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Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

Où va la pêche ? Ne sabordons pas le navire !

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il y a 8 ans, 9125, catégorie : Contributions


Le secteur de la transformation artisanale

Photo : Aprapam - Site de transformation "Seuti Diarré" à Yoff

Le secteur de la Pêche Artisanale, la Qualité, les conditions d’une mise en œuvre

Au Sénégal, la pêche artisanale occupe une place prépondérante dans le secteur en ce sens qu’elle assure 80% des mises à terre et contribue pour prés de 60% des produits destinés à l’exportation. Elle constitue également l’amont de la filière et l’on a l’habitude de dire que si la qualité du produit à l’amont fait défaut, il y’aura forcément des répercutions à l’aval.

Ainsi du pêcheur artisan en passant par le mareyeur jusqu’à la transformatrice, à la question de savoir ce qu’il faut pour une bonne qualité du produit, une bonne partie donnera une réponse positive pour avoir reçu des formations dans ce sens Qui des services étatiques, Qui des Agences de développement rural, Qui des ONG etc…

Cependant la connaissance de ce qu’il faut faire ne sera parfaite que quand les conditions pour le faire sont réunies.

S’agissant du secteur de la transformation artisanale, la première préoccupation d’une transformatrice ayant effectué des formations en hygiène et qualité, c’est l’appui pour prétendre à l’exportation de ses produits. Ceci nous amène à nous nous interroger sur l’autorité compétente pour les qualités sanitaires des produits de la pêche. Cette autorité, compétente pour les industries de traitement de l’aval de la filière, doit dans le fait l’être pour le secteur artisanal.

Pour commencer partir d’une situation de référence par la quelle elle doit définir un prototype de modèle de site de transformation artisanale auquel toute transformatrice doit se conformer. Comme c’était le cas en 2007, lors de l’animation d’un thème sur « l’impact de la traçabilité sur la pêche artisanale » que feu Joachim DIATTA, à qui nous rendons un vibrant hommage par là, avait présentait à l’occasion d’un séminaire sous régional organisé par le Conseil National Interprofessionnel de la Pêche Artisanale au Sénégal (CONIPAS). Ce jeune et brillant cadre, parti à la fleur de l’âge, avait proposé un modèle de site. Ou bien ce tout autre modèle qu’il avait réussit de son vivant à faire pour « Seuti Diarré » de Yoff (site de transformation artisanale des produits de la pêche) dont la réalisation pourrait être une référence.

L’autorité compétente doit également travailler à :

  • établir les normes des produits transformés artisanalement au-delàs desquelles les produits restent inconsommables
  • établir un système de contrôle de ces sites.

Dans le contexte actuel où les sites de transformations sont placés sous contrôle des services régionaux de pêches où services départementaux des pêches faibles en effectifs pour gérer en même temps les aspects pêche, sécurité en mer, mareyage et transformation la situation n’évoluera pas de sitôt. Ce qui pose l’impérieux problème de réorganisation par le renforcement de l’effectif du personnel technique.

Si l’autorité compétente parvient à régler les problèmes cités si dessus un pas sera déjà franchi pour la prévention et la protection de la santé des consommateurs.

Il s’agira dés lors, pour les transformatrices, de s’offrir les possibilités de conquête du marché régional voir international pour une meilleure valeur ajoutée mais également une meilleure contribution à la sécurité alimentaire. Pour cela nos Etats sont de nouveau interpelés par la nécessité de rendre effectif la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO.

APRAPAM