Repos bilologique du POULPE dans le Département de MBOUR

 

Octopus vulgaris

Photo : Aprapam

 

La période du repos biologique du Poulpe (Octopus vulgaris) est instaurée sur l’étendue du territoire du Département de MBOUR du 15 octobre à minuit au 15 novembre 2012 à minuit


Vous pouvez consulter (format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe dans le Département de Mbour : ARRETE REPOS BIOLOGIQUE Poulpe Mbr 2012.PDF

 

Et lire un article de SudOnline (portail de Sud Quotidien) sur la gestion participative et l’immersion de 5 000 pots dans les aires marines protégées de la Petite Côte : http://www.sudonline.sn/les-acteurs-pour-la-cogestion-et-son-extension_a_10689.html

 

Repos biologique sur le Poulpe dans les eaux sous juridiction sénégalaise

Une période temporaire de repos biologique du Poulpe pour la pêche artisanale est fixée du 20 Octobre au 30 Novembre 2012, dans les eaux sous juridiction sénégalaise, sans discrimination

 

Vous pouvez consulter (au format PDF) l’arrêté portant repos biologique du Poulpe sur tout le territoire : Arrêté Repos biologique Poulpe 20-10 au 30-11-12.PDF

 


Pêche industrielle démersale : repos biologique fixé du 01/10 au 30/11/12

Port de Dakar

Photo : D & P Mariottini

 

 

La période annuelle de repos biologique est fixée du 1er octobre au 30 novembre 2012 pour la pêche industrielle démersale, annonce un communiqué du ministère de la Pêche et des Affaires maritimes reçu à l’APS.

‘’Dans le cadre de la politique de conservation et de gestion durable des ressources halieutiques, et suite aux concertations menées entre l’administration, la recherche et les professionnels de la pêche, une période de repos biologique de deux mois, s’étalant du 1er octobre au 30 novembre 2012 est fixée’’, précise la même source.

A cet effet, indique le communiqué, ‘’le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes a informé tous les armateurs de la pêche industrielle par lettre circulaire, en date du 16 août 2012’’.

Ainsi, rappelle le communiqué, cette décision intervient conformément aux dispositions de l’arrêté qui fixe les périodes de repos biologiques pour les navires de pêche industrielle démersale exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise.

Pendant toute la durée de la période de fermeture annuelle, il est interdit à tout navire de pêche concerné de procéder à toute opération de pêche et à des opérations connexes de pêche, telles que définies aux articles 4 et 5 de la loi portant code de la pêche maritime.

 

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Arrêt biologique Poulpe et conditions pêche sardinelles et autres pélagiques

 

Les conditions de la pêche, commercialisation et, transbordement et transformation des « Yaboye » et autres pélagiques, sont précisés dans cet Arrêté Départemental (MBOUR), suite aux consultations des Conseils Locaux des Pêches (CLPA), afin de valider des initiatives de gestion locale :

Arrêté petits pélagiques.pdf

 

 

La période de repos biologique du Poulpe est instaurée dans le Département de MBOUR du 01 novembre 2011 au 20 novembre 2011 :

Arrêté repos biologique poulpe.pdf

 

 

 

Le POULPE (Octopus vulgaris)

Apparu en masse sur les côtes sénégalaises en 1986, le poulpe commun, Octopus vulgaris, constitue aujourd’hui un revenu important pour les pêcheurs artisanaux au Sénégal

 

La moitié des prises mondiales de poulpe Octopus vulgaris s’effectue au large des côtes nord-ouest africaines. Cette pêche s’est développée à partir des années 1960, tout d’abord au large du Sahara, et, beaucoup plus récemment, dans les eaux sénégalaises, à la suite d’un spectaculaire accroissement de l’abondance des poulpes en 1986. Bien qu’au Sénégal les captures soient très variables d’une année à l’autre – elles dépassent quelquefois 15.000 tonnes annuelles -, elles sont souvent la première source de revenus pour la pêche artisanale. L’importance économique de cette espèce a suscité en 1995 la mise en place d’un programme de recherche sur Octopus vulgaris mené par l’IRD en collaboration avec des chercheurs du CRODT et des scientifiques marocains, mauritaniens et espagnols. Préciser les caractéristiques biologiques de l’espèce, encore mal connues, apparaissait nécessaire pour mieux comprendre la variabilité des populations et pour assurer une exploitation durable de cette ressource.

Les chercheurs ont conduit leurs études sur des poulpes élevés en bassin et d’autres vivant en pleine mer. Pour la première fois, en effet, des poulpes ont pu être marqués en nombre – 6 000 au total et plus d’un millier repêchés -, offrant ainsi des informations très précieuses sur leur biologie et leur comportement. De nombreuses observations sous-marines ont également été effectuées en plongée.

Au Sénégal, les poulpes vivent sur tous les types de fonds avec une préférence pour les sédiments de sable fin à grossier. Découverte importante du programme, Octopus vulgaris creuse des abris dans ces fonds meubles pour se protéger des prédateurs. Ainsi, les chercheurs ont observé des poulpes dans des terriers dont la profondeur et le diamètre varient en fonction de la taille de l’occupant. On distingue deux types de terrier. Dans le premier – une cheminée cylindrique et lisse –, le poulpe en danger plonge en se retournant pour présenter ses tentacules qu’il cache sous des débris de coquilles. Il est alors très peu visible. Le second type, d’une forme plus évasée, est rempli de vieilles coquilles sous lesquelles le poulpe s’enfonce rapidement. Selon des observations récentes, le céphalopode creuse lui-même son terrier qu’il ne quitte que pour s’alimenter et se reproduire. Cet habitat particulier expliquerait la grande quantité de poulpes sur fonds meubles en Afrique de l’Ouest.

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Le repos biologique observé au Sénégal : nécessité de procéder à son évaluation

Photo : Ivano Trabalza

 

 

«On leur  montre la lune, ils regardent le doigt»

 

Le principe d’instaurer une période de fermeture annuelle de la pêche est une des  recommandations des concertations nationales sur la pêche et l’aquaculture, tenues à Dakar, en novembre 2000. Ainsi, le repos biologique a été prévu dans le protocole 2002-2006 de l’accord de pêche Sénégal-Union Européenne. A partir de 2003, la mesure a été observée par tous les chalutiers autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises.

La présente contribution n’a d’autre ambition que de fournir aux sénégalais des informations sur une mesure qui fait l’actualité, suite à la « sortie » de Greenpeace Afrique, qui dans un communiqué du 21 septembre 2011, largement diffusé et abondamment commenté aussi bien par la presse en ligne, que par la majorité des quotidiens et hebdomadaires locaux.

Pour une bonne compréhension de cette mesure de gestion des pêches,  après un rappel de sa définition scientifique et de sa base légale, sont successivement traités l’évolution de la situation de la pêche maritime au Sénégal de 2000 à 2009 et les conclusions qu’il faudrait en tirer.

 

Le repos biologique

 

Avant l’instauration du repos biologique, le Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) a  produit un document intitulé « Réflexion sur l’opportunité d’instaurer le repos biologique au Sénégal ». Sur la base de ce texte, la mesure a été mise en œuvre en 2003.

Le repos biologique, par instauration d’une fermeture pluriannuelle, annuelle, ou saisonnière de certaines zones de reproduction ou de nourriceries à toute activité de pêche artisanale et industrielle, est une des approches utilisées en gestion des pêches qui, combinée avec d’autres mesures, peut contribuer positivement à la reconstitution de stocks surexploités et/ou permettre une exploitation durable des ressources halieutiques. 

L’application du repos biologique ne doit, en aucune façon, être exclusive, elle doit être associée à d’autres techniques de gestion des ressources halieutiques que sont : le contrôle des mailles des filets, la surveillance des zones de pêche interdites. L’utilisation de certains engins de pêche artisanale dans les zones sensibles baies et estuaires, en particulier, doit également être interdite, il s’agit de la senne de plage, de la senne tournante et des filets dérivants qui  constituent une menace  pour quelques espèces démersales côtières ayant une phase larvaire pélagique, ainsi que pour  les juvéniles des barracudas, crevettes, thiofs et machoirons notamment. Enfin, on doit veiller au respect des tailles minimales marchandes des poissons.

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