Déclaration de Praia lors de la journée mondiale de la pêche du 21 novembre 2013

Photo : Aprapam

 

Vu la Charte et les Statuts de la CAOPA, qui prennent en considération les conventions, lois et accords internationaux sur l’environnement, sur le travail décent dans le secteur de la pêche, et s’inspirent du Code de Conduite pour une Pêche Responsable de la FAO,

Considérant le Rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement qui a conclu, dès 2008, que le changement climatique exacerbe à la fois les impacts de la pollution et de la surpêche ;

Considérant qu’en Afrique, d’ici 2020, le changement climatique affectera négativement jusqu’à 250 millions de personnes. D’ici la fin du siècle, l’élévation anticipée du niveau de la mer affectera le littoral africain fortement peuplé, et que le coût de l’adaptation pourrait représenter de 5 à 10 % du produit intérieur brut des pays touchés ;

Considérant que les effets du changement climatique sont potentiellement plus importants pour la population des zones côtières des pays en voie de développement que pour celle des pays riches ;

Considérant que l’essentiel de l’exploitation des ressources halieutiques par la pêche artisanale africaine se fait sur quelques dizaines de kilomètres dans la bande côtière, zone fragile menacée par le changement climatique et par la pression d’un nombre croissant d’activités autres que la pêche ;

Considérant les inquiétudes des communautés côtières africaines, et du Cap Vert en particulier, par rapport aux impacts du changement climatique sur l’avenir de leurs communautés ;

Considérant la vulnérabilité particulière des femmes dans la pêche africaine, qui jouent un rôle central pour garantir la sécurité alimentaire des populations à travers les activités de transformation et de commercialisation des produits de la pêche et, contribuent de façon déterminante au bien-être des familles et à l’éducation des enfants.

Constatant que des impacts du changement climatique sur les éco-systèmes marins et côtiers sont déjà observées au niveau de la pêche maritime, en particulier des événements climatiques extrêmes, comme des inondations ou des tempête tropicales, et des changements dans les zones de répartition des stocks de poissons ;

Considérant que le changement climatique aura des conséquences considérables sur l’abondance et la distribution de poisson, en particulier les petits pélagiques, dont dépendent les populations les plus défavorisées.

 

Nous, hommes et femmes des communautés de pêche artisanale africaine, membres de la CAOPA, recommandons à nos états de :

  • Réaliser et partager le résultat d’études visant à évaluer la vulnérabilité et les capacités d’adaptation des communautés côtières par rapport au changement climatique ;
  • Identifier les stratégies et les mesures d’adaptation aux changements climatiques appropriées et les intégrer dans les politiques de pêche, ainsi que dans les politiques de développement économique et de lutte contre la pauvreté aux niveaux national, régional et panafricain ;
  • Sensibiliser les populations, les décideurs et les partenaires au développement sur les effets néfastes du changement climatique sur les communautés côtières qui dépendent de la pêche pour vivre ;
  • Développer des programmes de formation pour renforcer les capacités des parties prenantes à contribuer au processus d’élaboration et de mise en œuvre des mesures d’adaptation au changement climatique ;
  • Veiller à renforcer la prise en compte des intérêts des femmes dans la pêche, afin de renforcer leurs capacités et leur autonomie, agissant ainsi sur des situations initiales inégalitaires entre femmes et hommes.


Déclaration de Praia au format pdf : Déclaration Praia

 


Mémorandum des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal

Photo : Alain Ponchon


Le Sénégal et la Communauté Economique Européenne (CEE) ont signé le 15 juin 1979 un accord-cadre concernant la pêche au large de la côte sénégalaise. Cet accord a été premier signé par la CEE- devenue plus tard Union européenne (UE)- avec un pays ACP. Dans le cadre de cet accord-cadre, entre 1979 et 2002, dix sept protocoles couvrant des périodes allant de 2 à 4 ans et fixant les possibilités de pêche et les contreparties financières y afférentes ont été négociés.

Les négociations concernant le 18ème protocole qui devait couvrir la période 2006 et 2010 n’ont pas été couronnées de succès ; chacune des deux parties jugeant déraisonnables les prétentions de son partenaire.

Ainsi, bien que l’accord-cadre n’ait pas été dénoncé, depuis 2006 aucun bateau de pêche battant pavillon d’un Etat membre de l’Union européenne ne devrait pas être autorisé à exercer ses activités de pêche dans les eaux sous juridiction sénégalaise.

Toutefois, récemment, l’Union européenne a repris contact avec le Sénégal et les délégations des deux parties ont tenu, les 6 et 7 juin 2013, une réunion technique au cours de laquelle, elles ont fait le point sur les points ci-après :

- état des stocks et activités de flottes nationales ;

- gestion de la pêche au Sénégal : politiques actuelles, stratégies et priorités ;

- contexte de la réforme de la politique commune de la pêche PCP et son implication

pour les accords de partenariat de pêche (APP) ;

- perspectives des relations Sénégal-UE en matière de pêche.

A l’issue de cette réunion technique les deux délégations ont convenu, après consultations de leurs autorités respectives, de rester en contact pour l’organisation de discussions formelles en vue du renouvellement de l’accord-cadre et d’un protocole de pêche. Ces négociations pourraient démarrer au cours du dernier trimestre de 2013.

C’est dans le cadre de la préparation des négociations susmentionnées que le présent mémorandum est élaboré.

 

Pour consulter le mémorandum des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal au sujet des accords de Pêche Sénégal-UE au format PDF : Mémorandum accords pêche UE-Sénégal.pdf

 

 

Mémorandum en anglais (in english) : memorandumsenegal anglais.pdf

 

 

Allons-nous encore manger du poisson dans quelques années ?

« L’incertitude est de tous les tourments, le plus difficile à supporter »

 

 

Plage de Mbour

Photo : Aprapam

 


Avec l’annulation de 29 autorisations de pêche accordées à des chalutiers pélagiques étrangers pour respecter une promesse électorale,  certains  ont cru  le feuilleton des bateaux russes  clos.  Que nenni, du fait de l’incohérence des déclarations des uns et des autres

 

Pourquoi une position aujourd’hui, une autre le lendemain ?

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Effondrement du Thiof : gestion inefficace de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Les eaux au large du Sénégal se sont vidées de leurs mérous, ou « thiof ». Comment ce poisson emblématique du pays a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco- sénégalaise vient de montrer que l’effondrement des stocks est dû à l’essor de la pêche artisanale – vue en général comme une alternative durable aux pêcheries industrielles. En 30 ans, le nombre de pirogues a quadruplé. La technologie augmente sans cesse la puissance de pêche de la flotte. Pour réduire la pression sur la ressource, les chercheurs préconisent de mettre en place une gestion des petites pêcheries et de réguler l’exportation, qui fait grimper les prix au kilo et fait du thiof une denrée toujours très rentable malgré la rareté du poisson.

Depuis dix ans, le mérou blanc, ou « thiof » en langue Wolof, manque cruellement au Sénégal. Poisson emblématique du pays, il constituait encore récemment la base du plat national, le « thiéboudiène ». Aujourd’hui, il se fait très rare sur les étals des marchés et affiche un prix au kilo exorbitant.

Une flottille multipliée par quatre Comment un poisson, autrefois symbole de l’abondance des ressources sénégalaises, a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco-sénégalaise du CRODT (Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye) et de l’IRD vient de montrer que l’effondrement des stocks de mérou est dû au boom depuis 30 ans de la pêche artisanale, pourtant considérée le plus souvent comme une solution plus durable que les pêcheries industrielles. Sous la pression de la demande mondiale, en particulier européenne, le nombre de pirogues a été multiplié par quatre (l’attrait pour la pêche au mérou a été amplifié par la hausse de son prix local, accélérée par la dévaluation de 50 % du franc CFA en 1994). Grâce aux données du CRODT, les chercheurs ont montré la corrélation entre cet essor de la petite pêcherie et la chute du thiof, au cours des dernières décennies.

D’excellents pêcheurs

Outre leur nombre en expansion, les piroguiers tiennent essentiellement leur puissance de pêche de l’amélioration des technologies. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux dispose d’outils de navigation GPS et de sondeurs pour détecter les bancs de poissons. Ils peuvent évoluer sur de très longues distances, au-delà des eaux territoriales, jusqu’en Mauritanie notamment. Ils font également preuve d’une grande adaptabilité, passant au gré des besoins de la ligne au filet, etc. Cette flexibilité leur permet de s’adapter à la demande, dans un contexte de marché des produits de la mer mondialisé.

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Repos biologique du POULPE du 20-09-13 au 20-10-13

 

Poulpe

Photo : Aprapam

 

Le nouveau ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes, El Ali Haïdar, a préconisé l’installation d’une commission chargée d’évaluer le repos biologique, avant d’annoncer un arrêt d’un mois à compter de vendredi dernier pour respecter la période de reproduction des poissons, a appris l’APS de source officielle, dimanche à Dakar.

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DELIVRANCE NON CONFORME A LA LOI D’AUTORISATIONS DE PECHE A DES THONIERS CANNEURS ETRANGERS

 

 

canneur sur atlantique

Photo : bluefintuna.com


« Pour construire un avenir, il faut connaître le passé »

 

Historique de la pêche thonière au Sénégal


Dans les années 50, de nombreux thoniers canneurs bretons et basques ont exercé leurs activités de pêche dans les eaux sénégalaises, chaque année, de novembre à avril, période  qui coïncide avec l’arrêt de la saison de pêche du thon blanc a fait de Dakar leur base de repli. Au bout de quelques années de séjours temporaires, ces thoniers regroupés dans deux coopératives Itsasokoa et Lagun Artean ont fini par s’implanter, à Dakar, toute l’année.

Des prospections, faites avec les bateaux « Gérard Treca » et « Marcella-Yveline », ont prouvé, à la fois, l’existence d’importants bancs de thon  dans les eaux sénégalaises et la pertinence de la création d’une industrie thonière au Sénégal.

Dans les années 60, Dakar comptait 7 conserveries qui, à partir des années 70, n’étaient plus que 3. Il s’agit des Conserveries  du Sénégal (CDS), de la SAPAL et de la SAIB. Elles  produisaient  des conserves emboitées sous les  marques françaises  Pêcheurs de France pour les CDS, Saupiquet pour la SAPAL  et Pêche et Froid  pour la SAIB.

Les  Conserveries du Sénégal (CDS)  sont devenues en 1977 Société Nouvelle des Conserveries du Sénégal du Sénégal (SNCDS) qui, n’arrivant pas à se relever de difficultés financières, a fini, avec l’aide de l’Etat, à se retirer de la production qui, à partir de l’an 2000, était assurée par la société d’exploitation SE-SNCDS, SNCDS devenant une société de patrimoine.

La SAPAL et la SAIB ont été depuis rachetées  par des sénégalais et sont devenues respectivement  INTERCO et PFS. Ces  2 sociétés ont disparu et SNCDS devenue, entre temps, une société d’Etat a été vendue en 2012 à une société coréenne.

Pour  l’approvisionnement des conserveries, l’Etat avait également créé, en 1965, la Société Sénégalaise d’Armement à la Pêche (SOSAP), avec près de 20 thoniers canneurs et senneurs  devenant ainsi, l’un des tout premiers armements thoniers du monde. On ne soulignera jamais assez la démarche logique des  autorités sénégalaises qui, au lieu de compter sur un approvisionnement étranger, ont  mis sur pied un armement national.

Malheureusement, du fait de l’imprudence d’un ministre qui, ignorant que l’URSS n’a jamais construit le moindre thonier durant toute son existence, a succombé aux chants des sirènes russes  en confiant à un de leurs  chantiers navals, la construction des premiers thoniers de la SOSAP. Cette commande en Russie a coûté très cher à la SOSAP, qui a mis  la clef sous le paillasson en 1977, non sans avoir englouti des sommes colossales dans la correction, en France, de malfaçons constatées sur les bateaux construits en Russie.

Dans les années 70, la pêche du thon s’est déplacée vers le sud avec l’avènement des senneurs et Abidjan a pris la place de Dakar. La Côte d’Ivoire bien que n’étant pas située sur une zone de pêche de thon a su, néanmoins, avec des mesures incitatives, faire d’Abidjan un grand port de transbordement. Les cadences de déchargement y sont autrement plus importantes qu’à Dakar ;  un cargo déchargé en 3 jours à Abidjan, l’est en 5-6 jours à Dakar.

Il est à noter que le thon pêché à la canne  est de meilleure qualité que celui pêché à la senne tournante.  Le premier meurt rapidement alors que le second meurt par asphyxie après s’être longtemps débattu. Aussi, la fabrication de conserves avec du thon pêché à la canne a-t-elle longtemps été l’atout majeur des conserveries de Dakar. Et le Sénégal, qui a disparu aujourd’hui des tablettes, fut le 2ème exportateur mondial de thon.

 

 

 

Thunnus obesus


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Conseil interministériel sur la pêche – Juin 2013

La pêche joue un rôle clé dans la société et l’économie nationale par la diversité et l’importance de sa contribution aux indicateurs macroéconomiques et sociaux tels que le PIB, la balance commerciale, l’emploi, la sécurité alimentaire etc.). C’est pourquoi elle occupe une place privilégiée dans les stratégies nationales de développement, notamment la Stratégie nationale de Développement économique et social (SNDES) pour la période 2013 – 2017.

L’intérêt accordé à ce sous-secteur s’est traduit par des investissements publics et privés importants à terre et en mer. La pêche a ainsi connu une croissance forte et rapide de 1960 à 2000 et son poids économique et social est aujourd’hui l’un des plus importants du pays.

La pêche est toutefois confrontée ces dernières années à une crise aigüe liée à une dégradation et une surexploitation des ressources halieutiques, à des investissements mal orientés et à une surcapacité de capture et de traitement à terre. La conséquence de cette situation est la baisse des revenus des acteurs du secteur, une chute de l’emploi et une baisse de la contribution économique et financière du secteur.

C’est dans ce contexte que des réformes ont été retenues et partiellement mises en œuvre par le Gouvernement avec l’aide des partenaires techniques et financiers. Leur mise en œuvre est cependant freinée par de nombreuses contraintes, notamment une faiblesse persistance de la régulation de l’accès aux ressources halieutiques, les faiblesses dans le contrôle et la réglementation des activités situées le long de la filière, l’inadaptation du cadre institutionnel et juridique de gestion de la pêche, l’insuffisance en nombre et en qualité du personnel de l’administration chargé d’encadrer le secteur etc..

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Journée mondiale de l’océan

Photo : A.P.S.

Les gouvernements de la sous-région invités à une meilleure gestion des ressources marines

La Journée mondiale de l’océan a été célébrée samedi à Joal-Fadiouth (Mbour, ouest) sous le signe de « l’espoir et de la responsabilité’’, à l’initiative de l’ONG Greenpeace Afrique qui, avec les acteurs de la pêche artisanale, a invité les populations et les acteurs de la sous-région ainsi que les gouvernements à agir avec détermination, pour une meilleure gestion des ressources marines.

« L’exploitation des ressources marines s’est effectuée de manière intensive, aux dépens des écosystèmes. Les activités des chalutiers pélagiques étrangers, l’utilisation d’engins de pêche prohibés, tels que les mono-filaments, les filets dormants, la dynamite, etc., n’ont fait qu’aggraver la situation alarmante pour les stocks de poissons’’, a déclaré Marie Suzanne Traoré, chargée de campagne océans pour Greenpeace Afrique.

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Repos bilologique du POULPE dans le Département de MBOUR

 

Octopus vulgaris

Photo : Aprapam

 

La période du repos biologique du Poulpe (Octopus vulgaris) est instaurée sur l’étendue du territoire du Département de MBOUR du 15 octobre à minuit au 15 novembre 2012 à minuit


Vous pouvez consulter (format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe dans le Département de Mbour : ARRETE REPOS BIOLOGIQUE Poulpe Mbr 2012.PDF

 

Et lire un article de SudOnline (portail de Sud Quotidien) sur la gestion participative et l’immersion de 5 000 pots dans les aires marines protégées de la Petite Côte : http://www.sudonline.sn/les-acteurs-pour-la-cogestion-et-son-extension_a_10689.html

 

Repos biologique sur le Poulpe dans les eaux sous juridiction sénégalaise

Une période temporaire de repos biologique du Poulpe pour la pêche artisanale est fixée du 20 Octobre au 30 Novembre 2012, dans les eaux sous juridiction sénégalaise, sans discrimination

 

Vous pouvez consulter (au format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe sur tout le territoire : Arrêté Repos biologique Poulpe 20-10 au 30-11-12.PDF

 


Pêche « illicite et illégale » sur la Petite Côte

 

 

Voilier Atlantique (Istiophorus albicans)

Photo : Aprapam

 

Des acteurs de la pêche, regroupés au sein de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), interpellent les autorités, notamment le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, sur ce qu’ils appellent ‘’une pêche illicite et illégale’’ que mènent des pêcheurs ghanéens dans les eaux sénégalaises, plus précisément au niveau de la Petite Côte où ces étrangers ciblent les espèces de poissons dites ‘’porte-épée’’, notamment les espadons, les voiliers et makaires. En effet, les professionnels de la pêche artisanale soutiennent mordicus avoir constaté que des Ghanéens exportent 4 à 5 tonnes par jour de ces espèces de poissons dits ‘’porte-épée’’. Ce qui, d’après eux, constitue ‘’un danger extrêmement grave’’ pour les ressources halieutiques déjà en raréfaction.

 

‘’Ces espèces, dont la gestion relève exclusivement de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), font l’objet des mesures de conservation et de gestion parmi lesquelles l’interdiction de pêche avec certains engins dont le filet maillant dérivant et la limitation de captures’’, a signalé Gaoussou Guèye, président de l’APRAPAM. ‘’Nous interpellons les autorités à veiller sur cette affaire nébuleuse, parce qu’aujourd’hui, on veut imposer un repos biologique sur le poulpe, parce que les pêcheurs artisans, à travers le conseil local de pêche artisanale (CLPA), consentent inlassablement des efforts pour la promotion d’une pêche responsable, donc durable, au grand profit des populations et de notre économie. Donc, il faut les accompagner, en faisant appliquer la réglementation en vigueur au Sénégal’’, a lancé M. Guèye, président de l’APRAPAM.

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Contribution de la CAOPA au questionnaire d’évaluation du secteur des pêches dans la région de la CEDEAO

Photo : Aprapam

 

 

 

CONTRIBUTION DE LA CONFEDERATION AFRICAINE DES ORGANISATIONS DE PECHE ARTISANALE (CAOPA) QUESTIONNAIRE D’EVALUATION DU SECTEUR DES PECHES DANS LA REGION DE LA CEDEAO / CONSULTATON UA-IBAR : Contribution CAOPA questionnaire UA évaluation politiques de pêche Afrique de l’Ouest.PDF

 

 

CONTRIBUTION OF THE AFRICAN CONFEDERATION OF ARTISANAL FISHING ORGANISATIONS QUESTIONNAIRE FOR EVALUATION OF THE FISHERIES IN THE ECOWAS REGION / CONSULTATION AU-IBAR : CAOPA contribution to AU evaluation fisheries policies West Africa.PDF

 

 

 


Le rôle de la recherche dans la gestion durable de la ressource halieutique

Photo : Aprapam

 

 

Quel impact sur la pêche artisanale ?

 

L’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) organise la troisième édition de son forum annuel, le 4 juillet prochain, à partir de 9 heures, au Centre de formation pédagogique Abbé David Boilat de Saly-Carrefour (Mbour, ouest).

La manifestation portera sur  »le rôle et l’impact de la recherche halieutique dans le développement durable du secteur des pêches maritimes », selon un communiqué transmis à l’APS.

 »Une délégation du réseau des journalistes pour une pêche responsable et durable en Afrique de l’Ouest sera présente à cet évènement annuel initié en 2010″, lit-on dans le document.

 

Source  :  A.P.S.

 


 

 

 

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Mbour : des acteurs du secteur annoncent le dépôt d’un mémorandum

Photo : Ivano Trabalza

 

Des acteurs de la pêche artisanale comptent exposer leurs préoccupations aux nouvelles autorités à travers un mémorandum qu’ils vont leur soumettre prochainement

 

Ces responsables, constitués de pêcheurs, de mareyeurs, de femmes transformatrices et écailleuses, venus de Fass Boye, Kayar, Nianing, Ngaparou, Mbour, entre autres localités, ont pris part samedi à une journée de réflexion qui a fait le diagnostic du secteur.

‘’Nous voulons montrer aux nouvelles autorités qui viennent d’être installées que nous avons des préoccupations, des constats et des souhaits’’, a indiqué l’un des initiateurs de la rencontre, Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM).

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Halte au pillage de la mer

Photo : Ivano Trabalza

 

 

 

SUNUGAL Halte au pillage de la mer, un documentaire des acteurs de la pêche au Sénégal : Sunugal Halte au pillage de la mer

 

 

 

Déclaration conjointe des acteurs du secteur de la pêche artisanale du Sénégal et de Greenpeace Afrique : http://www.greenpeace.org/africa/Global/africa/publications/DeclerationConjointe-print.pdf

 


Inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques

Greenpeace et les pêcheurs artisans interpellent les politiques sur les ‘’inquiétudes’’ du secteur

 

 

Les responsables de l’ONG Greenpeace Afrique à Dakar et des pêcheurs artisans du Sénégal ont interpelé jeudi, les candidats déclarés à la présidentielle de février 2012, à prendre davantage en compte leurs ‘’inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques’’ dans leurs programmes.

‘’Nous interpellons les hommes politiques à entendre nos inquiétudes par rapport à la diminution des ressources halieutiques, tout en se souciant de l’intérêt des communautés’’, a déclaré Gaoussou Gueye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale à Mbour.

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Le poisson du riche se nourrit avec la sardinelle du pauvre

Durabilité de la pêche à deux vitesses au Sénégal : le chalutier Oleg NAYDENOV est autorisé à  pêcher 70 tonnes de sardinelles par jour ; la pirogue de BOULAYE n’a pas le droit d’opérer avec des filets en mono filament

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Le ministre de l’Economie maritime (MEM) n’a pas  bonne conscience avec l’attribution illégale de licences à des chalutiers pélagiques étrangers, en violation de la législation en vigueur. Il a profité de l’examen du budget de son département au Sénat, pour tenter de justifier son acte avec des arguties qui l’enfoncent plus qu’elles ne l’absolvent.  De la relation de S.M.S.CISSE dans Le Soleil du 2 décembre 2011, on  peut retenir notamment les 4 points ci-après :


  • Les responsables du GAIPES ne peuvent pas nous dicter notre politique.

La politique de pêche du gouvernement est contenue  dans la Lettre de Politique Sectorielle (LPS) signée,  en avril 2007, par les ministres chargés respectivement de la Pêche et des Finances.  La LPS en vigueur est l’aboutissement d’un  processus entamé en 2000 à la fin des concertations sur la pêche et l’aquaculture. Le « draft  » préparé par la Cellule d’Etudes et de Planification (CEP) a été circularisée entre tous les services  de l’Etat et également transmis, pour avis et observations, à tous  les acteurs du secteur. Les  structures consultées ont fait connaître leurs avis et  observations dont  la plupart, après discussions, ont été retenues et incluses dans un document  validé par les bailleurs de fonds.

En faisant sa proclamation,  le MEM  ignore, assurément, comment se définit une politique de pêche. Le GAIPES n’a rien à imposer sinon qu’à rappeler, au besoin, ce qui est consigné dans la LPS, tous  les acteurs de la pêche ayant pu faire connaître, au préalable,  leurs propositions.

 

  • Le poisson pêché par les bateaux étrangers fait partie du stock migrant qui est partagé,  essentiellement constitué de poissons qui ne sont pas consommés par les Sénégalais.

Il est vraiment osé de soutenir que les sénégalais ne consomment pas la sardinelle (yaboye) ou le chinchard (diaye) et ce, devant le ministre du Budget qui, très certainement, a dû rire sous cape.

 

  • Les bateaux de pêche étrangers qui ont été autorisés à pêcher dans nos eaux, ont pêché 52.000 tonnes de poissons qui ont  apporté au Trésor public 850 millions de FCFA.

Céder la tonne sardinelle à 35 dollars US quand on sait qu’elle serait revendue congelée à 300 dollars, entre 1.200 et 2.000 dollars si elle est transformée en farine et à 600 dollars en huile de poisson, est contraire aux intérêts du Sénégal. Par ailleurs, indiquer les quantités de poissons pêchés sans fournir celles de farine, d’huile produites et de conserves fabriquées ; c’est cultiver  l’opacité et la dissimilation et non de la transparence.

 

  • Profiter de ce poisson nous permet de mobiliser des ressources extrabudgétaires qui peuvent contribuer à résoudre nos problèmes liés aux quais de pêche, à l’électricité et aux infrastructures.

Le  MEM, ne sait, peut-être pas,  que le recours aux affectations particulières de recettes de l’Etat est en violation des principes de base du droit budgétaire. La totalité des compensations  financières  obtenues doivent, en effet, faire l’objet d’une affectation comptable au budget général de l’Etat. Le financement de projets de développement de la pêche ne doit pas, par le biais d’affectations non réglementaires et hors budget, échapper aux tests de cohérence et d’opportunité prescrits par le Programme Triennal d’Investissements Publics.  Par ailleurs, on notera qu’en 2000, le quai de pêche de Ouakam a coûté 589 millions, celui de Thiaroye 483 millions et celui de Joal 332 millions FCFA. Par conséquent,  850 millions FCFA ne permettent pas de financer des quais de pêche, des complexes frigorifiques encore moins participer à l’électrification du pays. On prend les sénégalais pour des demeurés et des gens cupides.

 

 

Pourquoi les armateurs russes courent-ils derrière les petits pélagiques ?

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Parce que nos ressources halieutiques sont précieuses, nous devons veiller, chaque jour, à les préserver

Photo : Aprapam

Après le marchandage des terres, va-t-on vers celui de la mer ?

 

Ayant  reçu, à  bonne source, des informations faisant état de négociations entre  le ministère de la pêche et des armateurs privés de chalutiers pélagiques congélateurs russes, pour l’obtention d’autorisations de pêche dans les eaux sénégalaises, des acteurs ont rencontré un haut cadre dudit  ministère, pour partager avec lui les informations  dont ils disposaient. L’autorité n’ayant pas démentie l’information, les acteurs ont pris la décision de publier un communiqué afin de la  porter à la connaissance des populations sénégalaises, de la société civile et des partis politiques.

 

 

Rappel

 

En 2010, des bateaux russes ont subrepticement été autorisés à pêcher au Sénégal, dans la plus grande opacité en dépit de la désapprobation unanime des biologistes  et  des acteurs. Jusqu’à ce jour, nul ne sait sur quelle base juridique  ces autorisations de pêche ont été délivrées, encore moins le montant ou la destination des sommes perçues.

En 2011, eu égard à la détermination des acteurs, à l’ampleur et à la vigueur de leurs protestations, après une première dénégation, l’information a finalement  été confirmée par le ministre de la pêche avec l’annonce d’une recette de 5 milliards FCFA, qui  par la suite,  s’est révélée n’être que de 800 millions FCFA.

Accusé d’avoir délivré des autorisations de pêche en violation des dispositions du code de la pêche,  le Ministre de l’Economie Maritime a sorti un banal communiqué, non signé de surcroît, où il  est mentionné que «le Sénégal a souverainement décidé d’exploiter une partie des ressources pélagiques migratrices, afin que le trésor public puisse en bénéficier, à l’instar des autres pays limitrophes ». Ce communiqué n’est ni plus, ni moins qu’un aveu qui ne rend  nullement légal ce que la loi n’autorise pas. La souveraineté ne pouvant s’exercer en dehors de la loi.

 

 

 

Les dégâts causés par le chalutage  pélagique et  la tentative de modifier, sur mesure, la loi en vigueur.


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Journée Mondiale de la Pêche Artisanale : le 21 novembre 2011

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Pêche artisanale durable : Mbour abrite une rencontre le 21 novembre

 

Une rencontre sur le thème « Garantir une pêche artisanale durable » est prévue le 21 novembre à Mbour à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), en partenariat avec la Coalition des GIE du quai de pêche de Mbour, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La manifestation, organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la pêche (21 novembre), s’inscrit dans le « Processus de Bangkok » et « le Processus de la FAO » visant à développer des « Directives volontaires pour garantir des pêches artisanales durables », indique la même source.

Cette journée de réflexion verra la participation d’invités venus d’Afrique et d’Europe, selon les organisateurs qui veulent mener une réflexion sur les relations entre les processus formels et ceux de la société civile, entrepris pour garantir des pêches artisanales durables.

L’objectif est aussi d’explorer les synergies nécessaires pour faciliter, instaurer et promouvoir l’accès à l’information et la transparence dans les processus décisionnels, cruciaux pour garantir des pêches artisanales durables », selon le communiqué.

 

Source : A.P.S.

 

 

 

 

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La mer, patrimoine des générations futures transformée en source de désespoir par une autorité qui ne regarde que son profit

Photo : Ivano Trabalza

 

Au Sénégal, la pêche artisanale occupe une place prépondérante dans le secteur en ce sens qu’elle assure 80% des mises à terre et contribue pour près de 60% des produits destinés à l’exportation.

La place de la pêche dans l’économie sénégalaise n’est plus à démontrer car elle représente 1,7% du PIB et 12,7% des recettes d’exportation en 2009. La consommation de poisson par habitant et par an est de 26 kg au niveau national et de 43 kg pour la région de Dakar, et 17% de la population active évoluent dans le secteur de la pêche. Il s’agit donc d’un secteur très important de notre économie nationale qui fournit, à la fois des devises, des emplois et de la nourriture (70% des protéines animales consommées proviennent du poisson) et 72% des mises à terre sont constituées de petits pélagiques côtiers.

Dans notre jeunesse, l’on disait que le Sénégal était l’une des côtes les plus poissonneuses au monde tellement le poisson existait en abondance et en diversité. L’évolution de la situation au fil des années permet de dire qu’une ressource peut se tarir si on n’intègre pas une gestion saine, raisonnée et durable. En effet depuis plus d’une décennie une forte pression est exercée sur la ressource au point qu’aujourd’hui on assiste à des formes de pêches les plus destructrices qui ne disent pas leur nom.

La forte pression exercée sur les ressources pélagiques côtières du nord-ouest africain entraine une situation de surexploitation qui a valu, la tenue à Agadir du 17 au 26 avril 2007, de la 7ème réunion du groupe de travail de la FAO sur l’évaluation des petits pélagiques au large de l’Afrique nord-occidentale. Il est apparu que le stock de sardinelles rondes est surexploité et qu’une diminution de l’effort pour la pêche totale d’au moins 50% sur les deux espèces de sardinelles a été recommandée. Le chinchard blanc est surexploité et le chinchard noir pleinement exploité, une diminution de 20% de l’effort actuel est recommandée pour ces espèces. D’après le rapport de la FAO sur « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2010 » les stocks de pélagiques de la zone Atlantique Centre Est (n°34) sont pleinement exploités ou surexploités. Egalement des évaluations de l’Institut National de Recherches halieutiques, le CRODT, montrent que ces stocks de petits pélagiques sont surexploités, et le CRODT recommande une réduction d’au moins 50% de l’effort de pêche sur ce stock et une exploitation modérée.

 

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Arrêt biologique Poulpe et conditions pêche sardinelles et autres pélagiques

 

Les conditions de la pêche, commercialisation et, transbordement et transformation des « Yaboye » et autres pélagiques, sont précisés dans cet Arrêté Départemental (MBOUR), suite aux consultations des Conseils Locaux des Pêches (CLPA), afin de valider des initiatives de gestion locale :

Arrêté petits pélagiques.pdf

 

 

La période de repos biologique du Poulpe est instaurée dans le Département de MBOUR du 01 novembre 2011 au 20 novembre 2011 :

Arrêté repos biologique poulpe.pdf