Journée de réflexion sur l’agrément National

Photo : Aprapam

 

 

Mbour, le 14/12/2012

Communiqué de presse

 


L’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale de Mbour (APRAPAM), en partenariat avec la Direction des Industries de la Transformation de la Pêche (DITP) et le Réseau des Journalistes de MBOUR pour la Pêche et l’Environnement (RJMPE) organise une journée de réflexion sur l’agrément national, le mardi 18  décembre 2012 au Centre Abbé David Boilat de Saly Carrefour à 9H00.

 

Le Sénégal est agréé par l’Union Européenne, suite à une mission de l’Office Alimentaire Vétérinaire (OAV), pour l’exportation des produits de la pêche vers les pays européens depuis 1996-97. A ce jour, le contrôle et l’inspection des produits et des locaux de travail sont dévolus à la DITP qui est à ce titre l’autorité compétente.

En janvier 2010, une nouvelle réglementation sur la pêche INN est entrée en vigueur dans les pays tiers et qui exige la présentation avant exportation d’un certificat de capture.

Dans une perspective d’un maintien de l’agrément national, au bénéfice de toute la population sénégalaise, l’APRAPAM, en collaboration avec la DITP et le RJMPE ont décidé de porter cette journée de réflexion sur les enjeux et préoccupations actuels pour sortir des propositions pouvant rendre pérenne cet agrément qui sera le bonheur de toute la communauté sénégalaise.

 

 

 

Plan d’accès Centre David Boilat : PlanAccèsDavidBoilat.PDF

 

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Sauvez l’agrément du Sénégal !

 

 

Jusqu’où le Ministère de l’Economie Maritime (MEM) compte nous mener ?

 

L’agrément du Sénégal pour l’exportation des produits de la pêche vers le marché européen date de 1996. Et depuis l’Office Alimentaire Vétérinaire (OAV) effectue tous les quatre ans une mission à des fins d’évaluation.

Si cet agrément était tout à fait sanitaire au début, une nouvelle disposition sur la pêche Illégale Non déclarée Non réglementée (INN) est entrée en vigueur depuis le premier janvier 2010 dans le pays tiers.

L’un dans l’autre, un manquement à ces dispositions constituerait forcement une menace à notre agrément nationale.

Les professionnels n’attendent moins du Ministère de l’Economie Maritime (MEM)  que l’application des dispositions du code de la pêche maritime, la bonne gouvernance du secteur de la pêche, mais ne saurait cautionner ce qui n’est pas prévu par ces dispositions. Depuis le ministère parle d’autorisation de pêche accordée à des navires étrangers aux larges des eaux sénégalaises. Hors il n’est de secret que ces bateaux opèrent en deçà des 6000 miles et sont aperçus à vue d’œil par les professionnels de la pêche artisanale de la petite cote.

Que dire de ces deux bateaux russes parmi les bateaux qui avaient bénéficié d’autorisation qui sont récemment arrêtés pour opération illégale et quelle est la suite qui leur est réservée ?

A quels chiffres se fier sur le tonnage pêché par les bateaux étrangers ? D’après les sources du MEM  40 milles tonnes selon le précédent Directeur des Pêches Maritimes pour une valeur de 640 millions de franc cfa ;  52 milles tonnes selon l’actuel Directeur pour une valeur de 850 millions de franc cfa.

Devons attendre de recevoir une notification de l’Union Européenne  pour agir ou avoir une capacité d’anticipation ?

La pêche constitue pour nous professionnels notre gagne pain que nous devons pérenniser  par une gestion saine et durable. L’administration des pêches  a obligation de  définir la politique d’une bonne gestion des pêcheries. Les professionnels de la pêche en général ceux de la pêche artisanale en particulier ne sauraient militer à toute autre action allant dans le sens de la mal gouvernance du secteur.

 

Gaoussou GUEYE

 

Octroi des licences de pêche : le CONIPAS craint de ’’perdre’’ le marché européen

L’octroi des licences de pêche controversées à des chalutiers étrangers inquiète le Conseil national des pêcheurs artisans du Sénégal (CONIPAS) qui évoque de la menace qui pèse sur l’agrément du Sénégal, qui pourrait lui faire perdre son principal marché d’exportation, indique un communiqué reçu à l’APS.

 

Photo : Ivano Trabalza

 

‘’Une délégation de l’Union européenne a rencontré le ministère de la Pêche du Sénégal et des représentants du secteur de la pêche, pour les informer qu’elle menait des investigations sur les conditions de la présence des chalutiers étrangers pêchant les petits pélagiques dans les eaux sous juridiction sénégalaise’’, précise la même source

Elle souligne que la rencontre entrait ‘’dans le cadre des dispositions du règlement européen de lutte contre la pêche INN’’.

« La délégation de l’UE a exposé les risques de retrait de l’agrément communautaire pour l’exportation des produits halieutiques sénégalais, et de désignation du Sénégal comme état non coopérant au regard des dispositions de la réglementation INN, compte tenu, notamment, de la non conformité des autorisations de pêche accordées aux chalutiers étrangers avec la loi sénégalaise », mentionne le texte.

Le CONIPAS rappelle que le marché européen est son principal marché d’exportation, en particulier pour la pêche artisanale qui contribue pour plus de 70% aux exportations’’.

 

Assane DEME

Source : APS