SAINT-LOUIS Nouvelles promesses aux pêcheurs : Khouraïchi Thiam noie le poisson

Les pêcheurs de Guet-Ndar attendaient énormément de la visite du ministre de l’Economie maritime dans leur localité sinistrée par la baisse des activités. Malheureusement, à la fin de la rencontre, ils ont plus eu l’impression que Khouraïchi Thiam a cherché à les mener en bateau. Le ministre de la Pêche Khouraichi Thiam a rencontré les pêcheurs de la ville de Saint-Louis pour discuter avec eux de leurs problèmes. Mal­heureusement, beaucoup de questions sont restées sans réponses, même si M. Thiam a annoncé l’intention de l’Etat d’améliorer les accords de pêche qui lient notre pays à la Mauritanie.

Photo : Ivano Trabalza


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Deux pêcheurs périssent sur le fleuve Casamance

Le chavirement d’une pirogue dans la soirée du vendredi 17 au samedi 18 juin au large des côtes de Boraya sur la rive droite du fleuve Casamance a fait deux morts. Les victimes sont tous de jeunes pêcheurs. Le troisième s’en est sorti indemne grâce au secours des pêcheurs rodant dans les environs. Les vents violents qui ont soufflé sur une bonne partie de la région ont culbuté leur barque selon le rescapé.

 

Photo : Ivano Trabalza


Ces trois jeunes pêcheurs de crevettes étaient à bord d’une pirogue de fabrication artisanale quand ils furent surpris par un violent vent soufflant presque dans tous les sens et se transformant en tornade par endroit.

Il était vingt deux heures quand survint le drame. Des nuages puis des éclairs et ensuite du vent et beaucoup de vents. La furie a mis l’équipage sens dessous dessus astreignant les occupants à un voyage sans retour vers le fond des eaux. L’accident s’est produit aux larges du village de Boraya non loin de Sanoufily d’où tous les trois sont originaires.

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Retombées des « autorisations » de pêche aux bateaux russes

Seuls 200 millions recouvrés sur 5 milliards attendus

Retombées des licences de pêche attribuées aux navires étrangers

Photo : Aprapam

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie maritime a-t-il vendu des nèfles au président de la République ? Sur les 5 milliards de francs CFA annoncés par Khouraichi Thiam et attendus des licences de pêche près de 200 millions seulement étaient tombés dans les caisses de l’Etat en fin avril. A 15 jours du terme de la campagne des bateaux de pêche étrangers, les interrogations fusent : qu’a-t-on fait de l’argent de la pêche ?

 

Deux cent millions de francs CFA : c’est la somme que le Trésor public sénégalais a perçue jusque là dans le cadre de l’octroi de licences de pêche. Les armateurs russes et autres à qui des autorisations ont été accordées pour la période allant de mars à mai 2011 ne se sont toujours pas acquittés de la totalité des cinq milliards CFA annoncés par le ministre Khouraichy Thiam. Cette rentrée d’argent est largement en deçà des promesses que le ministre de l’Economie Maritime avait faites au chef de l’Etat pour le convaincre d’autoriser les pavillons étrangers à pêcher dans les eaux sénégalaises. Khouraichi Thiam avait déclaré que le Trésor public sénégalais pouvait engranger près de 5 milliards FCFA en accordant des licences de pêche à des bateaux étrangers. Il l’avait dit au chef de l’Etat au plus fort du bras de fer qui l’opposait aux acteurs de la pêche. Ceux-ci dénonçaient le pillage des ressources halieutiques du Sénégal. Khouraichi Thiam présente alors au président de la République une solution quasi imparable en indiquant que le Sénégal perdait beaucoup d’argent en n’exploitant pas suffisamment les ressources de la mer notamment les variétés pélagiques qui passaient à plus de 20 000 miles des côtes sénégalaises. D’autant que les pirogues et autres chalutiers sénégalais ne peuvent pas atteindre ces distances. Et qu’en conséquence, délivrer des licences de pêche aux bateaux étrangers à qui le kilogramme de poisson reviendrait à 17 francs ne serait que tout bénéfice pour le Sénégal.

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« Autorisations » accordées aux navires étrangers

Photo : Aprapam

 

Le Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Cnps) vient de rallier la lutte contre les licences et autorisations de pêche accordées aux bateaux étrangers. En conférence de presse hier, ce mercredi 25 mai à Dakar, ses dirigeants qui parlent de « crise grave de la pêche » ont appelé les autorités à revoir leur copie par rapport à la gestion de ce secteur en mettant un terme à l’octroie de licences de pêche aux navires étrangers.

«Une crise qui s’aggrave depuis 10 ans», «Aucune transparence sur les accords de pêche», «Halte aux autorisations sur le « yaboye »». Ce sont entre autres griefs qui renseignent sur le ras-le-bol du Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Cnps) suite au bilan peu reluisant que celui-ci a tiré de la gestion du secteur de la pêche.

En conférence de presse, ce mercredi 25 mai 2011 à Dakar, les responsables du collectif regroupant des acteurs de la pêche artisanale, venus de Mbour, Cayar, Joal, Dakar, St Louis, Lompoul, Djifèr…ont dénoncé «le comportement irresponsable et déshonorant des pouvoirs publics sénégalais à travers la signature de concessions accordées aux flottes étrangères qui nous piquent le yaaboye, seule ressource encore disponible ; ceci pour des miettes à verser au Trésor et à quelle fin ?».

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Erosion : faire face aux risques côtiers en Afrique de l’Ouest

Agence Sénégalaise de l’information : ASI.info 

Photos : Ivano Trabalza


ASI24 – (Dakar) En vue de réduire les risques liés à l’érosion côtière, onze pays côtiers d’Afrique de l’Ouest se sont dotés d’un schéma directeur d’aménagement du littoral, avec le soutien de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’UEMOA confiera au gouvernement du Sénégal la responsabilité de créer l’Observatoire du Littoral d’Afrique de l’Ouest (OLOA) à qui sera confiée l’animation à l’échelle régionale le suivi du littoral.

Basé sur une carte actualisée et un diagnostic de l’évolution de la zone côtière de la Mauritanie au Bénin, le schéma directeur réalisé par l’UICN, s’accompagne, pour les 179 secteurs identifiés, de recommandations en matière de suivi, d’aménagement et de protection de la côte, en fonction de leur sensibilité à l’érosion côtière et des enjeux sociaux et économiques qui les caractérisent.

La zone côtière ouest africaine a connu au cours des dernières décennies une croissance spectaculaire, et constitue un espace crucial pour l’économie des pays.

L’augmentation de la population et le développement rapide de secteurs tels que la pêche, le tourisme, le transport et l’industrie induit des compétitions pour l’accès aux réserves foncières et aux ressources naturelles, et se traduit dans certains pays par des conflits d’usage, une saturation des territoires côtiers et une dégradation des écosystèmes littoraux.

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