La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

ATTEINDRE LES OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DURABLE

 

 

 

Les sociétés humaines sont confrontées à un immense défi: assurer un approvisionnement en nourriture et des moyens d’existence à une population qui dépassera largement les neuf milliards au milieu du XXIe siècle, tout en faisant face aux incidences disproportionnées du changement climatique et de la dégradation de l’environnement sur la base de ressources. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030) et ses 17 objectifs de développement durable (ODD) offrent une approche unique, transformative et intégrée qui consiste à engager le monde sur la voie de la durabilité et de la résilience, sans qu’il y ait de laissés-pour-compte.

L’alimentation et l’agriculture sont essentielles à la réalisation de l’ensemble des ODD, et nombre d’entre eux intéressent directement la pêche et l’aquaculture, en particulier l’ODD 14 (Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable). En juin 2017, l’Organisation des Nations Unies (ONU), encouragée par l’intérêt grandissant du public et des responsables politiques, a tenu à New York la Conférence sur les océans, une manifestation de haut niveau destinée à appuyer la mise en œuvre de l’ODD 14. Peu après, Peter Thomson (Fidji) a été nommé Envoyé spécial pour les océans par le Secrétaire général de l’ONU et des communautés d’action en faveur des océans ont été créées. Ces communautés sont une initiative dont le but est de suivre la réalisation des 1 400 engagements volontaires enregistrés et annoncés à la Conférence sur les océans.

Dans La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2018, l’accent est mis sur la contribution critique de la pêche et de l’aquaculture à l’alimentation et à la nutrition et également à l’emploi, plusieurs millions de personnes, dont beaucoup peinent à maintenir leurs moyens d’existence à un niveau acceptable, étant tributaires de ce secteur. En 2016, la production totale du secteur a atteint un niveau record de 171 millions de tonnes – 88 pour cent de la production était destinée à la consommation humaine directe – grâce au niveau relativement stable de la production de la pêche de capture, à la réduction du gaspillage et à l’essor continu de l’aquaculture. Ce niveau de production exceptionnel s’est traduit par un niveau de consommation par habitant record (20,3 kg en 2016). Depuis 1961, la croissance annuelle mondiale de la consommation de poisson est le double de la croissance démographique, ce qui montre que le secteur de la pêche est déterminant dans la réalisation de l’objectif de la FAO – libérer le monde de la faim et de la malnutrition. La croissance annuelle du secteur aquacole est en baisse depuis quelques années, mais elle demeure importante dans certains pays, en particulier en Afrique et en Asie.

Le secteur contribue de plus en plus à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté.

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Le coût de la destruction des océans

 

Les eaux côtières de l’Afrique de l’Ouest sont parmi les quatre grands écosystèmes mondiaux d’upwelling, qui sont tous délimités par les frontières orientales des océans Pacifique et Atlantique. Ce phénomène océanographique entraîne les remontées des eaux froides vers la surface. Ces eaux riches en nutriments sont à la base d’une intense efflorescence et du développement de la biomasse dans la masse d’eau.

Avec une superficie totale de 1,5 million de km2 – répartie entre la Mauritanie (234 000 km2), la Gambie (10 500 km2), le Sénégal (180 895 km2), le Cabo Verde (734 265 km2), la Guinée-Bissau (105 000 km2) et la Sierra Leone (166 058 km2) – les eaux des États membres de la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) font partie intégrante de la zone de pêche FAO 34 . En dépit de la faible proportion de la surface océanique mondiale couverte par ces zones, elles fournissent près d’un cinquième des captures marines de la planète. En Afrique de l’Ouest, la pêche contribue sensiblement à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et sociaux par la création d’emplois et sa contribution à la sécurité alimentaire. Elle génère des revenus pour les économies locales.

Cependant, la pression exercée par un nombre croissant de flottes de pêche africaines et étrangères a un effet néfaste sur ces eaux pleines de vie. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a émis des inquiétudes concernant les répercussions de l’épuisement des stocks, imputable à la surpêche, sur la sécurité alimentaire et l’économie de l’Afrique de l’Ouest. Une région où près de sept millions de personnes mènent des activités liées á la pêche, et plusieurs autres millions pour lesquels le poisson est la principale source de protéines animales. Selon les estimations, environ 300 000 emplois ont été perdus dans le secteur artisanal en raison de l’absence de politiques qui protègent à la fois la pêche et les moyens de subsistance.

La dégradation de l’environnement marin et côtier de l’Afrique de l’Ouest s’est accentuée ces dernières années en raison de l’effet combiné de la croissance démographique rapide, de l’urbanisation, des catastrophes naturelles et de la surpêche. La surpêche est exacerbée par la pêche Illicite, Non déclarée et Non réglementée (INN), qui a accéléré la perte de la biodiversité marine et côtière, détruit les habitats critiques et aggravé la pauvreté. Les coûts réels des activités de pêche INN sur les communautés côtières, les habitats marins et les économies locales sont très difficiles à chiffrer en raison des divergences entre les modèles mathématiques et les approches scientifiques utilisées pour une quantification basée sur des méthodes d’échantillonnage valides. Quoi qu’il en soit, il est communément admis que la surpêche a des répercussions négatives sur les communautés et l’environnement. Les études menées entre 2010 et 2016 estiment à environ 1,9 milliard d’Euros par an les pertes attribuables à la pêche INN en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau, en Guinée et en Sierra Leone. Les auteurs d’autres études ont aussi déclaré que seulement 11 millions d’Euros ont été récupérés grâce aux activités de suivi, de contrôle et de surveillance (SCS). L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions, au monde, les plus touchées par la pêche INN. En 2014, l’Africa Progress Panel a estimé qu’un tiers ou la moitié du total des captures régionales étaient issues de la pêche INN. Selon les estimations, près de 40 % du poisson pêché dans les eaux de l’Afrique de l’Ouest sont illégaux et environ 54 % de ces stocks sont surexploités, ce qui traduit la gravité de la situation. Les informations disponibles indiquent que diverses ressources marines, à l’instar des espèces de poissons, des invertébrés et coquillages intertidaux, des mammifères marins et de certaines espèces de requins sont maintenant menacées dans cette région.

Les données relatives aux stocks de poissons et aux activités de pêche dans les eaux ouest-africaines ont malheureusement tendance à être rares. Les stocks ayant été exploités à leur maximum au cours des deux dernières décennies, il est impossible d’augmenter les captures et d’améliorer la croissance économique, du moins pas de manière durable. Par conséquent, toutes les activités futures de pêche se doivent d’être durables, socialement équitables et économiquement viables pour pouvoir contribuer au bien-être des populations dont les moyens d’existence et de subsistance de la mer.

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LA PRODUCTION DE FARINE DE POISSON : enjeux pour les communautés côtières ouest africaines

INTRODUCTION

Traditionnellement, l’Association Pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime organise chaque année depuis 2010 un forum sur une thématique d’actualité de la pêche en général et de la pêche artisanale en particulier.

Dans la plupart des forums de l’APRAPAM, la sardinelle a occupé une place de choix. Le septième forum de cette année portant sur le thème : « La production de farine de poisson ; Enjeux pour les Communautés Côtières Ouest-africaines » conforte les inquiétudes exprimées lors du cinquième forum tenu en 2015 portant sur le thème :  » Enjeux de l’exploitation et de la valorisation des ressources pélagiques et de la place de celles-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels » . Lors du 5ème forum en 2015, le rôle et l’importance des petits pélagiques dans la sécurité alimentaire et dans les emplois en pêche artisanale ont été analysés, ainsi que les conséquences d’une exploitation irresponsable, d’une valorisation incontrôlée des ressources pélagiques sur la durabilité de la pêche.

Deux ans après, le constat se traduit par une augmentation de l’implantation des usines presque toutes exclusivement tournées vers la production de farine de poisson aussi bien au Sénégal que dans les autres pays de la sous-région comme la Gambie et la Mauritanie, auxquelles s’ajoutent des unités informelles et artisanales s’adonnant à cette activité.

La conséquence de la prolifération incontrôlée de cette activité se traduit par des impacts néfastes sur la ressource, la sécurité alimentaire et les emplois, l’environnement et la santé publique des riverains de ces unités de production de farine de poisson. La matière première pour la farine est presque exclusivement constituée de sardinelle, espèce qui est aujourd’hui la principale source de protéines d’origine animale, d’emplois et de revenu des professionnels de la pêche artisanale et des populations de la sous-région.

Au demeurant, cette espèce constitue « un filet de stabilité sociale » dans les pays de cet espace géographique qui de plus, est une ressource partagée pour laquelle les modes d’exploitation et d’utilisation appellent à plus de discernement et de précaution nécessitant une harmonisation des mesures d‟exploitation et de gestion de la part des Etats.

Au niveau mondial, la farine de poisson est majoritairement produite dans les pays de la côte ouest d‟Amérique du Sud (Pérou, Chili), du Nord de l‟Europe (Danemark) que rejoignent aujourd’hui les pays d‟Asie comme le Vietnam et la Chine. De nos jours, ce pays est le plus gros importateur au monde, principalement à partir du Pérou, mais aussi des USA, du Chili, de la Mauritanie, de l‟Equateur, de la Russie et du Mexique.

Traditionnellement, on utilisait d‟une part des espèces pour lesquelles il y a peu de demande en consommation humaine directe (comme l’anchois au Pérou) et d’autre part, des excédents de captures, des rejets de pêche et des résidus de transformation.

Aujourd’hui, en raison d‟une demande accrue sur les principaux marchés internationaux, offrant des prix très rémunérateurs, les usines de farine de poisson se multiplient, y compris en Afrique de l’Ouest.

La farine de poisson est utilisée pour l’alimentation des animaux aussi bien terrestres (porcs, poulets…) que marins. La production mondiale est destinée pour 46% à l’aquaculture, 24% à l’alimentation des porcs, 22% aux ruminants, et le reste aux animaux domestiques et produits pharmaceutiques. La farine de poisson entre pour environ 68% dans la fabrication de l’aliment aquacole qui sert à l’alimentation des poissons d’aquaculture.

 

Photo : Aprapam

 

PROBLEMATIQUE DE LA PRODUCTION DE LA FARINE DE POISSON

Les dangers liés à l’implantation croissante d‟usines de production de farine de poisson en Afrique de l’Ouest incluent principalement :

 

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Poissons, l’élevage vide les océans

Les poissons d’élevage sont souvent nourris avec de la farine produite à base de poissons sauvages. Un processus qui vide les mers et qui désorganise toute une économie en Afrique.

 

Photo : Aprapam

 

L’aquaculture est en plein boom. La consommation de poissons d’élevage dépasse celle de poissons sauvages. La particularité de cette industrie est que les élevages sont nourris à base de poissons sauvages. Chaque année, 20 millions de poissons sauvages servent à nourrir d’autres poissons. La farine de poisson est vitale pour l’élevage, mais constitue une menace pour notre biodiversité marine.

De moins en moins de poissons

Les mers du Sénégal sont réputées pour faire partie des eaux les plus poissonneuses du monde. En quelques années, une dizaine d’usines de farine de poissons se sont installées sur les côtes sénégalaises. Dans cette usine, la plupart des farines vont partir vers le Japon. Installé depuis plus de 10 ans, ce producteur sénégalais a vu les concurrents chinois, russes ou encore marocains s’installer. « La pêche et la production ont beaucoup baissé, mais la demande est très forte. Le poisson se fait rare. Maintenant on va jusqu’en Casamance, en Gambie, à n’importe quel moment de l’année », déplore le propriétaire de l’usine.

 

Pour consulter la vidéo de France 2 sur la farine de poissons sauvages : Poissons : l’élevage vide les Océans

 

Source : France 2 France Télévisions.


La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

CONTRIBUER À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET À LA NUTRITION DE TOUS

 

 

La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la nutrition, des revenus ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de 20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la moitié du poisson destiné à la consommation humaine, et d’une légère amélioration de l’état de certains stocks de poissons due à une meilleure gestion des pêches. En outre, le poisson continue d’être l’un des produits alimentaires de base les plus échangés dans le monde, et plus de la moitié des exportations en valeur proviennent de pays en développement. Les rapports récents établis par des experts de haut niveau, des organisations internationales, des entreprises du secteur et des représentants de la société civile soulignent tous la contribution considérable que peuvent, et surtout que pourront dans l’avenir, apporter les océans et les eaux intérieures à la sécurité alimentaire et à la nutrition d’une population mondiale qui devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

C’est dans ce contexte, et avec cette forte attente en toile de fond, que paraît l’édition 2016 du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. La fonction principale de ce rapport, qui est de fournir une analyse éclairée, équilibrée et complète des données mondiales sur la pêche et l’aquaculture et des questions connexes, se trouve renforcée par plusieurs grandes manifestations internationales organisées récemment.

 

Pour consulter le rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêche et de l’aquaculture au format pdf : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture – FAO – 2016.PDF

 

 

Les Pêcheries Africaines, un Paradis perdu ?

ENQUÊTE SUR LES PRATIQUES DE PÊCHE ILLÉGALE PAR LES ENTREPRISES CHINOISES EN AFRIQUE DE L’OUEST

 

 

 

Des entreprises irresponsables appartenant à la otte chinoise de pêche lointaine– au rang desquelles la China National Fisheries Corporation (CNFC), la plus grosse entreprise chinoise du secteur – sont en train de mettre en péril la durabilité à long terme des pêcheries de l’Afrique de l’Ouest. Ces entreprises pratiquent une pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN), fraudent systématiquement concernant le tonnage de leurs navires et exportent des pratiques de pêche destructrices. Dans le même temps, les ressources halieutiques ouest-africaines souffrent d’une surpêche de plus en plus intense. Bien que les activités de ces entreprises de pêche lointaine ne contribuent que pour une infime partie aux investissements chinois extérieurs, elles compromettent le partenariat gagnant-gagnant que la Chine préconise avec les pays africains. Le gouvernement chinois doit réformer de toute urgence le cadre réglementaire et le système de gestion de sa flotte de pêche lointaine, de façon à combler les lacunes qui permettent aux entreprises chinoises, depuis des décennies, de se livrer à la surpêche dans le mépris des règles et avec une impunité quasi-totale. Les gouvernements des pays ouest-africains concernés doivent également renforcer sans délai leur système de gouvernance et mettre en œuvre des politiques visant à garantir que l’exploitation de leurs ressources halieutiques réponde à des principes de durabilité environnementale et d’équité sociale. Tous les États concernés doivent adopter et mettre en œuvre des plans nationaux et régionaux ef caces pour lutter contre la pêche INN qui sévit dans la région et dissuader ce genre de pratiques.

La raréfaction des ressources halieutiques africaines s’inscrit dans le cadre d’une crise globale de la gestion des pêcheries. L’absence de plan de gestion efficace et une gouvernance insuffisante – qui se caractérise par un manque de surveillance, de transparence et d’obligation de rendre des comptes –, permettent aux flottes de pêche lointaine de piller ces ressources à faible coût. Certaines grandes puissances de pêche, comme l’Union européenne, qui ont pratiqué une pêche irresponsable au large de l’Afrique pendant des années, prennent désormais des mesures pour corriger leurs erreurs. La Chine doit s’efforcer à son tour de devenir une grande puissance de pêche responsable.

En 2015, les gouvernements africains, ainsi que l’ensemble de la communauté internationale, vont se  fixer de nouveaux objectifs de développement post-2015. L’un de ces objectifs sera d’éradiquer la pauvreté d’ici à 2030. Le secteur de la pêche joue un rôle important dans la création d’emplois, mais aussi dans l’apport en protéines pour le continent africain. L’Assemblée de l’Union Africaine a déclaré que la période 2015-2025 serait celle de la Décennie africaine des mers et des océans, et que le 25 juillet serait la Journée africaine des mers et des océans. Elle a également adopté une stratégie régionale de lutte contre la piraterie, le vol à main armée et d’autres activités illégales en mer, qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie maritime intégrée africaine 2050 (SMI).  La Chine pourrait jouer un rôle appréciable en assistant les pays africains à atteindre ces objectifs de développement.

 

Pour consulter le résumé du rapport d’enquête sur les pratiques de pêche illégale par les entreprises chinoises en Afrique de l’Ouest au format PDF : les pêcheries africaines, un paradis perdu ? (résumé).PDF

 

 

Sources : Greenpeace Africa

 

Arnaque sur les Côtes Africaines

La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée

 

 

Ce rapport, paru en 2015, met en évidence les pratiques frauduleuses des sociétés chinoises de pêche lointaine, particulièrement la China National Fisheries Corporation (CNFC), opérant dans les eaux ouest-africaines. Les informations recueillies, principalement au Sénégal, en Guinée et en Guinée Bissau, montrent que les navires battant pavillon chinois ou ceux opérant sous d’autres pavillons par le biais de sociétés mixtes, mènent une vaste entreprise de sous- déclaration du Tonnage Brut (TB) de leurs navires. De plus, les données et preuves disponibles, bien que limitées, montrent également que ces pratiques illégales existent probablement aussi au-delà de ces trois pays; ceci mettant en péril l’exploitation durable et équitable des ressources halieutiques ouest-africaines.

 

Pour consulter le rapport complet de Greenpeace  » Arnaque sur les côtes africaines ; la face cachée de la pêche et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée  » en PDF : Arnaque sur les côtes Africaines.PDF

 

Sources : Greenpeace Africa

 

Fraudes présumées sur la jauge des navires de pêche

Photo : Graham Curran – MarineTraffic.com

 

« Il faut être ferme par tempérament et flexible par réflexion »

Dans le cadre de la réduction de la capacité de pêche de la flotte, un audit du pavillon des chalutiers exerçant leurs activités dans les eaux sénégalaises avait été jugé nécessaire. Cet audit a  été effectivement réalisé  mais ses résultats n’ont pas été publiés. Toutefois, la  Cellule d’Etudes et de Planification (CEP) du ministère chargé  de la pêche a  élaboré une note qui retrace toutes les opérations, les recommandations ainsi  que leur état d’exécution  au 11 janvier 2011.

Par ailleurs, en mai 2015, Greenpeace Afrique a publié un rapport, où il s’appesanti  sur des sous-déclarations de TJB identifiées au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée. Toutefois, dans notre présente contribution nous ne  traiterons que ce qui concerne le Sénégal.

Enfin, le journal « Le Quotidien », dans sa livraison du vendredi  23 octobre 2015, a relayé des informations contenues dans la note de la CEP et relancé, ce faisant, le débat sur la fraude présumée au tonnage.

 

L’audit de la flotte au Sénégal

L’audit de la flotte s’inscrivait, dans le cadre de la préparation d’un plan de réduction de la capacité de pêche chalutière. La mission a été menée par un cabinet français  qui a déposé son projet de rapport final en octobre 2006.

 

Les objectifs spécifiques  de l’audit de la flotte se déclinaient ainsi qu’il suit :

-  faire l’inventaire exhaustif des navires de pêche battant pavillon Sénégalais ;

-  vérifier la conformité de la situation de chaque navire avec les dispositions législatives et réglementaires en vigueur en matière d’acquisition du pavillon national ;

-  évaluer la contribution des armements à la création de la richesse nationale, à la promotion de l’emploi et à l’apport en devises ;

-  réévaluer les caractéristiques techniques des navires.

L’étude devait permettre d’avoir la situation administrative, technique et économique actualisée des bateaux de pêche battant pavillon sénégalais. L’étude a permis, entre autres, de passer en revue  tous les chalutiers battant pavillon sénégalais et de procéder à la vérification, par les structures locales compétentes, du respect des  procédures légales d’obtention du pavillon sénégalais. Ainsi, cent vingt-deux (122) bateaux appartenant à 38 sociétés d’armement ont été contrôlés.

Après quelques contrôles effectués sur place, une liste de 27 chalutiers suspects quant à leur tonnage, a été dressée. Parmi ces 27 navires, cinq (5)  avaient été rachetés par Africamer à trois (3) armements de la place, alors qu’ils avaient déjà été immatriculés sous pavillon sénégalais. Trois de ces bateaux à leur mise à l’eau,  battaient pavillon français, tandis que les deux autres étaient sous la bannière du Japon.

Africamer était une des sociétés ciblées ; elle a été sommée de procéder à un nouveau jaugeage des 5 bateaux et averti, qu’en cas de non-respect du délai qui lui avait été fixé, leurs licences seraient retirées définitivement.

Cette sommation n’était pas nécessaire, le cabinet chargé de l’audit  étant basé à Paris,  avait la possibilité de prendre langue avec la Douane, administration compétente en matière d’immatriculation de navires sous pavillon français et à partir des noms de baptême des bateaux, retrouver leurs actes de francisation et partant leurs caractéristiques techniques.

S’agissant des 2  bateaux d’origine japonaise, ils ont été importés en 1974. A cette époque, un chalutier quel que soit son tonnage, était autorisé à pêcher à partir des 6 milles  marins d’une part et de l’autre, la redevance due au titre de la licence à savoir 7.500 FCFA/tjb/an payables en 3 tranches de 4 mois chacune.

En réponse à la sommation qui lui avait été servie,  Africamer a fait comprendre aux experts qu’ils ne pouvaient pas, sans fournir aucune justification, douter des déclarations et des documents qui leur avaient été présentés. Au surplus et surtout, elle  n’était pas  en mesure de prendre en charge les frais de jaugeage estimés à  20 millions FCFA par bateau.

L’audit de la flotte a abouti en octobre 2006 à  treize recommandations dont deux ont été exécutées. Il s’agit  de la mise en place  du Registre National des pêches et de l’interdiction de toute nouvelle attribution de licence de pêche démersale côtière à des navires devant exercer leurs activités dans les eaux sous juridiction sénégalaise (arrêté  n°5166 du 8 août 2006).

 

Le rapport de Greenpeace Afrique : Arnaques sur les côtes africaines.

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Fraude sur le tonnage des navires

 

Photo : WG7000 MarineTrafic.com


Selon la Cellule d’étude et de planification du Ministère de la Pêche, la fraude sur le tonnage des navires de pêche industrielle au Sénégal est une vérité. Elle avait dévoilé une liste de 27 chalutiers considérés comme suspects.

A l’image des secrets insondables de la mer, le pillage sur le grand bleu est resté juste une approximation maximale des experts. Au mois de mai dernier, l’ONG environnementale Greenpeace publiait un rapport intitulé « Arnaque sur les côtes africaines : la face caché des compagnies de pêche chinoises et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée et Guinée Bissau ». Ce rapport de 31 pages dévoilait l’étendue de la fraude pratiquée sur le tonnage de certains navires battant pavillon chinois et sénégalais (avec des intérêts chinois) dans les eaux des trois pays cités.

En vérité, l’Etat connaissait déjà ces pratiques frauduleuses. Car, un document exclusif du Ministère de la Pêche et d es Affaires maritimes prouve que les autorités étaient bien au courant de ces faits depuis 2006. Mais, elles n’ont rien fait pour arrêter cela. Cette « Note sur l’audit du pavillon de la flotte de pêche déverbale côtière et la situation de mise en oeuvre de ses recommandations », élaborée par la Cellule d’étude et de planification (Cep) du Ministère de la Pêche et des Affaires maritimes, dit : « (…). Après quelques contrôles sur place (port) et des estimations de nouvelles mesures, une liste de 27 chalutiers considérés comme suspects quant à leur tonnage a été dressé. (…) Les jauges de certains navires sont manifestement erronées. La flotte de Sénégal Armement en est une parfaite illustration. »

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Arrêté fixant repos biologique pour la pêche industrielle démersale-côtière

Photo : Aprapam


Arrêté fixant, pour l’année 2015, du 15-10 au 15-11, la période de repos biologique pour les navires de pêche industrielle démersale-côtière exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise :

arrêté fixant repos biologique pêche industrielle 2015.pdf

 


Arnaque sur les côtes africaines

La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée

 


Ce rapport de Greenpeace met en évidence les pratiques frauduleuses des sociétés chinoises de pêche lointaine, particulièrement la China National Fisheries Corporation (CNFC), opérant dans les eaux ouest-africaines. Les informations recueillies, principalement au Sénégal, en Guinée et en Guinée Bissau, montrent que les navires battant pavillon chinois ou ceux opérant sous d’autres pavillons par le biais de sociétés mixtes, mènent une vaste entreprise de sous- déclaration du Tonnage Brut (TB) de leurs navires. De plus, les données et preuves disponibles, bien que limitées, montrent également que ces pratiques illégales existent probablement aussi au-delà de ces trois pays; ceci mettant en péril l’exploitation durable et équitable des ressources halieutiques ouest-africaines.

Pour consulter le rapport au format PDF : Arnaque sur les côtes Africaines

 

 

Enjeux de la proposition d’accord de partenariat de pêche durable UE-SENEGAL

Photo : Aprapam

 

Au nom de CAPE (Coalition pour des Accords de Pêche Equitables) et de son partenaire sénégalais APRAPAM, nous aimerions soulever certaines questions concernant la proposition de partenariat la pêche durable EU-Sénégal Accord (SFPA) qui est maintenant en discussion au Parlement européen.

 

Enjeux de la proposition de l’accord de pêche durable entre l’UE et le SENEGAL : APRAPAM-CAPE position sur l’accord EU-Senegal.pdf

 

Pour consulter le document en anglais : APRAPAM-CFFA position on EU-Senegal SFPA.pdf


 


Repos biologique du 15-10-14 au 15-11-14 pour les navires de pêche industrielle démersale, et sur le poulpe pour la pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Arrêté fixant, pour l’année 2014, les périodes de repos biologiques sur le poulpe pour la pêche artisanale : REPOS BIOLOGIQUE PECHE ARTISANALE – 2014.pdf

 

Arrêté fixant, pour l’année 2014, les périodes de repos biologiques pour les navires de pêche industrielle démersale exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise : REPOS BIOLOGIQUE PECHE INDUSTRIELLE-2014.pdf

 

 

Les accords de partenariat de pêche durable entre l’Union Européenne et des pays tiers : le cas du sénégal

Photo : Aprapam

« Le poisson devient conscient quand il est déjà dans le filet »

 

L’Union Européenne (UE) a signé avec  des pays tiers, 14 Accords de Partenariat de Pêche Durable (APPD). Onze (11) sont des accords thoniers et trois (3)  des accords mixtes.

La compensation financière annuelle servie par l’UE va de 18 à 70 millions d’euros pour les accords mixtes, tandis que pour les accords thoniers, la contrepartie annuelle oscille entre 435.000 et  5 millions d’euros.

Dans le cas particulier de l’APPD avec le Sénégal, certains compatriotes ont considéré que les eaux sénégalaises allaient être envahies et pillées par des bateaux européens contre le versement d’une compensation financière « insignifiante et humiliante ».

D’autres ont voulu faire croire, à tort, que les 28 thoniers autorisés à pêcher au Sénégal vont augmenter la pression sur la ressource. Pourtant, ces bateaux sont déjà dans la pêcherie étant attributaires de licences de pêche au Gabon et en Côte d’Ivoire. Rappeler que les thoniers senneurs opèrent dans une vaste zone allant  de l’Angola à la Mauritanie et que le stock de thon n’appartient pas à un pays mais à tous et  leur gestion est assurée par un organisme international l’ICCAT.

 

Accords de pêche et satisfaction des besoins en poisson


La CEE d’abord, l’UE ensuite, ont négocié des droits de pêche et mené des actions destinées à sécuriser l’approvisionnement du marché européen en produits de pêche Ainsi, l’UE a :

-        signé des accords de pêche d’abord avec des pays tiers, où de nombreux bateaux européens ne pouvaient plus pêcher  leurs  eaux  étant désormais sous la juridiction de pays souverains. Dans ces accords, les bateaux étrangers ne se souciaient que de pêcher, de payer et de partir. Par contre,  avec les APPD actuels, l’UE parle surtout de partenariat, les possibilités de pêche étant négociées suivant les meilleurs avis scientifiques disponibles et sur l’existence de surplus ;

-        ouvert un chantier portant sur la satisfaction des besoins de l’UE en produits de pêche, besoins  estimés à 13 millions de tonnes, qui ne peuvent pas être satisfaits par la production des pays membres. L’UE recourt à des importations provenant de pays tiers qui représentent 65% de sa consommation.  Ainsi, en sus de la négociation de droits de pêche, l’Union a participé au financement de la mise aux normes d’unités de transformation de produits de pêche existant dans des pays qui exportent sur son marché et leur a également accordé des facilités d’accès avec une exonération du paiement des droits de douane. En outre, l’UE a responsabilisé les autorités des  pays exportateurs compétentes en matière de contrôle sanitaire des produits de pêche qui entrent sur son marché, se limitant à envoyer des missions périodiques de contrôle de l’application des normes sanitaires en vigueur en Europe.

Par ailleurs, l’UE sécurise l’approvisionnement de son marché en octroyant des financements destinés à l’appui à la mise en œuvre de la politique  de pêche des pays tiers (appui sectoriel). Ainsi, l’Union se  montre soucieuse de l’application de mesures assurant la durabilité de la pêche la bonne gouvernance, la surveillance des pêche, la lutte contre la pêche INN et surtout le recherche scientifique.

 

Les Accords de Partenariat de Pêche Durable : une nouvelle approche


Les accords de pêche durable avec les pays tiers établissent un cadre de gouvernance juridique, économique et environnementale pour les activités de pêche menées par les navires de pêche européens dans les eaux des pays tiers. Les  bateaux de pêche de l’Union pêchent uniquement le reliquat du volume admissible des captures déterminé par le pays tiers et établi sur la base des meilleurs avis scientifiques disponibles et des informations pertinentes échangées entre l’UE et les pays tiers concernés relativement à l’effort de pêche total exercé sur les stocks ciblés, afin de garantir que les ressources halieutiques se maintiennent au-dessus des niveaux permettant d’obtenir le rendement maximal durable. Un soutien financier est fourni aux pays tiers afin de  supporter une partie des coûts d’accès aux ressources halieutiques présentes dans les eaux du pays tiers et d’établir le cadre de gouvernance, incluant la mise en place et le maintien des instituts scientifiques et de recherche nécessaires, les capacités de suivi, de contrôle et de surveillance, ainsi que tus les autres éléments permettant de renforcer les capacités d’élaboration d’une politique de pêche durable par les pays tiers.

 

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Un appel pour sauver la haute mer, un « Etat en déliquescence »

Photo : AFP / Le Monde

L’océan va mal. Il faut le dire, le marteler à coups de prises de position solennelles, de cris d’alarme, de démonstrations d’experts. Le travail que la Commission océan mondial rend public mardi 24 juin à New York tient de tout cela à la fois. Au sein de cette instance lancée en février 2013, un aréopage de 18 politiques de haut rang (parmi lesquels l’ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy ou encore l’ex-premier ministre canadien Paul Martin) et des chefs d’entreprise sonnent l’alerte.

« Il n’est pas exagéré d’affirmer que toute forme de vie sur Terre, y compris notre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan, écrivent ses membres. (…) Nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie, d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance. » Leur message s’adresse en particulier aux dirigeants des Etats qui vont se retrouver lors de la 69e Assemblée générale des Nations unies, à partir de septembre.

Dans son rapport intitulé « Du déclin à la restauration : un plan de sauvetage pour l’océan mondial », la commission reprend des données déjà connues pour la plupart. Mais, mises bout à bout, celles-ci tracent un tableau cru de la situation : peut-être pas irréversible, mais indubitablement alarmant.

 

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Etat des lieux sur la proposition d’accord de pêche entre l’UE & le Sénégal

Photo : Ivano Trabalza

 

Le Sénégal et l’Union européenne viennent d’initier un protocole d’accord de partenariat de pêche, pour une durée de 5 ans.

APRAPAM a réfléchi aux enjeux d’un tel accord depuis Novembre 2013, – avant que ne débutent les négociations officielles. APRAPAM a été la première organisation de la société civile sénégalaise à publier un mémorandum donnant nos priorités pour les négociations.

Lorsque les résultats des négociations ont été connus, nous avons pu nous procurer le texte du nouvel accord et de son protocole au niveau des institutions européennes. Nous avons ensuite interpellé directement la Commission européenne sur certaines questions préoccupantes, comme l’accès au merlu par deux chalutiers européens, et nous avons obtenu des éclaircissements2.

Sur cette base, nous formulons une série de propositions et demandes, qui ne sont donc pas le fruit d’une mobilisation opportuniste de dernière minute, mais d’une longue réflexion des acteurs réunis au sein de notre association.

 

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Revue de presse au sujet de l’accord de partenariat de pêche durable entre le Sénégal & l’Union Européenne

Photo : Aprapam

 

Accords de pêche : l’UPAMES dénonce un manque d’information : Accords de pêche – l’UPAMES dénonce un manque d’information.pdf

 

Accords de pêche : Les craintes de pillages sont « infondées », selon Dominique Dellicour : Accords de pêche – les craintes de pillage sont « infondées », selon Dominique DELLICOUR.pdf

 

Accords de pêche : Le Ministre Aly Haidar réagit violemment aux pattaques du GAIPES : Accords de pêche – Le Ministre Aly Haidar réagit violement aux attaques du GAIPES.pdf

 

Accords avec l’UE  : Les pêcheurs mbourois se tiennent debout contre le « pillage » de la ressource halieutique : Accords avec l’UE – les pêcheurs mbourois se tiennent debout contre le « pillage » de la ressource halieutique.pdf

 

Accords de pêche UE – Etat du Sénégal : « Au lieu des 15 millions annoncés par le Ministre , le Sénégal gagnera en 5 ans 8.720.000 € », selon Saër SECK du GAIPES : Accords de pêche UE – Etat de Sénégal –  » Au lieu des 15 millions annoncés par le Ministre, le Sénégal gagnera en 5 ans 8.720.000 € « , selon Saër SECK du GAIPES.pdf

 

L’analyse d’un acteur de la pêche sur les accords UE – Sénégal : L’analyse d’un acteur de la pêche sur les accords UE – Sénégal.pdf

 

Lettre ouverte à M. HAIDAR EL ALI, Ministre de la pêche & des affaires maritimes : Lettre ouverte à M. Haidar El Ali, Ministre de la pêche & des affaires maritimes.pdf

 

Communiqué de presse de l’UE : Nouvel accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’UE & la République du Sénégal : Communiqué de presse de l’UE – Nouvel accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’UE et le République du Sénégal.pdf

 

 

 

Polémique autour de l’accord de partenariat durable entre l’UE et le Sénégal

Photo : Aprapam

 

« Les deux ennemis de la vérité ne sont-ils pas le peu et le trop? »

Ces derniers temps, la pêche maritime fait » la une » des médias locaux.  Le nouvel accord de pêche ainsi que son protocole d’application qui ont été paraphés, le 25 avril dernier,  entre l’Union européenne et le Sénégal  est l’objet de vives critiques émanant des professionnels de la pêche et de beaucoup de sénégalais, qui, le plus souvent mal informés, considèrent que les ressources halieutiques sénégalaises vont être pillées contre une contrepartie financière dérisoire.

Dans les lignes qui suivent nous allons faire connaître notre part de vérité.

 

les critiques


Elles sont nombreuses  mais à notre avis une seule d’entre elles, à l’origine du déferlement médiatique nous paraît recevable ; Cette critique, c’est la non-participation des acteurs et des ministères chargés respectivement des Finances et des Affaires étrangères aux négociations tenues à Dakar du 23 au 25 avril 2014.

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Position sur l’accord de Pêche UE-Sénégal

Photo : Aprapam

 

Le Sénégal et l’Union européenne viennent de signer un protocole d’accord de partenariat de pêche, pour une durée de 5 ans.

Par rapport aux priorités que nous avions établies dans notre mémorandum de Novembre 2013, nous voulons faire les premières observations suivantes :

 

  • 1. Transparence et participation des parties prenantes

 

Il s’agit pour nous du principal échec de la négociation de cet accord. Les professionnels de la pêche artisanale n’ont pas été consultés ni admis à la table des négociations en tant qu’observateurs.

 

Nous nous étonnons dès lors qu’en l’absence d’une quelconque consultation avec le secteur de la pêche artisanale, il ait déjà été décidé que l’appui à notre secteur venant de l’accord de pêche aille en priorité aux aires marines protégées et à la protection des mangroves.

Ces deux domaines, bien que participant à l’amélioration de la biodiversité  et la protection de l’écosystème relèvent au premier chef  de la responsabilité du département en charge de l’environnement et de la protection de la nature.

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