Poissons, l’élevage vide les océans

Les poissons d’élevage sont souvent nourris avec de la farine produite à base de poissons sauvages. Un processus qui vide les mers et qui désorganise toute une économie en Afrique.

 

Photo : Aprapam

 

L’aquaculture est en plein boom. La consommation de poissons d’élevage dépasse celle de poissons sauvages. La particularité de cette industrie est que les élevages sont nourris à base de poissons sauvages. Chaque année, 20 millions de poissons sauvages servent à nourrir d’autres poissons. La farine de poisson est vitale pour l’élevage, mais constitue une menace pour notre biodiversité marine.

De moins en moins de poissons

Les mers du Sénégal sont réputées pour faire partie des eaux les plus poissonneuses du monde. En quelques années, une dizaine d’usines de farine de poissons se sont installées sur les côtes sénégalaises. Dans cette usine, la plupart des farines vont partir vers le Japon. Installé depuis plus de 10 ans, ce producteur sénégalais a vu les concurrents chinois, russes ou encore marocains s’installer. « La pêche et la production ont beaucoup baissé, mais la demande est très forte. Le poisson se fait rare. Maintenant on va jusqu’en Casamance, en Gambie, à n’importe quel moment de l’année », déplore le propriétaire de l’usine.

 

Pour consulter la vidéo de France 2 sur la farine de poissons sauvages : Poissons : l’élevage vide les Océans

 

Source : France 2 France Télévisions.


Pêche : Oumar Guèye annonce la construction de 19 unités de transformation

Saint-Louis, 30 mai (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé mardi la construction prochaine de 19 unités de transformation et de conservation des produits de la pêche, dans plusieurs localités du pays.

Ces infrastructures vont coûter 10 milliards de francs CFA, un financement qui est déjà « bouclé », selon M. Guèye, qui s’exprimait en marge de la signature d’un accord en vue de l’exploitation du complexe de transformation et de valorisation des produits halieutiques inauguré le 5 mars dernier à Gokhou Mbathie, à Saint-Louis (nord).

L’accord a été signé par le ministre de la Pêche et le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, en présence du gouverneur de la région, Alioune Aïdara Niang, de la présidente des femmes transformatrices, Gnagna Seck et d’autres acteurs de la pêche.

Oumar Guèye a aussi annoncé un financement de 15 milliards de francs CFA destiné à construire des ouvrages pouvant assurer la sécurité des pêcheurs, sur une brèche ayant causé des pertes en vie humaine, au large de Saint-Louis.

Il a rappelé que des mesures avaient été prises lors d’un récent conseil interministériel consacré à la sécurité en mer.

Il a été demandé aux pêcheurs, lors de ce rencontre gouvernementale, de tenir compte des consignes données par les services météorologiques sénégalais avant d’aller en mer, a-t-il ajouté.

Sept milliards de francs CFA ont été octroyés aux pêchés en guise de subvention, pour amortir les coûts des moteurs de pirogue, de 2012 à maintenant, selon M. Guèye.

Un financement de 20 milliards de francs CFA sera mis à la disposition des pêcheurs, entre 2017 et 2019, pour subventionner les acquisitions de 20.000 pirogues et de 20.000 moteurs, a-t-il annoncé.

Il ajoute que le prix du gilet de sauvetage a été réduit à 2.500 francs CFA grâce à un financement de l’Etat d’un montant de sept milliards de francs CFA.

Le Sénégal est en train de préparer des accords de pêche avec 16 pays, selon Oumar Guèye.

Il rappelle que des accords ont été signés entre le gouvernement sénégalais, la Gambie et la Guinée-Bissau, pour permettre aux pêcheurs sénégalais de pêcher dans les eaux de ces deux pays.

 

Sources : A.P.S.

 

Le secteur de la transformation artisanale

Photo : Aprapam (site de transformation « Seuti Diarré » à Yoff)

 

Le secteur de la Pêche Artisanale, la Qualité, les conditions d’une mise en œuvre

 

Au Sénégal, la pêche artisanale occupe une place prépondérante  dans le secteur en ce sens qu’elle assure 80% des mises à terre et contribue pour prés de 60% des produits destinés à l’exportation. Elle constitue  également l’amont de la filière et l’on a l’habitude de dire que si la qualité du produit à l’amont fait défaut, il y’aura forcément des répercutions à l’aval.

Ainsi du pêcheur artisan en passant par le mareyeur jusqu’à la transformatrice, à la question de savoir ce qu’il faut pour une bonne qualité du produit, une bonne partie donnera une réponse positive  pour avoir reçu des formations dans ce sens Qui des services étatiques, Qui des Agences de développement rural, Qui des ONG etc…

Cependant la connaissance de ce qu’il faut faire ne sera parfaite que quand les conditions pour le faire sont réunies.

S’agissant du secteur de la transformation artisanale, la première préoccupation d’une transformatrice ayant effectué des formations en hygiène et qualité, c’est l’appui pour prétendre à l’exportation  de ses produits.  Ceci nous amène à nous nous interroger sur l’autorité compétente pour les qualités sanitaires des produits de la pêche. Cette autorité, compétente pour les industries de traitement de l’aval de la filière, doit dans le fait l’être pour le secteur artisanal.

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