Tentative avortée de réintroduction de chalutiers pélagiques étrangers dans les eaux sénégalaises : le Conseil des Ministres peut-il autoriser ce que la Loi en vigueur ne permet pas ?

Photo : Greenpeace, Pierre Gleizes

 

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson pêché, l’homme se rendra compte que l’argent n’est pas comestible »

 

La délivrance d’autorisations de pêche à des chalutiers pélagiques étrangers fait de nouveau l’actualité, alors que l’on pouvait légitiment penser que cette affaire était définitivement close. En effet, la décision du Président de la République élu, à l’issue de l’élection présidentielle du 25 mars 2012, d’annuler  les 29 autorisations de pêche délivrées  par l’ex ministre de l’Economie maritime (MEM) a été très bien accueillie.

 

Les sénégalais ont, sûrement, été surpris à la lecture du communiqué du conseil des ministres  du 13 décembre 2012. Dans ce communiqué, il est écrit notamment : « Le Ministre de la pêche et des Affaires maritimes a entretenu le Conseil de la question relative à l’octroi de licences de pêche au profit d’armateurs étrangers. Sur ce point précis, le Président de la République a décidé de prolonger le repos biologique sur nos espaces maritimes, en gelant l’octroi de licences de pêche à des armateurs étrangers, pour une durée d’au moins un an ».

 

Décryptage.

 

La licence de pêche est le document  que tout bateau de pêche industrielle doit détenir, pour être autorisé à exercer des activités de pêche,  tandis que le repos biologique est une mesure de gestion des pêches dont l’objectif  est la réduction de la pression de pêche artisanale et industrielle qui, combinée à d’autres mesures peut contribuer positivement à la reconstitution de stocks surexploitées et permettre une exploitation durable des ressources halieutiques.

 

Le  Sénégal n’est lié par un accord de pêche qu’avec la Gambie, la Guinée Bissau,  le Cap Vert et la Mauritanie. Il  ne peut donc  imposer à ces  bateaux une disposition non prévue dans l’accord de pêche  dans le cadre duquel ils opèrent notamment un repos biologique d’au moins un an.

 

Par conséquent, les bateaux étrangers visés  dans le communiqué ce sont  les chalutiers pélagiques congélateurs battant  pavillon de la Russie, de la Lituanie et des pavillons de complaisance. Ces bateaux, communément appelés « bateaux russes » ont été illégalement autorisés par l’ex MEM, entre 2010 et 2012, à  pêcher dans les eaux sénégalaises.

 

Il  faut  donc interpréter la décision  du PR comme étant le gel de la délivrance de licences de pêche à des bateaux russes, pendant une période d’au moins un an.

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Contribution de la CAOPA au questionnaire d’évaluation du secteur des pêches dans la région de la CEDEAO

Photo : Aprapam

 

 

 

CONTRIBUTION DE LA CONFEDERATION AFRICAINE DES ORGANISATIONS DE PECHE ARTISANALE (CAOPA) QUESTIONNAIRE D’EVALUATION DU SECTEUR DES PECHES DANS LA REGION DE LA CEDEAO / CONSULTATON UA-IBAR : Contribution CAOPA questionnaire UA évaluation politiques de pêche Afrique de l’Ouest.PDF

 

 

CONTRIBUTION OF THE AFRICAN CONFEDERATION OF ARTISANAL FISHING ORGANISATIONS QUESTIONNAIRE FOR EVALUATION OF THE FISHERIES IN THE ECOWAS REGION / CONSULTATION AU-IBAR : CAOPA contribution to AU evaluation fisheries policies West Africa.PDF

 

 

 


Communiqué des acteurs de la pêche artisanale de Mbour

Photo : Pierre Gleizes / Greenpeace

 

 

Les acteurs de la pêche artisanale de Mbour, portent à la connaissance des populations sénégalaises et de leurs autorités politiques, des bailleurs de fonds, des partenaires au développement et à tous ceux qui évoluent directement ou indirectement dans le secteur des pêches maritimes les informations concordantes et non infirmées par les autorités compétentes selon lesquelles, le Ministre chargé de la pêche Monsieur Kouraichi Thiam a fait revenir à nouveau dans nos eaux, à travers des autorisations illégales et inopportunes car allant dans le sens contraire des recommandations des scientifiques sénégalais et étrangers, les chalutiers pélagiques étrangers battant pavillon russe.

 

L’activité de ces chalutiers au Sénégal dont la gravité n’est plus à démontrer au SENEGAL pose problème à plusieurs niveaux :

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Halte au pillage de la mer

Photo : Ivano Trabalza

 

 

 

SUNUGAL Halte au pillage de la mer, un documentaire des acteurs de la pêche au Sénégal : Sunugal Halte au pillage de la mer

 

 

 

Déclaration conjointe des acteurs du secteur de la pêche artisanale du Sénégal et de Greenpeace Afrique : http://www.greenpeace.org/africa/Global/africa/publications/DeclerationConjointe-print.pdf

 


Inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques

Greenpeace et les pêcheurs artisans interpellent les politiques sur les ‘’inquiétudes’’ du secteur

 

 

Les responsables de l’ONG Greenpeace Afrique à Dakar et des pêcheurs artisans du Sénégal ont interpelé jeudi, les candidats déclarés à la présidentielle de février 2012, à prendre davantage en compte leurs ‘’inquiétudes sur la rareté des ressources halieutiques’’ dans leurs programmes.

‘’Nous interpellons les hommes politiques à entendre nos inquiétudes par rapport à la diminution des ressources halieutiques, tout en se souciant de l’intérêt des communautés’’, a déclaré Gaoussou Gueye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale à Mbour.

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Le poisson du riche se nourrit avec la sardinelle du pauvre

Durabilité de la pêche à deux vitesses au Sénégal : le chalutier Oleg NAYDENOV est autorisé à  pêcher 70 tonnes de sardinelles par jour ; la pirogue de BOULAYE n’a pas le droit d’opérer avec des filets en mono filament

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Le ministre de l’Economie maritime (MEM) n’a pas  bonne conscience avec l’attribution illégale de licences à des chalutiers pélagiques étrangers, en violation de la législation en vigueur. Il a profité de l’examen du budget de son département au Sénat, pour tenter de justifier son acte avec des arguties qui l’enfoncent plus qu’elles ne l’absolvent.  De la relation de S.M.S.CISSE dans Le Soleil du 2 décembre 2011, on  peut retenir notamment les 4 points ci-après :


  • Les responsables du GAIPES ne peuvent pas nous dicter notre politique.

La politique de pêche du gouvernement est contenue  dans la Lettre de Politique Sectorielle (LPS) signée,  en avril 2007, par les ministres chargés respectivement de la Pêche et des Finances.  La LPS en vigueur est l’aboutissement d’un  processus entamé en 2000 à la fin des concertations sur la pêche et l’aquaculture. Le « draft  » préparé par la Cellule d’Etudes et de Planification (CEP) a été circularisée entre tous les services  de l’Etat et également transmis, pour avis et observations, à tous  les acteurs du secteur. Les  structures consultées ont fait connaître leurs avis et  observations dont  la plupart, après discussions, ont été retenues et incluses dans un document  validé par les bailleurs de fonds.

En faisant sa proclamation,  le MEM  ignore, assurément, comment se définit une politique de pêche. Le GAIPES n’a rien à imposer sinon qu’à rappeler, au besoin, ce qui est consigné dans la LPS, tous  les acteurs de la pêche ayant pu faire connaître, au préalable,  leurs propositions.

 

  • Le poisson pêché par les bateaux étrangers fait partie du stock migrant qui est partagé,  essentiellement constitué de poissons qui ne sont pas consommés par les Sénégalais.

Il est vraiment osé de soutenir que les sénégalais ne consomment pas la sardinelle (yaboye) ou le chinchard (diaye) et ce, devant le ministre du Budget qui, très certainement, a dû rire sous cape.

 

  • Les bateaux de pêche étrangers qui ont été autorisés à pêcher dans nos eaux, ont pêché 52.000 tonnes de poissons qui ont  apporté au Trésor public 850 millions de FCFA.

Céder la tonne sardinelle à 35 dollars US quand on sait qu’elle serait revendue congelée à 300 dollars, entre 1.200 et 2.000 dollars si elle est transformée en farine et à 600 dollars en huile de poisson, est contraire aux intérêts du Sénégal. Par ailleurs, indiquer les quantités de poissons pêchés sans fournir celles de farine, d’huile produites et de conserves fabriquées ; c’est cultiver  l’opacité et la dissimilation et non de la transparence.

 

  • Profiter de ce poisson nous permet de mobiliser des ressources extrabudgétaires qui peuvent contribuer à résoudre nos problèmes liés aux quais de pêche, à l’électricité et aux infrastructures.

Le  MEM, ne sait, peut-être pas,  que le recours aux affectations particulières de recettes de l’Etat est en violation des principes de base du droit budgétaire. La totalité des compensations  financières  obtenues doivent, en effet, faire l’objet d’une affectation comptable au budget général de l’Etat. Le financement de projets de développement de la pêche ne doit pas, par le biais d’affectations non réglementaires et hors budget, échapper aux tests de cohérence et d’opportunité prescrits par le Programme Triennal d’Investissements Publics.  Par ailleurs, on notera qu’en 2000, le quai de pêche de Ouakam a coûté 589 millions, celui de Thiaroye 483 millions et celui de Joal 332 millions FCFA. Par conséquent,  850 millions FCFA ne permettent pas de financer des quais de pêche, des complexes frigorifiques encore moins participer à l’électrification du pays. On prend les sénégalais pour des demeurés et des gens cupides.

 

 

Pourquoi les armateurs russes courent-ils derrière les petits pélagiques ?

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Parce que nos ressources halieutiques sont précieuses, nous devons veiller, chaque jour, à les préserver

Photo : Aprapam

Après le marchandage des terres, va-t-on vers celui de la mer ?

 

Ayant  reçu, à  bonne source, des informations faisant état de négociations entre  le ministère de la pêche et des armateurs privés de chalutiers pélagiques congélateurs russes, pour l’obtention d’autorisations de pêche dans les eaux sénégalaises, des acteurs ont rencontré un haut cadre dudit  ministère, pour partager avec lui les informations  dont ils disposaient. L’autorité n’ayant pas démentie l’information, les acteurs ont pris la décision de publier un communiqué afin de la  porter à la connaissance des populations sénégalaises, de la société civile et des partis politiques.

 

 

Rappel

 

En 2010, des bateaux russes ont subrepticement été autorisés à pêcher au Sénégal, dans la plus grande opacité en dépit de la désapprobation unanime des biologistes  et  des acteurs. Jusqu’à ce jour, nul ne sait sur quelle base juridique  ces autorisations de pêche ont été délivrées, encore moins le montant ou la destination des sommes perçues.

En 2011, eu égard à la détermination des acteurs, à l’ampleur et à la vigueur de leurs protestations, après une première dénégation, l’information a finalement  été confirmée par le ministre de la pêche avec l’annonce d’une recette de 5 milliards FCFA, qui  par la suite,  s’est révélée n’être que de 800 millions FCFA.

Accusé d’avoir délivré des autorisations de pêche en violation des dispositions du code de la pêche,  le Ministre de l’Economie Maritime a sorti un banal communiqué, non signé de surcroît, où il  est mentionné que «le Sénégal a souverainement décidé d’exploiter une partie des ressources pélagiques migratrices, afin que le trésor public puisse en bénéficier, à l’instar des autres pays limitrophes ». Ce communiqué n’est ni plus, ni moins qu’un aveu qui ne rend  nullement légal ce que la loi n’autorise pas. La souveraineté ne pouvant s’exercer en dehors de la loi.

 

 

 

Les dégâts causés par le chalutage  pélagique et  la tentative de modifier, sur mesure, la loi en vigueur.


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Journée Mondiale de la Pêche Artisanale : le 21 novembre 2011

Photo : Ivano Trabalza

 

 

Pêche artisanale durable : Mbour abrite une rencontre le 21 novembre

 

Une rencontre sur le thème « Garantir une pêche artisanale durable » est prévue le 21 novembre à Mbour à l’initiative de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM), en partenariat avec la Coalition des GIE du quai de pêche de Mbour, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La manifestation, organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la pêche (21 novembre), s’inscrit dans le « Processus de Bangkok » et « le Processus de la FAO » visant à développer des « Directives volontaires pour garantir des pêches artisanales durables », indique la même source.

Cette journée de réflexion verra la participation d’invités venus d’Afrique et d’Europe, selon les organisateurs qui veulent mener une réflexion sur les relations entre les processus formels et ceux de la société civile, entrepris pour garantir des pêches artisanales durables.

L’objectif est aussi d’explorer les synergies nécessaires pour faciliter, instaurer et promouvoir l’accès à l’information et la transparence dans les processus décisionnels, cruciaux pour garantir des pêches artisanales durables », selon le communiqué.

 

Source : A.P.S.

 

 

 

 

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Le GAIPES répond aux accusations du Ministre de l’Economie Maritime

Photo : Aprapam

 

Attaque contre l’Etat sur les autorisations de pêche aux navires étrangers

Khouraïchi THIAM se « défoule » sur le GAIPES

Face aux députés hier à l’Assemblée Nationale, Khouraïchi THIAM, Ministre de l’Economie Maritime, n’a pas caché sa colère contre le GAIPES qui mène un combat farouche contre l’Etat sur les autorisations de pêche accordées aux navires étrangers. Notant que la gestion des ressources halieutiques est du ressort de l’Etat, le Ministre signale que « les armateurs n’ont de leçon à donner à personne ».

 

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Déclaration de BILBAO

Photo : Aprapam

 

« Nourrir le Monde, Soigner la Planète »

 

Des dirigeants d’organisations paysannes, de mouvements de la société civile, des institutions universitaires et de recherche, nationales, régionales et internationales, de quatre continents (Afrique, Amérique, Asie et Europe) se sont réunis à Bilbao en Espagne du 05 au 07 octobre 2011 sous l’intitulé :  » Nourrir le Monde, Soigner la Planète ».

APRAPAM à décidé de ratifier la Déclaration finale, car favoriser l’accès et le contrôle, avec une approche durable, sur les ressources, pour et par les populations les plus démunies (femmes, jeunes,…) nous semble naturel.

En effet, le droit aux ressources halieutiques des communautés de pêche artisanale doit demeurer inaliénable.

 

Déclaration finale de Bilbao au format PDF, « Nourrir le Monde, Soigner la Planète » :

Déclaration de BILBAO.pdf

 


La mer, patrimoine des générations futures transformée en source de désespoir par une autorité qui ne regarde que son profit

Photo : Ivano Trabalza

 

Au Sénégal, la pêche artisanale occupe une place prépondérante dans le secteur en ce sens qu’elle assure 80% des mises à terre et contribue pour près de 60% des produits destinés à l’exportation.

La place de la pêche dans l’économie sénégalaise n’est plus à démontrer car elle représente 1,7% du PIB et 12,7% des recettes d’exportation en 2009. La consommation de poisson par habitant et par an est de 26 kg au niveau national et de 43 kg pour la région de Dakar, et 17% de la population active évoluent dans le secteur de la pêche. Il s’agit donc d’un secteur très important de notre économie nationale qui fournit, à la fois des devises, des emplois et de la nourriture (70% des protéines animales consommées proviennent du poisson) et 72% des mises à terre sont constituées de petits pélagiques côtiers.

Dans notre jeunesse, l’on disait que le Sénégal était l’une des côtes les plus poissonneuses au monde tellement le poisson existait en abondance et en diversité. L’évolution de la situation au fil des années permet de dire qu’une ressource peut se tarir si on n’intègre pas une gestion saine, raisonnée et durable. En effet depuis plus d’une décennie une forte pression est exercée sur la ressource au point qu’aujourd’hui on assiste à des formes de pêches les plus destructrices qui ne disent pas leur nom.

La forte pression exercée sur les ressources pélagiques côtières du nord-ouest africain entraine une situation de surexploitation qui a valu, la tenue à Agadir du 17 au 26 avril 2007, de la 7ème réunion du groupe de travail de la FAO sur l’évaluation des petits pélagiques au large de l’Afrique nord-occidentale. Il est apparu que le stock de sardinelles rondes est surexploité et qu’une diminution de l’effort pour la pêche totale d’au moins 50% sur les deux espèces de sardinelles a été recommandée. Le chinchard blanc est surexploité et le chinchard noir pleinement exploité, une diminution de 20% de l’effort actuel est recommandée pour ces espèces. D’après le rapport de la FAO sur « La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2010 » les stocks de pélagiques de la zone Atlantique Centre Est (n°34) sont pleinement exploités ou surexploités. Egalement des évaluations de l’Institut National de Recherches halieutiques, le CRODT, montrent que ces stocks de petits pélagiques sont surexploités, et le CRODT recommande une réduction d’au moins 50% de l’effort de pêche sur ce stock et une exploitation modérée.

 

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Cette Afrique qui nourrit l’Europe…ce que l’ogre européen répond à Greenpeace

Polémique entre l’Union Européenne et Greenpeace au sujet de la surexploitation des ressources marines en Afrique de l’Ouest

 

 

 

 

 

 

 

Tour en bateau de Greenpeace en Afrique de l’Ouest, Mars 2010. Rapport d’expédition.

Cette Afrique qui nourrit l’Europe. La surexploitation des ressources marines en Afrique de l’Ouest par l’UE : Cette Afrique qui-nourrit l’Europe.pdf

 

Source : Greenpeace.org

 

L’impact et les responsabilités réelles de l’Union européenne dans les mers africaines : Réponse au rapport de l’ONG internationale Greenpeace sur l’impact et les responsabilités de l’Union européenne dans les mers africaines : Réponse au rapport Greenpeace.pdf

 

Source : Délégation de l’Union Européenne en République du Sénégal


Des filets vides, un avenir compromis

Photo : Ivano Trabalza

 

Comment la surpêche et le changement climatique accélèrent la dégradation des richesses marines en Afrique de l’Ouest

 

Pour consulter le rapport Afrique de l’Ouest 2011 de Greenpeace : www.Greenpeace.pdf

ou en téléchargement direct au format PDF : Greenpeace 2011 des filets vides un futur compromis

 

 

Source : Greenpeace Africa

 


Revue de presse sur la pêche artisanale durant l’hivernage

Pénurie de poisson à Dakar : Les mareyeurs de Ouakam accusent les bateaux étrangers

Photo : Aprapam

 

Le poisson est très rare sur le marché sénégalais par ces temps qui courent. Et, des mareyeurs rencontrés au quai de Ouakam en imputent la responsabilité aux navires étrangers à qui le gouvernement a délivré des autorisations de pêche dans nos eaux.

Le poisson est en manque à Dakar. En cette période de Ramadan où les Sénégalais ont besoin, pour certains, d’un bon riz au poisson après la rupture du jeune, ce fruit de mer se fait rare sur le marché. Au quai de Ouakam, l’ambiance est calme en cette matinée. Hormis les enfants qui s’ébattent dans l’eau et le bruit des vagues, le lieu est plongé dans un calme plat, chose pas habituelle pour un endroit comme celui-ci. Sur une place de la côte, des mareyeurs, allongés sur le sol, dorment à poings fermés. Ils n’ont pas été en mer aujourd’hui. Pour cause, le poisson est en manque. Sous un hangar, un groupe de poissonnières scrutent l’horizon dans l’espoir de voir accoster une pirogue regorgeant de poissons, et surtout à moindre coût, qu’elles pourraient ensuite aller revendre au marché. D. Cissé est l’une d’entre elles. A l’instar de ses autres collègue vendeuses de poisson présentes sur le quai, elle se nourrit d’espoir. « Le poisson se fait très rare ces temps-ci. De ce fait, les prix ont augmenté », explique-t-elle.

Un groupe d’adultes s’affairaient autour d’une pirogue renversée de l’autre côté de la plage. Ce sont les doyens, responsables de ce quai de pêche. Daouda Ndiaye est l’un d’eux. Il est le président du quai de pêche de Ouakam. ‘Il y a pénurie de poisson parce que les bateaux étrangers ont tout pris. Ils se permettent même de venir pêcher dans notre zone » s’indigne-t-il. Avant de poursuivre : « A cela s’ajoute la faible pluviométrie de cette année. Ce qui fait donc que les poissons ne remontent pas beaucoup à la surface ».

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OPINION Polémique portant sur la pêche de chalutiers pélagiques étrangers dans les eaux sénégalaises

« Prends la parole dans deux circonstances : quand il s’agit de choses que tu connais parfaitement ou quand la nécessité l’exige».

 

L’affaire des bateaux étrangers autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises s’est, de nouveau, invitée au devant de l’actualité avec la conférence de presse tenue à la DPM le 5 août 2011. La relation qui en a été faite par les journaux locaux doit faire peur à toute personne soucieuse du développement de la pêche au Sénégal. L’autorité de tutelle qui a commis un acte contraire aux dispositions du code de la pêche  semble tenir, coûte que coûte, à rendre légale ce que la loi ne permet. Au lieu de fonder son argumentaire sur des articles du code de la pêche autorisant des navires étrangers à mener des activités de pêche dans les eaux sénégalaises, sous le couvert d’un protocole d’accord, il lance ses agents dans de  vaines polémiques.

 

RAPPEL

 

Une opération similaire a été exécutée entre 1991 et 1999. Elle a, maladroitement,  été justifiée en visant l’article 17 du code la pêche de l’époque – loi 87-27 du 18 août 1987- interprétée, à tort, comme autorisant la pêche expérimentale,  alors que nulle part dans le libellé dudit article, ces deux mots ne figurent.

 

Depuis le mois de mars 2010, on assiste à un « remake » de cette affaire, appelée en son temps « accords de pêche secrets,  avec des justifications aussi légères que celles avancées dans l’opération précédente. Les arguments avancés sont :

-        les chalutiers étrangers ont été autorisés à pêcher parce qu’ils ciblent des poissons que les sénégalais n’ont pas les moyens de pêcher. Si  on les capture pas, ces poissons meurent, ce qui constitue une perte pour le trésor, qui pouvait en tirer des ressources additionnelles estimées à 5 milliards FCFA ;

-        l’article 3 de la loi 98-32 du 14 avril qui dispose de ce qui suit : « Les ressources halieutiques des eaux sous juridiction sénégalaise constituent un patrimoine national.  Le droit de pêche dans les eaux maritimes sous juridiction sénégalaise appartient à l’Etat qui peut en autoriser l’exercice par des personnes physiques ou morales de nationalité sénégalaise ou étrangère. La gestion des ressources halieutiques est une prérogative de l’Etat.  L’Etat définit, à cet effet, une politique visant à protéger, à conserver ces ressources et à prévoir leur exploitation durable de manière à préserver l’écosystème marin.  L’Etat mettra en œuvre une approche de prudence dans la gestion des ressources halieutique ». Avec une interprétation singulière du premier alinéa dudit article, on affirme que, c’est en toute souveraineté, que l’Etat a délivré ces autorisations de pêche.


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