Immersion en terre inconnue : la mer profonde en Mauritanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La biodiversité marine et côtière en Mauritanie est surtout connue pour le Parc National du Banc d’Arguin. Cependant, au large l’on trouve également des écosystèmes spectaculaires qui ne bénéficient d’aucune mesure de protection. Or, ils sont menacés par une exploitation à l’échelle industrielle qui risque de les rayer de la carte avant même que la science puisse recenser cette biodiversité. Ce film œuvre pour la protection des écosystèmes inconnus et une pêche durable.

Le scénario de ce film sur les écosystèmes marins inconnues en Mauritanie, est basé sur l’Atlas Maritime des Zones Vulnérables en Mauritanie, une publication de l’Institut Mauritanien de Recherche Océanographiques et des pêche (IMROP).

Pour voir ce film sur YouTube : IMMERSION EN TERRE INCONNUE : la mer profonde en Mauritanie

 

Sources : IMROP, Ministère de l’Environnement et du développement Durable de Mauritanie, Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime de Mauritanie, Le Ministre du Pétrole de l’Energie et des Mines de Mauritanie, Programme Biodiversité Gaz et Pétrole, PNUD, GIZ, GEF, WWF, UICN, YouTube.

 

 

 

Le parc national du Banc d’Arguin, à cheval sur le désert du Sahara et l’océan Atlantique accueille une biodiversité d’une très grande richesse et figure au patrimoine mondial de l’Unesco. Le dessous des Cartes s’intéresse à l’avenir de ce parc.

Pour voir le film du « Dessous des Cartes » sur le banc d’Arguin : Parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie

 

Sources : Le Dessous des Cartes (ARTE), YouTube.

 

La situation mondiale des pêche et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

CONTRIBUER À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET À LA NUTRITION DE TOUS

 

 

La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la nutrition, des revenus ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de 20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la moitié du poisson destiné à la consommation humaine, et d’une légère amélioration de l’état de certains stocks de poissons due à une meilleure gestion des pêches. En outre, le poisson continue d’être l’un des produits alimentaires de base les plus échangés dans le monde, et plus de la moitié des exportations en valeur proviennent de pays en développement. Les rapports récents établis par des experts de haut niveau, des organisations internationales, des entreprises du secteur et des représentants de la société civile soulignent tous la contribution considérable que peuvent, et surtout que pourront dans l’avenir, apporter les océans et les eaux intérieures à la sécurité alimentaire et à la nutrition d’une population mondiale qui devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

C’est dans ce contexte, et avec cette forte attente en toile de fond, que paraît l’édition 2016 du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. La fonction principale de ce rapport, qui est de fournir une analyse éclairée, équilibrée et complète des données mondiales sur la pêche et l’aquaculture et des questions connexes, se trouve renforcée par plusieurs grandes manifestations internationales organisées récemment.

 

Pour consulter le rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêche et de l’aquaculture au format pdf : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture – FAO – 2016.PDF

 

 

Face au changement climatique, l’ONU veut inciter à la création d’aires marines protégées

AMP Joal-FadiouthSource : Aprapam – Aire marine Protégée de Joal – Fadiouth

 

Une synthèse d’études scientifiques montre que ces aires protégées « peuvent contribuer à l’atténuation des bouleversements en cours »

Du 5 au 9 juin, l’Organisation des Nations unies (ONU) invite pour la première fois ses parties prenantes à une grande conférence entièrement consacrée à l’océan, dont la « santé » inquiète. L’immense écosystème est désormais érigé en un objectif de développement durable à part entière, l’ODD 14, dont l’ambition affichée est de prendre des mesures capables de préserver 10 % des océans d’ici à 2020, au lieu de moins de 4 % actuellement. Il est donc probable que des Etats seront incités à annoncer la création de nouvelles aires marines protégées (AMP) dans l’enceinte onusienne cette semaine.

 

Le public peut aisément se figurer l’importance de ces réserves naturelles dans le maintien de la biodiversité marine, mais c’est une autre dimension qu’ont voulu éclairer les scientifiques de renom qui publient, le 5 juin, une synthèse d’études scientifiques dans la revue scientifique PNAS, qui publie les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences. Ils se sont demandé quel rôle pouvaient jouer les AMP face aux effets du changement climatique, face à l’élévation des températures et à l’acidification de l’eau. Et dans quelles mesures elles peuvent aider les populations à s’adapter et contribuer à atténuer les effets du bouleversement en cours.

Sous la direction de Callum M. Roberts, de l’Université de York, douze chercheurs ont réuni leurs connaissances sur ce thème à partir de 140 recherches antérieures. Dans cette équipe figurait notamment l’ancienne directrice de l’Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA), Jane Lubchenco (université d’Etat de l’Oregon), et le célèbre halieute Daniel Pauly (Université de Colombie-Britannique, au Canada).

Atténuer les bouleversements en cours

Ils ont identifié cinq impacts majeurs du changement climatique sur l’océan : l’acidification du milieu, l’augmentation du niveau des mers, l’intensification des tempêtes qui frappent les rivages, une nouvelle distribution des espèces autour du globe, la baisse de leur abondance et de la disponibilité en d’oxygène.

« Si l’on aborde ensemble tous les processus que nous avons analysés (ressources marines, maintien des habitats et des sédiments…), on en conclut que les AMP peuvent effectivement contribuer à l’atténuation des bouleversements en cours », assure l’un des auteurs, Philippe Cury, de l’Institut de Recherche pour le Développement.

« Par exemple, maintenir une abondance de poissons n’a pas seulement des conséquences pour l’alimentation humaine, il est aussi essentiel que ces millions de tonnes de biomasse puissent continuer à capter beaucoup de carbone », explique-t-il.

Les poissons de la zone mésopélagique (entre 200 mètres et 1 000 mètres) sont les vertébrés les plus abondants du globe. Ils jouent un rôle important dans le cycle du carbone organique par leurs va- et-vient quotidiens entre la surface de l’océan et les grandes profondeurs, constituant ainsi une sorte de « pompe alcaline » et contribuent à la suppression nette du CO2 à la surface.

Par ailleurs, lorsque la pêche excessive entraîne un déclin des grands prédateurs, comme les requins et les thons, les poissons herbivores vont proliférer, détruire les herbiers et favoriser l’émission du carbone qu’ils maintenaient dans le sol.

« Quand on casse une échelle trophique [qui concerne la chaîne alimentaire], on favorise l’émission de carbone, résume Philippe Cury. On le voit dans les zones anoxiques, ces zones mortes privées d’oxygène, qui se multiplient dans le monde. La destruction de l’écosystème, de l’habitat en particulier, libère le carbone jusqu’à présent stocké dans les sédiments. »

Maintenir les barrières naturelles

Les auteurs de l’étude insistent d’ailleurs sur l’importance des zones côtières composées de mangroves, vasières, marécages, marais salants qui abritent des végétations marines dotées de fortes capacités de photosynthèse, ce qui produit localement des réductions de concentrations de CO2.

Or, ces écosystèmes sont parmi les plus fortement menacés : ils reculent rapidement devant le bétonnage des côtes et le développement de l’aquaculture industrielle dans certaines régions du monde.

Les barrières naturelles – les récifs constitués de corail, de mollusques, de certaines algues calcaires, ainsi que des mangroves et des zones de marais – amortissent aussi la violence des cyclones et des tsunamis, ainsi que les effets de la montée du niveau des mers. Les humains ont pu en prendre la mesure à leurs dépens lors d’épisodes météorologiques dramatiquement destructeurs.

Les AMP, pour peu qu’elles soient de taille conséquente – les auteurs de l’étude ont retenu au moins 100 km2 – et qu’elles soient effectivement surveillées, peuvent épargner les atteintes les plus destructrices aux écosystèmes marins (pêche à l’explosif, au chalut qui racle les fonds et perturbe les sédiments, extractions minières, bétonnage).

Elles constituent alors des refuges appréciables pour les espèces très menacées, une sorte de havre dans la grande redistribution des espèces qui est en train de se produire. Certaines sont en effet contraintes de migrer sous l’effet du réchauffement du milieu et de la réduction de la production de plancton.

Les réserves naturelles pourraient aussi devenir le dernier recours contre l’extinction d’espèces non mobiles, comme les coraux. Des études ont montré que ceux-ci avaient pu se rétablir mieux qu’ailleurs d’épisodes de blanchissement dans certaines aires protégées. Mais pas partout.

L’une d’elles, récente, rapporte que des chercheurs australiens ont découvert des traces de médicaments et de pesticides dans le sang des tortues vertes de la Grande Barrière de corail, autour d’îles pourtant très éloignées des côtes du Queensland. Contre ces pollutions-là, les AMP paraissent bien démunies.

 


Sources : Le Monde.fr / Martine Valo / le 05-06-2017

 

La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture FAO 2014

 

Dans un monde où plus de 800 millions d’êtres humains continuent de souffrir de malnutrition chronique et où la population mondiale devrait encore croître de 2 milliards, pour atteindre 9,6 milliards de personnes en 2050, et se concentrer davantage encore dans les zones urbaines côtières, nous sommes face à un immense défi: nourrir notre planète tout en préservant ses ressources naturelles pour les générations futures.

Cette nouvelle édition du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture met en évidence le rôle important que jouent la pêche et l’aquaculture dans l’élimination de la faim, la promotion de la santé et la réduction de la pauvreté. Jamais auparavant les populations n’avaient consommé autant de poisson, ni dépendu si fortement de ce secteur pour leur bien-être. Le poisson est un aliment extrêmement nutritif – une source vitale de protéines et de nutriments essentiels, notamment pour de nombreuses populations pauvres à travers le monde.

La pêche et l’aquaculture ne produisent pas uniquement des bienfaits pour la santé, elles créent aussi de la richesse. L’emploi dans ce secteur a connu une croissance plus rapide que celle de la population mondiale. Le secteur occupe des dizaines de millions de travailleurs et assure des moyens d’existence à des centaines de millions de personnes. Le poisson reste l’un des produits alimentaires les plus échangés à l’échelle mondiale. Il revêt une importance particulière pour les pays en développement, où il représente parfois la moitié de la valeur totale des produits négociés.

Il convient toutefois de ne pas s’arrêter aux aspects économiques et de veiller à la convergence du bien-être environnemental et du bien-être humain si l’on veut offrir à chacun une prospérité durable à long terme.

Pour consulter la suite : FAO Situation Mondiale Pêche 2014.pdf

 

 

Effondrement du Thiof : gestion inefficace de la pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Les eaux au large du Sénégal se sont vidées de leurs mérous, ou « thiof ». Comment ce poisson emblématique du pays a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco- sénégalaise vient de montrer que l’effondrement des stocks est dû à l’essor de la pêche artisanale – vue en général comme une alternative durable aux pêcheries industrielles. En 30 ans, le nombre de pirogues a quadruplé. La technologie augmente sans cesse la puissance de pêche de la flotte. Pour réduire la pression sur la ressource, les chercheurs préconisent de mettre en place une gestion des petites pêcheries et de réguler l’exportation, qui fait grimper les prix au kilo et fait du thiof une denrée toujours très rentable malgré la rareté du poisson.

Depuis dix ans, le mérou blanc, ou « thiof » en langue Wolof, manque cruellement au Sénégal. Poisson emblématique du pays, il constituait encore récemment la base du plat national, le « thiéboudiène ». Aujourd’hui, il se fait très rare sur les étals des marchés et affiche un prix au kilo exorbitant.

Une flottille multipliée par quatre Comment un poisson, autrefois symbole de l’abondance des ressources sénégalaises, a-t-il pu quasiment disparaître ? Une équipe franco-sénégalaise du CRODT (Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye) et de l’IRD vient de montrer que l’effondrement des stocks de mérou est dû au boom depuis 30 ans de la pêche artisanale, pourtant considérée le plus souvent comme une solution plus durable que les pêcheries industrielles. Sous la pression de la demande mondiale, en particulier européenne, le nombre de pirogues a été multiplié par quatre (l’attrait pour la pêche au mérou a été amplifié par la hausse de son prix local, accélérée par la dévaluation de 50 % du franc CFA en 1994). Grâce aux données du CRODT, les chercheurs ont montré la corrélation entre cet essor de la petite pêcherie et la chute du thiof, au cours des dernières décennies.

D’excellents pêcheurs

Outre leur nombre en expansion, les piroguiers tiennent essentiellement leur puissance de pêche de l’amélioration des technologies. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux dispose d’outils de navigation GPS et de sondeurs pour détecter les bancs de poissons. Ils peuvent évoluer sur de très longues distances, au-delà des eaux territoriales, jusqu’en Mauritanie notamment. Ils font également preuve d’une grande adaptabilité, passant au gré des besoins de la ligne au filet, etc. Cette flexibilité leur permet de s’adapter à la demande, dans un contexte de marché des produits de la mer mondialisé.

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Gouvernance de la pêche maritime artisanale au Sénégal

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Au Sénégal, le secteur des pêches est une composante essentielle du développement rural. Il joue un rôle stratégique et de soutien à la croissance de l’économie nationale en contribuant notamment à la réduction du déficit de la balance des paiements et du chômage.

La pêche occupe une place prépondérante dans la politique publique de création d’emplois, particulièrement le sous secteur artisanal. Le poisson représente une importante source de protéines animales pour les populations sénégalaises à qui il procure environ70% d’apport protéique. Aussi, la pêche constitue une composante essentielle de la politique de l’État en matière de sécurité alimentaire.

Cependant ce secteur connait actuellement des difficultés dues à la forte pression exercée sur la ressource. Cette situation qui est la résultante d’une mauvaise gestion et de l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques risque d’hypothéquer la durabilité du secteur.

Les modèles courants de gestion des pêches mis en œuvre au Sénégal n’ont pas su s’adapter aux pêcheries artisanales « informelles » qui n’ont cessé de poser des problèmes de suivi et d’évaluation insoluble et semblent être réduites à des systèmes isolés d’extraction de ressource alors qu’elles doivent être considérées comme des systèmes intégrés, diversifiés, pourvoyeurs de services durables.

La solution à ce problème doit nécessairement passer par une gouvernance vertueuse, efficace et efficiente du secteur en vue de lui assurer une gestion saine et une exploitation durable de la ressource halieutique.

 

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Le rôle de la recherche dans la gestion durable de la ressource halieutique

Photo : Aprapam

 

 

Quel impact sur la pêche artisanale ?

 

L’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) organise la troisième édition de son forum annuel, le 4 juillet prochain, à partir de 9 heures, au Centre de formation pédagogique Abbé David Boilat de Saly-Carrefour (Mbour, ouest).

La manifestation portera sur  »le rôle et l’impact de la recherche halieutique dans le développement durable du secteur des pêches maritimes », selon un communiqué transmis à l’APS.

 »Une délégation du réseau des journalistes pour une pêche responsable et durable en Afrique de l’Ouest sera présente à cet évènement annuel initié en 2010″, lit-on dans le document.

 

Source  :  A.P.S.

 


 

 

 

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