Un appel pour sauver la haute mer, un « Etat en déliquescence »

Photo : AFP / Le Monde

L’océan va mal. Il faut le dire, le marteler à coups de prises de position solennelles, de cris d’alarme, de démonstrations d’experts. Le travail que la Commission océan mondial rend public mardi 24 juin à New York tient de tout cela à la fois. Au sein de cette instance lancée en février 2013, un aréopage de 18 politiques de haut rang (parmi lesquels l’ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy ou encore l’ex-premier ministre canadien Paul Martin) et des chefs d’entreprise sonnent l’alerte.

« Il n’est pas exagéré d’affirmer que toute forme de vie sur Terre, y compris notre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan, écrivent ses membres. (…) Nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie, d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance. » Leur message s’adresse en particulier aux dirigeants des Etats qui vont se retrouver lors de la 69e Assemblée générale des Nations unies, à partir de septembre.

Dans son rapport intitulé « Du déclin à la restauration : un plan de sauvetage pour l’océan mondial », la commission reprend des données déjà connues pour la plupart. Mais, mises bout à bout, celles-ci tracent un tableau cru de la situation : peut-être pas irréversible, mais indubitablement alarmant.

 

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