La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

ATTEINDRE LES OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DURABLE

 

 

 

Les sociétés humaines sont confrontées à un immense défi: assurer un approvisionnement en nourriture et des moyens d’existence à une population qui dépassera largement les neuf milliards au milieu du XXIe siècle, tout en faisant face aux incidences disproportionnées du changement climatique et de la dégradation de l’environnement sur la base de ressources. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030) et ses 17 objectifs de développement durable (ODD) offrent une approche unique, transformative et intégrée qui consiste à engager le monde sur la voie de la durabilité et de la résilience, sans qu’il y ait de laissés-pour-compte.

L’alimentation et l’agriculture sont essentielles à la réalisation de l’ensemble des ODD, et nombre d’entre eux intéressent directement la pêche et l’aquaculture, en particulier l’ODD 14 (Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable). En juin 2017, l’Organisation des Nations Unies (ONU), encouragée par l’intérêt grandissant du public et des responsables politiques, a tenu à New York la Conférence sur les océans, une manifestation de haut niveau destinée à appuyer la mise en œuvre de l’ODD 14. Peu après, Peter Thomson (Fidji) a été nommé Envoyé spécial pour les océans par le Secrétaire général de l’ONU et des communautés d’action en faveur des océans ont été créées. Ces communautés sont une initiative dont le but est de suivre la réalisation des 1 400 engagements volontaires enregistrés et annoncés à la Conférence sur les océans.

Dans La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2018, l’accent est mis sur la contribution critique de la pêche et de l’aquaculture à l’alimentation et à la nutrition et également à l’emploi, plusieurs millions de personnes, dont beaucoup peinent à maintenir leurs moyens d’existence à un niveau acceptable, étant tributaires de ce secteur. En 2016, la production totale du secteur a atteint un niveau record de 171 millions de tonnes – 88 pour cent de la production était destinée à la consommation humaine directe – grâce au niveau relativement stable de la production de la pêche de capture, à la réduction du gaspillage et à l’essor continu de l’aquaculture. Ce niveau de production exceptionnel s’est traduit par un niveau de consommation par habitant record (20,3 kg en 2016). Depuis 1961, la croissance annuelle mondiale de la consommation de poisson est le double de la croissance démographique, ce qui montre que le secteur de la pêche est déterminant dans la réalisation de l’objectif de la FAO – libérer le monde de la faim et de la malnutrition. La croissance annuelle du secteur aquacole est en baisse depuis quelques années, mais elle demeure importante dans certains pays, en particulier en Afrique et en Asie.

Le secteur contribue de plus en plus à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté.

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LA PRODUCTION DE FARINE DE POISSON : enjeux pour les communautés côtières ouest africaines

INTRODUCTION

Traditionnellement, l’Association Pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime organise chaque année depuis 2010 un forum sur une thématique d’actualité de la pêche en général et de la pêche artisanale en particulier.

Dans la plupart des forums de l’APRAPAM, la sardinelle a occupé une place de choix. Le septième forum de cette année portant sur le thème : « La production de farine de poisson ; Enjeux pour les Communautés Côtières Ouest-africaines » conforte les inquiétudes exprimées lors du cinquième forum tenu en 2015 portant sur le thème :  » Enjeux de l’exploitation et de la valorisation des ressources pélagiques et de la place de celles-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels » . Lors du 5ème forum en 2015, le rôle et l’importance des petits pélagiques dans la sécurité alimentaire et dans les emplois en pêche artisanale ont été analysés, ainsi que les conséquences d’une exploitation irresponsable, d’une valorisation incontrôlée des ressources pélagiques sur la durabilité de la pêche.

Deux ans après, le constat se traduit par une augmentation de l’implantation des usines presque toutes exclusivement tournées vers la production de farine de poisson aussi bien au Sénégal que dans les autres pays de la sous-région comme la Gambie et la Mauritanie, auxquelles s’ajoutent des unités informelles et artisanales s’adonnant à cette activité.

La conséquence de la prolifération incontrôlée de cette activité se traduit par des impacts néfastes sur la ressource, la sécurité alimentaire et les emplois, l’environnement et la santé publique des riverains de ces unités de production de farine de poisson. La matière première pour la farine est presque exclusivement constituée de sardinelle, espèce qui est aujourd’hui la principale source de protéines d’origine animale, d’emplois et de revenu des professionnels de la pêche artisanale et des populations de la sous-région.

Au demeurant, cette espèce constitue « un filet de stabilité sociale » dans les pays de cet espace géographique qui de plus, est une ressource partagée pour laquelle les modes d’exploitation et d’utilisation appellent à plus de discernement et de précaution nécessitant une harmonisation des mesures d‟exploitation et de gestion de la part des Etats.

Au niveau mondial, la farine de poisson est majoritairement produite dans les pays de la côte ouest d‟Amérique du Sud (Pérou, Chili), du Nord de l‟Europe (Danemark) que rejoignent aujourd’hui les pays d‟Asie comme le Vietnam et la Chine. De nos jours, ce pays est le plus gros importateur au monde, principalement à partir du Pérou, mais aussi des USA, du Chili, de la Mauritanie, de l‟Equateur, de la Russie et du Mexique.

Traditionnellement, on utilisait d‟une part des espèces pour lesquelles il y a peu de demande en consommation humaine directe (comme l’anchois au Pérou) et d’autre part, des excédents de captures, des rejets de pêche et des résidus de transformation.

Aujourd’hui, en raison d‟une demande accrue sur les principaux marchés internationaux, offrant des prix très rémunérateurs, les usines de farine de poisson se multiplient, y compris en Afrique de l’Ouest.

La farine de poisson est utilisée pour l’alimentation des animaux aussi bien terrestres (porcs, poulets…) que marins. La production mondiale est destinée pour 46% à l’aquaculture, 24% à l’alimentation des porcs, 22% aux ruminants, et le reste aux animaux domestiques et produits pharmaceutiques. La farine de poisson entre pour environ 68% dans la fabrication de l’aliment aquacole qui sert à l’alimentation des poissons d’aquaculture.

 

Photo : Aprapam

 

PROBLEMATIQUE DE LA PRODUCTION DE LA FARINE DE POISSON

Les dangers liés à l’implantation croissante d‟usines de production de farine de poisson en Afrique de l’Ouest incluent principalement :

 

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Poissons, l’élevage vide les océans

Les poissons d’élevage sont souvent nourris avec de la farine produite à base de poissons sauvages. Un processus qui vide les mers et qui désorganise toute une économie en Afrique.

 

Photo : Aprapam

 

L’aquaculture est en plein boom. La consommation de poissons d’élevage dépasse celle de poissons sauvages. La particularité de cette industrie est que les élevages sont nourris à base de poissons sauvages. Chaque année, 20 millions de poissons sauvages servent à nourrir d’autres poissons. La farine de poisson est vitale pour l’élevage, mais constitue une menace pour notre biodiversité marine.

De moins en moins de poissons

Les mers du Sénégal sont réputées pour faire partie des eaux les plus poissonneuses du monde. En quelques années, une dizaine d’usines de farine de poissons se sont installées sur les côtes sénégalaises. Dans cette usine, la plupart des farines vont partir vers le Japon. Installé depuis plus de 10 ans, ce producteur sénégalais a vu les concurrents chinois, russes ou encore marocains s’installer. « La pêche et la production ont beaucoup baissé, mais la demande est très forte. Le poisson se fait rare. Maintenant on va jusqu’en Casamance, en Gambie, à n’importe quel moment de l’année », déplore le propriétaire de l’usine.

 

Pour consulter la vidéo de France 2 sur la farine de poissons sauvages : Poissons : l’élevage vide les Océans

 

Source : France 2 France Télévisions.


La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

CONTRIBUER À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET À LA NUTRITION DE TOUS

 

 

La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la nutrition, des revenus ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de 20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la moitié du poisson destiné à la consommation humaine, et d’une légère amélioration de l’état de certains stocks de poissons due à une meilleure gestion des pêches. En outre, le poisson continue d’être l’un des produits alimentaires de base les plus échangés dans le monde, et plus de la moitié des exportations en valeur proviennent de pays en développement. Les rapports récents établis par des experts de haut niveau, des organisations internationales, des entreprises du secteur et des représentants de la société civile soulignent tous la contribution considérable que peuvent, et surtout que pourront dans l’avenir, apporter les océans et les eaux intérieures à la sécurité alimentaire et à la nutrition d’une population mondiale qui devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

C’est dans ce contexte, et avec cette forte attente en toile de fond, que paraît l’édition 2016 du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. La fonction principale de ce rapport, qui est de fournir une analyse éclairée, équilibrée et complète des données mondiales sur la pêche et l’aquaculture et des questions connexes, se trouve renforcée par plusieurs grandes manifestations internationales organisées récemment.

 

Pour consulter le rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêche et de l’aquaculture au format pdf : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture – FAO – 2016.PDF

 

 

Revue de presse du 12-06-15

Photo : Ivano trabalza

Oumar Guèye pour le développement de l’aquaculture

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a invité vendredi à Saly (Mbour), les professionnels de la pêche à développer l’aquaculture, ajoutant que 49% de la production halieutique mondiale est aquacole et qu’en 2030 de la production halieutique mondiale sera aussi aquacole.‘’L’aquaculture permet de faire baisser la forte pression sur la pêche, c’est pourquoi au niveau du gouvernement du Sénégal, nous sensibilisons les acteurs pour aider les pêcheurs artisanaux à prendre conscience de la rareté de la ressource, mais pour autant, nous mettons l’accent sur le développement de l’aquaculture’’, a-t-il indiqué.M. Guèye présidait les travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale; La rencontre est à l’initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) dont le siège est basé à Mbour. »La ressource halieutique des pays africains est menacée, d’où la nécessité d’organiser le secteur de la pêche artisanale qui, de l’avis de M. Guèye, doit évoluer, avec notamment la mise en place de plans d’aménagement de pêche et la protection espèces les plus menacées ».Pour lui, en adoptant, en juin 2014, les Directives volontaires pour une responsable et durable, la FAO vise à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté.‘’La FAO cherche également à renforcer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à la nutrition, à favoriser le développement équitable et à améliorer la situation socioéconomique des communautés de pêche artisanale ainsi que la gestion durable et responsable des pêches’’, a fait remarquer Oumar Guèye, qui a également procédé à l’inauguration du siège de la CAOPA. La rencontre de deux jours pour laquelle la FAO et l’Union africaine (UA) prennent part, est appuyée par la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSCN), l’ONG allemande ‘’Pain pour le monde’’ (PPM), la Coalition pour des accords de pêche équitables (CAPE), basée à Bruxelles (Belgique), le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine de l’Afrique de l’Ouest (PRCEM).

Source : A.P.S.

 

Oumar Guèye annonce un programme de quais de pêche modernes

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé vendredi, à Saly (Mbour), la mise en place d’’’un ambitieux programme’’ de construction de quais de pêche modernes, qui seront orientés vers l’exportation de produits halieutiques.‘’Grâce à l’intervention de Sa majesté, le roi Mouhamed VI du Maroc, nous sommes en train de construire un quai de pêche à Soumbédioune (Dakar). Et très prochainement, nous allons poser la première pierre de celui de Yoff ainsi que d’autres à Pointe-Sarène, Ngaparou (Mbour)’’, a signalé M. Guèye.Il présidait le démarrage des travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale, Oumar Guèye a également annoncé la réalisation d’infrastructures modernes de transformation des produits issus de la mer au profit des femmes. Il a indiqué que  »des moyens importants sont en train d’être mis en œuvre pour la sécurité des pêcheurs en mer ». ‘’Nous perdons beaucoup de pêcheurs, 95, par an. C’est trop ! (…) Et pour le moment, le meilleur moyen pour lutter contre l’insécurité des pêcheurs c’est de les équiper en gilets de sauvetage’’, a estimé M. Guèye, qui a annoncé, à cet effet, que son département attend 20 mille gilets de sauvetage de la part de la Banque mondiale

Source : A.P.S.

 

Pêche et aquaculture: 10% des acteurs sont en Afrique (FAO)

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Au total 10% des personnes engagées dans la pêche et l’aquaculture, dans le monde, se trouvent en Afrique, qui est ainsi le deuxième continent, après l’Asie, en termes d’emplois offerts par ce secteur, selon la FAO.  »La vaste majorité de ces 12,3 millions de personnes vivant de la pêche en Afrique sont dans le secteur de la pêche artisanale’’, indique la FAO, dans un document remis à la presse, vendredi à Saly (Mbour), à l’occasion d’un atelier de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) sur le plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale.

 »7,5 millions de pêcheurs, ainsi que 2,3 millions de femmes y trouvent leur gagne-pain, soit 9,8 millions. Ces emplois fournissent un revenu et des moyens de vie à des millions de familles en Afrique’’, souligne la FAO, précisant que  »la pêche artisanale est, de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur ».

Selon une étude de la FAO, la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture réalisée en 2014, notamment sur la valeur des pêcheries africaines, la contribution de la pêche au PIB de tous les pays d’Afrique a atteint 1 909 514 millions de dollars, avec une contribution de la pêche artisanale et continentale qui représente plus de la moitié de ce chiffre.

‘’La pêche artisanale stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières’’, souligne la FAO.

 

Source : A.P.S.

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