Repos biologique du 15-10-14 au 15-11-14 pour les navires de pêche industrielle démersale, et sur le poulpe pour la pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Arrêté fixant, pour l’année 2014, les périodes de repos biologiques sur le poulpe pour la pêche artisanale : REPOS BIOLOGIQUE PECHE ARTISANALE – 2014.pdf

 

Arrêté fixant, pour l’année 2014, les périodes de repos biologiques pour les navires de pêche industrielle démersale exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise : REPOS BIOLOGIQUE PECHE INDUSTRIELLE-2014.pdf

 

 

Etat des lieux sur la proposition d’accord de pêche entre l’UE & le Sénégal

Photo : Ivano Trabalza

 

Le Sénégal et l’Union européenne viennent d’initier un protocole d’accord de partenariat de pêche, pour une durée de 5 ans.

APRAPAM a réfléchi aux enjeux d’un tel accord depuis Novembre 2013, – avant que ne débutent les négociations officielles. APRAPAM a été la première organisation de la société civile sénégalaise à publier un mémorandum donnant nos priorités pour les négociations.

Lorsque les résultats des négociations ont été connus, nous avons pu nous procurer le texte du nouvel accord et de son protocole au niveau des institutions européennes. Nous avons ensuite interpellé directement la Commission européenne sur certaines questions préoccupantes, comme l’accès au merlu par deux chalutiers européens, et nous avons obtenu des éclaircissements2.

Sur cette base, nous formulons une série de propositions et demandes, qui ne sont donc pas le fruit d’une mobilisation opportuniste de dernière minute, mais d’une longue réflexion des acteurs réunis au sein de notre association.

 

Lire la suite : Aprapam état des lieux.pdf

 


Danger sur les côtes de Mbour : les pêcheurs sommés de ne pas s’approcher à moins de 1000 m.

Photo : Aprapam

 

Les pêcheurs de Mbour sont prévenus. Attention danger de mort. De couleur bleu et blanc, le bateau Arcmice atlantique tire un câble sismique à la recherche du pétrole. Les pêcheurs qui s’en approcheraient risquent l’électrocution. « Il ne faut pas s’arrêter. S’il y a des incidences, cela va chambouler tout le projet. Le bateau est aux larges à 30 Km des côtes sénégalaises. Il travaille de Mbour jusqu’à la frontière de la Gambie. Il y a des risques d’électrocution, de noyade. C’est dangereux. L’essentiel pour les pêcheurs, c’est qu’ils ne s’en approchent pas », prévient Pape Wagane Faye, le représentant de Petrosen qui se charge des recherches.

 

Le câble Immergé à une profondeur comprise entre sept (7) et (8) mètres. Au minimum, « respecter les cinq (5) km et ne pas s’approcher du câble encore moins de la bouée qui termine le câble qui est équipée par une lumière de type clignotants en rouge, signe qu’il y a danger. Les travaux ont démarré il y a quinze (15) jours et précise le correspondant de la Rfm, tout bateau qui s’approche dans un rayon moyen de 1000 mètres risque d’être aspiré vers l’arcmice atlantique avec des conséquences très graves.

Dié BA

Source : PressAfrik.com



LA SAGA DES BATEAUX RUSSES AU SENEGAL : CAS SINGULIER D’OLEG NAYDENOV

« Le serpent change de peau, non de nature »

 

Photo : MarineTraffic.com

 

CONTEXTE

Ces trois dernières semaines, un nom revient tous les jours dans  la presse écrite, les radios,  ainsi que  dans la presse en ligne locale comme étrangère. Ce nom est celui d’un des chalutiers pélagiques russes, que l’ancien MEM a subrepticement introduit dans la ZEE sénégalaise, en signant avec leurs consignataires des protocoles d’accord sans base juridique, parce que non conformes au code de la pêche. Sur cette base, l’intéressé a délivré pas moins de 44 autorisations de pêche à des bateaux dont la majorité bat pavillon russe.

Ces chalutiers pélagiques congélateurs poursuivent du Maroc à la Guinée Bissau, le stock adulte des petits pélagiques côtiers, dont le schéma migratoire a été décrit  par BOELY, depuis 1978. Après avoir séjourné dans les eaux marocaines,   puis dans celles de la Mauritanie, ces petits pélagiques côtiers se sont invités dans les eaux sénégalaises où elles resteront de décembre à mai.

Il convient de signaler que les armateurs  russes ont signé un accord de pêche avec le Maroc en février 2013 et sont encore en négociation avec la Mauritanie. Avec le Sénégal, ils rencontrent des difficultés d’un tout autre ordre. De notre humble point de vue, le Sénégal ne devrait pas signer d’accord de pêche  avec la Russie pour les raisons suivantes :

 

  • à la différence des 2 pays précités, le Sénégal a une pêche artisanale très active qui débarque, par an, près de 370.000 tonnes de petits pélagiques dont les  80% sont consommés localement ;

 

  • le Sénégal gagnerait à suivre les recommandations des scientifiques  qui estiment que le stock de petits pélagiques côtiers est surexploité et que cette surexploitation est de nature à compromettre la durabilité de la pêche tant industrielle qu’artisanale ;

 

  • les pêcheurs artisans sénégalais conscients que la ressource est très sollicitée  ont pris des initiatives locales de régulation de la pêche  en particuliers dans les grands centres (source DPM) notamment à :

 

  1. Mbour et Joal où une intense lutte contre la pêche de juvéniles, le refus de transformation des juvéniles de sardinelles, l’interdiction des sorties diurnes d’engins artisanaux de pêche pélagique du 1er décembre au 31 mai et de sortie nocturne du 1er juin au 30 novembre ;
  2. Saint-Louis les sorties des sennes tournantes sont alternées pendant la grande campagne de pêche, les débarquements nocturnes sont interdits;
  3. Kayar, les sorties sont alternées à raison d’une seule sortie quotidienne pour les sennes tournantes, la transformation des sardinelles juvéniles est interdite, ainsi que l’utilisation de filets  mono filaments ;

 

  • A ce qui précède, il faut ajouter qu’au Sénégal l’âge moyen des pêcheurs se situe entre 18 et 35 ans (ils ont donc encore  un long chemin à parcourir, si Dieu le veut). Par conséquent, le pays connaissant un nombre important de jeunes chômeurs, l’Etat ne devrait pas, raisonnablement, prendre le risque de mettre au chômage des jeunes qui, à la différence de bon nombre de leurs autres compatriotes, ne  lui demandent pas de leur trouver des emplois.

 

  • Les pratiques de pêche des bateaux russes qui commettent beaucoup trop d’infractions.  Le palmarès des chalutiers russes ayant obtenu de l’ancien MEM une autorisation de pêche, se présente ainsi qu’il suit au 30 avril 2012  (source GREENPEACE : mains basses sur la sardinelle) :

 

  1. pour 44 autorisations de pêche délivrées et 29 bateaux qui ont effectivement pêché dans la  ZEE sénégalaise, 41 infractions ont été dénombrées en Zone interdite située entre Yoff et notre frontière nord avec la Gambie et qui  fait face à une nurserie. De ce fait toute activité de pêche y est strictement interdite. Enfin, les chalutiers russes pêchent de jeunes reproducteurs et des juvéniles, la nuit surtout, dans la zone  côtière et on les voit à partir de la plage. C’est l’infraction la plus grave du code de la pêche. OLEG NAYDENOV a été surpris 5 fois dans ladite zone et assurément, c’est le bateau qui a commis le plus grand nombre d’infractions.
  2. 21 des 44 chalutiers ayant obtenu une autorisation de pêche de l’ancien MEM ont commis  41 infractions.

 

Par ailleurs, nous croyons utile de souligner que dans une publication intitulée l’exploitation des petits pélagiques côtiers au Sénégal : réponse de la recherche à la crise sardinière, Moustapha DEME et J. J. LEVENEZ du CRODT,  ont apporté des éléments de réponse pertinents. Le coût d’achat d’un sardinier correspond à  celui de 35 unités d’unités de pêche à la senne tournante et de trois fois plus d’unités de filets maillants encerclant, que les coûts moyens annuels d’exploitation des unités artisanales sont nettement plus faibles que ceux des sardiniers. Surtout, le coût de production d’une tonne de poisson est quatre fois inférieur en pêche artisanale qu’en pêche sardinière. Telle est la justification de la disparition de la pêche sardinière industrielle au Sénégal.

Tous ceux qui, pour justifier la présence des bateaux russes soutiennent que les bateaux sénégalais  sont incapables de pêcher là où pêchent les russes, ne sont, rien d’autre, que des bonimenteurs.

 

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Panel de Mbour du 08 janvier 2014

I. CONTEXTE & JUSTIFICATION

Au Sénégal, le secteur des pêches est une composante essentielle du développement rural. Il joue un rôle  stratégique et  de soutien à la croissance  de l’économie nationale en contribuant notamment à la réduction du déficit de la balance des paiements et du chômage.

Les nombreux pêcheurs pratiquant la pêche de capture  sont souvent confrontés à des difficultés d’exploitation et à des problèmes délicats qu’ils devront surmonter pour que les pêches de capture restent une source constante d’aliments et de revenus. L’accès aux ressources naturelles et leur utilisation sont les principaux sujets de controverses.

L’usage a montré que les ressources naturelles renouvelables comme les stocks de poisson disparaissaient faute de gouvernance rationnelle, dès que la demande effective pour un poisson particulier dépasse la capacité biologique du stock concerné. Dans le secteur de la pêche de capture, l’exploitation des ressources halieutiques marines ne peut être optimale et à long terme que si les intervenants garantissent une gouvernance rationnelle (Source: Les pêches de captures-FAO)

Pour  être  en  phase  avec  les  institutions  internationales,  le  Sénégal  a  adopté  une  approche participative  impliquant  tous  les  acteurs  pour  une  gestion  durable  des  ressources  halieutiques.  Ainsi, les outils juridiques accompagnant ce processus ont pris en charge cette disposition :

-        La loi 98 – 32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche titre II relatif à la gestion et à l’aménagement  des  pêches  notamment  en  son  article  12  portant sur les  conseils  locaux  des  pêches artisanales ;

C’est dans ce cadre que  le Sénégal, dans  le but d’inverser  les  tendances encore  lourdes de  son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique, a opté, entre autres outils d’aménagement, pour la mise en œuvre d’une approche de cogestion des pêcheries artisanales place  pour  assurer l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement.

Aujourd’hui, se pose avec acquitté le problème de la gestion saine et durable de la ressource halieutique en général et particulièrement celle ciblée par la pêche artisanale, une menace sur la contribution à la sécurité alimentaire, induit indubitablement par l’absence d’un système d’aménagement des pêcheries, fondé sur des mesures techniques, sociales et économiques cohérentes articulées autour d’objectifs clairs de gestion des pêcheries..

Cette situation devrait sans doute passer par l’élaboration de bons plans d’aménagement des pêcheries artisanales avec la création d’AMP, de récifs artificiels ; de zones protégées…etc. et le tout devant être accompagné d’une gestion transparente dans le secteur de la pêche maritime.

 

C’est pour toutes ces raisons que l’APRAPAM envisage d’organiser un panel dont les thèmes portent sur :

  • La transparence dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal
  • Menace sur la contribution de la pêche à la sécurité alimentaire : Cas d’installation des unités de transformations des produits de la pêche sur les sites de productions
  • Rôles et Impacts  de l’Aménagement et de la Cogestion dans la gestion des pêcheries ; Qu’elle stratégie pour assurer la durabilité de la pêche artisanale au Sénégal ?


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La mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer(CNUDM): enjeux et impact sur le développement durable de la pêche artisanale Ouest Africaine

 

La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM/UNCLOS en anglais) a été ouverte à la ratification voici trente ans, le 10 Décembre 1982, à Montego Bay, après 14 ans de négociations impliquant plus de 150 pays, y compris les pays d’Afrique de l’Ouest. Cette Convention a véritablement révolutionné l’ordre juridique pour les mers et les océans. L’idée principale dans la promotion de l’objectif de l’utilisation optimale des ressources halieutiques, c’est que les Etats qui n’ont pas les capacités de pêche requises pour exploiter leurs ressources de pêche devraient laisser l’accès au surplus de ressources disponibles à d’autres Etats, en particulier des Etats de la même région ou des Etats dont les ressortissants ont habituellement pêché ces ressources.

C’est sur la base de cette notion de « surplus » que nos Etats ont octroyé des licences de pêche aux flottes étrangères, y compris mais pas seulement, par la négociation d’accords de pêche avec l’Union européenne, la Russie, la Chine, la Corée, etc.

La sous-estimation systématique des captures de la pêche artisanale, l’opacité de la plupart des négociations visant à octroyer, sans consultation avec la pêche artisanale un accès aux flottes étrangères a mené nos Etats à estimer qu’il y avait « un surplus » alors même que ce n’était pas le cas.

Les quantités énormes, souvent non documentées, de prises accessoires faites par les flottes de chalutiers étrangers ciblant un soi-disant «surplus» ont aussi mené à la surexploitation de nos écosystèmes. Cette situation n’est pas restée sans conséquence sur la biodiversité avec les incursions de chalutiers dans des zones réservées à la pêche artisanale qui se livrent ainsi à une pêche illicite et détruisent les habitats marins des poissons.

Aujourd’hui, trente ans après la naissance de la CNUDM, il est temps que nos Etats, en concertation avec les professionnels de la pêche artisanale, prennent leurs responsabilités et dégagent les moyens nécessaires pour permettre à la pêche artisanale d’exprimer tout son potentiel de moteur du développement durable, ainsi que cela est actuellement négocié au niveau de la FAO1, et pour que ce développement durable du secteur ne soit pas saboté par une compétition indue avec les flottes étrangères. En tant que professionnels, les organisations membres de la CAOPA souhaitent pleinement jouer leur rôle dans ce contexte.

Rapport de l’atelier consultable au format pdf : Rapport Atelier CNUDM_ Enjeu et Impact _Développempent_Durable.pdf

 

LES BATEAUX RUSSES VONT-ILS, DE NOUVEAU, ETRE AUTORISES A PECHER AU SENEGAL ?

« L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir »

 

Photo : Aprapam

Légende : bateau pélagique en rade près de l’Ile de Gorée le 21/12/2013   Position : 14°41,40N     17°23,48N    IMO : 9120281    Indicatif d’appel : UBGI6

 

 

Rappel

Les petits pélagiques côtiers effectuant des migrations entre le Sahara occidental et la Guinée Bissau et vice- versa, la flotte russe de pêche lointaine composée de chalutiers pélagiques ayant Mourmansk et Kaliningrad comme ports d’attache, à un besoin impératif de pouvoir pêcher au Sénégal où, ces poissons séjournent, chaque année, de décembre à mai.

Entre 2010 et 2012, les armateurs russes ont fait affréter leurs bateaux par des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Et par l’intermédiaire d’un homme d’affaires de la place, ont signé avec le Ministre de l’Economie Maritime, des protocoles d’accord leur accordant des droits de pêche  à des conditions qui constituent des violations flagrantes de la législation sénégalaise en vigueur.

 

Que prévoit le code la pêche ?

La loi  n° 98-32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche dispose de ce qui suit :

-              en son article 3 : les ressources halieutiques des eaux sous juridiction sénégalaise constituent un patrimoine national.  Le droit de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction sénégalaise appartient à l’Etat qui peut en autoriser l’exercice par des personnes physiques ou morales de nationalité sénégalaise ou étrangère. La gestion des ressources halieutiques est une prérogative de l’Etat.  L’Etat définit, à cet effet, une politique visant à protéger, à conserver ces ressources et à prévoir leur exploitation durable de manière à préserver l’écosystème marin.  L’Etat mettra en œuvre une approche de prudence dans la gestion des ressources halieutiques ;

-               en son article 16 : les navires de pêche battant pavillon étranger sont autorisés à opérer dans les eaux sous juridiction sénégalaise soit dans le cadre d’un accord de pêche liant le Sénégal à l’Etat du pavillon ou à l’organisation qui représente cet Etat, soit lorsqu’ils sont affrétés par des personnes de nationalité sénégalaise.

Aucun des 166 articles du code de la pêche (la loi et son décret d’application) n’autorise ce qu’a fait l’ex MEM qui,  plus préoccupé par la réélection de son mentor que par les intérêts du Sénégal, a foulé des pieds le code la pêche pour  appliquer sa législation personnelle, et accordé aux russes des avantages outranciers. Il est à noter qu’aucun des protocoles d’accord qu’il a signés avec les sociétés privées n’a été ratifié par l’Assemblée nationale, ni promulgué par le Président de la République, encore moins publié au journal officiel.

 

Nouvelle approche des russes

Le 9 décembre 2013, le représentant au Sénégal de l’Agence Fédérale de Pêche de Russie (Rosrybolovstvo) qui basé Nouakchott depuis 2002,  a été transféré à Dakar en février 2013. Il a été invité par une télévision locale, à une heure de grande écoute. Ainsi, l’intéressé a présenté pendant 47 mn la pêche lointaine russe, sous ses plus beaux atours et in fine, a rappelé que la partie russe attend toujours  les résultats de l’évaluation recommandée à l’issue  du Conseil Interministériel  (CIM) sur la pêche, tenu à Dakar  le 18 juin 2013.

 

La lecture d’une dépêche du FIS du 10 décembre 2012, permet de comprendre que l’objectif principal de Rosrybolovstvo était de faire remonter le volume des captures effectuées par ses chalutiers pélagiques,  dans les eaux ouest  africaines,  à 400.000 tonnes par an. Elles n’étaient que de 211.000 tonnes en 2011 et seulement de 148.000 tonnes pour les 9 premiers mois de 2012.

 

A cet égard, ayant, sans doute, tiré des leçons de la très forte hostilité  des acteurs de la pêche contre la présence des bateaux russes dans les eaux sénégalaises,  Rosrybolovstvo  semble avoir changé d’approche et sa nouvelle stratégie consisterait à :

 

a)        isoler le Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES)  très hostile à la présence des bateaux russes au Sénégal. Des acteurs de la pêche artisanale ont été approchés et avant le sommet maritime de Dakar, une rencontre  a été organisée à l’hôtel Savana pour  leur apprendre la bonne parole. Il leur a été « remboursé »  leurs  frais de  transport. Les russes ont en outre promis, à la fois, de résoudre le problème de la distribution du poisson à l’intérieur du Sénégal, à débarquer du poisson à Dakar à condition que les mareyeurs paient le prix, à apporter  des appuis financiers et  de participer à relance de la société Africamer. La Russie offre également des bourses d’études, des camions et du matériel de bureau et des patrouilleurs de surveillance ;

 

b)         jouer sur les résultats des investigations faites conjointement  par la Russie et le CRODT. En effet, la Russie a signé avec le Sénégal un accord de coopération le 8 février 2011 dont l’article 4 prévoit la possibilité d’effectuer en commun des investigations dans notre ZEE et d’analyser les données  collectées.  Un chercheur russe a  même été autorisé, avec la complicité du comité d’organisation, à faire une présentation au salon maritime de Dakar tenu du 4 au 6 octobre 2013. Le chercheur russe a profité de la tribune qui lui était offerte, pour indiquer que les résultats qu’il venait de livrer à l’assistance, étaient ceux  de la mission effectuée avec le CRODT  décembre 2012 et validés par les 2 parties. Le directeur du CRODT a été obligé de le recadrer, en précisant que lesdits  résultats n’engageaient pas sa structure, aucune réunion de validation n’ayant été tenue.

 

Par conséquent :

 

-        d’une part, tous les acteurs industriels comme artisans de la pêche sénégalaise doivent se remobiliser  afin que le bloc qui a, en 2012,  fait cesser les activités de pêche des chalutiers russes se reconstitue. Le cadre de concertation entre en acteurs artisans et industriels retenu à l’époque doit être de toute urgence formalisé ;

 

-        d’autre part, le CRODT qui a eu au sommet maritime de Dakar, un aperçu de ce que les chercheurs  russes sont capables de faire sait à quoi s’en tenir.

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Déclaration de Praia lors de la journée mondiale de la pêche du 21 novembre 2013

Photo : Aprapam

 

Vu la Charte et les Statuts de la CAOPA, qui prennent en considération les conventions, lois et accords internationaux sur l’environnement, sur le travail décent dans le secteur de la pêche, et s’inspirent du Code de Conduite pour une Pêche Responsable de la FAO,

Considérant le Rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement qui a conclu, dès 2008, que le changement climatique exacerbe à la fois les impacts de la pollution et de la surpêche ;

Considérant qu’en Afrique, d’ici 2020, le changement climatique affectera négativement jusqu’à 250 millions de personnes. D’ici la fin du siècle, l’élévation anticipée du niveau de la mer affectera le littoral africain fortement peuplé, et que le coût de l’adaptation pourrait représenter de 5 à 10 % du produit intérieur brut des pays touchés ;

Considérant que les effets du changement climatique sont potentiellement plus importants pour la population des zones côtières des pays en voie de développement que pour celle des pays riches ;

Considérant que l’essentiel de l’exploitation des ressources halieutiques par la pêche artisanale africaine se fait sur quelques dizaines de kilomètres dans la bande côtière, zone fragile menacée par le changement climatique et par la pression d’un nombre croissant d’activités autres que la pêche ;

Considérant les inquiétudes des communautés côtières africaines, et du Cap Vert en particulier, par rapport aux impacts du changement climatique sur l’avenir de leurs communautés ;

Considérant la vulnérabilité particulière des femmes dans la pêche africaine, qui jouent un rôle central pour garantir la sécurité alimentaire des populations à travers les activités de transformation et de commercialisation des produits de la pêche et, contribuent de façon déterminante au bien-être des familles et à l’éducation des enfants.

Constatant que des impacts du changement climatique sur les éco-systèmes marins et côtiers sont déjà observées au niveau de la pêche maritime, en particulier des événements climatiques extrêmes, comme des inondations ou des tempête tropicales, et des changements dans les zones de répartition des stocks de poissons ;

Considérant que le changement climatique aura des conséquences considérables sur l’abondance et la distribution de poisson, en particulier les petits pélagiques, dont dépendent les populations les plus défavorisées.

 

Nous, hommes et femmes des communautés de pêche artisanale africaine, membres de la CAOPA, recommandons à nos états de :

  • Réaliser et partager le résultat d’études visant à évaluer la vulnérabilité et les capacités d’adaptation des communautés côtières par rapport au changement climatique ;
  • Identifier les stratégies et les mesures d’adaptation aux changements climatiques appropriées et les intégrer dans les politiques de pêche, ainsi que dans les politiques de développement économique et de lutte contre la pauvreté aux niveaux national, régional et panafricain ;
  • Sensibiliser les populations, les décideurs et les partenaires au développement sur les effets néfastes du changement climatique sur les communautés côtières qui dépendent de la pêche pour vivre ;
  • Développer des programmes de formation pour renforcer les capacités des parties prenantes à contribuer au processus d’élaboration et de mise en œuvre des mesures d’adaptation au changement climatique ;
  • Veiller à renforcer la prise en compte des intérêts des femmes dans la pêche, afin de renforcer leurs capacités et leur autonomie, agissant ainsi sur des situations initiales inégalitaires entre femmes et hommes.


Déclaration de Praia au format pdf : Déclaration Praia

 


Mémorandum des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal

Photo : Alain Ponchon


Le Sénégal et la Communauté Economique Européenne (CEE) ont signé le 15 juin 1979 un accord-cadre concernant la pêche au large de la côte sénégalaise. Cet accord a été premier signé par la CEE- devenue plus tard Union européenne (UE)- avec un pays ACP. Dans le cadre de cet accord-cadre, entre 1979 et 2002, dix sept protocoles couvrant des périodes allant de 2 à 4 ans et fixant les possibilités de pêche et les contreparties financières y afférentes ont été négociés.

Les négociations concernant le 18ème protocole qui devait couvrir la période 2006 et 2010 n’ont pas été couronnées de succès ; chacune des deux parties jugeant déraisonnables les prétentions de son partenaire.

Ainsi, bien que l’accord-cadre n’ait pas été dénoncé, depuis 2006 aucun bateau de pêche battant pavillon d’un Etat membre de l’Union européenne ne devrait pas être autorisé à exercer ses activités de pêche dans les eaux sous juridiction sénégalaise.

Toutefois, récemment, l’Union européenne a repris contact avec le Sénégal et les délégations des deux parties ont tenu, les 6 et 7 juin 2013, une réunion technique au cours de laquelle, elles ont fait le point sur les points ci-après :

- état des stocks et activités de flottes nationales ;

- gestion de la pêche au Sénégal : politiques actuelles, stratégies et priorités ;

- contexte de la réforme de la politique commune de la pêche PCP et son implication

pour les accords de partenariat de pêche (APP) ;

- perspectives des relations Sénégal-UE en matière de pêche.

A l’issue de cette réunion technique les deux délégations ont convenu, après consultations de leurs autorités respectives, de rester en contact pour l’organisation de discussions formelles en vue du renouvellement de l’accord-cadre et d’un protocole de pêche. Ces négociations pourraient démarrer au cours du dernier trimestre de 2013.

C’est dans le cadre de la préparation des négociations susmentionnées que le présent mémorandum est élaboré.

 

Pour consulter le mémorandum des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal au sujet des accords de Pêche Sénégal-UE au format PDF : Mémorandum accords pêche UE-Sénégal.pdf

 

 

Mémorandum en anglais (in english) : memorandumsenegal anglais.pdf

 

 

Allons-nous encore manger du poisson dans quelques années ?

« L’incertitude est de tous les tourments, le plus difficile à supporter »

 

 

Plage de Mbour

Photo : Aprapam

 


Avec l’annulation de 29 autorisations de pêche accordées à des chalutiers pélagiques étrangers pour respecter une promesse électorale,  certains  ont cru  le feuilleton des bateaux russes  clos.  Que nenni, du fait de l’incohérence des déclarations des uns et des autres

 

Pourquoi une position aujourd’hui, une autre le lendemain ?

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la réglementation, l’utilisation effective et les impacts du filet monofilament/filet maillant dans la sous-région de la CSRP

 

Dans le cadre du projet de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) financé par la Coopération Internationale Allemande « Appui à la Gestion des Ressources Halieutiques d’Afrique de l’Ouest », un travail sur la pêche artisanale a été réalisé et une des recommandations émises a été de faire un inventaire des législations et des utilisations du filet maillant en monofilament dans la zone CSRP.

La présente étude suit cette recommandation. Elle est donc composée de deux parties : une recherche bibliographique et documentaire sur les législations et l’usage des filets en monofilament pour la pêche sur les 7 pays de la CSRP complétée par une étude de terrain au Sénégal et en Mauritanie.

 

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Effondrement du Thiof : gestion inefficace de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Les eaux au large du Sénégal se sont vidées de leurs mérous, ou « thiof ». Comment ce poisson emblématique du pays a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco- sénégalaise vient de montrer que l’effondrement des stocks est dû à l’essor de la pêche artisanale – vue en général comme une alternative durable aux pêcheries industrielles. En 30 ans, le nombre de pirogues a quadruplé. La technologie augmente sans cesse la puissance de pêche de la flotte. Pour réduire la pression sur la ressource, les chercheurs préconisent de mettre en place une gestion des petites pêcheries et de réguler l’exportation, qui fait grimper les prix au kilo et fait du thiof une denrée toujours très rentable malgré la rareté du poisson.

Depuis dix ans, le mérou blanc, ou « thiof » en langue Wolof, manque cruellement au Sénégal. Poisson emblématique du pays, il constituait encore récemment la base du plat national, le « thiéboudiène ». Aujourd’hui, il se fait très rare sur les étals des marchés et affiche un prix au kilo exorbitant.

Une flottille multipliée par quatre Comment un poisson, autrefois symbole de l’abondance des ressources sénégalaises, a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco-sénégalaise du CRODT (Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye) et de l’IRD vient de montrer que l’effondrement des stocks de mérou est dû au boom depuis 30 ans de la pêche artisanale, pourtant considérée le plus souvent comme une solution plus durable que les pêcheries industrielles. Sous la pression de la demande mondiale, en particulier européenne, le nombre de pirogues a été multiplié par quatre (l’attrait pour la pêche au mérou a été amplifié par la hausse de son prix local, accélérée par la dévaluation de 50 % du franc CFA en 1994). Grâce aux données du CRODT, les chercheurs ont montré la corrélation entre cet essor de la petite pêcherie et la chute du thiof, au cours des dernières décennies.

D’excellents pêcheurs

Outre leur nombre en expansion, les piroguiers tiennent essentiellement leur puissance de pêche de l’amélioration des technologies. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux dispose d’outils de navigation GPS et de sondeurs pour détecter les bancs de poissons. Ils peuvent évoluer sur de très longues distances, au-delà des eaux territoriales, jusqu’en Mauritanie notamment. Ils font également preuve d’une grande adaptabilité, passant au gré des besoins de la ligne au filet, etc. Cette flexibilité leur permet de s’adapter à la demande, dans un contexte de marché des produits de la mer mondialisé.

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Conseil interministériel sur la pêche – Juin 2013

La pêche joue un rôle clé dans la société et l’économie nationale par la diversité et l’importance de sa contribution aux indicateurs macroéconomiques et sociaux tels que le PIB, la balance commerciale, l’emploi, la sécurité alimentaire etc.). C’est pourquoi elle occupe une place privilégiée dans les stratégies nationales de développement, notamment la Stratégie nationale de Développement économique et social (SNDES) pour la période 2013 – 2017.

L’intérêt accordé à ce sous-secteur s’est traduit par des investissements publics et privés importants à terre et en mer. La pêche a ainsi connu une croissance forte et rapide de 1960 à 2000 et son poids économique et social est aujourd’hui l’un des plus importants du pays.

La pêche est toutefois confrontée ces dernières années à une crise aigüe liée à une dégradation et une surexploitation des ressources halieutiques, à des investissements mal orientés et à une surcapacité de capture et de traitement à terre. La conséquence de cette situation est la baisse des revenus des acteurs du secteur, une chute de l’emploi et une baisse de la contribution économique et financière du secteur.

C’est dans ce contexte que des réformes ont été retenues et partiellement mises en œuvre par le Gouvernement avec l’aide des partenaires techniques et financiers. Leur mise en œuvre est cependant freinée par de nombreuses contraintes, notamment une faiblesse persistance de la régulation de l’accès aux ressources halieutiques, les faiblesses dans le contrôle et la réglementation des activités situées le long de la filière, l’inadaptation du cadre institutionnel et juridique de gestion de la pêche, l’insuffisance en nombre et en qualité du personnel de l’administration chargé d’encadrer le secteur etc..

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Journée mondiale de l’océan

Photo : A.P.S.

Les gouvernements de la sous-région invités à une meilleure gestion des ressources marines

La Journée mondiale de l’océan a été célébrée samedi à Joal-Fadiouth (Mbour, ouest) sous le signe de « l’espoir et de la responsabilité’’, à l’initiative de l’ONG Greenpeace Afrique qui, avec les acteurs de la pêche artisanale, a invité les populations et les acteurs de la sous-région ainsi que les gouvernements à agir avec détermination, pour une meilleure gestion des ressources marines.

« L’exploitation des ressources marines s’est effectuée de manière intensive, aux dépens des écosystèmes. Les activités des chalutiers pélagiques étrangers, l’utilisation d’engins de pêche prohibés, tels que les mono-filaments, les filets dormants, la dynamite, etc., n’ont fait qu’aggraver la situation alarmante pour les stocks de poissons’’, a déclaré Marie Suzanne Traoré, chargée de campagne océans pour Greenpeace Afrique.

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Main basse sur la sardinelle

 

 

Deux années durant, les pêcheurs sénégalais ont assistés impuissants, au pillage de leurs ressources halieutiques par des chalutiers pélagiques géants, battant pavillons d »Etats industrialisés (Russie et pays est-européens) ou s’abritant derrière des pavillons de complaisance. Greenpeace en a été le témoin direct, depuis 2010, et a conduit sa propre enquête sur ce pillage orchestré avec la complicité du gouvernement sénégalais de l’époque.

Vous pouvez consulter ce rapport en PDF sur le lien suivant : Main basse sur la sardinelle

 

 

Documents annexes

1) Cycle sexuel de la sardinelle ronde : Cycle sexuel sardinelle ronde

2) Migration et cycle de la Sardinelle ronde sur le plateau continental ouest africain : Migration et cycle Sardinelle ronde

 

 

Gouvernance de la pêche maritime artisanale au Sénégal

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Au Sénégal, le secteur des pêches est une composante essentielle du développement rural. Il joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de l’économie nationale en contribuant notamment à la réduction du déficit de la balance des paiements et du chômage.

La pêche occupe une place prépondérante dans la politique publique de création d’emplois, particulièrement le sous secteur artisanal. Le poisson représente une importante source de protéines animales pour les populations sénégalaises à qui il procure environ70% d’apport protéique. Aussi, la pêche constitue une composante essentielle de la politique de l’État en matière de sécurité alimentaire.

Cependant ce secteur connait actuellement des difficultés dues à la forte pression exercée sur la ressource. Cette situation qui est la résultante d’une mauvaise gestion et de l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques risque d’hypothéquer la durabilité du secteur.

Les modèles courants de gestion des pêches mis en œuvre au Sénégal n’ont pas su s’adapter aux pêcheries artisanales « informelles » qui n’ont cessé de poser des problèmes de suivi et d’évaluation insoluble et semblent être réduites à des systèmes isolés d’extraction de ressource alors qu’elles doivent être considérées comme des systèmes intégrés, diversifiés, pourvoyeurs de services durables.

La solution à ce problème doit nécessairement passer par une gouvernance vertueuse, efficace et efficiente du secteur en vue de lui assurer une gestion saine et une exploitation durable de la ressource halieutique.

 

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ALERTE !

Photo : Aprapam

 

Ne prenez pas les pêcheurs artisanaux en otages !

La pêche est un levier important dans le secteur économique du Sénégal. Elle procure la population en poisson riche en protéines indispensables pour l’organisme.

90% des mises à terres sont assurées par la pêche artisanale.

60% des produits de la pêche destinés à l’exportation sont issus de la pêche artisanale.

Alors, tenez-vous bien ! Depuis plus de 10 jours, les pêcheurs artisanaux ne trouvent pas le carburant pour aller en mer à la recherche d’un produit dont dépend toute une population.

On nous sert au gâteau que c’est parce que l’Etat doit de l’argent à la Société Africaine de Raffinage (SAR) que cette dernière bloque le ravitaillement du carburant pour les pirogues.

Face à la disponibilité en essence et en gasoil pour la circulation des voitures et le fonctionnement des entreprises, on prive toute une communauté de pêcheurs du carburant pour l’exercice de leurs activités.

Sous prétexte que l’Etat lui doit de l’argent, la SAR doit-elle prendre en otage toute une population (le poisson est consommé par tous les sénégalais) ?

L’Etat doit-il continuer à observer cette situation sans prendre ses responsabilités ?

Les pêcheurs doivent-ils attendre que cette situation se généralise pour agir ?

Nous disons dans tous les cas que les pêcheurs sont d’honnêtes et paisibles citoyens qui contribuent au développement économique de leur pays mais qui n’entendent pas être privés de moyens de le faire.

Par conséquent, nous demandons à l’Etat de prendre toutes ses responsabilités pour mettre un terme, dans les 48 heures au risque de nous voir agir, à la situation dans laquelle les pêcheurs sont victimes d’une injustice.

Le poisson est disponible en mer, donnez aux pêcheurs les moyens d’aller le chercher.

Pénurie du carburant pour pirogue = Pénurie de poisson = Priver la population sénégalaise de poisson riche en protéines indispensable pour la population = Priver une partie de la population de son revenu de base

 

APRAPAM

 

 

Communiqué de presse sur l’approvisionnement du marché national en essence de pirogue : Communiqué presse essence pirogue.pdf

 

Repos bilologique du POULPE dans le Département de MBOUR

 

Octopus vulgaris

Photo : Aprapam

 

La période du repos biologique du Poulpe (Octopus vulgaris) est instaurée sur l’étendue du territoire du Département de MBOUR du 15 octobre à minuit au 15 novembre 2012 à minuit


Vous pouvez consulter (format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe dans le Département de Mbour : ARRETE REPOS BIOLOGIQUE Poulpe Mbr 2012.PDF

 

Et lire un article de SudOnline (portail de Sud Quotidien) sur la gestion participative et l’immersion de 5 000 pots dans les aires marines protégées de la Petite Côte : http://www.sudonline.sn/les-acteurs-pour-la-cogestion-et-son-extension_a_10689.html

 

Repos biologique sur le Poulpe dans les eaux sous juridiction sénégalaise

Une période temporaire de repos biologique du Poulpe pour la pêche artisanale est fixée du 20 Octobre au 30 Novembre 2012, dans les eaux sous juridiction sénégalaise, sans discrimination

 

Vous pouvez consulter (au format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe sur tout le territoire : Arrêté Repos biologique Poulpe 20-10 au 30-11-12.PDF