Immersion en terre inconnue : la mer profonde en Mauritanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La biodiversité marine et côtière en Mauritanie est surtout connue pour le Parc National du Banc d’Arguin. Cependant, au large l’on trouve également des écosystèmes spectaculaires qui ne bénéficient d’aucune mesure de protection. Or, ils sont menacés par une exploitation à l’échelle industrielle qui risque de les rayer de la carte avant même que la science puisse recenser cette biodiversité. Ce film œuvre pour la protection des écosystèmes inconnus et une pêche durable.

Le scénario de ce film sur les écosystèmes marins inconnues en Mauritanie, est basé sur l’Atlas Maritime des Zones Vulnérables en Mauritanie, une publication de l’Institut Mauritanien de Recherche Océanographiques et des pêche (IMROP).

Pour voir ce film sur YouTube : IMMERSION EN TERRE INCONNUE : la mer profonde en Mauritanie

 

Sources : IMROP, Ministère de l’Environnement et du développement Durable de Mauritanie, Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime de Mauritanie, Le Ministre du Pétrole de l’Energie et des Mines de Mauritanie, Programme Biodiversité Gaz et Pétrole, PNUD, GIZ, GEF, WWF, UICN, YouTube.

 

 

 

Le parc national du Banc d’Arguin, à cheval sur le désert du Sahara et l’océan Atlantique accueille une biodiversité d’une très grande richesse et figure au patrimoine mondial de l’Unesco. Le dessous des Cartes s’intéresse à l’avenir de ce parc.

Pour voir le film du « Dessous des Cartes » sur le banc d’Arguin : Parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie

 

Sources : Le Dessous des Cartes (ARTE), YouTube.

 

Journée Mondiale de l’Océan – 08 Juin 2017

Nos Océans, notre avenir

Photo : Aprapam

 

Introduction

 

L’idée d’une Journée mondiale de l’océan a été lancée à l’occasion du Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Le but de cette journée est de célébrer l’océan, patrimoine que nous partageons tous, et de mettre en avant les relations particulières que chacun d’entre nous entretient avec la mer. La Journée vise à sensibiliser le grand public au rôle crucial joué par les océans et aux différents moyens existants pour les protéger.

 

Compréhension de la thématique et approche conceptuelle de l’APRAPAM

L’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime (APRAPAM), conformément à ses actes constitutifs (Charte et Statuts), se donne comme mission :

a) D’unir les membres animés d’un même idéal lié à une pêche artisanale raisonnée et durable et de créer entre eux des liens d’entente et de solidarité, suivant en cela le Code de Conduite Pour une Pêche Responsable et Durable (CCPR) de la FAO ;

b) D’aider les opérateurs de la pêche artisanale à améliorer leurs conditions de vie en rapport avec les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et les Directives Volontaires visant à assurer une Pêche Artisanale Durable de la FAO ;

c) De développer chez les acteurs de la pêche artisanale le réflexe et les aptitudes de protection et préservation de l’environnement en général, marin côtier en particulier, la gestion durable des ressources halieutiques et aquacoles notamment dans les domaines de :

  • La protection de l’environnement marin contre toute forme de dégradation, notamment tous les types de pollution
  • La cogestion des ressources halieutiques et aquacoles ;
  • La pêche responsable et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée ;
  • Le repos biologique ;
  • La création d’Aires Marines Protégées (AMP) et d’Aires Marines Communautaires (AMC), des zones protégées (ZP), de Récifs Artificiels.

Le thème dédié cette année à cet évènement : « Nos Océans, notre avenir » ne souffre d’aucune ambigüité. Il traduit toute la pertinence du rôle éminent que jouent les océans dans la régulation du climat en réduisant les impacts négatifs de l’élévation de la température résultant de l’émission des gaz à effet de serre accentuée par les activités anthropiques induites par des besoins économiques. L’expansion de l’industrie utilisant de manière inconsidérée et incontrôlée les sources d’énergie fossile qui accentue le phénomène récurrent des Changements climatiques, impacte négativement tous les domaines d’activités de l’Homme et corrélativement les conditions d’existence de toute l’humanité.

Par conséquent, la préservation de la santé de nos océans pour leur permettre de jouer pleinement et efficacement leur rôle de thermostat naturel est un devoir civique individuel et collectif qui nous interpelle pour assurer à l’humanité des conditions optimales d’existence durable pour l’avenir.

 

L’importance de la place de l’océan dans la vie et le devenir de la planète terre

• Pourquoi l’océan est-il important pour l’humanité ?

Il n’y a qu’un seul Océan Mondial, qui couvre 72 % de la surface de la Terre et qui est essentiel à l’humanité. Chaque être humain dépend de la mer, même s’il vit loin à l’intérieur des terres. L’océan joue un rôle dans l’équilibre social, économique et environnemental de tous les pays du monde :

L’océan fournit les 50% de l’oxygène respiré par les humains et absorbe les 30% de CO2 produit par les activités humaines et joue le rôle de poumons de la planète ;

  • Il est le principal régulateur de l’état de l’atmosphère et du climat ;
  • Il joue un rôle fondamental dans le cycle de l’eau sur la terre ;
  • Il joue un rôle important dans la sécurité alimentaire mondiale et est la première ressource de protéines animales avec près de 120 millions de tonne/an dont dépendent 2,5milliards d’individus et emploie près de 200 millions d’acteurs dont quelques 140 millions de personnes dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture ;
  • Plus de 50 % de la population mondiale vit sur les côtes ; ce chiffre s’élèvera à 75 % d’ici à 2025.
  • Il participe pour (3000 milliards de$) 5% du PIB mondial ;
  • Il assure à près de 90% le transport mondial des marchandises ;
  • Il participe de manière significative au développement des activités touristiques de beaucoup de pays côtiers et insulaires.

La pollution (organique, plastique, hydrocarbure, métaux lourds, etc.) ; l’océan est agressé par les activités humaines de développement socio- économique

L’impact négatif de l’action de l’homme sur l’océan est prouvé par des observations scientifiques bien établies qui montrent que l’océan se vide de sa biomasse, se réchauffe et s’acidifie, ce qui fait subir d’énormes pressions à la vie marine.

Près de 40 % des océans sont considérés comme « lourdement affectés » par les activités humaines de développement socioéconomique dont :

  • La pollution (organique, plastique, hydrocarbure, métaux lourds, etc.) ;
  • La diminution du contenu en oxygène (désoxygénation) des eaux marines et côtières les eaux plus chaudes contiennent moins d’oxygène et l’augmentation de la stratification en surface réduit la ventilation et donc l’oxygénation de l’intérieur des océans et des estuaires) et d’autre part l’eutrophisation (enrichissement des eaux en nutriments) des zones côtières, due à l’intensification des activités humaines (e.g. agriculture, urbanisation, industrialisation).
  • La diminution des stocks de poisson (surexploitation, les mauvaises pratiques de pêche et la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (INN)) ;
  • L’acidification des eaux par le CO2 absorbé (dommage sur la calcification des coraux et espèces à coquille) ;
  • Le réchauffement des eaux (perturbation des écosystèmes);
  • La destruction d’habitats côtiers tels que les récifs de coraux, les mangroves et les algues marines, ainsi que l’implantation d’espèces aquatiques envahissantes.

 

L’océan doit être conservé et exploité de manière durable

Malgré la situation lourdement affectée de l’océan, les données scientifiques actuelles montrent que l’océan est capable de se régénérer ; et la communauté internationale vient de se mettre d’accord sur les moyens pour y arriver. Mais il ne peut se réaliser qu’en adoptant sans tarder des mesures audacieuses, étayées par la solidarité entre les États, les citoyens et les entreprises (Objectif de Développement Durable- ODD 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources aux fins de développement durable).

L’Objectif de Développement Durable 14 : Conserver et L’exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources aux fins de développement durable a été adopté par les dirigeants de la communauté internationale en septembre 2015 dans le cadre du développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Il offre un cadre pour gérer durablement les écosystèmes marins et côtiers et les protéger :

  • Prévenir et réduire nettement la pollution marine ;
  • Prendre des mesures en faveur de la restauration de l’océan pour rétablir sa santé et sa productivité ;
  • Réduire au maximum l’acidification de l’océan et lutter contre ses effets ; Réglementer efficacement la pêche, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche ;
  • Faire mieux bénéficier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés des retombées économiques de l’exploitation durable des ressources marines ;
  • Améliorer la santé de l’océan et renforcer la contribution de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en particulier des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés ;
  • Améliorer la conservation de l’océan, de ses ressources et les exploiter de manière plus durable.

Pour obtenir de bons résultats à ces objectifs, il faudra des changements dans le comportement des entreprises, des gouvernements et des particuliers, mettre l’accent sur de meilleures pratiques sur notre océan et des efforts d’innovation dans le monde entier pour faire face à ces problèmes.

Au Sommet international d’action pour les océans des mesures ont été convenues pour répondre aux enjeux et menaces qui pèsent sur la santé des océans et la sécurité alimentaire mondiale. Elles sont situées au cœur de l’amélioration de la gouvernance des océans, du financement durable, de la création de partenariats pour l’action et du partage des connaissances. Dans cette optique, le Sommet a mis l’accent sur la conservation et la gestion durable des ressources halieutiques, contribuant ainsi à la prospérité sociale, économique et environnementale de la population mondiale.

La pêche durable : Nos pêches sont menacées par la pêche non durable. Le manque de données scientifiques, la mauvaise gestion, et la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) à réduisent à long terme le potentiel de la pêche à fournir de la nourriture et des emplois.

En l’occurrence :

  • les gestionnaires des pêches doivent prendre des mesures appropriées pour réduire, et finalement éradiquer la surpêche et atténuer ses impacts négatifs sur l’environnement marin plus large. Certaines options comprennent : la définition des règles de la pêche sur la base des données scientifiques solides, le suivi et le contrôle des activités de pêche, appliquer des sanctions significatives aux contrevenants, et le renforcement des capacités pour les pays en développement à respecter leurs engagements.
  • Les gouvernements doivent également examiner les moyens de lutter contre la pêche INN, qui coûte des milliards de de dollars chaque année à l’économie mondiale.
  • L’un des moyens les plus efficaces et rentables de le faire est en se joignant à la mise en œuvre et de l’Accord de la FAO sur les mesures l’État du port visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Pollution marine :

  • En premier lieu pour les débris marins, ceux-ci comprennent l’amélioration de la gestion et le recyclage des déchets, ainsi que la réduction des emballages et de trouver de nouveaux matériaux biodégradables et recyclables ;
  • Pour la pollution par les nutriments ceux-ci comprennent l’utilisation plus efficace des engrais, l’amélioration de la gestion des eaux usées, et des techniques pour minimiser le ruissellement des nutriments.

 

Interventions de l’APRAPAM

L’APRAPAM à très tôt prise conscience de l’importance du rôle de l’environnement en général et des océans en particulier dans l’existence de l’humanité, parce que évoluant dans un secteur qui en dépend. Aussi, soucieuses des conséquences de l’agression que subissent les océans quià terme sont néfastes pour l’homme, l’APRAPAM dans le cadre de la célébration de la journée Mondiale de l’Environnement procède en collaboration avec ses partenaires des activités d’information et de sensibilisation sur l’importance pour l’homme de vivre dans un environnement sain, et qui requiert de la part de tous une attention particulière pour sa protection en vue de sa préservation pour les générations actuelles et celles du futur.

Dans cette optique, l’Association, en collaboration avec quelques partenaires nationaux : Pirogue Bleu SARL, l’Aire Marine Protégée de Joal-Fadhiout, et le Centre de Formation David Boilat de Mbour à travers la participation du Gouvernement des élèves de cet établissement, célèbre depuis Deux mil quinze, (2015) la Journée Mondiale de l’Océan.

Le choix d’impliquer les jeunes dans ces actions de préservation de l’environnement revêt pour l’Association tout un symbole. Ce symbole est reflété cette année par le thème dédié à l’évènement » Nos Océans, Notre Avenir ». En effet, les jeunes d’aujourd’hui, sont les acteurs de demain. Demain, c’est déjà aujourd’hui ! Conscientiser les jeunes à la préservation de l’environnement en général et des océans et mers en particulier est un gage de l’amélioration de leur santé et corrélativement leur permettre de jouer pleinement leur rôle de régulation du climat, de l’équilibre des écosystèmes marins et terrestres, in fine, perpétuer l’humanité dans de de bonnes conditions d’existence.

De même, le choix d’intervenir dans l’Aires Marine Protégée n’est pas fortuit car elles sont dans les écosystèmes côtiers un élément fondamental. Un océan a besoin des refuges pour les poissons, les baleines, les dauphins, les coraux et d’autres trésors de la mer. Les aires marines protégées (AMP) fournissent la vie des océans et de leurs habitats refuge contre les impacts humains et permettent également des ressources marines décimées de se rétablir. Effectivement gérés les AMP soutiennent l’économie bleue en aidant à maintenir les stocks de poissons et le renforcement du tourisme.

Au-delà de cette activité annuelle des actions locales de protection, de conservation et d’exploitation durable de l’océan et des ressources marines sont proposées par APRAPAM aux acteurs du secteur de la pêche en général et du sou–secteur artisanal en particulier :

  • Assainir et rendre propres les plages ;
  • Nettoyer et assainir les fonds marins ;
  • Aménager des zones de pêche protégée ;
  • Restaurer les habitats et les écosystèmes dégradés ;
  • Protéger et conserver les zones de mangroves : participation active des élèves ;
  • Mettre en adéquation l’effort de pêche et le potentiel de ressources disponibles ;
  • Développer un système de surveillance participative efficace ;
  • Améliorer les infrastructures de débarquement et de manutention du poisson ;
  • Améliorer le système de transport, de distribution et de commercialisation des produits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : Aprapam


Promoteurs de cette initiative

 

Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

Jënëllëk : du poisson encore pour demain

Jënëllëk : du poisson encore pour demain

 

Logo david Boilat

Centre de Formation Pédagogique Abbé David Boilat

 

La Pirogue Bleue

La Pirogue Bleue - Produits de la mer

 

 

La Mangrove : un écosystème très riche

La mangrove est un milieu riche en nutriments minéraux et organiques issus d’une matière organique en décomposition particulièrement abondante. Celle-ci, constituée essentiellement de feuilles de palétuviers, alimente une flore bactérienne et fongique considérable à la base d’une vaste chaîne alimentaire. La mangrove est l’un des milieux les plus riches de la planète.

Ainsi, les eaux des mangroves abritent une grande diversité d’organismes : plancton, algues, mollusques (huîtres, arches, moules), crustacés (crabes, crevettes) et poissons (plus de 100 espèces : mulets, Tilapias…).

Un poisson typique des mangroves, le périophtalme, a développé des nageoires lui permettant de sortir de l’eau et de se déplacer. Il peut vivre durant de longues périodes hors de l’eau.

Le crabe violoniste, qui tient son nom de sa pince gauche proéminente, creuse des terriers dans la vase : il joue ainsi un rôle très important pour l’aération des sols de la mangrove.

De nombreuses espèces d’oiseaux viennent s’y nourrir ou se reproduire. A marée basse, ils se nourrissent de crabes, de coquillages et de vers dans les vasières. A marée haute, les oiseaux se reposent sur les palétuviers ou sur les tannes. Ainsi, les mangroves du Sénégal sont des zones humides vitales dont dépend la migration des oiseaux.1Certains mammifères se retrouvent dans l’estuaire : le Chacal, le Singe vert, la Mangouste. Les reptiles sont représentés par le Varan du Nil.

La Mangrove utile à l’homme

Une source de richesse pour la pêche côtière

Les mangroves constituent un milieu abrité favorable à la reproduction de nombreuses espèces de poissons et à la croissance des jeunes poissons jusqu’à l’âge adulte où ils pourront être pêchés. Par conséquent, elles favorisent le développement de différents types de pêcheries : artisanales, commerciale, récréative. Crabes, crevettes, mollusques, huîtres et d’autres espèces marines y sont aussi récoltés.

Des ressources pour la vie quotidienne

Partout dans le monde, les mangroves ont été exploités pour leur bois pour fabriquer du charbon ou de la pâte à papier, pour en extraire le tannin, pour la construction de charpentes de maisons, de bateaux, de clôtures…Le bois de mangrove est apprécié pour sa résistance à la pourriture et aux dégradations. Certains bois ont aussi une grande valeur calorifique ce qui justifie leur utilisation comme charbon ou bois de chauffe pour la cuisine ou fumer le poisson, les huître…

La médecine traditionnelle fait appel à la mangrove : racines, feuilles, bourgeons, écorces ont des vertus guérisseuses et sont encore très utilisées. Les arbres de la mangrove, gorgée de pollen, permettent aux villageois de récolter du miel.

Des bénéfices environnementaux

  • Une barrière naturelle contre la houle et les tempêtes

Grâce à sa capacité à briser la force des vagues, la mangrove protège des vies humaines et les constructions littorales et les écosystèmes côtiers.

  • Un filtre naturel contre les pollutions

Les différents systèmes racinaires des palétuviers contribuent à la filtration et à la rétention des polluants (métaux lourds et autres toxiques) contenus dans l’eau, de même qu’à la rétention des nutriments et des matières en suspension. Les mangroves assurent ainsi le maintien d’une bonne qualité de l’eau.

  • Une zone de piégeage des gaz à effet de serre

Les forêts, en captant le gaz carbonique de l’air, jouent un rôle primordial dans la régulation des gaz à effet de serre. La mangrove, constituée de 90 % de carbone est un formidable piège à CO2, et grâce au milieu aquatique qui la caractérise, elle ne prend jamais feu.

  • Un site attractif pour le tourisme

Les mangroves, par leur grande biodiversité, attirent de plus en plus de touristes : cet écosystème procure une expérience éducative originale de par les espèces végétales et animales peu communes qui peuvent y être observées.

 

Propagule de Rhizophora


Le palétuvier

Dans les conditions particulières contraignantes de la mangrove, la diversité végétales est faible. Au Sénégal, seules 6 espèces de palétuviers ont réussi à s’adapter à cet environnement, dont 3 espèces dominantes :

  • Rhizophora mangle (le mangle rouge)
  • Rhizophora racemosa (le palétuvier rouge)
  • Avicennia africana

Les palétuviers du genre Rhizophora poussent à l’interface entre le milieu terrestre et le milieu marin, les pieds dans l’eau à marée haute. Ils possèdent des racines échasses (appelées rhizophores) : celles-ci permettent non seulement un bon ancrage dans des substrats meubles comme les fonds vaseux, mais donnent aussi au végétal une certaine souplesses qui lui permet de résister au mouvement de flux et reflux des marées. En outre, les Rhizophoracées ont un mode de germination particulier : la graine germe et l’embryon se développe sur l’arbre même. Ce n’est donc pas une graine qui tombe de l’arbre mais une plantule, appelée propagule, suffisamment développée pour qu’en tombant au sol elle s’y enracine aussitôt. Si elle tombe dans l’eau, la plantule flotte jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment lourde pour tomber au fond et s’y enraciner.

Les palétuviers du genre Avicennia se développent plutôt dans les zones marécageuses, derrière les Rhizophoracées, à l’intérieur de la mangrove. C’est un réseau très dense de racines superficielles horizontales qui leur permet de trouver un ancrage stable dans ce substrat très meuble. Ces palétuviers comportent par ailleurs des racines aériennes (appelées pneumatophores) qui leur permettent des « respirer » malgré une immersion prolongée ; En effet, ces racines comportent de petites lenticelles au travers desquelles l’air peut passer. Les Avicenniacées régulent la salinité de leur milieu par excrétion directe du sel via leurs feuilles ou par dilution de leur sève.

 

 

 

(Source : Sentier écologique de la Réserve Naturelle d’Intérêt Communautaire de la Somone)

 

 

 

 

 

Journée du 08 Juin 2017 en images

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

 

Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO
 – ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
 – Rome, 2014.

 

 

Dans un monde où plus de 800 millions d’êtres humains continuent de souffrir de malnutrition chronique et où la population mondiale devrait encore croître de 2 milliards, pour atteindre 9,6 milliards de personnes en 2050, et se concentrer davantage encore dans les zones urbaines côtières, nous sommes face à un immense défi: nourrir notre planète tout en préservant ses ressources naturelles pour les générations futures.

Cette nouvelle édition du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture met en évidence le rôle important que jouent la pêche et l’aquaculture dans l’élimination de la faim, la promotion de la santé et la réduction de la pauvreté. Jamais auparavant les populations n’avaient consommé autant de poisson, ni dépendu si fortement de ce secteur pour leur bien-être. Le poisson est un aliment extrêmement nutritif – une source vitale de protéines et de nutriments essentiels, notamment pour de nombreuses populations pauvres à travers le monde.

La pêche et l’aquaculture ne produisent pas uniquement des bienfaits pour la santé, elles créent aussi de la richesse. L’emploi dans ce secteur a connu une croissance plus rapide que celle de la population mondiale. Le secteur occupe des dizaines de millions de travailleurs et assure des moyens d’existence à
des centaines de millions de personnes. Le poisson reste l’un des produits alimentaires les plus échangés à l’échelle mondiale. Il revêt une importance particulière pour les pays en développement, où il représente parfois la moitié de la valeur totale des produits négociés.

Il convient toutefois de ne pas s’arrêter aux aspects économiques et de veiller à la convergence du bien-être environnemental et du bien-être humain si l’on veut offrir à chacun une prospérité durable à long terme.

 

Télécharger le rapport complet en français sur la Situation des pêches et de l’aquaculture FAO 2014.PDF

 

 

Download the full report (in english) of the State of World Fisheries and Aquaculture FAO 2014.PDF

 

 

La météo déclenche une alerte en mer jusqu’à Samedi 21-01-12

Photo : David Tasei

 

 

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a déclenché une alerte en mer depuis jeudi soir et recommande ‘’prudence et vigilance’’ aux pêcheurs et autres usagers de la mer .

 

« L’alerte en mer en cours au large de nos côtes, la Grande côte, la Petite côte, les Iles du Saloum et la Casamance (sera maintenue) jusqu’au samedi 21 janvier 2012 a 18 heures’’, précise l’ANACIM, dans un communiqué transmis à l’APS.

 

L’ANACIM fait état d’une ‘’mer agitée à forte avec une houle de secteur nord associée à des vents qui souffleront nord est pouvant atteindre 50 a 60 km/h ».

 

 

Source : A.P.S.

 

 


La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
Rome, 2010

 

Alors que le monde tâche de se relever après les impacts conjugués de la flambée mondiale des prix des denrées alimentaires, de la crise financière et de la récession économique, plusieurs centaines de millions de personnes sont en proie à une aggravation des incertitudes et à une faim bien réelle. Dans ce contexte, le rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2010 se propose d’offrir à toutes les parties intéressées un tableau documenté, complet et équilibré des pêches et de l’aquaculture, ainsi que des questions connexes à l’échelle mondiale.

Cette publication révèle que l’offre de poisson de consommation par habitant a nouvellement atteint un niveau record en 2008, ce qui met en évidence le rôle essentiel que joue le secteur s’agissant d’assurer des revenus, donc des moyens de subsistance, aux pêcheurs artisanaux, ainsi que des aliments à des milliards de consommateurs, qui trouvent dans les produits de la pêche et de l’aquaculture une source excellente de protéines animales à bon marché et de grande qualité, protéines qui sont particulièrement importantes pour les femmes enceintes et les jeunes enfants.

 

Télécharger le rapport complet (en français).pdf

 

Download full report (en anglais).pdf

 

Journée Mondiale des Océans : le 08 Juin 2011

le 08 Juin 2011

 

La Journée des océans, célébrée le 8 juin, vise à nous rappeler le rôle des océans comme source de vie partout dans le monde. Il s’agit d’une célébration internationale proclamée il y a dix ans à l’occasion du Sommet de la Terre et des Nations Unies tenu à Rio de Janeiro.

Après des débuts timides, cet événement a aujourd’hui une grande ampleur dans le domaine de la sensibilisation à la santé des océans et celui d’une meilleure gestion de l’Océan et de ses ressources.

 

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