Coalition des acteurs de la pêche : lettre ouverte à M. le Président de la république

 

 

Photo : Aprapam

 

Retour des bateaux russes au Sénégal

 

Lettre ouverte des acteurs de la pêche (pêche artisanale, UPAMES, GAIPES, Mareyeurs) à Monsieur le Président de la République : lettre_ouverte_Monsieur le Président de la République du SN – 20-12-2016.PDF

 

COALITION DES ACTEURS DE LA PECHE ( Pêche artisanale-UPAMES-GAIPES-Mareyeurs)

Retour des bateaux russes

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

 

Monsieur le Président de la République,

La communauté des Pêcheurs a appris avec EMOI que des négociations seraient actuellement menées en RUSSIE, pour la signature d’un protocole ou d’un accord de pêche entre le SENEGAL et la RUSSIE.

Cette démarche serait en contradiction avec les engagements pris lors de votre campagne électorale de 2012 et le discours solennel que vous avez prononcé à KAYAR, le 07 Janvier 2014, nous confirmant l’arrêt définitif de la pêche de poissons pélagiques par des navires étrangers.

 

Monsieur le Président de la République,

Il serait regrettable de constater que ces bateaux, qui ont pillé nos eaux territoriales sans scrupules, bafoué à maintes reprises notre souveraineté et notre dignité par la piraterie, réduit notre pêche artisanale à quémander des quotas de pêche dans les pays voisins, ces navires se présentent à chaque veille d’élections pour proposer leurs sinistres méthodes de destruction de l’équilibre social et moral de notre pays.

En effet, le poisson pélagique (yaboy, Diey, weuyeung) est l’aliment de base de la population sénégalaise et l’espèce halieutique que capture majoritairement la pêche artisanale. Ces poissons pélagiques fournissent aussi près de 70% des protéines animales que consomment nos concitoyens.

Nos ressources halieutiques que nous essayons de reconstituer avec des plans d’aménagement des pêcheries et des repos biologiques, suite à la destruction massive de nos ressources halieutiques par des pêcheurs étrangers, ne doivent pas être ouvertes à nouveau à l’exploitation par ces navires russes. Nos 20.000 pirogues n’ont pas suffisamment de captures bien que travaillant intensément sur ces ressources et éprouvant de plus en plus de difficultés pour trouver des licences de pêche dans les pays limitrophes.

Il s’y ajoute, que nos industries nationales de transformation n’ont pas assez d’approvisionnements de poissons pour maintenir les emplois de milliers de sénégalais.

Par ailleurs, les recommandations de la FAO stipulent qu’en matière de ressources halieutiques, seuls les excédents de stock peuvent être vendus. Les études réalisées par le groupe de travail FAO/COPACE constatent que ces ressources halieutiques de pélagiques sont pleinement exploitées dans notre zone de l’Atlantique et recommandent de ne pas augmenter l’effort de pêche.

De ce fait, il est paradoxal d’ouvrir cette pêcherie pélagique aux navires russes en prétextant que nous n’avons pas les moyens d’exploiter cette ressource.

A l’heure actuelle, les pêcheurs sénégalais ont suffisamment de moyens techniques et financiers pour exploiter raisonnablement le pélagique côtier, dans le respect d’un prélèvement soutenable.

 

Monsieur le Président de la République,

Ces immenses navires destructeurs ont rompu la chaine alimentaire des ressources halieutiques dans beaucoup de pays africains, cette rupture y causant de plus en plus de dégâts dans la biodiversité et les écosystèmes.

Faudrait-il que notre pays en arrive à ce stade pour se préserver de telles pratiques. Ce sera trop tard, bien trop tard !!!

 

Monsieur le Président de la République,

Les acteurs de la pêche ne s’inscrivent nullement dans une démarche de contestation du rôle de l’Etat dans la définition de la politique des pêches ou d’ostracisme envers un pays étranger. Cependant, les orientations en matière de prélèvement sur les stocks de produits halieutiques doivent intégrer PRIORITAIREMENT les intérêts des acteurs nationaux, en particulier ceux des couches sociales les plus défavorisées.

Nous comptons sur votre soutien actif pour l’arrêt des négociations en cours avec les RUSSES sur le POISSON PELAGIQUE, ce qui aurait l’avantage substantiel de faire l’économie d’une contestation justifiée dont le pays se passerait bien volontiers.

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, le retour des bateaux russes porterait un COUP TRES DUR A LA PECHE ARTISANALE et AUX INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, et entrainerait un recul de 20 ans dans la gestion des ressources halieutiques de notre pays.

- HALTE A LA DESTRUCTION DU SECTEUR HALIEUTIQUE – HALTE A L’APPAUVRISSEMENT DE NOS PECHEURS DEJA BIEN MAL EN POINT.

 

DAKAR, le 20 Décembre 2016 LA COALITION

 

Arrêté fixant repos biologique pour la pêche industrielle démersale-côtière & Arrêté fixant repos biologique du Poulpe pour les pirogues de pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Arrêté fixant pour l’année 2016, du 15-11-16 au 15-12-16, la période de repos biologique du poulpe pour les pirogues de pêche artisanale : Arrêté repos biologique poulpe pêche artisanale.pdf

 

Arrêté fixant pour l’année 2016, du 01-11-16 au 30-11-16, la période de repos biologique pour les navires de pêche industrielle démersale-côtière exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise : Arrêté repos biologique navire pêche industrielle.pdf


Déclaration de Nouakchott sur la  » Fisheries Transparency Initiative »

Photo : Aprapam

 

DECLARATION DE NOUAKCHOTT SUR LA FISHERIES TRANSPARENCY INITIATIVE (FiTI)

du 03 Février 2016 Nouakchott, Mauritanie : FiTI_1stIntConf_Declaration_FR_20160212.pdf

 

 

NOUAKCHOTT DECLARATION ON THE FISHERIES TRANSPARENCY INITIATIVE (FiTI)

3 February 2016 Nouakchott, Mauritania : FiTI_1stIntConfDeclaration-EN_20160212.pdf



Rachat d’AFRICAMER par des opérateurs privés Russes

« On les éconduit par la porte, ils reviennent par la fenêtre »

 

Photo : Aprapam

 

Le quotidien l’OBS du 31 juillet 2015 a annoncé que le liquidateur d’Africamer venait de signer  avec la société Flash Afrique Sea Products (que nous appelons FLASH, une société de droit sénégalais mais appartenant à des opérateurs privés russes), un protocole de reprise de la société en liquidation depuis 2011. Les termes de l’entente préliminaire convenue se résument comme  suit :

 

-        le repreneur compte améliorer les activités d’Africamer « avec un cycle complet de production, de traitement et d’exportation de surgelés, de conserves et de farine de poissons » ;

-        pour faciliter la liquidation, le bail  signé entre Africamer et le port autonome de Dakar (PAD) devrait être renouvelé au profit du repreneur qui, en outre, bénéficierait des  licences de pêche  accordées à la défunte société. Ces deux promesses devraient se concrétiser dans un délai de 2 mois, à compter de la date de signature définitive de la vente, faute de quoi, les 2,7 milliards de FCFA versés par les russes, seraient  remboursés.

Dans les lignes qui suivent  nous allons :

-        faire un rappel  portant sur Africamer ;

-        citer les différentes tentatives des autorités russes pour faire pêcher leurs bateaux dans les eaux sous juridiction  sénégalaise ;

-        développer nos observations sur  les  programmes que FLASH envisage de réaliser au Sénégal, si le rachat  d’Africamer se concrétisait.

 

De Sonafrig à Africamer.

Africamer a été créée en 1979, suite au rachat de l’entrepôt frigorifique SONAFRIG par des opérateurs  privés.

 

Africamer :

 

-        était une entreprise intégrée avec ses 13 chalutiers glaciers et ses 3 congélateurs. Elle occupait, au quai de pêche, une superficie de  20.856 m2 sur laquelle, sont bâtis  sur  12.356 m2 des bureaux, des ateliers, des  unités de production de froid, une fabrique de glace, des chambres froides une chaîne de filetage et de préparation du poisson ;

-         traitait, par an, 20.000 tonnes de poisson et en exportait 12.000, dont 85% vers l’Europe.

-        avait créé 2.425 emplois dont  506 CDI, 219 CDD et 1700 journaliers.

 

Africamer fut la plus importante unité de pêche du Sénégal, en termes de chiffre d’affaires, de création d’emplois et de recettes d’exportation. Elle  a connu, entre 2005  et 2010, des difficultés qui ont entraîné une suite d’arrêts suivis de reprises d’activités éphémères. La société a été, finalement, mise en liquidation le 19 octobre 2011.

 

 

Les tentatives de la Russie d’accéder aux ressources halieutiques du Sénégal.

L’accès des eaux des pays situées sur la façade nord-ouest africaine, comme le Sénégal, est très  importante pour la flotte de pêche lointaine russe. A cet égard, la  Russie déploie beaucoup d’efforts pour avoir l’autorisation de poursuivre les bancs de petits pélagiques, dans les eaux respectives du Maroc, de Mauritanie, de Gambie, du Sénégal et de Guinée Bissau.  Ainsi, chaque année, à l’approche de la saison froide, les autorités russes s’agitent en faisant des propositions aussi saugrenues que la livraison de camions, de fournitures de bureau et l’attribution de bourses d’études, en contrepartie de droits de pêche.

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Contribution d’APRAPAM pour l’élaboration et la mise en oeuvre du plaidoyer pour une année africaine de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

Problématique de la Pêche artisanale en Afrique

Place et rôle de la pêche artisanale en Afrique

La pêche artisanale africaine est un atout des pays africains face aux défis de développement durable, et est de loin, le principal fournisseur d’emplois du secteur en Afrique. Elle stimule les économies locales, si elle est associée à des politiques de protection sociale et de promotion du bien-être des communautés côtières. Dans la plupart des régions africaines, la capture et le commerce par la filière pêche artisanale offre un « filet de sécurité alimentaire » aux populations les plus démunies.

Les femmes professionnelles actives dans la pêche artisanale africaine sont présentes à toutes les étapes de la filière.  Elles sont le pilier de la cellule familiale des communautés de pêche artisanale africaines. De par leur place dans les communautés côtières, elles sont amenées à jouer un rôle important, aux côtés des pêcheurs artisans, dans la gestion et la résolution des conflits au sein des communautés de pêche, entre communautés, y compris entre communautés de pêche de pays voisins, notamment à travers des initiatives prises par les professionnels de la CAOPA comme les comités conjoints.

 

Le document de la FAO sur la Situation mondiale de la pêche et de l’aquaculture en 2010 nous renseigne de ce qui suit :

 

Importance de la pêche

Au niveau mondial             / En Afrique

  • Armement :  4,36 millions de bateaux            /               479.600 soit 11% flotte mondiale
  • Nombre de pêcheurs : 54,8 millions               /                3.955.000       7,21 %
  • Nombre de femmes : 15% pêche de capture

80 à 90% pêche Continentale

  • Emplois créés : 660 à 820 millions                    /                              200 millions

10 à 12% de la population mondiale      /     19 à 20 % pop. africaine

  • Echanges internationaux : 10% de l’ensemble des exportations agricoles

Soit 1% du commerce mondial (57millions de tonnes, dont 38 millions pour l’alimentation humaine pour une valeur commerciale de 102 milliards de

dollars US.

  • Pêche artisanale :

90% des personnes pratiquant la pêche de capture

Rôle important dans la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté

 

Problèmes

  • Gouvernance : politiques non adaptées ; implique l’élaboration de politiques de nature à favoriser l’adoption de pratiques et de comportements durables.

  • Insuffisances de capacités institutionnelles.
  • Non intégration de la pêche artisanale dans les politiques nationales et régionales de développement ; ce qui entraîne des obstacles à la pleine réalisation de la contribution potentielle du secteur , ce qui suggère en l’occurrence une réforme de la politique africaine  des pêches et sa mise en adéquation avec les nouvelles directives internationales volontaires pour une pêche artisanale durable et leur prise en compte dans les législations nationales.

Le résultat  de cette démarche contribuera dans une large mesure à pérenniser la pêche artisanale et générer divers avantages, en particulier en matière de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté.

En effet, les Directives Internationales Volontaires pour une Pêche artisanale Durable encouragent :

  • La bonne gouvernance
  • La responsabilité sociale et la solidarité
  • Une approche de développement axée sur les droits de l’homme, l’égalité des   sexes ainsi que le respect et la prise en compte de tous les partenaires
  • Les organes régionaux de pêche :

Principal mécanisme institutionnel permettant aux Etats d’œuvrer ensemble à la pérennisation de leur ressources communes, les organes régionaux ont, pour la plupart d’entre-eux  du mal à s’acquitter de mandats dans biens des cas inadaptés.

  • La Pêche INN :

Les activités qui s’y rapportent compromettent le succès des actions visant à promouvoir la pêche durable et à améliorer l’état d’adaptation des écosystèmes.

Corrélativement, les pays en développement dont les moyens techniques sont souvent restreints, sont les plus durement touchés par ces pratiques qui limitent leur capacité à gérer efficacement leurs pêches, les privent de revenus et compromettent leurs efforts pour renforcer la sécurité alimentaire, combattre la pauvreté, et assurer aux populations locales les moyens d’existence durable.

Tout ce qui précède implique :

  • La coopération internationale
  • Le renforcement des capacités de gestion des pêches des pays en développement pour mettre  en œuvre efficacement les instruments internationaux existants.

Cet ensemble de mesures est une condition essentielle pour pérenniser les pêches et atténuer les répercussions de la pêche INN.

 

Les  contraintes  et défis de la pêche artisanale en Afrique

  • Zones de pêche

L’essentiel de l’exploitation des ressources halieutiques par la pêche artisanale africaine se fait sur quelques dizaines de kilomètres dans la bande côtière, zone fragile menacée par les changements climatiques et par la pression croissante des activités telles que la pêche et les autres usages du littoral.

  • La mauvaise gouvernance dans la pêche affecte la plupart des pays africains

En particulier, il y a un manque de transparence important au niveau de la gestion du secteur de la pêche, le plus souvent préjudiciable aux communautés de pêche artisanale ; des mécanismes formels de consultation et de participation des acteurs de la pêche dans la prise de décision sont, le plus souvent, absents ou inefficaces. Il existe des limites d’ordre réglementaire dans l’arsenal juridique des pêches dans nos pays, y compris en ce qui concerne les pêcheries artisanales, pour pouvoir assurer une gestion transparente, durable et participative de nos pêcheries, au bénéfice des communautés côtières et des populations.

La gouvernance du secteur des pêches est généralement caractérisée par :

  • Des politiques non adaptées ;
  • L’insuffisances de capacités institutionnelles ;
  • La non intégration de la pêche artisanale dans les politiques nationales et régionales de développement ; ce qui entraîne des obstacles à la pleine réalisation de la contribution potentielle du secteur ;
  • Les organes régionaux de pêche qui représentent le principal mécanisme institutionnel permettant aux Etats d’œuvrer ensemble à la pérennisation de leur ressources communes, ont pour la plupart d’entre-eux  du mal à s’acquitter de mandats dans biens des cas inadaptés ;
  • Un système de gestion des pêches non participatif ;
  • Une inégalité dans la répartition et le partage des avantages issus des ressources ;
  • Une influence forte des politiques en faveur d’autres secteurs économiques tels que le tourisme, l’agriculture, l’énergie, l’exploitation minière, le développement d’infrastructures autres que celles liées à la pêche sur les lieux d’exercice des activités de la pêche artisanale.

Il en résulte une marginalisation de la pêche artisanale et des communautés qui en dépendent souvent victimes de rapports de forces inégaux, d’entraves à l’exercice des droits de l’homme au plan civil, politique, économique, social et culturel qui se traduisent notamment par un accès difficile ou limité aux marchés, à la santé, à l’éducation et d’autres services  sociaux de base, des structures d’organisation insuffisantes et une absence de moyens de subsistance.

  • Accords de pêche et Pêche INN

La Pêche INN :

Les activités qui s’y rapportent compromettent le succès des actions visant à promouvoir la pêche durable et à améliorer l’état d’adaptation des écosystèmes. Corrélativement, les pays en développement dont les moyens techniques sont souvent restreints, sont les plus durement touchés par ces pratiques qui limitent leur capacité à gérer efficacement leurs pêches, les privent de revenus et compromettent leurs efforts pour renforcer la sécurité alimentaire, combattre la pauvreté, et assurer aux populations locales les moyens d’existence durable

Les Accords de pêche :

On assiste à la recrudescence des pressions des pays industrialisés en quête de possibilités de pêche dans les pays ouest africains dont les principaux stocks sont pour la plupart surexploitées. Cette surexploitation est exacerbée  par la plupart des accords de pêche signés par les pays ouest africains avec les pays de pêche lointaine. Ces accords sont basés sur l’existence de surplus non avérés qui accentue la surexploitation des ressources halieutiques.

Ces unités industrielles, dans leur  majorité  ne prennent pas en compte dans le cadre de leurs activités dans les pêcheries africaines les impacts plus larges sur les écosystèmes. Cela entraîne  la détérioration des habitats et des écosystèmes, crée des conflits entre les pêcheurs artisanaux et les armements de pêche industrielle. En outre, ces unités de pêche industrielles manquent de transparence et présentent des risques certains pour la durabilité des activités de pêche artisanale, pour la transformation et la commercialisation des produits halieutiques dans notre continent. Cette présence mets en péril la durabilité de nos ressources.

Les autres possibilités d’accès offertes aux bateaux d’origine étrangère, y compris à travers la création de sociétés mixtes ou le recours aux affrètements, sont opaques, ne présentent aucune garantie ni en termes de bénéfices sociaux et économiques attendus par nos pays, ni en termes de contribution à l’exploitation durable de nos ressources.

  • Baisse des performances économiques et sociales de ces pêcheries

Beaucoup de communautés côtières qui dépendent de la pêche vivent dans la pauvreté, sont exclues de la prise de décision et en marge du développement. De plus, d’autres utilisations des ressources marines, ainsi que des activités de pêche non durables menacent la biodiversité, les écosystèmes marins et les communautés côtières qui en dépendent pour vivre. Corrélativement, la contribution de la pêche artisanale à la sécurité alimentaire et à l’éradication de la pauvreté  et à l’utilisation  durable des ressources est minorée par une mauvaise appréciation et/ou évaluation des réalisations induites.

Un autre phénomène récurrent  est relatif aux effets et impacts des changements climatiques sur les écosystèmes marins et côtiers qui ont des conséquences considérables sur l’abondance et la distribution des poissons, en particulier les petits pélagiques, dont dépendent les populations les plus défavorisées ainsi que leur répercussion sur les communautés de pêche artisanale crée des inquiétudes chez celles-ci sur l’avenir de leurs populations et des activités de pêche artisanale.

Toutes ces contraintes  entraînent une vulnérabilité  au sein des communautés de pêche artisanale en Afrique  particulièrement chez les femmes, qui jouent un rôle central pour garantir la sécurité alimentaire des populations à travers les activités de transformation et de commercialisation des produits de la pêche et, contribuent de façon déterminante au bien-être des familles et à l’éducation des enfants.

Tout ce qui précède implique :

-      La coopération internationale

-   Le renforcement des capacités de gestion des pêches des pays africains  pour mettre  en œuvre efficacement les instruments internationaux existants.

Cet ensemble de mesures est une condition essentielle pour pérenniser les pêches et atténuer les répercussions de la pêche INN.

 

  • Possibilité d’amélioration de la situation de la pêche artisanale en Afrique en

perspective

L’amélioration de la situation de la pêche artisanale en Afrique requiert l’impérieuse nécessité de l’implication des administrations des pêches, des professionnels de la pêche et de leurs organisations, des partenaires au développement, des médias et de toutes les parties prenantes concernées. Celle-ci nécessite par chacun, l’appropriation, de la problématique de la pêche artisanale et son implication dans  la mise en œuvres d’actions tendant à promouvoir le développement durable de ce secteur stratégique pour les pays africains aux plans  économique, social, politique, culturel et environnemental.

A cet égard, l’Afrique jouit de l’opportunité de disposer de deux instruments fondamentaux pertinents :

  • les Nouvelles Directives Internationales Volontaires pour une Pêche Artisanale Durable et ,

 

  • la Réforme des Politiques de Pêche Africaines qui donnent des orientations stratégiques et préconisent  des voies et moyens permettant d’atteindre le but ultime de Développement Durable de la pêche artisanale en Afrique.

 

Photo : Aprapam

Une «  Année Africaine de la Pêche Artisanale ? »

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Un appel pour sauver la haute mer, un « Etat en déliquescence »

Photo : AFP / Le Monde

L’océan va mal. Il faut le dire, le marteler à coups de prises de position solennelles, de cris d’alarme, de démonstrations d’experts. Le travail que la Commission océan mondial rend public mardi 24 juin à New York tient de tout cela à la fois. Au sein de cette instance lancée en février 2013, un aréopage de 18 politiques de haut rang (parmi lesquels l’ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy ou encore l’ex-premier ministre canadien Paul Martin) et des chefs d’entreprise sonnent l’alerte.

« Il n’est pas exagéré d’affirmer que toute forme de vie sur Terre, y compris notre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan, écrivent ses membres. (…) Nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie, d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance. » Leur message s’adresse en particulier aux dirigeants des Etats qui vont se retrouver lors de la 69e Assemblée générale des Nations unies, à partir de septembre.

Dans son rapport intitulé « Du déclin à la restauration : un plan de sauvetage pour l’océan mondial », la commission reprend des données déjà connues pour la plupart. Mais, mises bout à bout, celles-ci tracent un tableau cru de la situation : peut-être pas irréversible, mais indubitablement alarmant.

 

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La mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer(CNUDM): enjeux et impact sur le développement durable de la pêche artisanale Ouest Africaine

 

La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM/UNCLOS en anglais) a été ouverte à la ratification voici trente ans, le 10 Décembre 1982, à Montego Bay, après 14 ans de négociations impliquant plus de 150 pays, y compris les pays d’Afrique de l’Ouest. Cette Convention a véritablement révolutionné l’ordre juridique pour les mers et les océans. L’idée principale dans la promotion de l’objectif de l’utilisation optimale des ressources halieutiques, c’est que les Etats qui n’ont pas les capacités de pêche requises pour exploiter leurs ressources de pêche devraient laisser l’accès au surplus de ressources disponibles à d’autres Etats, en particulier des Etats de la même région ou des Etats dont les ressortissants ont habituellement pêché ces ressources.

C’est sur la base de cette notion de « surplus » que nos Etats ont octroyé des licences de pêche aux flottes étrangères, y compris mais pas seulement, par la négociation d’accords de pêche avec l’Union européenne, la Russie, la Chine, la Corée, etc.

La sous-estimation systématique des captures de la pêche artisanale, l’opacité de la plupart des négociations visant à octroyer, sans consultation avec la pêche artisanale un accès aux flottes étrangères a mené nos Etats à estimer qu’il y avait « un surplus » alors même que ce n’était pas le cas.

Les quantités énormes, souvent non documentées, de prises accessoires faites par les flottes de chalutiers étrangers ciblant un soi-disant «surplus» ont aussi mené à la surexploitation de nos écosystèmes. Cette situation n’est pas restée sans conséquence sur la biodiversité avec les incursions de chalutiers dans des zones réservées à la pêche artisanale qui se livrent ainsi à une pêche illicite et détruisent les habitats marins des poissons.

Aujourd’hui, trente ans après la naissance de la CNUDM, il est temps que nos Etats, en concertation avec les professionnels de la pêche artisanale, prennent leurs responsabilités et dégagent les moyens nécessaires pour permettre à la pêche artisanale d’exprimer tout son potentiel de moteur du développement durable, ainsi que cela est actuellement négocié au niveau de la FAO1, et pour que ce développement durable du secteur ne soit pas saboté par une compétition indue avec les flottes étrangères. En tant que professionnels, les organisations membres de la CAOPA souhaitent pleinement jouer leur rôle dans ce contexte.

Rapport de l’atelier consultable au format pdf : Rapport Atelier CNUDM_ Enjeu et Impact _Développempent_Durable.pdf

 

LES BATEAUX RUSSES VONT-ILS, DE NOUVEAU, ETRE AUTORISES A PECHER AU SENEGAL ?

« L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir »

 

Photo : Aprapam

Légende : bateau pélagique en rade près de l’Ile de Gorée le 21/12/2013   Position : 14°41,40N     17°23,48N    IMO : 9120281    Indicatif d’appel : UBGI6

 

 

Rappel

Les petits pélagiques côtiers effectuant des migrations entre le Sahara occidental et la Guinée Bissau et vice- versa, la flotte russe de pêche lointaine composée de chalutiers pélagiques ayant Mourmansk et Kaliningrad comme ports d’attache, à un besoin impératif de pouvoir pêcher au Sénégal où, ces poissons séjournent, chaque année, de décembre à mai.

Entre 2010 et 2012, les armateurs russes ont fait affréter leurs bateaux par des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Et par l’intermédiaire d’un homme d’affaires de la place, ont signé avec le Ministre de l’Economie Maritime, des protocoles d’accord leur accordant des droits de pêche  à des conditions qui constituent des violations flagrantes de la législation sénégalaise en vigueur.

 

Que prévoit le code la pêche ?

La loi  n° 98-32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche dispose de ce qui suit :

-              en son article 3 : les ressources halieutiques des eaux sous juridiction sénégalaise constituent un patrimoine national.  Le droit de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction sénégalaise appartient à l’Etat qui peut en autoriser l’exercice par des personnes physiques ou morales de nationalité sénégalaise ou étrangère. La gestion des ressources halieutiques est une prérogative de l’Etat.  L’Etat définit, à cet effet, une politique visant à protéger, à conserver ces ressources et à prévoir leur exploitation durable de manière à préserver l’écosystème marin.  L’Etat mettra en œuvre une approche de prudence dans la gestion des ressources halieutiques ;

-               en son article 16 : les navires de pêche battant pavillon étranger sont autorisés à opérer dans les eaux sous juridiction sénégalaise soit dans le cadre d’un accord de pêche liant le Sénégal à l’Etat du pavillon ou à l’organisation qui représente cet Etat, soit lorsqu’ils sont affrétés par des personnes de nationalité sénégalaise.

Aucun des 166 articles du code de la pêche (la loi et son décret d’application) n’autorise ce qu’a fait l’ex MEM qui,  plus préoccupé par la réélection de son mentor que par les intérêts du Sénégal, a foulé des pieds le code la pêche pour  appliquer sa législation personnelle, et accordé aux russes des avantages outranciers. Il est à noter qu’aucun des protocoles d’accord qu’il a signés avec les sociétés privées n’a été ratifié par l’Assemblée nationale, ni promulgué par le Président de la République, encore moins publié au journal officiel.

 

Nouvelle approche des russes

Le 9 décembre 2013, le représentant au Sénégal de l’Agence Fédérale de Pêche de Russie (Rosrybolovstvo) qui basé Nouakchott depuis 2002,  a été transféré à Dakar en février 2013. Il a été invité par une télévision locale, à une heure de grande écoute. Ainsi, l’intéressé a présenté pendant 47 mn la pêche lointaine russe, sous ses plus beaux atours et in fine, a rappelé que la partie russe attend toujours  les résultats de l’évaluation recommandée à l’issue  du Conseil Interministériel  (CIM) sur la pêche, tenu à Dakar  le 18 juin 2013.

 

La lecture d’une dépêche du FIS du 10 décembre 2012, permet de comprendre que l’objectif principal de Rosrybolovstvo était de faire remonter le volume des captures effectuées par ses chalutiers pélagiques,  dans les eaux ouest  africaines,  à 400.000 tonnes par an. Elles n’étaient que de 211.000 tonnes en 2011 et seulement de 148.000 tonnes pour les 9 premiers mois de 2012.

 

A cet égard, ayant, sans doute, tiré des leçons de la très forte hostilité  des acteurs de la pêche contre la présence des bateaux russes dans les eaux sénégalaises,  Rosrybolovstvo  semble avoir changé d’approche et sa nouvelle stratégie consisterait à :

 

a)        isoler le Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES)  très hostile à la présence des bateaux russes au Sénégal. Des acteurs de la pêche artisanale ont été approchés et avant le sommet maritime de Dakar, une rencontre  a été organisée à l’hôtel Savana pour  leur apprendre la bonne parole. Il leur a été « remboursé »  leurs  frais de  transport. Les russes ont en outre promis, à la fois, de résoudre le problème de la distribution du poisson à l’intérieur du Sénégal, à débarquer du poisson à Dakar à condition que les mareyeurs paient le prix, à apporter  des appuis financiers et  de participer à relance de la société Africamer. La Russie offre également des bourses d’études, des camions et du matériel de bureau et des patrouilleurs de surveillance ;

 

b)         jouer sur les résultats des investigations faites conjointement  par la Russie et le CRODT. En effet, la Russie a signé avec le Sénégal un accord de coopération le 8 février 2011 dont l’article 4 prévoit la possibilité d’effectuer en commun des investigations dans notre ZEE et d’analyser les données  collectées.  Un chercheur russe a  même été autorisé, avec la complicité du comité d’organisation, à faire une présentation au salon maritime de Dakar tenu du 4 au 6 octobre 2013. Le chercheur russe a profité de la tribune qui lui était offerte, pour indiquer que les résultats qu’il venait de livrer à l’assistance, étaient ceux  de la mission effectuée avec le CRODT  décembre 2012 et validés par les 2 parties. Le directeur du CRODT a été obligé de le recadrer, en précisant que lesdits  résultats n’engageaient pas sa structure, aucune réunion de validation n’ayant été tenue.

 

Par conséquent :

 

-        d’une part, tous les acteurs industriels comme artisans de la pêche sénégalaise doivent se remobiliser  afin que le bloc qui a, en 2012,  fait cesser les activités de pêche des chalutiers russes se reconstitue. Le cadre de concertation entre en acteurs artisans et industriels retenu à l’époque doit être de toute urgence formalisé ;

 

-        d’autre part, le CRODT qui a eu au sommet maritime de Dakar, un aperçu de ce que les chercheurs  russes sont capables de faire sait à quoi s’en tenir.

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Mémorandum des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal

Photo : Alain Ponchon


Le Sénégal et la Communauté Economique Européenne (CEE) ont signé le 15 juin 1979 un accord-cadre concernant la pêche au large de la côte sénégalaise. Cet accord a été premier signé par la CEE- devenue plus tard Union européenne (UE)- avec un pays ACP. Dans le cadre de cet accord-cadre, entre 1979 et 2002, dix sept protocoles couvrant des périodes allant de 2 à 4 ans et fixant les possibilités de pêche et les contreparties financières y afférentes ont été négociés.

Les négociations concernant le 18ème protocole qui devait couvrir la période 2006 et 2010 n’ont pas été couronnées de succès ; chacune des deux parties jugeant déraisonnables les prétentions de son partenaire.

Ainsi, bien que l’accord-cadre n’ait pas été dénoncé, depuis 2006 aucun bateau de pêche battant pavillon d’un Etat membre de l’Union européenne ne devrait pas être autorisé à exercer ses activités de pêche dans les eaux sous juridiction sénégalaise.

Toutefois, récemment, l’Union européenne a repris contact avec le Sénégal et les délégations des deux parties ont tenu, les 6 et 7 juin 2013, une réunion technique au cours de laquelle, elles ont fait le point sur les points ci-après :

- état des stocks et activités de flottes nationales ;

- gestion de la pêche au Sénégal : politiques actuelles, stratégies et priorités ;

- contexte de la réforme de la politique commune de la pêche PCP et son implication

pour les accords de partenariat de pêche (APP) ;

- perspectives des relations Sénégal-UE en matière de pêche.

A l’issue de cette réunion technique les deux délégations ont convenu, après consultations de leurs autorités respectives, de rester en contact pour l’organisation de discussions formelles en vue du renouvellement de l’accord-cadre et d’un protocole de pêche. Ces négociations pourraient démarrer au cours du dernier trimestre de 2013.

C’est dans le cadre de la préparation des négociations susmentionnées que le présent mémorandum est élaboré.

 

Pour consulter le mémorandum des acteurs de la pêche artisanale au Sénégal au sujet des accords de Pêche Sénégal-UE au format PDF : Mémorandum accords pêche UE-Sénégal.pdf

 

 

Mémorandum en anglais (in english) : memorandumsenegal anglais.pdf

 

 

Allons-nous encore manger du poisson dans quelques années ?

« L’incertitude est de tous les tourments, le plus difficile à supporter »

 

 

Plage de Mbour

Photo : Aprapam

 


Avec l’annulation de 29 autorisations de pêche accordées à des chalutiers pélagiques étrangers pour respecter une promesse électorale,  certains  ont cru  le feuilleton des bateaux russes  clos.  Que nenni, du fait de l’incohérence des déclarations des uns et des autres

 

Pourquoi une position aujourd’hui, une autre le lendemain ?

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Effondrement du Thiof : gestion inefficace de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Les eaux au large du Sénégal se sont vidées de leurs mérous, ou « thiof ». Comment ce poisson emblématique du pays a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco- sénégalaise vient de montrer que l’effondrement des stocks est dû à l’essor de la pêche artisanale – vue en général comme une alternative durable aux pêcheries industrielles. En 30 ans, le nombre de pirogues a quadruplé. La technologie augmente sans cesse la puissance de pêche de la flotte. Pour réduire la pression sur la ressource, les chercheurs préconisent de mettre en place une gestion des petites pêcheries et de réguler l’exportation, qui fait grimper les prix au kilo et fait du thiof une denrée toujours très rentable malgré la rareté du poisson.

Depuis dix ans, le mérou blanc, ou « thiof » en langue Wolof, manque cruellement au Sénégal. Poisson emblématique du pays, il constituait encore récemment la base du plat national, le « thiéboudiène ». Aujourd’hui, il se fait très rare sur les étals des marchés et affiche un prix au kilo exorbitant.

Une flottille multipliée par quatre Comment un poisson, autrefois symbole de l’abondance des ressources sénégalaises, a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco-sénégalaise du CRODT (Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye) et de l’IRD vient de montrer que l’effondrement des stocks de mérou est dû au boom depuis 30 ans de la pêche artisanale, pourtant considérée le plus souvent comme une solution plus durable que les pêcheries industrielles. Sous la pression de la demande mondiale, en particulier européenne, le nombre de pirogues a été multiplié par quatre (l’attrait pour la pêche au mérou a été amplifié par la hausse de son prix local, accélérée par la dévaluation de 50 % du franc CFA en 1994). Grâce aux données du CRODT, les chercheurs ont montré la corrélation entre cet essor de la petite pêcherie et la chute du thiof, au cours des dernières décennies.

D’excellents pêcheurs

Outre leur nombre en expansion, les piroguiers tiennent essentiellement leur puissance de pêche de l’amélioration des technologies. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux dispose d’outils de navigation GPS et de sondeurs pour détecter les bancs de poissons. Ils peuvent évoluer sur de très longues distances, au-delà des eaux territoriales, jusqu’en Mauritanie notamment. Ils font également preuve d’une grande adaptabilité, passant au gré des besoins de la ligne au filet, etc. Cette flexibilité leur permet de s’adapter à la demande, dans un contexte de marché des produits de la mer mondialisé.

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Repos biologique du POULPE du 20-09-13 au 20-10-13

 

Poulpe

Photo : Aprapam

 

Le nouveau ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes, El Ali Haïdar, a préconisé l’installation d’une commission chargée d’évaluer le repos biologique, avant d’annoncer un arrêt d’un mois à compter de vendredi dernier pour respecter la période de reproduction des poissons, a appris l’APS de source officielle, dimanche à Dakar.

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Journée mondiale de l’océan

Photo : A.P.S.

Les gouvernements de la sous-région invités à une meilleure gestion des ressources marines

La Journée mondiale de l’océan a été célébrée samedi à Joal-Fadiouth (Mbour, ouest) sous le signe de « l’espoir et de la responsabilité’’, à l’initiative de l’ONG Greenpeace Afrique qui, avec les acteurs de la pêche artisanale, a invité les populations et les acteurs de la sous-région ainsi que les gouvernements à agir avec détermination, pour une meilleure gestion des ressources marines.

« L’exploitation des ressources marines s’est effectuée de manière intensive, aux dépens des écosystèmes. Les activités des chalutiers pélagiques étrangers, l’utilisation d’engins de pêche prohibés, tels que les mono-filaments, les filets dormants, la dynamite, etc., n’ont fait qu’aggraver la situation alarmante pour les stocks de poissons’’, a déclaré Marie Suzanne Traoré, chargée de campagne océans pour Greenpeace Afrique.

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Repos bilologique du POULPE dans le Département de MBOUR

 

Octopus vulgaris

Photo : Aprapam

 

La période du repos biologique du Poulpe (Octopus vulgaris) est instaurée sur l’étendue du territoire du Département de MBOUR du 15 octobre à minuit au 15 novembre 2012 à minuit


Vous pouvez consulter (format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe dans le Département de Mbour : ARRETE REPOS BIOLOGIQUE Poulpe Mbr 2012.PDF

 

Et lire un article de SudOnline (portail de Sud Quotidien) sur la gestion participative et l’immersion de 5 000 pots dans les aires marines protégées de la Petite Côte : http://www.sudonline.sn/les-acteurs-pour-la-cogestion-et-son-extension_a_10689.html

 

Repos biologique sur le Poulpe dans les eaux sous juridiction sénégalaise

Une période temporaire de repos biologique du Poulpe pour la pêche artisanale est fixée du 20 Octobre au 30 Novembre 2012, dans les eaux sous juridiction sénégalaise, sans discrimination

 

Vous pouvez consulter (au format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe sur tout le territoire : Arrêté Repos biologique Poulpe 20-10 au 30-11-12.PDF

 


Pêche « illicite et illégale » sur la Petite Côte

 

 

Voilier Atlantique (Istiophorus albicans)

Photo : Aprapam

 

Des acteurs de la pêche, regroupés au sein de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), interpellent les autorités, notamment le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, sur ce qu’ils appellent ‘’une pêche illicite et illégale’’ que mènent des pêcheurs ghanéens dans les eaux sénégalaises, plus précisément au niveau de la Petite Côte où ces étrangers ciblent les espèces de poissons dites ‘’porte-épée’’, notamment les espadons, les voiliers et makaires. En effet, les professionnels de la pêche artisanale soutiennent mordicus avoir constaté que des Ghanéens exportent 4 à 5 tonnes par jour de ces espèces de poissons dits ‘’porte-épée’’. Ce qui, d’après eux, constitue ‘’un danger extrêmement grave’’ pour les ressources halieutiques déjà en raréfaction.

 

‘’Ces espèces, dont la gestion relève exclusivement de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), font l’objet des mesures de conservation et de gestion parmi lesquelles l’interdiction de pêche avec certains engins dont le filet maillant dérivant et la limitation de captures’’, a signalé Gaoussou Guèye, président de l’APRAPAM. ‘’Nous interpellons les autorités à veiller sur cette affaire nébuleuse, parce qu’aujourd’hui, on veut imposer un repos biologique sur le poulpe, parce que les pêcheurs artisans, à travers le conseil local de pêche artisanale (CLPA), consentent inlassablement des efforts pour la promotion d’une pêche responsable, donc durable, au grand profit des populations et de notre économie. Donc, il faut les accompagner, en faisant appliquer la réglementation en vigueur au Sénégal’’, a lancé M. Guèye, président de l’APRAPAM.

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Le rôle de la recherche dans la gestion durable de la ressource halieutique

Photo : Aprapam

 

 

Quel impact sur la pêche artisanale ?

 

L’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) organise la troisième édition de son forum annuel, le 4 juillet prochain, à partir de 9 heures, au Centre de formation pédagogique Abbé David Boilat de Saly-Carrefour (Mbour, ouest).

La manifestation portera sur  »le rôle et l’impact de la recherche halieutique dans le développement durable du secteur des pêches maritimes », selon un communiqué transmis à l’APS.

 »Une délégation du réseau des journalistes pour une pêche responsable et durable en Afrique de l’Ouest sera présente à cet évènement annuel initié en 2010″, lit-on dans le document.

 

Source  :  A.P.S.

 


 

 

 

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Inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques

Greenpeace et les pêcheurs artisans interpellent les politiques sur les ‘’inquiétudes’’ du secteur

 

 

Les responsables de l’ONG Greenpeace Afrique à Dakar et des pêcheurs artisans du Sénégal ont interpelé jeudi, les candidats déclarés à la présidentielle de février 2012, à prendre davantage en compte leurs ‘’inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques’’ dans leurs programmes.

‘’Nous interpellons les hommes politiques à entendre nos inquiétudes par rapport à la diminution des ressources halieutiques, tout en se souciant de l’intérêt des communautés’’, a déclaré Gaoussou Gueye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale à Mbour.

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