Voix de la pêche artisanale africaine

Photo : CAOPA

 

COUP DE PROJECTEUR SUR LES ACTEURS DE LA PÊCHE ARTISANALE

Du Sénégal au Togo, en passant par la Guinée-Bissau, la Mauritanie, la Tunisie et le Ghana, tra- vailler dans la pêche artisanale maritime, c’est, au quotidien, vivre le même attachement à la mer et faire face aux mêmes défis.

Entre Septembre 2014 et Novembre 2015, le Réseau des Journalistes pour une Pêche Responsable et durable en Afrique de l’Ouest (rejoprao), en collaboration avec la caopa, est allé à la rencontre des acteurs de la pêche artisanale dans ces six pays.

A chaque étape, nous avons multiplié les visites de sites, les échanges en groupe, les entretiens indi- viduels et la recherche documentaire. L’objectif étant clairement de comprendre et de décrire avec honnêteté les situations dans lesquelles les acteurs de la pêche artisanale exercent leur activité et les défis auxquels ils font face. Pour montrer qu’au-delà des statistiques, généralement peu fiables, relayées un peu partout, la pêche artisanale africaine, c’est avant tout des hommes et des femmes qui demandent à se faire entendre.

Construit autour d’une série de six reportages de terrain, ce rapport leur donne la parole. Ces femmes et ces hommes disent leurs craintes et leurs espoirs pour l’avenir de leur métier. Nous ap- portons une part de vérité sur la pêche artisanale. En aucun cas nous ne prétendons que ce rapport est une description complète des situations dans les pays visités.

Notre gratitude va à tous ceux et celles qui ont contribué de différentes manières à la production de ce rapport.

 

APPEL POUR UNE ANNEE AFRICAINE DE LA PECHE ARTISANALE

La grande majorité des 12,3 millions d’africains qui dépendent de la pêche et de l’aquaculture pour vivre sont issus du secteur de la pêche artisanale : plus de 7,5 millions d’hommes et 2,3 millions de femmes sont actifs dans le secteur de la pêche artisanale africaine et fournissent un revenu à des millions de familles en Afrique.

La contribution de la pêche au pib de tous les pays africains a atteint l’an dernier environ 1.910.000 millions US$, avec une contribution de la pêche artisanale marine et continentale repré- sentant plus de la moitié de ce chiffre. Cela montre que la pêche artisanale stimule les économies locales, particulièrement lorsqu’elle est soutenue par des politiques visant à assurer une protection sociale et à promouvoir le bien-être des communautés côtières.

En rendant le poisson, – source de protéines, d’acides gras, de vitamines, de minéraux-, dis- ponible à bas prix pour plus 200 millions de personnes en Afrique, les femmes et les hommes du secteur de la pêche artisanale africaine contribuent grandement à la sécurité alimentaire. Le poisson représente en moyenne 22 % de l’apport en protéines en Afrique subsaharienne; toutefois, dans les pays africains les plus pauvres, ce niveau peut dépasser les 50 %.

Cette importance de la pêche artisanale pour la sécurité alimentaire, les économies nationales et l’emploi en Afrique et ailleurs, est de plus en plus reconnue par les décideurs. L’adoption, en Juin 2014, des Directives volontaires de la fao pour assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et l’éradication de la pauvreté (vgssf) a joué un rôle majeur dans cette reconnaissance accrue.

Afin de promouvoir la mise en œuvre de ces Directives au niveau panafricain, la caopa propose que l’Union africaine déclare une Année africaine de la Pêche artisanale, qui serait l’occasion pour toutes les parties prenantes de contribuer à la mise en place, dans les pays africains, de politiques réformées qui offrent un environnement porteur au développement de la pêche artisanale durable.

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Contribution d’APRAPAM pour l’élaboration et la mise en oeuvre du plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

Problématique de la Pêche artisanale en Afrique

Place et rôle de la pêche artisanale en Afrique

La pêche artisanale africaine est un atout des pays africains face aux défis de développement durable, et est de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur en Afrique. Elle stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières. Dans la plupart des régions africaines, la capture et le commerce par la filière pêche artisanale offre un « filet de sécurité alimentaire » aux populations les plus démunies.

Les femmes professionnelles actives dans la pêche artisanale africaine sont présentes à toutes les étapes de la filière.  Elles sont le pilier de la cellule familiale des communautés de pêche artisanale africaines. De par leur place dans les communautés côtières, elles sont amenées à jouer un rôle important, aux côtés des pêcheurs artisans, dans la gestion et la résolution des conflits au sein des communautés de pêche, entre communautés, y compris entre communautés de pêche de pays voisins, notamment à travers des initiatives prises par les professionnels de la CAOPA comme les comités conjoints.

 

Le document de la FAO sur la Situation mondiale de la pêche et de l’aquaculture en 2010 nous renseigne de ce qui suit :

 

Importance de la pêche

Au niveau mondial             / En Afrique

  • Armement :  4,36 millions de bateaux            /               479.600 soit 11% flotte mondiale
  • Nombre de pêcheurs : 54,8 millions               /                3.955.000       7,21 %
  • Nombre de femmes : 15% pêche de capture

80 à 90% pêche Continentale

  • Emplois créés : 660 à 820 millions                    /                              200 millions

10 à 12% de la population mondiale      /     19 à 20 % pop. africaine

  • Echanges internationaux : 10% de l’ensemble des exportations agricoles

Soit 1% du commerce mondial (57millions de tonnes, dont 38 millions pour l’alimentation humaine pour une valeur commerciale de 102 milliards de

dollars US.

  • Pêche artisanale :

90% des personnes pratiquant la pêche de capture

Rôle important dans la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté

 

Problèmes

  • Gouvernance : politiques non adaptées ; implique l’élaboration de politiques de nature à favoriser l’adoption de pratiques et de comportements durables.

  • Insuffisances de capacités institutionnelles.
  • Non intégration de la pêche artisanale dans les politiques nationales et régionales de développement ; ce qui entraîne des obstacles à la pleine réalisation de la contribution potentielle du secteur , ce qui suggère en l’occurrence une réforme de la politique africaine  des pêches et sa mise en adéquation avec les nouvelles directives internationales volontaires pour une pêche artisanale durable et leur prise en compte dans les législations nationales.

Le résultat  de cette démarche contribuera dans une large mesure à pérenniser la pêche artisanale et générer divers avantages, en particulier en matière de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté.

En effet, les Directives Internationales Volontaires pour une Pêche artisanale Durable encouragent :

  • La bonne gouvernance
  • La responsabilité sociale et la solidarité
  • Une approche de développement axée sur les droits de l’homme, l’égalité des   sexes ainsi que le respect et la prise en compte de tous les partenaires
  • Les organes régionaux de pêche :

Principal mécanisme institutionnel permettant aux Etats d’œuvrer ensemble à la pérennisation de leur ressources communes, les organes régionaux ont, pour la plupart d’entre-eux  du mal à s’acquitter de mandats dans biens des cas inadaptés.

  • La Pêche INN :

Les activités qui s’y rapportent compromettent le succès des actions visant à promouvoir la pêche durable et à améliorer l’état d’adaptation des écosystèmes.

Corrélativement, les pays en développement dont les moyens techniques sont souvent restreints, sont les plus durement touchés par ces pratiques qui limitent leur capacité à gérer efficacement leurs pêches, les privent de revenus et compromettent leurs efforts pour renforcer la sécurité alimentaire, combattre la pauvreté, et assurer aux populations locales les moyens d’existence durable.

Tout ce qui précède implique :

  • La coopération internationale
  • Le renforcement des capacités de gestion des pêches des pays en développement pour mettre  en œuvre efficacement les instruments internationaux existants.

Cet ensemble de mesures est une condition essentielle pour pérenniser les pêches et atténuer les répercussions de la pêche INN.

 

Les  contraintes  et défis de la pêche artisanale en Afrique

  • Zones de pêche

L’essentiel de l’exploitation des ressources halieutiques par la pêche artisanale africaine se fait sur quelques dizaines de kilomètres dans la bande côtière, zone fragile menacée par les changements climatiques et par la pression croissante des activités telles que la pêche et les autres usages du littoral.

  • La mauvaise gouvernance dans la pêche affecte la plupart des pays africains

En particulier, il y a un manque de transparence important au niveau de la gestion du secteur de la pêche, le plus souvent préjudiciable aux communautés de pêche artisanale ; des mécanismes formels de consultation et de participation des acteurs de la pêche dans la prise de décision sont, le plus souvent, absents ou inefficaces. Il existe des limites d’ordre réglementaire dans l’arsenal juridique des pêches dans nos pays, y compris en ce qui concerne les pêcheries artisanales, pour pouvoir assurer une gestion transparente, durable et participative de nos pêcheries, au bénéfice des communautés côtières et des populations.

La gouvernance du secteur des pêches est généralement caractérisée par :

  • Des politiques non adaptées ;
  • L’insuffisances de capacités institutionnelles ;
  • La non intégration de la pêche artisanale dans les politiques nationales et régionales de développement ; ce qui entraîne des obstacles à la pleine réalisation de la contribution potentielle du secteur ;
  • Les organes régionaux de pêche qui représentent le principal mécanisme institutionnel permettant aux Etats d’œuvrer ensemble à la pérennisation de leur ressources communes, ont pour la plupart d’entre-eux  du mal à s’acquitter de mandats dans biens des cas inadaptés ;
  • Un système de gestion des pêches non participatif ;
  • Une inégalité dans la répartition et le partage des avantages issus des ressources ;
  • Une influence forte des politiques en faveur d’autres secteurs économiques tels que le tourisme, l’agriculture, l’énergie, l’exploitation minière, le développement d’infrastructures autres que celles liées à la pêche sur les lieux d’exercice des activités de la pêche artisanale.

Il en résulte une marginalisation de la pêche artisanale et des communautés qui en dépendent souvent victimes de rapports de forces inégaux, d’entraves à l’exercice des droits de l’homme au plan civil, politique, économique, social et culturel qui se traduisent notamment par un accès difficile ou limité aux marchés, à la santé, à l’éducation et d’autres services  sociaux de base, des structures d’organisation insuffisantes et une absence de moyens de subsistance.

  • Accords de pêche et Pêche INN

La Pêche INN :

Les activités qui s’y rapportent compromettent le succès des actions visant à promouvoir la pêche durable et à améliorer l’état d’adaptation des écosystèmes. Corrélativement, les pays en développement dont les moyens techniques sont souvent restreints, sont les plus durement touchés par ces pratiques qui limitent leur capacité à gérer efficacement leurs pêches, les privent de revenus et compromettent leurs efforts pour renforcer la sécurité alimentaire, combattre la pauvreté, et assurer aux populations locales les moyens d’existence durable

Les Accords de pêche :

On assiste à la recrudescence des pressions des pays industrialisés en quête de possibilités de pêche dans les pays ouest africains dont les principaux stocks sont pour la plupart surexploitées. Cette surexploitation est exacerbée  par la plupart des accords de pêche signés par les pays ouest africains avec les pays de pêche lointaine. Ces accords sont basés sur l’existence de surplus non avérés qui accentue la surexploitation des ressources halieutiques.

Ces unités industrielles, dans leur  majorité  ne prennent pas en compte dans le cadre de leurs activités dans les pêcheries africaines les impacts plus larges sur les écosystèmes. Cela entraîne  la détérioration des habitats et des écosystèmes, crée des conflits entre les pêcheurs artisanaux et les armements de pêche industrielle. En outre, ces unités de pêche industrielles manquent de transparence et présentent des risques certains pour la durabilité des activités de pêche artisanale, pour la transformation et la commercialisation des produits halieutiques dans notre continent. Cette présence mets en péril la durabilité de nos ressources.

Les autres possibilités d’accès offertes aux bateaux d’origine étrangère, y compris à travers la création de sociétés mixtes ou le recours aux affrètements, sont opaques, ne présentent aucune garantie ni en termes de bénéfices sociaux et économiques attendus par nos pays, ni en termes de contribution à l’exploitation durable de nos ressources.

  • Baisse des performances économiques et sociales de ces pêcheries

Beaucoup de communautés côtières qui dépendent de la pêche vivent dans la pauvreté, sont exclues de la prise de décision et en marge du développement. De plus, d’autres utilisations des ressources marines, ainsi que des activités de pêche non durables menacent la biodiversité, les écosystèmes marins et les communautés côtières qui en dépendent pour vivre. Corrélativement, la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à l’éradication de la pauvreté  et à l’utilisation  durable des ressources est minorée par une mauvaise appréciation et/ou évaluation des réalisations induites.

Un autre phénomène récurrent  est relatif aux effets et impacts des changements climatiques sur les écosystèmes marins et côtiers qui ont des conséquences considérables sur l’abondance et la distribution des poissons, en particulier les petits pélagiques, dont dépendent les populations les plus défavorisées ainsi que leur répercussion sur les communautés de pêche artisanale crée des inquiétudes chez celles-ci sur l’avenir de leurs populations et des activités de pêche artisanale.

Toutes ces contraintes  entraînent une vulnérabilité  au sein des communautés de pêche artisanale en Afrique  particulièrement chez les femmes, qui jouent un rôle central pour garantir la sécurité alimentaire des populations à travers les activités de transformation et de commercialisation des produits de la pêche et, contribuent de façon déterminante au bien-être des familles et à l’éducation des enfants.

Tout ce qui précède implique :

-      La coopération internationale

-   Le renforcement des capacités de gestion des pêches des pays africains  pour mettre  en œuvre efficacement les instruments internationaux existants.

Cet ensemble de mesures est une condition essentielle pour pérenniser les pêches et atténuer les répercussions de la pêche INN.

 

  • Possibilité d’amélioration de la situation de la pêche artisanale en Afrique en

perspective

L’amélioration de la situation de la pêche artisanale en Afrique requiert l’impérieuse nécessité de l’implication des administrations des pêches, des professionnels de la pêche et de leurs organisations, des partenaires au développement, des médias et de toutes les parties prenantes concernées. Celle-ci nécessite par chacun, l’appropriation, de la problématique de la pêche artisanale et son implication dans  la mise en œuvres d’actions tendant à promouvoir le développement durable de ce secteur stratégique pour les pays africains aux plans  économique, social, politique, culturel et environnemental.

A cet égard, l’Afrique jouit de l’opportunité de disposer de deux instruments fondamentaux pertinents :

  • les Nouvelles Directives Internationales Volontaires pour une Pêche Artisanale Durable et ,

 

  • la Réforme des Politiques de Pêche Africaines qui donnent des orientations stratégiques et préconisent  des voies et moyens permettant d’atteindre le but ultime de Développement Durable de la pêche artisanale en Afrique.

 

Photo : Aprapam

Une «  Année Africaine de la Pêche Artisanale ? »

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Revue de presse du 12-06-15

Photo : Ivano trabalza

Oumar Guèye pour le développement de l’aquaculture

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a invité vendredi à Saly (Mbour), les professionnels de la pêche à développer l’aquaculture, ajoutant que 49% de la production halieutique mondiale est aquacole et qu’en 2030 de la production halieutique mondiale sera aussi aquacole.‘’L’aquaculture permet de faire baisser la forte pression sur la pêche, c’est pourquoi au niveau du gouvernement du Sénégal, nous sensibilisons les acteurs pour aider les pêcheurs artisanaux à prendre conscience de la rareté de la ressource, mais pour autant, nous mettons l’accent sur le développement de l’aquaculture’’, a-t-il indiqué.M. Guèye présidait les travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale; La rencontre est à l’initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) dont le siège est basé à Mbour. »La ressource halieutique des pays africains est menacée, d’où la nécessité d’organiser le secteur de la pêche artisanale qui, de l’avis de M. Guèye, doit évoluer, avec notamment la mise en place de plans d’aménagement de pêche et la protection espèces les plus menacées ».Pour lui, en adoptant, en juin 2014, les Directives volontaires pour une responsable et durable, la FAO vise à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté.‘’La FAO cherche également à renforcer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à la nutrition, à favoriser le développement équitable et à améliorer la situation socioéconomique des communautés de pêche artisanale ainsi que la gestion durable et responsable des pêches’’, a fait remarquer Oumar Guèye, qui a également procédé à l’inauguration du siège de la CAOPA. La rencontre de deux jours pour laquelle la FAO et l’Union africaine (UA) prennent part, est appuyée par la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSCN), l’ONG allemande ‘’Pain pour le monde’’ (PPM), la Coalition pour des accords de pêche équitables (CAPE), basée à Bruxelles (Belgique), le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine de l’Afrique de l’Ouest (PRCEM).

Source : A.P.S.

 

Oumar Guèye annonce un programme de quais de pêche modernes

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé vendredi, à Saly (Mbour), la mise en place d’’’un ambitieux programme’’ de construction de quais de pêche modernes, qui seront orientés vers l’exportation de produits halieutiques.‘’Grâce à l’intervention de Sa majesté, le roi Mouhamed VI du Maroc, nous sommes en train de construire un quai de pêche à Soumbédioune (Dakar). Et très prochainement, nous allons poser la première pierre de celui de Yoff ainsi que d’autres à Pointe-Sarène, Ngaparou (Mbour)’’, a signalé M. Guèye.Il présidait le démarrage des travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale, Oumar Guèye a également annoncé la réalisation d’infrastructures modernes de transformation des produits issus de la mer au profit des femmes. Il a indiqué que  »des moyens importants sont en train d’être mis en œuvre pour la sécurité des pêcheurs en mer ». ‘’Nous perdons beaucoup de pêcheurs, 95, par an. C’est trop ! (…) Et pour le moment, le meilleur moyen pour lutter contre l’insécurité des pêcheurs c’est de les équiper en gilets de sauvetage’’, a estimé M. Guèye, qui a annoncé, à cet effet, que son département attend 20 mille gilets de sauvetage de la part de la Banque mondiale

Source : A.P.S.

 

Pêche et aquaculture: 10% des acteurs sont en Afrique (FAO)

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Au total 10% des personnes engagées dans la pêche et l’aquaculture, dans le monde, se trouvent en Afrique, qui est ainsi le deuxième continent, après l’Asie, en termes d’emplois offerts par ce secteur, selon la FAO.  »La vaste majorité de ces 12,3 millions de personnes vivant de la pêche en Afrique sont dans le secteur de la pêche artisanale’’, indique la FAO, dans un document remis à la presse, vendredi à Saly (Mbour), à l’occasion d’un atelier de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) sur le plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale.

 »7,5 millions de pêcheurs, ainsi que 2,3 millions de femmes y trouvent leur gagne-pain, soit 9,8 millions. Ces emplois fournissent un revenu et des moyens de vie à des millions de familles en Afrique’’, souligne la FAO, précisant que  »la pêche artisanale est, de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur ».

Selon une étude de la FAO, la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture réalisée en 2014, notamment sur la valeur des pêcheries africaines, la contribution de la pêche au PIB de tous les pays d’Afrique a atteint 1 909 514 millions de dollars, avec une contribution de la pêche artisanale et continentale qui représente plus de la moitié de ce chiffre.

‘’La pêche artisanale stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières’’, souligne la FAO.

 

Source : A.P.S.

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