Mbour : visite attendue d’étudiants de l’université de Berne

Photo : Aprapam

 

Des étudiants de l’Université de Berne en Suisse sont attendus mercredi à Mbour (ouest) pour une visite de travail qui s’inscrit dans le cadre de la coopération qui lie l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) avec les institutions et organisations nationales et internationales, a appris l’APS.

‘’[...] En ce qui concerne notre association, ce genre de rencontre permet de faire des échanges d’expériences avec ces organisations, d’une part et, d’autre part, de permettre à ces dernières de découvrir les réalités de la pêche artisanale et autres facettes socioculturelles du secteur avec les contacts qu’ils ont avec les acteurs professionnels’’, explique un communiqué.

Eventuellement, cette visite pourrait être l’occasion de nouer des liens de partenariat et/ou de collaboration à travers des activités visant à améliorer les conditions d’existence et de travail des communautés de pêche artisanale, ajoute le texte.

Pour édition de cette année, le programme porte sur la présentation de l’APRAPAM (missions, objectifs, réalisations, perspectives), celle du secteur de la pêche en général et du sous-secteur de la pêche artisanale en particulier, notamment son importance, ses enjeux, opportunités…

Au cours de leur séjour, ces étudiants et leurs professeurs visiteront de l’aire marine protégée (AMP) de Joal-Fadiouth, avec une activité de plantation de propagules (fruit de palétuvier), en guise de contribution des étudiants à la restauration et la préservation de la mangrove très importante pour la conservation de la ressource halieutique et de l’écosystème marin.

Ils se rendront également au quai de pêche de Joal-Fadiouth pour leur permettre d’avoir un aperçu de l’importante de la pêche artisanale et la nécessité d’avoir des infrastructures adéquates pour une exploitation rationnelle de la ressource, élément fondamental qui participe à la durabilité du secteur, a souligné le vice-président de l’APRAPAM, Chérif Younouss Ndiaye.

Est aussi au programme, une rencontre avec une organisation de professionnels de la pêche artisanale de Nianing, pour connaître le rôle des différents acteurs dans la chaîne de valeurs de la pêche artisanale et l’impact des activités menées à leur profit par l’APRAPAM.

 

Source : A.P.S. (Agence de Presse Sénégalaise) le 10-10-16

 


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Transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal : Quelle stratégie pour le développement durable de la pêche ?

Transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

Quelle Stratégie pour le développement durable de la pêche ?

La transparence est un aspect capital dans la gestion de la pêche. C’est un élément fondamental et indispensable pour assurer un développement durable générateur de richesses et une prospérité partagée par tous. La place importante qu’occupe la notion de transparence dans le secteur des pêches avait amené APRAPAM à organiser plusieurs rencontres sur le thème, dont le « Panel sur la transparence et la cogestion dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal » en novembre 2013.

L’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI) a été lancée au début de l’année 2015. C’est une initiative multipartite qui s’inspire, dans sa conception, de l’ITIE (Initiative de Transparence des Industries Extractives).

Le lancement de la réflexion sur le FITI a eu lieu en Mauritanie et a donné lieu à la Déclaration de Nouakchott signée le 20 Janvier 2015 par Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République islamique de Mauritanie. Le FiTI établira un comité multipartite international avec une représentation égale des gouvernements, du secteur de la pêche et de la société civile. Elle établira les principes, les critères de transparence et des directives de procédure – quelles informations doivent être publiées et de quelle manière.

Un comité multipartite dans chaque pays vérifiera les informations qui seront ensuite publiées par le biais de la FITI, sur une base annuelle.

Le 3 février 2016, à l’invitation du Président de la République Islamique de Mauritanie, les Chefs d’Etats et de Gouvernements, des représentants de haut niveau d’organisations internationales, du secteur privé, de la société civile ainsi que d’autres acteurs du secteur de la pêche se sont réunis à Nouakchott, Mauritanie, pour formellement  lancer l’initiative FiTI.

La Mauritanie s’y est engagée à devenir le premier pays à mettre en œuvre le FITI. La République du Sénégal, par la voix de son Président, Macky Sall, ainsi que la République d’Indonésie et la République des Seychelles ont également décidé de devenir parties de l’initiative FiTI et de commencer le processus de formation d’un Groupe National Multipartite dans le courant de l’année 2016, appliquant la transparence dans leur secteur des pêches sur la base d’un processus inclusif.

L’APRAPAM en phase avec cette orientation, et  partie prenante de cette initiative veut placer cet atelier dans cette dynamique en invitant les participants à réfléchir sur la manière dont ce Groupe National Multipartite pourrait se former, et aussi identifier les informations concrètes qui seraient à même d’améliorer la transparence dans la pêche au Sénégal, pour une meilleure information et participation des acteurs à la gestion responsable de la pêche au Sénégal.

 

Objectifs du forum :

a) Identifier les principaux domaines où la publication des informations existantes sont nécessaires dans le cas du Sénégal, y compris :

-       Les accords et les autorisations de pêche ;

-       La transparence dans les licences de pêche au Sénégal : fonctionnement du système d’attribution des licences, publication des listes de bateaux sous licence ;

-       La transparence sur les sociétés mixtes – la publication de l’audit complet du pavillon sénégalais ;

-       La transparence sur les accords de rétrocession d’infrastructures de   transformation des produits de la pêche ;

-       Le système d’agrément des usines de transformation ;

-       Transparence  dans l’implantation  et la gestion de la chaîne de froid ;

-       La situation  de la gestion et de l’exploitation des Concessions d’infrastructures de l’Etat à des tiers : quais de pêche, aires de transformation artisanale, etc.;

-       Le système d’information  et la fiabilité des données qui concourent à  l’aménagement et la gestion durable des pêcheries (évaluation du potentiel exploitable des ressources halieutiques, statistiques, capacité et effort de pêche-Immatriculation des pirogues, permis de pêche, contrôle  surveillance et suivi des pêcheries, etc.) ;

-       La mise en œuvre et l’exécution des programmes et projets de développement dans le  secteur.

b) Proposer un processus pour la mise en place rapide du Groupe National Multipartite FiTI pour le Sénégal : composition, fonctionnement.

 

 

Résultat attendu

 

Un cadre et un contenu sont définis pour le Groupe National FiTI, afin de mobiliser à moyen et à long termes les décideurs, les professionnels de la pêche et les acteurs de la société civile.

 

Photo : Aprapam

 

Note conceptuelle du 6ème Forum des acteurs de la pêche artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

Concept note 6th Forum of artisanal fisheries stakeholders in Mbour : Concept note Forum Aprapam 2016 : Transparency in Senegal management of fisheries.pdf

 

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Discussion électronique exploratoire au 6ème Forum APRAPAM sur la transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

 

Cette page est destinée à recueillir vos avis, opinions, esquisses, réflexions pertinentes et autres suggestions préliminaires au Forum du 19 mai 2016, afin de permettre à tous de contribuer et d’échanger au sujet de cette dynamique de mise en place au Sénégal, dans le cadre de l’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI), d’un groupe Multipartite National, chargé entre autre de discerner les informations judicieuses d’être visibles, afin de perfectionner la transparence de tous les acteurs dans la gestion durable de la pêche.


Rappel du lien vers la note conceptuelle du 6ème Forum des Acteurs de la Pêche Artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

 

Comment percevez vous la transparence dans le secteur le la pêche ?


Le principe et les règles de la transparence sont ils importants dans le cadre de la gestion soutenable des pêches ?

 

Dans l’objectif d’une meilleure visibilité, quel sont les domaines du secteur de la pêche, dans lesquels vous jugeriez important d’apporter des améliorations ?


Est-il utile de mettre en place une structure sentinelle qui veillerait à améliorer la clarté du domaine de la pêche au Sénégal ?


Quels sont les domaines de compétences et documentaires, où la diffusion à tous les acteurs des informations existantes, est nécessaire à la gestion durable du secteur de la pêche ?

 

 

Pour participer à cette discussion, il vous suffit de vous rendre sur le lien (en bas de cette page) « Laissez un commentaire », ou bien de nous envoyer un mail à l’adresse suivante : contact@aprapam.org


Déclaration de Nouakchott sur la  » Fisheries Transparency Initiative »

Photo : Aprapam

 

DECLARATION DE NOUAKCHOTT SUR LA FISHERIES TRANSPARENCY INITIATIVE (FiTI)

du 03 Février 2016 Nouakchott, Mauritanie : FiTI_1stIntConf_Declaration_FR_20160212.pdf

 

 

NOUAKCHOTT DECLARATION ON THE FISHERIES TRANSPARENCY INITIATIVE (FiTI)

3 February 2016 Nouakchott, Mauritania : FiTI_1stIntConfDeclaration-EN_20160212.pdf



Contribution d’APRAPAM pour l’élaboration et la mise en oeuvre du plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

Problématique de la Pêche artisanale en Afrique

Place et rôle de la pêche artisanale en Afrique

La pêche artisanale africaine est un atout des pays africains face aux défis de développement durable, et est de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur en Afrique. Elle stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières. Dans la plupart des régions africaines, la capture et le commerce par la filière pêche artisanale offre un « filet de sécurité alimentaire » aux populations les plus démunies.

Les femmes professionnelles actives dans la pêche artisanale africaine sont présentes à toutes les étapes de la filière.  Elles sont le pilier de la cellule familiale des communautés de pêche artisanale africaines. De par leur place dans les communautés côtières, elles sont amenées à jouer un rôle important, aux côtés des pêcheurs artisans, dans la gestion et la résolution des conflits au sein des communautés de pêche, entre communautés, y compris entre communautés de pêche de pays voisins, notamment à travers des initiatives prises par les professionnels de la CAOPA comme les comités conjoints.

 

Le document de la FAO sur la Situation mondiale de la pêche et de l’aquaculture en 2010 nous renseigne de ce qui suit :

 

Importance de la pêche

Au niveau mondial             / En Afrique

  • Armement :  4,36 millions de bateaux            /               479.600 soit 11% flotte mondiale
  • Nombre de pêcheurs : 54,8 millions               /                3.955.000       7,21 %
  • Nombre de femmes : 15% pêche de capture

80 à 90% pêche Continentale

  • Emplois créés : 660 à 820 millions                    /                              200 millions

10 à 12% de la population mondiale      /     19 à 20 % pop. africaine

  • Echanges internationaux : 10% de l’ensemble des exportations agricoles

Soit 1% du commerce mondial (57millions de tonnes, dont 38 millions pour l’alimentation humaine pour une valeur commerciale de 102 milliards de

dollars US.

  • Pêche artisanale :

90% des personnes pratiquant la pêche de capture

Rôle important dans la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté

 

Problèmes

  • Gouvernance : politiques non adaptées ; implique l’élaboration de politiques de nature à favoriser l’adoption de pratiques et de comportements durables.

  • Insuffisances de capacités institutionnelles.
  • Non intégration de la pêche artisanale dans les politiques nationales et régionales de développement ; ce qui entraîne des obstacles à la pleine réalisation de la contribution potentielle du secteur , ce qui suggère en l’occurrence une réforme de la politique africaine  des pêches et sa mise en adéquation avec les nouvelles directives internationales volontaires pour une pêche artisanale durable et leur prise en compte dans les législations nationales.

Le résultat  de cette démarche contribuera dans une large mesure à pérenniser la pêche artisanale et générer divers avantages, en particulier en matière de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté.

En effet, les Directives Internationales Volontaires pour une Pêche artisanale Durable encouragent :

  • La bonne gouvernance
  • La responsabilité sociale et la solidarité
  • Une approche de développement axée sur les droits de l’homme, l’égalité des   sexes ainsi que le respect et la prise en compte de tous les partenaires
  • Les organes régionaux de pêche :

Principal mécanisme institutionnel permettant aux Etats d’œuvrer ensemble à la pérennisation de leur ressources communes, les organes régionaux ont, pour la plupart d’entre-eux  du mal à s’acquitter de mandats dans biens des cas inadaptés.

  • La Pêche INN :

Les activités qui s’y rapportent compromettent le succès des actions visant à promouvoir la pêche durable et à améliorer l’état d’adaptation des écosystèmes.

Corrélativement, les pays en développement dont les moyens techniques sont souvent restreints, sont les plus durement touchés par ces pratiques qui limitent leur capacité à gérer efficacement leurs pêches, les privent de revenus et compromettent leurs efforts pour renforcer la sécurité alimentaire, combattre la pauvreté, et assurer aux populations locales les moyens d’existence durable.

Tout ce qui précède implique :

  • La coopération internationale
  • Le renforcement des capacités de gestion des pêches des pays en développement pour mettre  en œuvre efficacement les instruments internationaux existants.

Cet ensemble de mesures est une condition essentielle pour pérenniser les pêches et atténuer les répercussions de la pêche INN.

 

Les  contraintes  et défis de la pêche artisanale en Afrique

  • Zones de pêche

L’essentiel de l’exploitation des ressources halieutiques par la pêche artisanale africaine se fait sur quelques dizaines de kilomètres dans la bande côtière, zone fragile menacée par les changements climatiques et par la pression croissante des activités telles que la pêche et les autres usages du littoral.

  • La mauvaise gouvernance dans la pêche affecte la plupart des pays africains

En particulier, il y a un manque de transparence important au niveau de la gestion du secteur de la pêche, le plus souvent préjudiciable aux communautés de pêche artisanale ; des mécanismes formels de consultation et de participation des acteurs de la pêche dans la prise de décision sont, le plus souvent, absents ou inefficaces. Il existe des limites d’ordre réglementaire dans l’arsenal juridique des pêches dans nos pays, y compris en ce qui concerne les pêcheries artisanales, pour pouvoir assurer une gestion transparente, durable et participative de nos pêcheries, au bénéfice des communautés côtières et des populations.

La gouvernance du secteur des pêches est généralement caractérisée par :

  • Des politiques non adaptées ;
  • L’insuffisances de capacités institutionnelles ;
  • La non intégration de la pêche artisanale dans les politiques nationales et régionales de développement ; ce qui entraîne des obstacles à la pleine réalisation de la contribution potentielle du secteur ;
  • Les organes régionaux de pêche qui représentent le principal mécanisme institutionnel permettant aux Etats d’œuvrer ensemble à la pérennisation de leur ressources communes, ont pour la plupart d’entre-eux  du mal à s’acquitter de mandats dans biens des cas inadaptés ;
  • Un système de gestion des pêches non participatif ;
  • Une inégalité dans la répartition et le partage des avantages issus des ressources ;
  • Une influence forte des politiques en faveur d’autres secteurs économiques tels que le tourisme, l’agriculture, l’énergie, l’exploitation minière, le développement d’infrastructures autres que celles liées à la pêche sur les lieux d’exercice des activités de la pêche artisanale.

Il en résulte une marginalisation de la pêche artisanale et des communautés qui en dépendent souvent victimes de rapports de forces inégaux, d’entraves à l’exercice des droits de l’homme au plan civil, politique, économique, social et culturel qui se traduisent notamment par un accès difficile ou limité aux marchés, à la santé, à l’éducation et d’autres services  sociaux de base, des structures d’organisation insuffisantes et une absence de moyens de subsistance.

  • Accords de pêche et Pêche INN

La Pêche INN :

Les activités qui s’y rapportent compromettent le succès des actions visant à promouvoir la pêche durable et à améliorer l’état d’adaptation des écosystèmes. Corrélativement, les pays en développement dont les moyens techniques sont souvent restreints, sont les plus durement touchés par ces pratiques qui limitent leur capacité à gérer efficacement leurs pêches, les privent de revenus et compromettent leurs efforts pour renforcer la sécurité alimentaire, combattre la pauvreté, et assurer aux populations locales les moyens d’existence durable

Les Accords de pêche :

On assiste à la recrudescence des pressions des pays industrialisés en quête de possibilités de pêche dans les pays ouest africains dont les principaux stocks sont pour la plupart surexploitées. Cette surexploitation est exacerbée  par la plupart des accords de pêche signés par les pays ouest africains avec les pays de pêche lointaine. Ces accords sont basés sur l’existence de surplus non avérés qui accentue la surexploitation des ressources halieutiques.

Ces unités industrielles, dans leur  majorité  ne prennent pas en compte dans le cadre de leurs activités dans les pêcheries africaines les impacts plus larges sur les écosystèmes. Cela entraîne  la détérioration des habitats et des écosystèmes, crée des conflits entre les pêcheurs artisanaux et les armements de pêche industrielle. En outre, ces unités de pêche industrielles manquent de transparence et présentent des risques certains pour la durabilité des activités de pêche artisanale, pour la transformation et la commercialisation des produits halieutiques dans notre continent. Cette présence mets en péril la durabilité de nos ressources.

Les autres possibilités d’accès offertes aux bateaux d’origine étrangère, y compris à travers la création de sociétés mixtes ou le recours aux affrètements, sont opaques, ne présentent aucune garantie ni en termes de bénéfices sociaux et économiques attendus par nos pays, ni en termes de contribution à l’exploitation durable de nos ressources.

  • Baisse des performances économiques et sociales de ces pêcheries

Beaucoup de communautés côtières qui dépendent de la pêche vivent dans la pauvreté, sont exclues de la prise de décision et en marge du développement. De plus, d’autres utilisations des ressources marines, ainsi que des activités de pêche non durables menacent la biodiversité, les écosystèmes marins et les communautés côtières qui en dépendent pour vivre. Corrélativement, la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à l’éradication de la pauvreté  et à l’utilisation  durable des ressources est minorée par une mauvaise appréciation et/ou évaluation des réalisations induites.

Un autre phénomène récurrent  est relatif aux effets et impacts des changements climatiques sur les écosystèmes marins et côtiers qui ont des conséquences considérables sur l’abondance et la distribution des poissons, en particulier les petits pélagiques, dont dépendent les populations les plus défavorisées ainsi que leur répercussion sur les communautés de pêche artisanale crée des inquiétudes chez celles-ci sur l’avenir de leurs populations et des activités de pêche artisanale.

Toutes ces contraintes  entraînent une vulnérabilité  au sein des communautés de pêche artisanale en Afrique  particulièrement chez les femmes, qui jouent un rôle central pour garantir la sécurité alimentaire des populations à travers les activités de transformation et de commercialisation des produits de la pêche et, contribuent de façon déterminante au bien-être des familles et à l’éducation des enfants.

Tout ce qui précède implique :

-      La coopération internationale

-   Le renforcement des capacités de gestion des pêches des pays africains  pour mettre  en œuvre efficacement les instruments internationaux existants.

Cet ensemble de mesures est une condition essentielle pour pérenniser les pêches et atténuer les répercussions de la pêche INN.

 

  • Possibilité d’amélioration de la situation de la pêche artisanale en Afrique en

perspective

L’amélioration de la situation de la pêche artisanale en Afrique requiert l’impérieuse nécessité de l’implication des administrations des pêches, des professionnels de la pêche et de leurs organisations, des partenaires au développement, des médias et de toutes les parties prenantes concernées. Celle-ci nécessite par chacun, l’appropriation, de la problématique de la pêche artisanale et son implication dans  la mise en œuvres d’actions tendant à promouvoir le développement durable de ce secteur stratégique pour les pays africains aux plans  économique, social, politique, culturel et environnemental.

A cet égard, l’Afrique jouit de l’opportunité de disposer de deux instruments fondamentaux pertinents :

  • les Nouvelles Directives Internationales Volontaires pour une Pêche Artisanale Durable et ,

 

  • la Réforme des Politiques de Pêche Africaines qui donnent des orientations stratégiques et préconisent  des voies et moyens permettant d’atteindre le but ultime de Développement Durable de la pêche artisanale en Afrique.

 

Photo : Aprapam

Une «  Année Africaine de la Pêche Artisanale ? »

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Revue de presse du 12-06-15

Photo : Ivano trabalza

Oumar Guèye pour le développement de l’aquaculture

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a invité vendredi à Saly (Mbour), les professionnels de la pêche à développer l’aquaculture, ajoutant que 49% de la production halieutique mondiale est aquacole et qu’en 2030 de la production halieutique mondiale sera aussi aquacole.‘’L’aquaculture permet de faire baisser la forte pression sur la pêche, c’est pourquoi au niveau du gouvernement du Sénégal, nous sensibilisons les acteurs pour aider les pêcheurs artisanaux à prendre conscience de la rareté de la ressource, mais pour autant, nous mettons l’accent sur le développement de l’aquaculture’’, a-t-il indiqué.M. Guèye présidait les travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale; La rencontre est à l’initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) dont le siège est basé à Mbour. »La ressource halieutique des pays africains est menacée, d’où la nécessité d’organiser le secteur de la pêche artisanale qui, de l’avis de M. Guèye, doit évoluer, avec notamment la mise en place de plans d’aménagement de pêche et la protection espèces les plus menacées ».Pour lui, en adoptant, en juin 2014, les Directives volontaires pour une responsable et durable, la FAO vise à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté.‘’La FAO cherche également à renforcer la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à la nutrition, à favoriser le développement équitable et à améliorer la situation socioéconomique des communautés de pêche artisanale ainsi que la gestion durable et responsable des pêches’’, a fait remarquer Oumar Guèye, qui a également procédé à l’inauguration du siège de la CAOPA. La rencontre de deux jours pour laquelle la FAO et l’Union africaine (UA) prennent part, est appuyée par la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSCN), l’ONG allemande ‘’Pain pour le monde’’ (PPM), la Coalition pour des accords de pêche équitables (CAPE), basée à Bruxelles (Belgique), le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine de l’Afrique de l’Ouest (PRCEM).

Source : A.P.S.

 

Oumar Guèye annonce un programme de quais de pêche modernes

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé vendredi, à Saly (Mbour), la mise en place d’’’un ambitieux programme’’ de construction de quais de pêche modernes, qui seront orientés vers l’exportation de produits halieutiques.‘’Grâce à l’intervention de Sa majesté, le roi Mouhamed VI du Maroc, nous sommes en train de construire un quai de pêche à Soumbédioune (Dakar). Et très prochainement, nous allons poser la première pierre de celui de Yoff ainsi que d’autres à Pointe-Sarène, Ngaparou (Mbour)’’, a signalé M. Guèye.Il présidait le démarrage des travaux d’un atelier international de plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale, Oumar Guèye a également annoncé la réalisation d’infrastructures modernes de transformation des produits issus de la mer au profit des femmes. Il a indiqué que  »des moyens importants sont en train d’être mis en œuvre pour la sécurité des pêcheurs en mer ». ‘’Nous perdons beaucoup de pêcheurs, 95, par an. C’est trop ! (…) Et pour le moment, le meilleur moyen pour lutter contre l’insécurité des pêcheurs c’est de les équiper en gilets de sauvetage’’, a estimé M. Guèye, qui a annoncé, à cet effet, que son département attend 20 mille gilets de sauvetage de la part de la Banque mondiale

Source : A.P.S.

 

Pêche et aquaculture: 10% des acteurs sont en Afrique (FAO)

Saly (Mbour), 12 juin (APS) – Au total 10% des personnes engagées dans la pêche et l’aquaculture, dans le monde, se trouvent en Afrique, qui est ainsi le deuxième continent, après l’Asie, en termes d’emplois offerts par ce secteur, selon la FAO.  »La vaste majorité de ces 12,3 millions de personnes vivant de la pêche en Afrique sont dans le secteur de la pêche artisanale’’, indique la FAO, dans un document remis à la presse, vendredi à Saly (Mbour), à l’occasion d’un atelier de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) sur le plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale.

 »7,5 millions de pêcheurs, ainsi que 2,3 millions de femmes y trouvent leur gagne-pain, soit 9,8 millions. Ces emplois fournissent un revenu et des moyens de vie à des millions de familles en Afrique’’, souligne la FAO, précisant que  »la pêche artisanale est, de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur ».

Selon une étude de la FAO, la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture réalisée en 2014, notamment sur la valeur des pêcheries africaines, la contribution de la pêche au PIB de tous les pays d’Afrique a atteint 1 909 514 millions de dollars, avec une contribution de la pêche artisanale et continentale qui représente plus de la moitié de ce chiffre.

‘’La pêche artisanale stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières’’, souligne la FAO.

 

Source : A.P.S.

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Plaidoyer pour une année Africaine de le Pêche Artisanale

Photo : Ivano Trabalza

 

 

La CONFÉDÉRATION AFRICAINE DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DE LA PÊCHE ARTISANALE (CAOPA), a été fondée en 2010.

Ses membres fondateurs sont les organisations professionnelles de pêche artisanale du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée Bissau, de Guinée, du Cap Vert, de Gambie, de Sierra Leone, du Liberia, de Côte d’Ivoire, du Togo, de Tunisie, du Burkina Faso, du Bénin, du Maroc.

Afin de défendre les intérêts de ses membres à s’inscrire dans une dynamique de pêche durable, la CAOPA s’implique dans la définition des politiques pour une pêche responsable qui contribuent à la lutte contre la pauvreté mais également à une amélioration des conditions de travail des femmes et de leur implication dans la prise de décision.

 

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5ème Forum de Mbour : EXPLOITATION & VALORISATION des RESSOURCES PELAGIQUES

Photo : Aprapam

Enjeux de l’exploitation et de la valorisation des ressources pélagiques et de la place de celles-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels


Pour consulter la note conceptuelle du 5 ème Forum organisé le mercredi 07 Janvier 2015 à 9h00 au Centre Abbé David Boilat à Mbour : NoteConceptuelleForumJanv2015.pdf


Agenda de la journée du Mercredi 07 Janvier 2015 : Agenda forum 2015.pdf

 

Plan d’accès au Centre de formation Abbé David Boilat de Mbour : PlanAccèsDavidBoilat.pdf

 


La cinquième édition du Forum de la pêche de Mbour (ouest) se tiendra mercredi, à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche de Mbour (APRAPAM), annonce un communiqué transmis à l’APS.

Le thème de cette rencontre est : ‘’Enjeux de l’exploitation et la valorisation des ressources pélagiques et de la place de celles-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels ».

Ce forum mettra l’accent sur le rôle et la place des femmes dans ces branches d’activités et sur la réalité des emplois dans le secteur de la pêche, la contribution à la sécurité alimentaire, poursuit le communiqué.

Selon les organisateurs du forum, les panels vont être animés par les professionnels des divers corps de métiers de la pêche, qui auront en face d’eux les acteurs institutionnels et la société civile.

Source : A.P.S.

 

 

 

 

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Enjeux de la proposition d’accord de partenariat de pêche durable UE-SENEGAL

Photo : Aprapam

 

Au nom de CAPE (Coalition pour des Accords de Pêche Equitables) et de son partenaire sénégalais APRAPAM, nous aimerions soulever certaines questions concernant la proposition de partenariat la pêche durable EU-Sénégal Accord (SFPA) qui est maintenant en discussion au Parlement européen.

 

Enjeux de la proposition de l’accord de pêche durable entre l’UE et le SENEGAL : APRAPAM-CAPE position sur l’accord EU-Senegal.pdf

 

Pour consulter le document en anglais : APRAPAM-CFFA position on EU-Senegal SFPA.pdf


 


Etat des lieux sur la proposition d’accord de pêche entre l’UE & le Sénégal

Photo : Ivano Trabalza

 

Le Sénégal et l’Union européenne viennent d’initier un protocole d’accord de partenariat de pêche, pour une durée de 5 ans.

APRAPAM a réfléchi aux enjeux d’un tel accord depuis Novembre 2013, – avant que ne débutent les négociations officielles. APRAPAM a été la première organisation de la société civile sénégalaise à publier un mémorandum donnant nos priorités pour les négociations.

Lorsque les résultats des négociations ont été connus, nous avons pu nous procurer le texte du nouvel accord et de son protocole au niveau des institutions européennes. Nous avons ensuite interpellé directement la Commission européenne sur certaines questions préoccupantes, comme l’accès au merlu par deux chalutiers européens, et nous avons obtenu des éclaircissements2.

Sur cette base, nous formulons une série de propositions et demandes, qui ne sont donc pas le fruit d’une mobilisation opportuniste de dernière minute, mais d’une longue réflexion des acteurs réunis au sein de notre association.

 

Lire la suite : Aprapam état des lieux.pdf

 


LA SAGA DES BATEAUX RUSSES AU SENEGAL : CAS SINGULIER D’OLEG NAYDENOV

« Le serpent change de peau, non de nature »

 

Photo : MarineTraffic.com

 

CONTEXTE

Ces trois dernières semaines, un nom revient tous les jours dans  la presse écrite, les radios,  ainsi que  dans la presse en ligne locale comme étrangère. Ce nom est celui d’un des chalutiers pélagiques russes, que l’ancien MEM a subrepticement introduit dans la ZEE sénégalaise, en signant avec leurs consignataires des protocoles d’accord sans base juridique, parce que non conformes au code de la pêche. Sur cette base, l’intéressé a délivré pas moins de 44 autorisations de pêche à des bateaux dont la majorité bat pavillon russe.

Ces chalutiers pélagiques congélateurs poursuivent du Maroc à la Guinée Bissau, le stock adulte des petits pélagiques côtiers, dont le schéma migratoire a été décrit  par BOELY, depuis 1978. Après avoir séjourné dans les eaux marocaines,   puis dans celles de la Mauritanie, ces petits pélagiques côtiers se sont invités dans les eaux sénégalaises où elles resteront de décembre à mai.

Il convient de signaler que les armateurs  russes ont signé un accord de pêche avec le Maroc en février 2013 et sont encore en négociation avec la Mauritanie. Avec le Sénégal, ils rencontrent des difficultés d’un tout autre ordre. De notre humble point de vue, le Sénégal ne devrait pas signer d’accord de pêche  avec la Russie pour les raisons suivantes :

 

  • à la différence des 2 pays précités, le Sénégal a une pêche artisanale très active qui débarque, par an, près de 370.000 tonnes de petits pélagiques dont les  80% sont consommés localement ;

 

  • le Sénégal gagnerait à suivre les recommandations des scientifiques  qui estiment que le stock de petits pélagiques côtiers est surexploité et que cette surexploitation est de nature à compromettre la durabilité de la pêche tant industrielle qu’artisanale ;

 

  • les pêcheurs artisans sénégalais conscients que la ressource est très sollicitée  ont pris des initiatives locales de régulation de la pêche  en particuliers dans les grands centres (source DPM) notamment à :

 

  1. Mbour et Joal où une intense lutte contre la pêche de juvéniles, le refus de transformation des juvéniles de sardinelles, l’interdiction des sorties diurnes d’engins artisanaux de pêche pélagique du 1er décembre au 31 mai et de sortie nocturne du 1er juin au 30 novembre ;
  2. Saint-Louis les sorties des sennes tournantes sont alternées pendant la grande campagne de pêche, les débarquements nocturnes sont interdits;
  3. Kayar, les sorties sont alternées à raison d’une seule sortie quotidienne pour les sennes tournantes, la transformation des sardinelles juvéniles est interdite, ainsi que l’utilisation de filets  mono filaments ;

 

  • A ce qui précède, il faut ajouter qu’au Sénégal l’âge moyen des pêcheurs se situe entre 18 et 35 ans (ils ont donc encore  un long chemin à parcourir, si Dieu le veut). Par conséquent, le pays connaissant un nombre important de jeunes chômeurs, l’Etat ne devrait pas, raisonnablement, prendre le risque de mettre au chômage des jeunes qui, à la différence de bon nombre de leurs autres compatriotes, ne  lui demandent pas de leur trouver des emplois.

 

  • Les pratiques de pêche des bateaux russes qui commettent beaucoup trop d’infractions.  Le palmarès des chalutiers russes ayant obtenu de l’ancien MEM une autorisation de pêche, se présente ainsi qu’il suit au 30 avril 2012  (source GREENPEACE : mains basses sur la sardinelle) :

 

  1. pour 44 autorisations de pêche délivrées et 29 bateaux qui ont effectivement pêché dans la  ZEE sénégalaise, 41 infractions ont été dénombrées en Zone interdite située entre Yoff et notre frontière nord avec la Gambie et qui  fait face à une nurserie. De ce fait toute activité de pêche y est strictement interdite. Enfin, les chalutiers russes pêchent de jeunes reproducteurs et des juvéniles, la nuit surtout, dans la zone  côtière et on les voit à partir de la plage. C’est l’infraction la plus grave du code de la pêche. OLEG NAYDENOV a été surpris 5 fois dans ladite zone et assurément, c’est le bateau qui a commis le plus grand nombre d’infractions.
  2. 21 des 44 chalutiers ayant obtenu une autorisation de pêche de l’ancien MEM ont commis  41 infractions.

 

Par ailleurs, nous croyons utile de souligner que dans une publication intitulée l’exploitation des petits pélagiques côtiers au Sénégal : réponse de la recherche à la crise sardinière, Moustapha DEME et J. J. LEVENEZ du CRODT,  ont apporté des éléments de réponse pertinents. Le coût d’achat d’un sardinier correspond à  celui de 35 unités d’unités de pêche à la senne tournante et de trois fois plus d’unités de filets maillants encerclant, que les coûts moyens annuels d’exploitation des unités artisanales sont nettement plus faibles que ceux des sardiniers. Surtout, le coût de production d’une tonne de poisson est quatre fois inférieur en pêche artisanale qu’en pêche sardinière. Telle est la justification de la disparition de la pêche sardinière industrielle au Sénégal.

Tous ceux qui, pour justifier la présence des bateaux russes soutiennent que les bateaux sénégalais  sont incapables de pêcher là où pêchent les russes, ne sont, rien d’autre, que des bonimenteurs.

 

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Panel de Mbour du 08 janvier 2014

I. CONTEXTE & JUSTIFICATION

Au Sénégal, le secteur des pêches est une composante essentielle du développement rural. Il joue un rôle  stratégique et  de soutien à la croissance  de l’économie nationale en contribuant notamment à la réduction du déficit de la balance des paiements et du chômage.

Les nombreux pêcheurs pratiquant la pêche de capture  sont souvent confrontés à des difficultés d’exploitation et à des problèmes délicats qu’ils devront surmonter pour que les pêches de capture restent une source constante d’aliments et de revenus. L’accès aux ressources naturelles et leur utilisation sont les principaux sujets de controverses.

L’usage a montré que les ressources naturelles renouvelables comme les stocks de poisson disparaissaient faute de gouvernance rationnelle, dès que la demande effective pour un poisson particulier dépasse la capacité biologique du stock concerné. Dans le secteur de la pêche de capture, l’exploitation des ressources halieutiques marines ne peut être optimale et à long terme que si les intervenants garantissent une gouvernance rationnelle (Source: Les pêches de captures-FAO)

Pour  être  en  phase  avec  les  institutions  internationales,  le  Sénégal  a  adopté  une  approche participative  impliquant  tous  les  acteurs  pour  une  gestion  durable  des  ressources  halieutiques.  Ainsi, les outils juridiques accompagnant ce processus ont pris en charge cette disposition :

-        La loi 98 – 32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche titre II relatif à la gestion et à l’aménagement  des  pêches  notamment  en  son  article  12  portant sur les  conseils  locaux  des  pêches artisanales ;

C’est dans ce cadre que  le Sénégal, dans  le but d’inverser  les  tendances encore  lourdes de  son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique, a opté, entre autres outils d’aménagement, pour la mise en œuvre d’une approche de cogestion des pêcheries artisanales place  pour  assurer l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement.

Aujourd’hui, se pose avec acquitté le problème de la gestion saine et durable de la ressource halieutique en général et particulièrement celle ciblée par la pêche artisanale, une menace sur la contribution à la sécurité alimentaire, induit indubitablement par l’absence d’un système d’aménagement des pêcheries, fondé sur des mesures techniques, sociales et économiques cohérentes articulées autour d’objectifs clairs de gestion des pêcheries..

Cette situation devrait sans doute passer par l’élaboration de bons plans d’aménagement des pêcheries artisanales avec la création d’AMP, de récifs artificiels ; de zones protégées…etc. et le tout devant être accompagné d’une gestion transparente dans le secteur de la pêche maritime.

 

C’est pour toutes ces raisons que l’APRAPAM envisage d’organiser un panel dont les thèmes portent sur :

  • La transparence dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal
  • Menace sur la contribution de la pêche à la sécurité alimentaire : Cas d’installation des unités de transformations des produits de la pêche sur les sites de productions
  • Rôles et Impacts  de l’Aménagement et de la Cogestion dans la gestion des pêcheries ; Qu’elle stratégie pour assurer la durabilité de la pêche artisanale au Sénégal ?


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