Communiqué des acteurs de la pêche artisanale de Mbour

Photo : Pierre Gleizes / Greenpeace

 

 

Les acteurs de la pêche artisanale de Mbour, portent à la connaissance des populations sénégalaises et de leurs autorités politiques, des bailleurs de fonds, des partenaires au développement et à tous ceux qui évoluent directement ou indirectement dans le secteur des pêches maritimes les informations concordantes et non infirmées par les autorités compétentes selon lesquelles, le Ministre chargé de la pêche Monsieur Kouraichi Thiam a fait revenir à nouveau dans nos eaux, à travers des autorisations illégales et inopportunes car allant dans le sens contraire des recommandations des scientifiques sénégalais et étrangers, les chalutiers pélagiques étrangers battant pavillon russe.

 

L’activité de ces chalutiers au Sénégal dont la gravité n’est plus à démontrer au SENEGAL pose problème à plusieurs niveaux :

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Halte au pillage de la mer

Photo : Ivano Trabalza

 

 

 

SUNUGAL Halte au pillage de la mer, un documentaire des acteurs de la pêche au Sénégal : Sunugal Halte au pillage de la mer

 

 

 

Déclaration conjointe des acteurs du secteur de la pêche artisanale du Sénégal et de Greenpeace Afrique : http://www.greenpeace.org/africa/Global/africa/publications/DeclerationConjointe-print.pdf

 


Le poisson du riche se nourrit avec la sardinelle du pauvre

Durabilité de la pêche à deux vitesses au Sénégal : le chalutier Oleg NAYDENOV est autorisé à  pêcher 70 tonnes de sardinelles par jour ; la pirogue de BOULAYE n’a pas le droit d’opérer avec des filets en mono filament

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Le ministre de l’Economie maritime (MEM) n’a pas  bonne conscience avec l’attribution illégale de licences à des chalutiers pélagiques étrangers, en violation de la législation en vigueur. Il a profité de l’examen du budget de son département au Sénat, pour tenter de justifier son acte avec des arguties qui l’enfoncent plus qu’elles ne l’absolvent.  De la relation de S.M.S.CISSE dans Le Soleil du 2 décembre 2011, on  peut retenir notamment les 4 points ci-après :


  • Les responsables du GAIPES ne peuvent pas nous dicter notre politique.

La politique de pêche du gouvernement est contenue  dans la Lettre de Politique Sectorielle (LPS) signée,  en avril 2007, par les ministres chargés respectivement de la Pêche et des Finances.  La LPS en vigueur est l’aboutissement d’un  processus entamé en 2000 à la fin des concertations sur la pêche et l’aquaculture. Le « draft  » préparé par la Cellule d’Etudes et de Planification (CEP) a été circularisée entre tous les services  de l’Etat et également transmis, pour avis et observations, à tous  les acteurs du secteur. Les  structures consultées ont fait connaître leurs avis et  observations dont  la plupart, après discussions, ont été retenues et incluses dans un document  validé par les bailleurs de fonds.

En faisant sa proclamation,  le MEM  ignore, assurément, comment se définit une politique de pêche. Le GAIPES n’a rien à imposer sinon qu’à rappeler, au besoin, ce qui est consigné dans la LPS, tous  les acteurs de la pêche ayant pu faire connaître, au préalable,  leurs propositions.

 

  • Le poisson pêché par les bateaux étrangers fait partie du stock migrant qui est partagé,  essentiellement constitué de poissons qui ne sont pas consommés par les Sénégalais.

Il est vraiment osé de soutenir que les sénégalais ne consomment pas la sardinelle (yaboye) ou le chinchard (diaye) et ce, devant le ministre du Budget qui, très certainement, a dû rire sous cape.

 

  • Les bateaux de pêche étrangers qui ont été autorisés à pêcher dans nos eaux, ont pêché 52.000 tonnes de poissons qui ont  apporté au Trésor public 850 millions de FCFA.

Céder la tonne sardinelle à 35 dollars US quand on sait qu’elle serait revendue congelée à 300 dollars, entre 1.200 et 2.000 dollars si elle est transformée en farine et à 600 dollars en huile de poisson, est contraire aux intérêts du Sénégal. Par ailleurs, indiquer les quantités de poissons pêchés sans fournir celles de farine, d’huile produites et de conserves fabriquées ; c’est cultiver  l’opacité et la dissimilation et non de la transparence.

 

  • Profiter de ce poisson nous permet de mobiliser des ressources extrabudgétaires qui peuvent contribuer à résoudre nos problèmes liés aux quais de pêche, à l’électricité et aux infrastructures.

Le  MEM, ne sait, peut-être pas,  que le recours aux affectations particulières de recettes de l’Etat est en violation des principes de base du droit budgétaire. La totalité des compensations  financières  obtenues doivent, en effet, faire l’objet d’une affectation comptable au budget général de l’Etat. Le financement de projets de développement de la pêche ne doit pas, par le biais d’affectations non réglementaires et hors budget, échapper aux tests de cohérence et d’opportunité prescrits par le Programme Triennal d’Investissements Publics.  Par ailleurs, on notera qu’en 2000, le quai de pêche de Ouakam a coûté 589 millions, celui de Thiaroye 483 millions et celui de Joal 332 millions FCFA. Par conséquent,  850 millions FCFA ne permettent pas de financer des quais de pêche, des complexes frigorifiques encore moins participer à l’électrification du pays. On prend les sénégalais pour des demeurés et des gens cupides.

 

 

Pourquoi les armateurs russes courent-ils derrière les petits pélagiques ?

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Parce que nos ressources halieutiques sont précieuses, nous devons veiller, chaque jour, à les préserver

Photo : Aprapam

Après le marchandage des terres, va-t-on vers celui de la mer ?

 

Ayant  reçu, à  bonne source, des informations faisant état de négociations entre  le ministère de la pêche et des armateurs privés de chalutiers pélagiques congélateurs russes, pour l’obtention d’autorisations de pêche dans les eaux sénégalaises, des acteurs ont rencontré un haut cadre dudit  ministère, pour partager avec lui les informations  dont ils disposaient. L’autorité n’ayant pas démentie l’information, les acteurs ont pris la décision de publier un communiqué afin de la  porter à la connaissance des populations sénégalaises, de la société civile et des partis politiques.

 

 

Rappel

 

En 2010, des bateaux russes ont subrepticement été autorisés à pêcher au Sénégal, dans la plus grande opacité en dépit de la désapprobation unanime des biologistes  et  des acteurs. Jusqu’à ce jour, nul ne sait sur quelle base juridique  ces autorisations de pêche ont été délivrées, encore moins le montant ou la destination des sommes perçues.

En 2011, eu égard à la détermination des acteurs, à l’ampleur et à la vigueur de leurs protestations, après une première dénégation, l’information a finalement  été confirmée par le ministre de la pêche avec l’annonce d’une recette de 5 milliards FCFA, qui  par la suite,  s’est révélée n’être que de 800 millions FCFA.

Accusé d’avoir délivré des autorisations de pêche en violation des dispositions du code de la pêche,  le Ministre de l’Economie Maritime a sorti un banal communiqué, non signé de surcroît, où il  est mentionné que «le Sénégal a souverainement décidé d’exploiter une partie des ressources pélagiques migratrices, afin que le trésor public puisse en bénéficier, à l’instar des autres pays limitrophes ». Ce communiqué n’est ni plus, ni moins qu’un aveu qui ne rend  nullement légal ce que la loi n’autorise pas. La souveraineté ne pouvant s’exercer en dehors de la loi.

 

 

 

Les dégâts causés par le chalutage  pélagique et  la tentative de modifier, sur mesure, la loi en vigueur.


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Revue de Presse

Base de données régionales sur les Tortues

 

 

Les points focaux « tortues » de six pays WAMER (West African Marine Eco Region) sont à Dakar pour les besoins d’une formation de quatre jours, du mardi 1er au vendredi 4 novembre 2011, sur la base de données régionale « Tortues », un programme lancé en 2008 par le World Wide Fund (WWF) pour assurer la conservation de cette espèce marine en Afrique de l’Ouest.

Des points focaux « Tortues » venus de Gambie, du Cap-Vert, de Guinée, de Mauritanie, du Sénégal et de Guinée-Bissau sont en conclave à Dakar depuis mardi passé 1er novembre 2011 pour les besoins d’une formation sur la base de données régionale sur les tortues marines qui sont menacées de disparition à cause de la surpêche. « Améliorer le statut de conservation des tortues, réduire leur mortalité, conserver les sites et les habitats, améliorer les connaissances sur les tortues marines, renforcer la collaboration sous-régionale dans la protection de cette espèce menacée », tel est le plan d’action décliné par le programme de conservation des tortues lancé depuis 2008 dans les pays WAMER par le WWF.

Dr Mamadou Diallo, Chargé de programme WWF, a signalé que les principaux résultats attendus de ce programme consiste à « l’intégration de la protection des tortues marines dans la politique de chaque pays de la sous-région, l’amélioration du niveau de conscientisation des populations (par exemple, après un travail de sensibilisation et de communication à Joal où la tortue était fortement consommée, une baisse de 80 % des captures a été constatée), le renforcement des échanges d’information, l’échange de résultats de recherche et d’expériences, la mise en place d’un réseau formel sur les tortues marines ».

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Entre 11 et 26 millions de tonnes de poisson sont pêchées illégalement chaque année dans le monde

 

15% des prises relèvent de la pêche illégale, selon les eurodéputés

 

Entre 11 et 26 millions de tonnes de poisson sont pêchées illégalement chaque année dans le monde, soit 15% des prises totales, a appris l’APS lundi à Dakar, de source proche du Parlement européen.

Cette mauvaise pêche compromet les stocks et détruit l’environnement, obligeant la Commission parlementaire des pêches a adopté des mesures pour renforcer et mondialiser la lutte.

‘’L’Europe a une responsabilité particulière au vu de sa flotte et de la taille de son marché, le plus grand du monde’’, reconnaissent les eurodéputés.

Les deux-tiers des océans ne relèvent d’aucune juridiction nationale, les zones économiques exclusives ne s’étendant qu’à 200 milles nautiques des côtes des Etats, souligne le Parlement européen.

Pour préserver les ressources halieutiques et protéger l’environnement marin, l’institution invite les grandes organisations internationales (Union européenne, Nations unies et organisations régionales) à développer une stratégie globale et commune.

‘’L’Union européenne doit faire davantage en vue de promouvoir une coopération internationale efficace pour lutter contre la pêche illégale’’, estime la Suédoise Isabella Lövin (Verts), qui prépare la position du Parlement.

‘’Nous devons empêcher les armateurs sans scrupules de changer de pavillon pour fuir leurs responsabilités. Alors que de nombreux stocks de poissons sont déjà sérieusement menacés, la pêche illégale pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase.’’

 

 

Source : A.P.S.

 

 

 

Cette Afrique qui nourrit l’Europe…ce que l’ogre européen répond à Greenpeace

Polémique entre l’Union Européenne et Greenpeace au sujet de la surexploitation des ressources marines en Afrique de l’Ouest

 

 

 

 

 

 

 

Tour en bateau de Greenpeace en Afrique de l’Ouest, Mars 2010. Rapport d’expédition.

Cette Afrique qui nourrit l’Europe. La surexploitation des ressources marines en Afrique de l’Ouest par l’UE : Cette Afrique qui-nourrit l’Europe.pdf

 

Source : Greenpeace.org

 

L’impact et les responsabilités réelles de l’Union européenne dans les mers africaines : Réponse au rapport de l’ONG internationale Greenpeace sur l’impact et les responsabilités de l’Union européenne dans les mers africaines : Réponse au rapport Greenpeace.pdf

 

Source : Délégation de l’Union Européenne en République du Sénégal


OPINION Polémique portant sur la pêche de chalutiers pélagiques étrangers dans les eaux sénégalaises

« Prends la parole dans deux circonstances : quand il s’agit de choses que tu connais parfaitement ou quand la nécessité l’exige».

 

L’affaire des bateaux étrangers autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises s’est, de nouveau, invitée au devant de l’actualité avec la conférence de presse tenue à la DPM le 5 août 2011. La relation qui en a été faite par les journaux locaux doit faire peur à toute personne soucieuse du développement de la pêche au Sénégal. L’autorité de tutelle qui a commis un acte contraire aux dispositions du code de la pêche  semble tenir, coûte que coûte, à rendre légale ce que la loi ne permet. Au lieu de fonder son argumentaire sur des articles du code de la pêche autorisant des navires étrangers à mener des activités de pêche dans les eaux sénégalaises, sous le couvert d’un protocole d’accord, il lance ses agents dans de  vaines polémiques.

 

RAPPEL

 

Une opération similaire a été exécutée entre 1991 et 1999. Elle a, maladroitement,  été justifiée en visant l’article 17 du code la pêche de l’époque – loi 87-27 du 18 août 1987- interprétée, à tort, comme autorisant la pêche expérimentale,  alors que nulle part dans le libellé dudit article, ces deux mots ne figurent.

 

Depuis le mois de mars 2010, on assiste à un « remake » de cette affaire, appelée en son temps « accords de pêche secrets,  avec des justifications aussi légères que celles avancées dans l’opération précédente. Les arguments avancés sont :

-        les chalutiers étrangers ont été autorisés à pêcher parce qu’ils ciblent des poissons que les sénégalais n’ont pas les moyens de pêcher. Si  on les capture pas, ces poissons meurent, ce qui constitue une perte pour le trésor, qui pouvait en tirer des ressources additionnelles estimées à 5 milliards FCFA ;

-        l’article 3 de la loi 98-32 du 14 avril qui dispose de ce qui suit : « Les ressources halieutiques des eaux sous juridiction sénégalaise constituent un patrimoine national.  Le droit de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction sénégalaise appartient à l’Etat qui peut en autoriser l’exercice par des personnes physiques ou morales de nationalité sénégalaise ou étrangère. La gestion des ressources halieutiques est une prérogative de l’Etat.  L’Etat définit, à cet effet, une politique visant à protéger, à conserver ces ressources et à prévoir leur exploitation durable de manière à préserver l’écosystème marin.  L’Etat mettra en œuvre une approche de prudence dans la gestion des ressources halieutique ». Avec une interprétation singulière du premier alinéa dudit article, on affirme que, c’est en toute souveraineté, que l’Etat a délivré ces autorisations de pêche.


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Sauvez l’agrément du Sénégal !

 

 

Jusqu’où le Ministère de l’Economie Maritime (MEM) compte nous mener ?

 

L’agrément du Sénégal pour l’exportation des produits de la pêche vers le marché européen date de 1996. Et depuis l’Office Alimentaire Vétérinaire (OAV) effectue tous les quatre ans une mission à des fins d’évaluation.

Si cet agrément était tout à fait sanitaire au début, une nouvelle disposition sur la pêche Illégale Non déclarée Non réglementée (INN) est entrée en vigueur depuis le premier janvier 2010 dans le pays tiers.

L’un dans l’autre, un manquement à ces dispositions constituerait forcement une menace à notre agrément nationale.

Les professionnels n’attendent moins du Ministère de l’Economie Maritime (MEM)  que l’application des dispositions du code de la pêche maritime, la bonne gouvernance du secteur de la pêche, mais ne saurait cautionner ce qui n’est pas prévu par ces dispositions. Depuis le ministère parle d’autorisation de pêche accordée à des navires étrangers aux larges des eaux sénégalaises. Hors il n’est de secret que ces bateaux opèrent en deçà des 6000 miles et sont aperçus à vue d’œil par les professionnels de la pêche artisanale de la petite cote.

Que dire de ces deux bateaux russes parmi les bateaux qui avaient bénéficié d’autorisation qui sont récemment arrêtés pour opération illégale et quelle est la suite qui leur est réservée ?

A quels chiffres se fier sur le tonnage pêché par les bateaux étrangers ? D’après les sources du MEM  40 milles tonnes selon le précédent Directeur des Pêches Maritimes pour une valeur de 640 millions de franc cfa ;  52 milles tonnes selon l’actuel Directeur pour une valeur de 850 millions de franc cfa.

Devons attendre de recevoir une notification de l’Union Européenne  pour agir ou avoir une capacité d’anticipation ?

La pêche constitue pour nous professionnels notre gagne pain que nous devons pérenniser  par une gestion saine et durable. L’administration des pêches  a obligation de  définir la politique d’une bonne gestion des pêcheries. Les professionnels de la pêche en général ceux de la pêche artisanale en particulier ne sauraient militer à toute autre action allant dans le sens de la mal gouvernance du secteur.

 

Gaoussou GUEYE

 

Octroi des licences de pêche : le CONIPAS craint de ’’perdre’’ le marché européen

L’octroi des licences de pêche controversées à des chalutiers étrangers inquiète le Conseil national des pêcheurs artisans du Sénégal (CONIPAS) qui évoque de la menace qui pèse sur l’agrément du Sénégal, qui pourrait lui faire perdre son principal marché d’exportation, indique un communiqué reçu à l’APS.

 

Photo : Ivano Trabalza

 

‘’Une délégation de l’Union européenne a rencontré le ministère de la Pêche du Sénégal et des représentants du secteur de la pêche, pour les informer qu’elle menait des investigations sur les conditions de la présence des chalutiers étrangers pêchant les petits pélagiques dans les eaux sous juridiction sénégalaise’’, précise la même source

Elle souligne que la rencontre entrait ‘’dans le cadre des dispositions du règlement européen de lutte contre la pêche INN’’.

« La délégation de l’UE a exposé les risques de retrait de l’agrément communautaire pour l’exportation des produits halieutiques sénégalais, et de désignation du Sénégal comme état non coopérant au regard des dispositions de la réglementation INN, compte tenu, notamment, de la non conformité des autorisations de pêche accordées aux chalutiers étrangers avec la loi sénégalaise », mentionne le texte.

Le CONIPAS rappelle que le marché européen est son principal marché d’exportation, en particulier pour la pêche artisanale qui contribue pour plus de 70% aux exportations’’.

 

Assane DEME

Source : APS

Au Sénégal, la colère gronde contre le pillage du poisson par les bateaux « étrangers »

Photo : Aprapam

 

Des dizaines de pirogues dansent un ballet de couleur vives face à la plage de Mbour, à 80 km au sud de Dakar, ce lundi 4 juillet. Des gaillards en ciré jaune, de l’eau jusqu’à la poitrine, portent sur la tête de lourdes caisses de poissons-chats. Sur la plage transformée en criée permanente et sous l’auvent de béton du quai de pêche, dans une odeur oppressante, des centaines de femmes et d’hommes étalent poulpes, crustacés et daurades sous un soleil de plomb. Certain, pourtant, rentrent bredouilles. « Ca n’a pas été une très bonne journée pour la pêche », observe Abdoulaye NDAO, propriétaire d’une pirogue de 22 mètres : « Il n’y a pas si longtemps, on remontait des filets pleins, mais il y a de moins en moins de poisson. »

Un fait confirmé par Gaoussou GUEYE, de l’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de le Pêche Artisanale à Mbour : « Ce printemps, le manque de poissons a entraîné de graves problèmes alimentaires et une chute des revenus. Les pêcheurs ont dû réduire les dépenses de santé, d’éducation. »

 

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 » Filets perdus : un désastre ! « 

L’Océanium, association basée à Dakar, initie encore une fois par son dynamisme sur la protection de l’environnement, une nouvelle action en partenariat avec la Ville de Dakar :  » Filets perdus : un désastre ! « 

 

 

Une exposition à démarrée le 07 juillet et se poursuivra jusqu’au 17 juillet 2011 dans les jardins de la Mairie de Dakar.

Cette initiative à pour but, « de faire découvrir les conséquences des pollutions causés par les filets perdus au grand public, sensibiliser les acteurs de la pêche, interpeller les médias ; et les autorités publiques pour faire respecter l’article 30 du Code de la Pêche portant sur l’interdiction des filets nylon et à favoriser un espace et un temps de dialogue et de débat », d’après l’APS.

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Contribution

POLEMIQUE PORTANT SUR LES DROITS DE PECHE ACCORDES A DES CHALUTIERS PELAGIQUES ETRANGERS.

 

« L’harmonie n’est  belle que quand le dire et le faire vont ensemble ».

 

Dans sa livraison des 4 et 5 juin 2011, le quotidien L’AS a, sous la plume de  M. Papa Ismaila KEITA,  fait paraître un article dans lequel, il relate une intervention du Directeur des Pêches Maritimes (DPM) portant sur la polémique autour des licences de pêche avec un sous-titre formulé comme suit « le directeur de la pêche dément le GAIPES ». L’article rend compte de la réunion organisée par le Réseau sur les Politiques des  Pêches en Afrique de l’Ouest (REPAO). En liminaire, il faut en convenir, dans cet article, il n’est pas aisé de faire une distinction nette entre les affirmations du représentant de l’administration des pêches et les commentaires du journaliste, l’analyse s’avère ainsi difficile pour quelqu’un qui n’a ni assisté à la rencontre, ni imprégné du contexte dans lequel, les propos cités ont été tenus.

 

En outre, on trouve dans la relation des points n’ayant aucun rapport ni avec le titre de l’article, ni avec son sous-titre notamment une donnée statistique extraite, sans doute, d’une communication de J.P.CHAUVEAU portant sur l’évolution du taux de motorisation des pirogues au Sénégal de la période coloniale à ce jour, ainsi qu’une accusation selon laquelle, la surexploitation des stocks est le fait des navires étrangers. Ces propos, ne proviendraient pas du GAIPES et les deux points cités ne méritent pas qu’on s’y attarde, au risque de se laisser divertir.

Les points évoqués, sur lesquels il convient de se pencher sont ceux énumérés ci-après :

  • ce sont 14 chalutiers qui ont été autorisés à pêcher et ils ont capturé environ 40.000 tonnes de petits pélagiques côtiers ; le trésor public allait encaisser 600 millions FCFA.  Les 22 navires et  le volume de 300.000 tonnes de captures ne sont qu’une vue de l’esprit ;
  • ces bateaux – sources de vives polémiques au Sénégal – ont toujours été autorisés à pêcher dans les pays de la sous région comme la Mauritanie. Ce qui veut dire que si les ressources halieutiques sénégalaises (sic) migrent vers la Mauritanie, elles tombent dans l’escarcelle des bateaux étrangers ;
  • l’intérêt de l’Etat doit primer sur les intérêts particuliers.

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Retombées des « autorisations » de pêche aux bateaux russes

Seuls 200 millions recouvrés sur 5 milliards attendus

Retombées des licences de pêche attribuées aux navires étrangers

Photo : Aprapam

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie maritime a-t-il vendu des nèfles au président de la République ? Sur les 5 milliards de francs CFA annoncés par Khouraichi Thiam et attendus des licences de pêche près de 200 millions seulement étaient tombés dans les caisses de l’Etat en fin avril. A 15 jours du terme de la campagne des bateaux de pêche étrangers, les interrogations fusent : qu’a-t-on fait de l’argent de la pêche ?

 

Deux cent millions de francs CFA : c’est la somme que le Trésor public sénégalais a perçue jusque là dans le cadre de l’octroi de licences de pêche. Les armateurs russes et autres à qui des autorisations ont été accordées pour la période allant de mars à mai 2011 ne se sont toujours pas acquittés de la totalité des cinq milliards CFA annoncés par le ministre Khouraichy Thiam. Cette rentrée d’argent est largement en deçà des promesses que le ministre de l’Economie Maritime avait faites au chef de l’Etat pour le convaincre d’autoriser les pavillons étrangers à pêcher dans les eaux sénégalaises. Khouraichi Thiam avait déclaré que le Trésor public sénégalais pouvait engranger près de 5 milliards FCFA en accordant des licences de pêche à des bateaux étrangers. Il l’avait dit au chef de l’Etat au plus fort du bras de fer qui l’opposait aux acteurs de la pêche. Ceux-ci dénonçaient le pillage des ressources halieutiques du Sénégal. Khouraichi Thiam présente alors au président de la République une solution quasi imparable en indiquant que le Sénégal perdait beaucoup d’argent en n’exploitant pas suffisamment les ressources de la mer notamment les variétés pélagiques qui passaient à plus de 20 000 miles des côtes sénégalaises. D’autant que les pirogues et autres chalutiers sénégalais ne peuvent pas atteindre ces distances. Et qu’en conséquence, délivrer des licences de pêche aux bateaux étrangers à qui le kilogramme de poisson reviendrait à 17 francs ne serait que tout bénéfice pour le Sénégal.

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« Autorisations » accordées aux navires étrangers

Photo : Aprapam

 

Le Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Cnps) vient de rallier la lutte contre les licences et autorisations de pêche accordées aux bateaux étrangers. En conférence de presse hier, ce mercredi 25 mai à Dakar, ses dirigeants qui parlent de « crise grave de la pêche » ont appelé les autorités à revoir leur copie par rapport à la gestion de ce secteur en mettant un terme à l’octroie de licences de pêche aux navires étrangers.

«Une crise qui s’aggrave depuis 10 ans», «Aucune transparence sur les accords de pêche», «Halte aux autorisations sur le « yaboye »». Ce sont entre autres griefs qui renseignent sur le ras-le-bol du Collectif national des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Cnps) suite au bilan peu reluisant que celui-ci a tiré de la gestion du secteur de la pêche.

En conférence de presse, ce mercredi 25 mai 2011 à Dakar, les responsables du collectif regroupant des acteurs de la pêche artisanale, venus de Mbour, Cayar, Joal, Dakar, St Louis, Lompoul, Djifèr…ont dénoncé «le comportement irresponsable et déshonorant des pouvoirs publics sénégalais à travers la signature de concessions accordées aux flottes étrangères qui nous piquent le yaaboye, seule ressource encore disponible ; ceci pour des miettes à verser au Trésor et à quelle fin ?».

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Arraisonnement de deux chalutiers pélagiques russes

« Naïveté, ignorance,  inexpérience ou arrogance ? »

 

Dans sa livraison des 28 et 29 mai 2011, le quotidien LE POP sous la plume de M. Youssoupha MINE, a écrit ce qui suit : «l’arraisonnement de deux navires battant pavillon russe a fait l’objet d’un débat contradictoire entre le GAIPES et le ministère de l’Economie maritime. Le premier les qualifie de navires pirates, la tutelle rejette ». Ce débat, au demeurant désolant, n’a aucun sens.

En effet, jusqu’à l’extinction du soleil – comme dirait l’autre- personne ne pourra citer un seul des 96 articles de la loi 98-32 du 14 avril 1998 et des 70 articles du décret 98-498 du 10 juin 1998, permettant  la délivrance d’autorisations de pêche à des navires étrangers sous le couvert d’un protocole d’accord. Aussi, convient-il, une fois de plus, de rappeler que les autorisations de pêche accordées aux chalutiers pélagiques russes notamment Admiral Stariko, Oleg Naydenov, Aleksandr Mironemko, Zakhar Sorokin, Kapitan Bologov, Sei Whale et Fin Whale sont illégales. Elles ne sont pas conformes à la législation des pêches en vigueur et n’ont aucun fondement juridique ; elles sont tout simplement illégales.

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