Revue de presse du 12-06-15

Photo : Ivano trabalza

Oumar Guèye pour le développement de l’aquaculture

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a invité vendredi à Saly (Mbour), les professionnels de la pêche à développer l’aquaculture, ajoutant que 49% de la production halieutique mondiale est aquacole et qu’en 2030 de la production halieutique mondiale sera aussi aquacole.‘’L’aquaculture permet de faire baisser la forte pression sur la pêche, c’est pourquoi au niveau du gouvernement du Sénégal, nous sensibilisons les acteurs pour aider les pêcheurs artisanaux à prendre conscience de la rareté de la ressource, mais pour autant, nous mettons l’accent sur le développement de l’aquaculture’’, a-t-il indiqué.M. Guèye présidait les travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale; La rencontre est à l’initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) dont le siège est basé à Mbour. »La ressource halieutique des pays africains est menacée, d’où la nécessité d’organiser le secteur de la pêche artisanale qui, de l’avis de M. Guèye, doit évoluer, avec notamment la mise en place de plans d’aménagement de pêche et la protection espèces les plus menacées ».Pour lui, en adoptant, en juin 2014, les Directives volontaires pour une responsable et durable, la FAO vise à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté.‘’La FAO cherche également à renforcer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à la nutrition, à favoriser le développement équitable et à améliorer la situation socioéconomique des communautés de pêche artisanale ainsi que la gestion durable et responsable des pêches’’, a fait remarquer Oumar Guèye, qui a également procédé à l’inauguration du siège de la CAOPA. La rencontre de deux jours pour laquelle la FAO et l’Union africaine (UA) prennent part, est appuyée par la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSCN), l’ONG allemande ‘’Pain pour le monde’’ (PPM), la Coalition pour des accords de pêche équitables (CAPE), basée à Bruxelles (Belgique), le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine de l’Afrique de l’Ouest (PRCEM).

Source : A.P.S.

 

Oumar Guèye annonce un programme de quais de pêche modernes

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé vendredi, à Saly (Mbour), la mise en place d’’’un ambitieux programme’’ de construction de quais de pêche modernes, qui seront orientés vers l’exportation de produits halieutiques.‘’Grâce à l’intervention de Sa majesté, le roi Mouhamed VI du Maroc, nous sommes en train de construire un quai de pêche à Soumbédioune (Dakar). Et très prochainement, nous allons poser la première pierre de celui de Yoff ainsi que d’autres à Pointe-Sarène, Ngaparou (Mbour)’’, a signalé M. Guèye.Il présidait le démarrage des travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale, Oumar Guèye a également annoncé la réalisation d’infrastructures modernes de transformation des produits issus de la mer au profit des femmes. Il a indiqué que  »des moyens importants sont en train d’être mis en œuvre pour la sécurité des pêcheurs en mer ». ‘’Nous perdons beaucoup de pêcheurs, 95, par an. C’est trop ! (…) Et pour le moment, le meilleur moyen pour lutter contre l’insécurité des pêcheurs c’est de les équiper en gilets de sauvetage’’, a estimé M. Guèye, qui a annoncé, à cet effet, que son département attend 20 mille gilets de sauvetage de la part de la Banque mondiale

Source : A.P.S.

 

Pêche et aquaculture: 10% des acteurs sont en Afrique (FAO)

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Au total 10% des personnes engagées dans la pêche et l’aquaculture, dans le monde, se trouvent en Afrique, qui est ainsi le deuxième continent, après l’Asie, en termes d’emplois offerts par ce secteur, selon la FAO.  »La vaste majorité de ces 12,3 millions de personnes vivant de la pêche en Afrique sont dans le secteur de la pêche artisanale’’, indique la FAO, dans un document remis à la presse, vendredi à Saly (Mbour), à l’occasion d’un atelier de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) sur le plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale.

 »7,5 millions de pêcheurs, ainsi que 2,3 millions de femmes y trouvent leur gagne-pain, soit 9,8 millions. Ces emplois fournissent un revenu et des moyens de vie à des millions de familles en Afrique’’, souligne la FAO, précisant que  »la pêche artisanale est, de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur ».

Selon une étude de la FAO, la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture réalisée en 2014, notamment sur la valeur des pêcheries africaines, la contribution de la pêche au PIB de tous les pays d’Afrique a atteint 1 909 514 millions de dollars, avec une contribution de la pêche artisanale et continentale qui représente plus de la moitié de ce chiffre.

‘’La pêche artisanale stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières’’, souligne la FAO.

 

Source : A.P.S.

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Un appel pour sauver la haute mer, un « Etat en déliquescence »

Photo : AFP / Le Monde

L’océan va mal. Il faut le dire, le marteler à coups de prises de position solennelles, de cris d’alarme, de démonstrations d’experts. Le travail que la Commission océan mondial rend public mardi 24 juin à New York tient de tout cela à la fois. Au sein de cette instance lancée en février 2013, un aréopage de 18 politiques de haut rang (parmi lesquels l’ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy ou encore l’ex-premier ministre canadien Paul Martin) et des chefs d’entreprise sonnent l’alerte.

« Il n’est pas exagéré d’affirmer que toute forme de vie sur Terre, y compris notre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan, écrivent ses membres. (…) Nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie, d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance. » Leur message s’adresse en particulier aux dirigeants des Etats qui vont se retrouver lors de la 69e Assemblée générale des Nations unies, à partir de septembre.

Dans son rapport intitulé « Du déclin à la restauration : un plan de sauvetage pour l’océan mondial », la commission reprend des données déjà connues pour la plupart. Mais, mises bout à bout, celles-ci tracent un tableau cru de la situation : peut-être pas irréversible, mais indubitablement alarmant.

 

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Revue de presse au sujet de l’accord de partenariat de pêche durable entre le Sénégal & l’Union Européenne

Photo : Aprapam

 

Accords de pêche : l’UPAMES dénonce un manque d’information : Accords de pêche – l’UPAMES dénonce un manque d’information.pdf

 

Accords de pêche : Les craintes de pillages sont « infondées », selon Dominique Dellicour : Accords de pêche – les craintes de pillage sont « infondées », selon Dominique DELLICOUR.pdf

 

Accords de pêche : Le Ministre Aly Haidar réagit violemment aux pattaques du GAIPES : Accords de pêche – Le Ministre Aly Haidar réagit violement aux attaques du GAIPES.pdf

 

Accords avec l’UE  : Les pêcheurs mbourois se tiennent debout contre le « pillage » de la ressource halieutique : Accords avec l’UE – les pêcheurs mbourois se tiennent debout contre le « pillage » de la ressource halieutique.pdf

 

Accords de pêche UE – Etat du Sénégal : « Au lieu des 15 millions annoncés par le Ministre , le Sénégal gagnera en 5 ans 8.720.000 € », selon Saër SECK du GAIPES : Accords de pêche UE – Etat de Sénégal –  » Au lieu des 15 millions annoncés par le Ministre, le Sénégal gagnera en 5 ans 8.720.000 € « , selon Saër SECK du GAIPES.pdf

 

L’analyse d’un acteur de la pêche sur les accords UE – Sénégal : L’analyse d’un acteur de la pêche sur les accords UE – Sénégal.pdf

 

Lettre ouverte à M. HAIDAR EL ALI, Ministre de la pêche & des affaires maritimes : Lettre ouverte à M. Haidar El Ali, Ministre de la pêche & des affaires maritimes.pdf

 

Communiqué de presse de l’UE : Nouvel accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’UE & la République du Sénégal : Communiqué de presse de l’UE – Nouvel accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’UE et le République du Sénégal.pdf

 

 

 

LA SAGA DES BATEAUX RUSSES AU SENEGAL : CAS SINGULIER D’OLEG NAYDENOV

« Le serpent change de peau, non de nature »

 

Photo : MarineTraffic.com

 

CONTEXTE

Ces trois dernières semaines, un nom revient tous les jours dans  la presse écrite, les radios,  ainsi que  dans la presse en ligne locale comme étrangère. Ce nom est celui d’un des chalutiers pélagiques russes, que l’ancien MEM a subrepticement introduit dans la ZEE sénégalaise, en signant avec leurs consignataires des protocoles d’accord sans base juridique, parce que non conformes au code de la pêche. Sur cette base, l’intéressé a délivré pas moins de 44 autorisations de pêche à des bateaux dont la majorité bat pavillon russe.

Ces chalutiers pélagiques congélateurs poursuivent du Maroc à la Guinée Bissau, le stock adulte des petits pélagiques côtiers, dont le schéma migratoire a été décrit  par BOELY, depuis 1978. Après avoir séjourné dans les eaux marocaines,   puis dans celles de la Mauritanie, ces petits pélagiques côtiers se sont invités dans les eaux sénégalaises où elles resteront de décembre à mai.

Il convient de signaler que les armateurs  russes ont signé un accord de pêche avec le Maroc en février 2013 et sont encore en négociation avec la Mauritanie. Avec le Sénégal, ils rencontrent des difficultés d’un tout autre ordre. De notre humble point de vue, le Sénégal ne devrait pas signer d’accord de pêche  avec la Russie pour les raisons suivantes :

 

  • à la différence des 2 pays précités, le Sénégal a une pêche artisanale très active qui débarque, par an, près de 370.000 tonnes de petits pélagiques dont les  80% sont consommés localement ;

 

  • le Sénégal gagnerait à suivre les recommandations des scientifiques  qui estiment que le stock de petits pélagiques côtiers est surexploité et que cette surexploitation est de nature à compromettre la durabilité de la pêche tant industrielle qu’artisanale ;

 

  • les pêcheurs artisans sénégalais conscients que la ressource est très sollicitée  ont pris des initiatives locales de régulation de la pêche  en particuliers dans les grands centres (source DPM) notamment à :

 

  1. Mbour et Joal où une intense lutte contre la pêche de juvéniles, le refus de transformation des juvéniles de sardinelles, l’interdiction des sorties diurnes d’engins artisanaux de pêche pélagique du 1er décembre au 31 mai et de sortie nocturne du 1er juin au 30 novembre ;
  2. Saint-Louis les sorties des sennes tournantes sont alternées pendant la grande campagne de pêche, les débarquements nocturnes sont interdits;
  3. Kayar, les sorties sont alternées à raison d’une seule sortie quotidienne pour les sennes tournantes, la transformation des sardinelles juvéniles est interdite, ainsi que l’utilisation de filets  mono filaments ;

 

  • A ce qui précède, il faut ajouter qu’au Sénégal l’âge moyen des pêcheurs se situe entre 18 et 35 ans (ils ont donc encore  un long chemin à parcourir, si Dieu le veut). Par conséquent, le pays connaissant un nombre important de jeunes chômeurs, l’Etat ne devrait pas, raisonnablement, prendre le risque de mettre au chômage des jeunes qui, à la différence de bon nombre de leurs autres compatriotes, ne  lui demandent pas de leur trouver des emplois.

 

  • Les pratiques de pêche des bateaux russes qui commettent beaucoup trop d’infractions.  Le palmarès des chalutiers russes ayant obtenu de l’ancien MEM une autorisation de pêche, se présente ainsi qu’il suit au 30 avril 2012  (source GREENPEACE : mains basses sur la sardinelle) :

 

  1. pour 44 autorisations de pêche délivrées et 29 bateaux qui ont effectivement pêché dans la  ZEE sénégalaise, 41 infractions ont été dénombrées en Zone interdite située entre Yoff et notre frontière nord avec la Gambie et qui  fait face à une nurserie. De ce fait toute activité de pêche y est strictement interdite. Enfin, les chalutiers russes pêchent de jeunes reproducteurs et des juvéniles, la nuit surtout, dans la zone  côtière et on les voit à partir de la plage. C’est l’infraction la plus grave du code de la pêche. OLEG NAYDENOV a été surpris 5 fois dans ladite zone et assurément, c’est le bateau qui a commis le plus grand nombre d’infractions.
  2. 21 des 44 chalutiers ayant obtenu une autorisation de pêche de l’ancien MEM ont commis  41 infractions.

 

Par ailleurs, nous croyons utile de souligner que dans une publication intitulée l’exploitation des petits pélagiques côtiers au Sénégal : réponse de la recherche à la crise sardinière, Moustapha DEME et J. J. LEVENEZ du CRODT,  ont apporté des éléments de réponse pertinents. Le coût d’achat d’un sardinier correspond à  celui de 35 unités d’unités de pêche à la senne tournante et de trois fois plus d’unités de filets maillants encerclant, que les coûts moyens annuels d’exploitation des unités artisanales sont nettement plus faibles que ceux des sardiniers. Surtout, le coût de production d’une tonne de poisson est quatre fois inférieur en pêche artisanale qu’en pêche sardinière. Telle est la justification de la disparition de la pêche sardinière industrielle au Sénégal.

Tous ceux qui, pour justifier la présence des bateaux russes soutiennent que les bateaux sénégalais  sont incapables de pêcher là où pêchent les russes, ne sont, rien d’autre, que des bonimenteurs.

 

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Pêche illicite : les bateaux russes sont de retour au Sénégal

 

bateau pélagique en rade près de l’Ile de Gorée le 21/12/2013 Position : 14°41,40N 17°23,48N IMO : 9120281 Indicatif d’appel : UBGI6

Photo : Aprapam

 

Pêche illicite Quatre Bateaux russes surpris sur les côtes sénégalaises

Suite à une opération de surveillance de l’aviation française qui secondait la direction de la protection de la surveillance des pêches sénégalaises, quatre navires industriels russes ont été surpris au large des côtes casamançaises en pleine action de pêche. Selon Haïdar El ALY, ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes deux de ces navires ont pu être identifiés tandis que les deux autres avaient caché leur identification. Ces navires, a-t-il assuré sur les ondes de la RFM, dépendent de l’Agence fédérale de la pêche de Russie. Le ministre a assuré que ces navires ont été arraisonnés et que ses services vont saisir l’agence Russe. Concernant la sortie du GAIPES qui soupçonnait que des licences de pêches aient été octroyés dernièrement et illicitement aux russes, le ministre a refusé de se prononcer là-dessus, estimant que ce sont des théories « source d’intérêt privé ».

Source : DAKARACTU.COM du 24/12/2013

 

Arraisonnement de deux navires russes Le torchon brûle entre Dakar et Moscou

C’est à la suite d’une opération de surveillance de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches sénégalaises (DSPS) qui a associé les forces françaises que deux navires russes et deux autres de nationalité non spécifiée ont été arraisonnés au large des côtes sénégalaises, précisément en Casamance. C’était avant-hier mardi. Le pire, c’est que les navires appartiennent à l’Etat de Russie. Ce qui donne à cette affaire une dimension de brigandage d’Etat. Selon nos sources, l’Etat du Sénégal compte se plaindre auprès des autorités russes qui ont toujours nié que des navires pêchaient frauduleusement dans les eaux territoriales sénégalaises. Ce n’est d’ailleurs pas le seul pays qui pille nos eaux, mais aussi les Chinois et bien d’autres nationalités. L’absence de surveillance et la corruption rendent ces pratiques difficiles à contrôler estime ‘’Enquête’’.

Source : DAKARACTU.COM du 26/12/2013

 

Réaction de Greenpeace suite à l’arraisonnement de navires pirates dans les eaux sénégalaises

Selon Prudence Wanko, Coordonnatrice Nationale, Afrique de l’Ouest :

Greenpeace salue l’engagement et la détermination des autorités pour éradiquer un des plus grands fléaux qui minent nos océans. Cette réaction fait suite à l’arraisonnement de quatre navires russes, dont le notoire bateau pirate « Oleg Neydenov », dans la Zone Économique Exclusive sénégalaise pour pêche illégale, non déclarée, non rapportée (INN).

Greenpeace invite, à cette occasion, l’État du Sénégal à maintenir la pression sur ces bateaux et à entreprendre une enquête approfondie sur les conditions de la présence de ces navires dans ses eaux.

Greenpeace appelle également les pays de la sous-région à œuvrer ensemble pour une meilleure surveillance de leurs côtes et à prendre des mesures adéquates pour lutter contre la pêche INN et mettre fin aux activités illégales de ces navires dans les eaux ouest-africaines.

 

PECHE : Arraisonnement de navires russes : Le Gaipes exige des sanctions

Suite à l’arraisonnement de navires de pêche russes aux larges de la Casamance annoncé par le ministère de la Pêche et des Affaires maritimes, le Groupement des armateurs et industriels de pêche du Sénégal (Gaipes) veut que des sanctions «exemplaires» soient prises.

Haïdar El Ali, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, a annoncé avant-hier, à travers les ondes d’une radio privée, l’arraisonnement de quatre navires industriels russes qui pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises. Pour le Groupement des armateurs et industriels de pêche du Sénégal (Gaipes), cela ne suffit pas. Joint par téléphone hier, Adama Lam, le vice-président de cette organisation regroupant les acteurs de la pêche industrielle sous pavillon sénégalais, a indiqué qu’ils veulent que ces «navires soient ramenés au Port de Dakar, passés en commission et que des sanctions exemplaires soient prises. C’est ce que nous attendons de l’autorité et surtout que ces navires quittent définitivement, les eaux sénégalaises». D’après M. Lam, la présence illégale de navires russes dans les eaux sénégalaises, n’est pas une «nouveauté». Depuis des années, les chalutiers russes polluent la pêche sénégalaise. Et ce pillage est l’une des principales causes de raréfaction des ressources halieutiques. Ce qui constitue un véritable casse-tête pour la pêche artisanale. Les acteurs de la pêche évoquent un manque à gagner estimé à plus d’une centaine de milliards de francs Cfa.

Pourtant, déplore M. Lam, «le Sénégal a les moyens de contrôler ses eaux. Nous sommes contrôlés trois à quatre fois dans les mêmes marées. Je ne comprends pas comment on ne peut empêcher des fraudeurs de rentrer dans notre territoire».

Mais soutiennent les autorités, au Sénégal, les moyens de surveillance des eaux sont limités. Pour s’acquitter de cette mission, la Direction de la protection et de surveillance de la pêche sénégalaise est assistée par l’aviation française.

Source : lequotidien.sn  (Aminata CASSET) du 27/12/2013

 

Eutoub sud (Sud FM) du 28/12/13 nous parle de la PECHE avec des bateaux russes qui ont pêché de manière frauduleuse dans nos eaux

Gaoussou GUEYE, président de APRAPAM était l’invité de Amadou Salif TALL

Pour écouter l’émission du samedi 28/12/2013 sur Sud FM : http://senradiosudfm.com/spip.php?article642

 

Les acteurs disent non aux bateaux russes

El Hadji Abdou Karim Sall le président de la plateforme des pêcheurs artisanaux du Sénégal, a tenu dans l’après midi d’hier, jeudi, un point de presse sur le retour des bateaux russes, tant refusé et tant décrié. Les pêcheurs de Joal-Fadiouth n’ont pas caché leur position de se ranger derrière le département de la pêche et soutenir le ministre Aly Haïdar. Quatre bateaux sont déjà arraisonnés.

Une surpression ou une surexploitation constituent une menace grave pour la préservation de la ressource halieutique. A l’en croire, les bateaux russes raclent la mer avec des capacités de prélèvement de près de 250 tonnes par jour. L’arrivée de 10 bateaux russes à raison de 250 tonnes par bateau reste une catastrophe.

Cela veut dire que le pays, avec la pêche artisanale et les prélèvements des bateaux russes, va dépasser toutes les prévisions et la côte d’alerte donnée par les chercheurs. La sonnette d’alarme est tirée. A ce rythme, dans deux ans, la raréfaction de la ressource va s’établir de manière permanente. Les russes ne vont faire que rentrer chez eux, laissant la mer sans poisson.

Pis, la sardinelle pêchée est transformée en farine de poisson pour l’alimentation du bétail, alors qu’elle reste au Sénégal une denrée de consommation de premier ordre.

L’inquiétude reste liée à l’attitude de certains professionnels qui défendent vaille que vaille leur retour. Ces derniers voguant à contre courant de l’Etat du Sénégal et des pêcheurs artisanaux. Ils voient les choses en termes de retombées ne contribuant qu’à un pillage des ressources halieutiques. Selon El Hadji Abdou Karim Sall, « ni les usines ni les camions frigorifiques ne permettent de parler de pêche durable. »

Source : Sudonline.sn  (Samba Niébé BA) du 04/01/2014

 

Tension autour d’un navire russe arraisonné par des militaires sénégalais, Poutine et le Kremlin informés de la situation

Le chalutier russe ‘’Oleg Naydenov’’ a été arraisonné par des militaires du Sénégal, a déclaré aux journalistes un représentant de l’Agence fédérale de la pêche (Rosrybolovstvo), information reprise par une agence de presse russe. L’incident s’est produit dans l’océan Atlantique à 46 miles au large de la côte de Guinée -Bissau.

Quatre hommes armés sont montés à bord du navire de pêche russe sans explication. Ils ont ordonné au capitaine de monter sur un navire de guerre Ferlo, mais il a refusé. Selon ces sources, l’armée sénégalaise a alors embarqué le capitaine de bateau, et à l’heure actuelle il est dans la cabine radio du Ferlo avec des menottes aux poignets.

Le propriétaire du navire, les dirigeants de Rosrybolovstvo, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense, le ministère russe des situations d’urgence et d’autres organisations de la Fédération de Russie ont été informés de l’incident. L’affaire est devenue grave. A Bissau, un conseil des ministres spécial s’est tenu ce samedi, car selon eux ce chalutier a été intercepté dans les eaux territoriales bissau-guinéennes. Bissau va protester de l’intervention sénégalaise sur son territoire. Aussi, le Kremlin et Vladimir Poutine ont été informés de la situation.

Source : DAKARACTU.COM du 04/01/2014

 

Le navire de pêche russe Oleg Naydenov, capturé par les militaires sénégalais, est arrivé au port de Dakar

Le bateau de pêche russe Oleg Naïdenov arraisonné samedi par les militaires sénégalais à bord du Ferlo est arrivé au port de Dakar sous escorte de la Marine Nationale, a annoncé dimanche à Saint-Pétersbourg Iouri Parchev, directeur exécutif de Phœnix, société propriétaire du navire.

« Le navire a jeté l’ancre à Dakar à 04h00 heure de Moscou (00h00 UTC). Les militaires du Ferlo qui ont escorté le bateau ont cédé leur place à la police militaire. Les membres d’équipage, russes et guinéens, se sont vu confisquer leurs passeports », a indiqué M.Parchev. Phœnix n’a toujours pas reçu d’explications officielles sur les causes de l’arraisonnement du chalutier, selon lui.

Le bateau de pêche russe Oleg Naïdenov a été arraisonné à 46 milles (85 km) du littoral de la Guinée-Bissau par les militaires sénégalais. L’équipage du bateau est composé de 62 Russes et 20 citoyens de Guinée-Bissau.

Selon le lieutenant-colonel Adam Diop, responsable de la communication de l’armée sénégalaise, cité par l’agence AFP, le bateau a été surpris en train de pêcher illégalement dans les eaux sénégalaises. L’agence fédérale russe pour la pêche (Rosrybolovstvo) a antérieurement déclaré que l’équipage du navire respectait les normes internationales.

Les médias officiels russes font dans la désinformation

Selon la voix officielle de la Russie (La Voix de la Russie) les informations officielles sur les raisons de la suspension du navire n’ont pas été communiquées. Selon les Russes lee chalutier pêchait dans les eaux de pays voisin, la Guinée-Bissau en ayant une licence.

Ils continuent plus loin en disant que les autorités africaines sont corrompues et laissent à penser que c’est parce que les russes n’auraient pas payés d’où la raison de leur arraisonnement.

Je cite La Voix de la Russie: Les experts disent que récemment les concurrents tentent de chasser les pêcheurs russes de la zone aquatique d’Afrique de l’Ouest. Les autorités corrompues des pays africains sont idéales pour lutter contre les concurrentes par les méthodes sales.

Et accusent les militaires d’avoir cassé le bras d’un membre d’équipage. Il y a des blessés à bord du chalutier russe Oleg Naydenov, suspendu par les militaires sénégalais, l’un des membres de l’équipage, probablement, aurait cassé son bras, cite l’agence La Voix de la Russie

Qui continue dans la désinformation : Je cite: Selon le capitaine du navire, lors d’une confrontation entre l’équipage et les militaires, ces derniers ont utilisé la force brutale. Ils ont également menacé d’utiliser des armes.

Source : dakar-echo.com (Penda DIOP) du 05/01/2014

 

Le Sénégal veut saisir un bateau russe arraisonné pour pêche illégale

Le Sénégal veut saisir un navire russe qu’il a arraisonné pour pêche illégale dans ses eaux et lui réclamer une amende de 400 millions de FCFA (près de 610.000 euros) pour récidive, a affirmé dimanche son ministre de la Pêche, Haïdar El-Ali.

«Le +Oleg Naydenov+, ce grand navire de pêche que vous voyez derrière moi, qui fait 120 m de long (…) a pêché frauduleusement, sans aucune autorisation, dans les côtes sénégalaises», il est actuellement «entre les mains du gouvernement sénégalais, sous la surveillance à la fois de la Marine nationale et de la gendarmerie nationale», a déclaré à la presse M. El-Ali lors d’une visite au quai de la Marine à Dakar où le bateau est arrivé dans la nuit de samedi à dimanche.

«Malheureusement pour nous, la sanction maximum que nous pouvons» lui infliger, «c’est la saisie de l’engin de pêche, la saisie de la cargaison et une amende maximum de 200 millions de FCFA (près de 305.000 euros). En cas de récidive – et le +Oleg Naydenov+ est en multi-récidive (…) – nous allons lui mettre un maximum de charges. Parce qu’en cas de récidive, nous pouvons doubler cette amende, nous allons la porter à 400 millions de FCFA», a-t-il affirmé.

Le Sénégal a également «la possibilité d’amener cette affaire en justice parce qu’il y a eu refus d’obtempérer» de la part du commandant du bateau lors de l’opération d’arraisonnement par la Marine, «cela ne fait qu’aggraver leur situation. (…) Ce sont des bandits et nous allons lutter contre ces bandits», a-t-il ajouté.

Lors de la visite du ministre, des militaires en armes étaient visibles sur le bateau et autour.

D’après des médias russes, le navire avait à son bord environ 80 personnes – une soixantaine de Russes, une vingtaine de Bissau-Guinéens. Dimanche, trois Russes et plusieurs marins africains ont été vus par les journalistes, qui n’ont pas eu l’autorisation de leur parler ni de monter sur le bateau.

Selon le ministre Haïdar El-Ali, le bateau «a d’abord été observé» dans les eaux sénégalaises par un avion militaire français qui assiste la Direction de la surveillance et de la protection de la pêche au Sénégal (DPSP) pour la surveillance des côtes.

Il a été arraisonné dans le sud du Sénégal, «dans la zone commune, une zone que nous partageons avec la Guinée-Bissau» et lors de l’opération, «le commandant du bateau a refusé d’obéir à la Marine nationale (…) Nous avons envoyé des commandos qui les ont obligés à venir ici» à Dakar, a-t-il expliqué.

«En réalité, la loi (actuellement en vigueur au Sénégal concernant le secteur de la pêche) ne nous permet pas d’être répressifs» à la hauteur de la situation, «c’est pour cela que nous allons introduire un décret, pour que ces navires soient saisis, que les navires étrangers qui viennent piller nos ressources soient saisis et soient la propriété de l’Etat sénégalais», a encore indiqué Haïdar El-Ali.

«Une étude de l’USAID – la coopération américaine – a établi que le Sénégal perd tous les ans 150 milliards de FCFA (près de 228,7 millions d’euros) du fait de ces bateaux qui pêchent de manière illicite, donc de ces bateaux qui pillent nos ressources. (…) Il y a une cinquantaine de navires pareils qui sont au large de nos côtes, qui rentrent frauduleusement de temps en temps. Et nous ne permettrons pas cela», a-t-il affirmé.

Source : AFP du 05/01/2014


Pêche illégale : La Russie en eaux troubles à Dakar

La Russie pourrait être passible d’une sanction lourde. Le chalutier russe Oleg Navdenov vient d’être convoyé à Dakar pour arraisonnement dans les eaux sénégalaises.

Selon le quotidien d’information L’As, il avait été surpris en mars 2012 par Greenpeace en pleine activité dans une zone interdite de pêche, avant d’être arraisonné par la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP). Au temps, le navire qui refusait de faire amende honorable de se ranger, a été de nouveau pris dans les filets de la marine marchande.

Suite à son arraisonnement samedi dernier, l’État du Sénégal envisage de le saisir en prime d’une amende de quatre-cent (400) millions de Francs cfa qu’il compte lui infliger. A en croire le journal, les autorités russes ne sont pas prêtes à se livre à un bras de fer avec Dakar. Et seraient même prêts à se plier aux desiderata des autorités sénégalaises pour parvenir à un dénouement heureux de l’affaire.

Des sources proches du dossier soutiennent le propriétaire du navire serait même d’accord pour payer les sommes réclamées par l’État du Sénégal.

« La partie russe n’a jamais refusé de payer », a rassuré une source proche de l’équipage du bateau qui parle de quelques incompréhensions autour de cette affaire.

Source : Seneweb.com du 06/01/2014

 

Un chalutier russe, surpris en pleine pêche illégale dans les eaux sénégalaises, a été arraisonné par Dakar dimanche. La côte ouest africaine, réputée pour ses ressources halieutiques, attire de nombreux navires étrangers

Source : http://www.france24.com/fr/20140106-senegal-dakar-peche-russie-navires-etrangers-vol-ressources-poissons/ (France 24.com du 06/01/2014)

 

Communiqué de presse des pêcheurs artisans / Mareyeurs / UPAMES / GAIPES

HALTE AUX NAVIRES PIRATES RUSSES !

Des navires pirates russes ont été surpris en flagrant délit de pêche illicite dans les eaux territoriales sénégalaises.

Les acteurs de la pêche ont décrié depuis 3 ans cette activité de pêche qui viole les lois sénégalaises, appauvrit les pêcheurs artisans et affame nos populations.

Durant la nuit du 04 au 05 janvier 2014, la Marine sénégalaise et  les services de surveillance du Ministère de la Pêche ont arraisonné le navire OLEG NAYDENOV pour le conduire au port de Dakar.

La Coalition des Acteurs de la Pêche adresse ses vives félicitations à Monsieur le Président de la République, Chef des Armées, pour le soutien apporté au Ministre des Pêches Monsieur HAYDAR El Ali, qui a adopté une position courageuse et patriotique dans la gestion de ce dossier.

Nous soutenons sans réserve les décisions prises par nos autorités et invitons les presse nationale et internationale, ainsi que tous les patriotes à venir assister à la conférence de presse que les acteurs organisent le jeudi 09 janvier 2014 à 09 heures à Terrou-bi.

La Coalition

Source : Communiqué de Presse du 07/01/2014


Journée mondiale de l’océan

Photo : A.P.S.

Les gouvernements de la sous-région invités à une meilleure gestion des ressources marines

La Journée mondiale de l’océan a été célébrée samedi à Joal-Fadiouth (Mbour, ouest) sous le signe de « l’espoir et de la responsabilité’’, à l’initiative de l’ONG Greenpeace Afrique qui, avec les acteurs de la pêche artisanale, a invité les populations et les acteurs de la sous-région ainsi que les gouvernements à agir avec détermination, pour une meilleure gestion des ressources marines.

« L’exploitation des ressources marines s’est effectuée de manière intensive, aux dépens des écosystèmes. Les activités des chalutiers pélagiques étrangers, l’utilisation d’engins de pêche prohibés, tels que les mono-filaments, les filets dormants, la dynamite, etc., n’ont fait qu’aggraver la situation alarmante pour les stocks de poissons’’, a déclaré Marie Suzanne Traoré, chargée de campagne océans pour Greenpeace Afrique.

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Alerte sur une houle en cours sur la Grande-Côte et Dakar & sur la Petite Côte

Photo : David Tasei

 

 

Le Service de météorologie marine de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a lancé, jeudi 28/02/13, une alerte sur une ‘’houle dangereuse en cours, de secteur Nord-ouest pouvant atteindre ou dépasser 3 mètres sur la Grande-Côte (entre la presqu’île du Cap Vert et Saint-Louis) et Dakar.

La fin de l’avis est ‘’prévue vendredi 01/02/13 à 6 heures’’, précise-t-il dans son bulletin météorologique pour la navigation et la pêche côtière dont copie est parvenue à l’APS.

 

Source : A.P.S.

 

 

La grande côte sénégalaise, qui va de Dakar à Saint-Louis, connaîtra mardi 05/03/13, à partir de 18 heures, « une mer très forte », avec une houle pouvant atteindre ou dépasser trois mètres et demi, annonce l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) dans un bulletin reçu à l’APS.

Sur la petite côte – de Dakar à Joal-Fadiouth – et la Casamance (Sud), la mer sera « agitée » voire « forte », avec une houle pouvant atteindre ou dépasser deux mètres et demi, prévient l’ANACIM.

 

Source : A.P.S.

 

 

 

 


Mbour : des acteurs du secteur annoncent le dépôt d’un mémorandum

Photo : Ivano Trabalza

 

Des acteurs de la pêche artisanale comptent exposer leurs préoccupations aux nouvelles autorités à travers un mémorandum qu’ils vont leur soumettre prochainement

 

Ces responsables, constitués de pêcheurs, de mareyeurs, de femmes transformatrices et écailleuses, venus de Fass Boye, Kayar, Nianing, Ngaparou, Mbour, entre autres localités, ont pris part samedi à une journée de réflexion qui a fait le diagnostic du secteur.

‘’Nous voulons montrer aux nouvelles autorités qui viennent d’être installées que nous avons des préoccupations, des constats et des souhaits’’, a indiqué l’un des initiateurs de la rencontre, Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM).

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La météo déclenche une alerte en mer jusqu’à Samedi 21-01-12

Photo : David Tasei

 

 

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a déclenché une alerte en mer depuis jeudi soir et recommande ‘’prudence et vigilance’’ aux pêcheurs et autres usagers de la mer .

 

« L’alerte en mer en cours au large de nos côtes, la Grande côte, la Petite côte, les Iles du Saloum et la Casamance (sera maintenue) jusqu’au samedi 21 janvier 2012 a 18 heures’’, précise l’ANACIM, dans un communiqué transmis à l’APS.

 

L’ANACIM fait état d’une ‘’mer agitée à forte avec une houle de secteur nord associée à des vents qui souffleront nord est pouvant atteindre 50 a 60 km/h ».

 

 

Source : A.P.S.

 

 


Le GAIPES répond aux accusations du Ministre de l’Economie Maritime

Photo : Aprapam

 

Attaque contre l’Etat sur les autorisations de pêche aux navires étrangers

Khouraïchi THIAM se « défoule » sur le GAIPES

Face aux députés hier à l’Assemblée Nationale, Khouraïchi THIAM, Ministre de l’Economie Maritime, n’a pas caché sa colère contre le GAIPES qui mène un combat farouche contre l’Etat sur les autorisations de pêche accordées aux navires étrangers. Notant que la gestion des ressources halieutiques est du ressort de l’Etat, le Ministre signale que « les armateurs n’ont de leçon à donner à personne ».

 

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Revue de Presse

Base de données régionales sur les Tortues

 

 

Les points focaux « tortues » de six pays WAMER (West African Marine Eco Region) sont à Dakar pour les besoins d’une formation de quatre jours, du mardi 1er au vendredi 4 novembre 2011, sur la base de données régionale « Tortues », un programme lancé en 2008 par le World Wide Fund (WWF) pour assurer la conservation de cette espèce marine en Afrique de l’Ouest.

Des points focaux « Tortues » venus de Gambie, du Cap-Vert, de Guinée, de Mauritanie, du Sénégal et de Guinée-Bissau sont en conclave à Dakar depuis mardi passé 1er novembre 2011 pour les besoins d’une formation sur la base de données régionale sur les tortues marines qui sont menacées de disparition à cause de la surpêche. « Améliorer le statut de conservation des tortues, réduire leur mortalité, conserver les sites et les habitats, améliorer les connaissances sur les tortues marines, renforcer la collaboration sous-régionale dans la protection de cette espèce menacée », tel est le plan d’action décliné par le programme de conservation des tortues lancé depuis 2008 dans les pays WAMER par le WWF.

Dr Mamadou Diallo, Chargé de programme WWF, a signalé que les principaux résultats attendus de ce programme consiste à « l’intégration de la protection des tortues marines dans la politique de chaque pays de la sous-région, l’amélioration du niveau de conscientisation des populations (par exemple, après un travail de sensibilisation et de communication à Joal où la tortue était fortement consommée, une baisse de 80 % des captures a été constatée), le renforcement des échanges d’information, l’échange de résultats de recherche et d’expériences, la mise en place d’un réseau formel sur les tortues marines ».

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Une trentaine de pirogues détruites par les vagues à Kayar

Photo : David Tasei

 

Des vagues de 6 à 5 mètres ont détruit une trentaine de pirogues à Kayar durant la nuit du samedi au dimanche 23 octobre aux environs de 2 heures du matin. Selon un témoin interrogé par la radio Sud Fm, il y a eu un mauvais temps. «La mer était tellement houleuse et nous avons vu des vagues de 6 à 5 m» a-t-il relevé. Il a confié qu’il «il y a 5 à 6 pirogues à filets tournants qui sont complètement détruites. Une trentaine de petites pirogues de 5 à 7 mètres qui sont aussi détruites».

 

Papa Mamadou Diery DIALLO

 

Source : PressAfrik.com

Entre 11 et 26 millions de tonnes de poisson sont pêchées illégalement chaque année dans le monde

 

15% des prises relèvent de la pêche illégale, selon les eurodéputés

 

Entre 11 et 26 millions de tonnes de poisson sont pêchées illégalement chaque année dans le monde, soit 15% des prises totales, a appris l’APS lundi à Dakar, de source proche du Parlement européen.

Cette mauvaise pêche compromet les stocks et détruit l’environnement, obligeant la Commission parlementaire des pêches a adopté des mesures pour renforcer et mondialiser la lutte.

‘’L’Europe a une responsabilité particulière au vu de sa flotte et de la taille de son marché, le plus grand du monde’’, reconnaissent les eurodéputés.

Les deux-tiers des océans ne relèvent d’aucune juridiction nationale, les zones économiques exclusives ne s’étendant qu’à 200 milles nautiques des côtes des Etats, souligne le Parlement européen.

Pour préserver les ressources halieutiques et protéger l’environnement marin, l’institution invite les grandes organisations internationales (Union européenne, Nations unies et organisations régionales) à développer une stratégie globale et commune.

‘’L’Union européenne doit faire davantage en vue de promouvoir une coopération internationale efficace pour lutter contre la pêche illégale’’, estime la Suédoise Isabella Lövin (Verts), qui prépare la position du Parlement.

‘’Nous devons empêcher les armateurs sans scrupules de changer de pavillon pour fuir leurs responsabilités. Alors que de nombreux stocks de poissons sont déjà sérieusement menacés, la pêche illégale pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase.’’

 

 

Source : A.P.S.

 

 

 

Revue de presse sur la pêche artisanale durant l’hivernage

Pénurie de poisson à Dakar : Les mareyeurs de Ouakam accusent les bateaux étrangers

Photo : Aprapam

 

Le poisson est très rare sur le marché sénégalais par ces temps qui courent. Et, des mareyeurs rencontrés au quai de Ouakam en imputent la responsabilité aux navires étrangers à qui le gouvernement a délivré des autorisations de pêche dans nos eaux.

Le poisson est en manque à Dakar. En cette période de Ramadan où les Sénégalais ont besoin, pour certains, d’un bon riz au poisson après la rupture du jeune, ce fruit de mer se fait rare sur le marché. Au quai de Ouakam, l’ambiance est calme en cette matinée. Hormis les enfants qui s’ébattent dans l’eau et le bruit des vagues, le lieu est plongé dans un calme plat, chose pas habituelle pour un endroit comme celui-ci. Sur une place de la côte, des mareyeurs, allongés sur le sol, dorment à poings fermés. Ils n’ont pas été en mer aujourd’hui. Pour cause, le poisson est en manque. Sous un hangar, un groupe de poissonnières scrutent l’horizon dans l’espoir de voir accoster une pirogue regorgeant de poissons, et surtout à moindre coût, qu’elles pourraient ensuite aller revendre au marché. D. Cissé est l’une d’entre elles. A l’instar de ses autres collègue vendeuses de poisson présentes sur le quai, elle se nourrit d’espoir. « Le poisson se fait très rare ces temps-ci. De ce fait, les prix ont augmenté », explique-t-elle.

Un groupe d’adultes s’affairaient autour d’une pirogue renversée de l’autre côté de la plage. Ce sont les doyens, responsables de ce quai de pêche. Daouda Ndiaye est l’un d’eux. Il est le président du quai de pêche de Ouakam. ‘Il y a pénurie de poisson parce que les bateaux étrangers ont tout pris. Ils se permettent même de venir pêcher dans notre zone » s’indigne-t-il. Avant de poursuivre : « A cela s’ajoute la faible pluviométrie de cette année. Ce qui fait donc que les poissons ne remontent pas beaucoup à la surface ».

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Revue de presse de l’APS (Agence de Presse Sénégalaise) du 05 Août 2011

Photo : Aprapam

 

Risque d’impact des changements climatiques sur la crise de la pêche

 

 

Les changements climatiques peuvent avoir un fort impact sur la crise de la pêche qui sévit dans la sous-région ouest-africaine, a prévenu Cheikh Guèye, coordonnateur régional du Programme « adaptation des politiques de pêche aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest’’ (APPECCAO).

M. Guèye s’exprimait, vendredi à Saly, à l’ouverture d’une réunion sur la pêche et les changements climatiques qui se tient sous l’égide du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’Ouest (REPAO).

« Les changement climatiques vont venir impacter encore plus fortement sur cette crise généralisée de la pêche et avoir un impact considérable en terme de sécurité alimentaire sur les populations, de revenus pour les Etats et d’emplois et de multiples autres conséquences », a-t-il averti.

Selon lui, « si on ne fait pas attention, si on ne développe pas des actions d’adaptation tout de suite et maintenant, les changements climatiques peuvent tuer la pêche définitivement’’.

Ces changements ‘’constituent une menace encore plus importante que ce qu’on appelle aujourd’hui la surpêche, les accords de pêche et toute autre pratique décriée parce que considérés comme des menaces extrêmement graves pour la pêche ».

 

Source : A.P.S.

 

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