garantir une pêche artisanale durable » est prévue le 21 novembre à Mbour à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), en partenariat avec la Coalition des GIE du quai de pêche de Mbour, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La manifestation, organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la pêche (21 novembre), s’inscrit dans le « Processus de Bangkok » et « le Processus de la FAO » visant à développer des « Directives volontaires pour garantir des pêches artisanales durables », indique la même source.

Cette journée de réflexion verra la participation d’invités venus d’Afrique et d’Europe, selon les organisateurs qui veulent mener une réflexion sur les relations entre les processus formels et ceux de la société civile, entrepris pour garantir des pêches artisanales durables.

L’objectif est aussi d’explorer les synergies nécessaires pour faciliter, instaurer et promouvoir l’accès à l’information et la transparence dans les processus décisionnels, cruciaux pour garantir des pêches artisanales durables », selon le communiqué.

 

Source : A.P.S.

 

 

 

 

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 » Filets perdus : un désastre ! « 

L’Océanium, association basée à Dakar, initie encore une fois par son dynamisme sur la protection de l’environnement, une nouvelle action en partenariat avec la Ville de Dakar :  » Filets perdus : un désastre ! « 

 

 

Une exposition à démarrée le 07 juillet et se poursuivra jusqu’au 17 juillet 2011 dans les jardins de la Mairie de Dakar.

Cette initiative à pour but, « de faire découvrir les conséquences des pollutions causés par les filets perdus au grand public, sensibiliser les acteurs de la pêche, interpeller les médias ; et les autorités publiques pour faire respecter l’article 30 du Code de la Pêche portant sur l’interdiction des filets nylon et à favoriser un espace et un temps de dialogue et de débat », d’après l’APS.

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Cerfs-volants de survie

Photo : Rémi Frappas-Denis

 

Le Sénégal expérimente avec l’aide de  Stéphane Blanco, son concepteur, des cerfs-volants de survie destinés aux pirogues de pêche artisanale.

L’usage escompté est multiple :

  • se substituer au moteur en cas de panne
  • avertir en cas de perdition en se signalant
  • ménager sa consommation de carburant, car la traction de la pirogue par le cerf-volant associée au moteur permet une économie

 

Pour plus d’informations :

  1. lien vers le site du concepteur Stéphane Blanco, voir « projet Volanz » et la mission « 100 cerfs-volants pour la vie » : www.kiteboat.net
  2. lien vers l’émission de Thalassa, des cerfs-volants sur l’horizon au Sénégal : www.thalassa.france3.fr

 

Forum : A qui appartient le poisson ?


Photo : Ivano Trabalza

Thèmes ?

  • La sécurité alimentaire dans la pêche, en particulier le cas des petits pélagiques.

  • La surveillance participative.

Objectifs ?

Animation des thèmes énoncés par des experts, et communication avec les participants, puis recommandations à l’issue du forum.

Un rapport synthétisera ces échanges et sera disponible sur ce site.

Pour qui ?

Pour les différents acteurs de la pêche artisanale, aussi bien en amont qu’en aval de la filière.

Pourquoi ?

Face aux défis majeurs qui interpellent le secteur de la pêche et les difficultés que traversent les acteurs professionnels de la pêche artisanale en général ceux de Mbour en particuliers, ces derniers, dans une large concertation, se sont regroupés au tour d’une organisation dénommée Coalition des Professionnels de la Pêche Artisanale (CPPAM) de Mbour en vue de faire face.

Cette Coalition regroupant les acteurs de la filière (pêcheurs, mareyeurs et micro mareyeurs,transformatrices, manutentionnaires, chauffeurs et vendeurs de glace,…) a tenu en juillet 2010 un premier forum autour de trois thèmes animés par trois experts :  la bonne gouvernance, la problématique du financement de la pêche artisanale, la valorisation des captures.

Ainsi, l’organisation de ce présent  deuxième forum est une suite logique du premier couronné de succès.

(Voir le rapport du 1er Forum des Professionnels de la Pêche Artisanale de Mbour : CPPAMrapportForum2010)

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