Déclaration de Praia lors de la journée mondiale de la pêche du 21 novembre 2013

Photo : Aprapam

 

Vu la Charte et les Statuts de la CAOPA, qui prennent en considération les conventions, lois et accords internationaux sur l’environnement, sur le travail décent dans le secteur de la pêche, et s’inspirent du Code de Conduite pour une Pêche Responsable de la FAO,

Considérant le Rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement qui a conclu, dès 2008, que le changement climatique exacerbe à la fois les impacts de la pollution et de la surpêche ;

Considérant qu’en Afrique, d’ici 2020, le changement climatique affectera négativement jusqu’à 250 millions de personnes. D’ici la fin du siècle, l’élévation anticipée du niveau de la mer affectera le littoral africain fortement peuplé, et que le coût de l’adaptation pourrait représenter de 5 à 10 % du produit intérieur brut des pays touchés ;

Considérant que les effets du changement climatique sont potentiellement plus importants pour la population des zones côtières des pays en voie de développement que pour celle des pays riches ;

Considérant que l’essentiel de l’exploitation des ressources halieutiques par la pêche artisanale africaine se fait sur quelques dizaines de kilomètres dans la bande côtière, zone fragile menacée par le changement climatique et par la pression d’un nombre croissant d’activités autres que la pêche ;

Considérant les inquiétudes des communautés côtières africaines, et du Cap Vert en particulier, par rapport aux impacts du changement climatique sur l’avenir de leurs communautés ;

Considérant la vulnérabilité particulière des femmes dans la pêche africaine, qui jouent un rôle central pour garantir la sécurité alimentaire des populations à travers les activités de transformation et de commercialisation des produits de la pêche et, contribuent de façon déterminante au bien-être des familles et à l’éducation des enfants.

Constatant que des impacts du changement climatique sur les éco-systèmes marins et côtiers sont déjà observées au niveau de la pêche maritime, en particulier des événements climatiques extrêmes, comme des inondations ou des tempête tropicales, et des changements dans les zones de répartition des stocks de poissons ;

Considérant que le changement climatique aura des conséquences considérables sur l’abondance et la distribution de poisson, en particulier les petits pélagiques, dont dépendent les populations les plus défavorisées.

 

Nous, hommes et femmes des communautés de pêche artisanale africaine, membres de la CAOPA, recommandons à nos états de :

  • Réaliser et partager le résultat d’études visant à évaluer la vulnérabilité et les capacités d’adaptation des communautés côtières par rapport au changement climatique ;
  • Identifier les stratégies et les mesures d’adaptation aux changements climatiques appropriées et les intégrer dans les politiques de pêche, ainsi que dans les politiques de développement économique et de lutte contre la pauvreté aux niveaux national, régional et panafricain ;
  • Sensibiliser les populations, les décideurs et les partenaires au développement sur les effets néfastes du changement climatique sur les communautés côtières qui dépendent de la pêche pour vivre ;
  • Développer des programmes de formation pour renforcer les capacités des parties prenantes à contribuer au processus d’élaboration et de mise en œuvre des mesures d’adaptation au changement climatique ;
  • Veiller à renforcer la prise en compte des intérêts des femmes dans la pêche, afin de renforcer leurs capacités et leur autonomie, agissant ainsi sur des situations initiales inégalitaires entre femmes et hommes.


Déclaration de Praia au format pdf : Déclaration Praia

 


Cette Afrique qui nourrit l’Europe…ce que l’ogre européen répond à Greenpeace

Polémique entre l’Union Européenne et Greenpeace au sujet de la surexploitation des ressources marines en Afrique de l’Ouest

 

 

 

 

 

 

 

Tour en bateau de Greenpeace en Afrique de l’Ouest, Mars 2010. Rapport d’expédition.

Cette Afrique qui nourrit l’Europe. La surexploitation des ressources marines en Afrique de l’Ouest par l’UE : Cette Afrique qui-nourrit l’Europe.pdf

 

Source : Greenpeace.org

 

L’impact et les responsabilités réelles de l’Union européenne dans les mers africaines : Réponse au rapport de l’ONG internationale Greenpeace sur l’impact et les responsabilités de l’Union européenne dans les mers africaines : Réponse au rapport Greenpeace.pdf

 

Source : Délégation de l’Union Européenne en République du Sénégal


Des filets vides, un avenir compromis

Photo : Ivano Trabalza

 

Comment la surpêche et le changement climatique accélèrent la dégradation des richesses marines en Afrique de l’Ouest

 

Pour consulter le rapport Afrique de l’Ouest 2011 de Greenpeace : www.Greenpeace.pdf

ou en téléchargement direct au format PDF : Greenpeace 2011 des filets vides un futur compromis

 

 

Source : Greenpeace Africa

 


Erosion : faire face aux risques côtiers en Afrique de l’Ouest

Agence Sénégalaise de l’information : ASI.info 

Photos : Ivano Trabalza


ASI24 – (Dakar) En vue de réduire les risques liés à l’érosion côtière, onze pays côtiers d’Afrique de l’Ouest se sont dotés d’un schéma directeur d’aménagement du littoral, avec le soutien de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’UEMOA confiera au gouvernement du Sénégal la responsabilité de créer l’Observatoire du Littoral d’Afrique de l’Ouest (OLOA) à qui sera confiée l’animation à l’échelle régionale le suivi du littoral.

Basé sur une carte actualisée et un diagnostic de l’évolution de la zone côtière de la Mauritanie au Bénin, le schéma directeur réalisé par l’UICN, s’accompagne, pour les 179 secteurs identifiés, de recommandations en matière de suivi, d’aménagement et de protection de la côte, en fonction de leur sensibilité à l’érosion côtière et des enjeux sociaux et économiques qui les caractérisent.

La zone côtière ouest africaine a connu au cours des dernières décennies une croissance spectaculaire, et constitue un espace crucial pour l’économie des pays.

L’augmentation de la population et le développement rapide de secteurs tels que la pêche, le tourisme, le transport et l’industrie induit des compétitions pour l’accès aux réserves foncières et aux ressources naturelles, et se traduit dans certains pays par des conflits d’usage, une saturation des territoires côtiers et une dégradation des écosystèmes littoraux.

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