La situation mondiale des pêche et de l’aquaculture

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

 

CONTRIBUER À LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET À LA NUTRITION DE TOUS

 

 

La pêche et l’aquaculture demeurent, pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la nutrition, des revenus ou des moyens d’existence. En 2014, l’offre mondiale de poisson a atteint le chiffre record de 20 kg par habitant, à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la moitié du poisson destiné à la consommation humaine, et d’une légère amélioration de l’état de certains stocks de poissons due à une meilleure gestion des pêches. En outre, le poisson continue d’être l’un des produits alimentaires de base les plus échangés dans le monde, et plus de la moitié des exportations en valeur proviennent de pays en développement. Les rapports récents établis par des experts de haut niveau, des organisations internationales, des entreprises du secteur et des représentants de la société civile soulignent tous la contribution considérable que peuvent, et surtout que pourront dans l’avenir, apporter les océans et les eaux intérieures à la sécurité alimentaire et à la nutrition d’une population mondiale qui devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050.

C’est dans ce contexte, et avec cette forte attente en toile de fond, que paraît l’édition 2016 du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture. La fonction principale de ce rapport, qui est de fournir une analyse éclairée, équilibrée et complète des données mondiales sur la pêche et l’aquaculture et des questions connexes, se trouve renforcée par plusieurs grandes manifestations internationales organisées récemment.

 

Pour consulter le rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêche et de l’aquaculture au format pdf : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture – FAO – 2016.PDF

 

 

Guide pour la mise en œuvre du cadre politique et de la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture en Afrique

COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

 

Union Africaine

Les dispositions du Cadre Politique et de la Stratégie de Réforme du secteur de la pêche et de l’aquaculture en Afrique (CPSR) incorporent les meilleures pratiques en matière de gestion  durable de la pêche et du développement de l’aquaculture responsable qui ont été définies comme des mesures prioritaires au cours des processus de consultation des parties prenantes. La mise en œuvre rationnelle du CPSR implique l’identification de stratégies appropriées conviviales qui faciliteraient l’alignement des politiques nationales et régionales des pêcheries et de l’aquaculture à ces dispositions du CPSR.

Le Guide a été développé à travers des processus de consultation impliquant les parties prenantes incluant les États Membres de l’Union Africaine (EM UA), Communautés Économiques Régionales (CER), les institutions régionales spécialisées dans la pêche et aquaculture, Acteurs Non-Étatiques, comme membres des Groupe de Travail du MARP, les partenaires de développement, experts individuels et les institutions clés. Dans la formulation de ces directives, des réunions consultatives d’experts ont été organisées à Kampala, en Ouganda ; Nairobi au Kenya qui ont abouti  à une réunion de réflexion et de consultation plus large à Abidjan, Côte d’Ivoire qui a validé l’opérationnalisation du contenu du CPSR.

 

Les objectifs spécifiques de ce guide consistent donc à faciliter :

  • L’alignement des politiques nationales et régionales au CPSR ;
  • Le suivi du niveau de mise en œuvre du CPSR ;
  • La mesure des impacts à moyen et à long terme du CPSR et d’autres instruments internationaux  sur la gestion efficace du secteur des pêches et de l’aquaculture ;
  • Fournir des orientations pour la mise en œuvre stratégique du CPSR au niveau national et régional.

 

Pour consulter ce guide de l’Union Africaine de mise en œuvre du cadre politique et de la stratégie de réforme de la pêche et de l’aquaculture : Guide mise en oeuvre stratégie réforme pêche en Afrique.PDF

 

     

     

    Rapport d’évaluation des Conseils Locaux de Pêche Artisanale (CLPA)

    REPUBLIQUE DU SENEGAL

    un Peuple – un But – une Foi

     

    MINISTERE DE L’ECONOMIE MARITIME

    DIRECTION DES PECHES MARITIMES CELLULE OPERATIONNELLE DE MISE EN ŒUVRE

    PROJET REGIONAL DES PECHES EN AFRIQUE DE L’OUEST (PRAO)

    Le Gouvernement du Sénégal a obtenu, par l’intermédiaire de la Banque Mondiale, un financement de l’Agence pour le Développement International (IDA), au titre de sa participation à la réalisation du Projet Régional des Pêches en Afrique de l’Ouest (PRAO) dont l’objectif est l’accroissement durable de la richesse générée par l’exploitation des ressources halieutiques en Afrique de l’Ouest, et le renforcement de la part de cette richesse captée par les pays et les opérateurs de la Sous Région.

    Suite à un constat général de la situation désastreuse des pêcheries mondiales, la convention des nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) a été adoptée en 1982. Les Etats côtiers exercent leur souveraineté sur la ZEE et ils sont tenus de prendre en charge les besoins économiques des collectivités côtières vivant de la pêche. Cette convention a été ratifiée par le Sénégal le 25 octobre 1984, donc l’Etat reste soumis aux droits et obligations qui y sont contenus.

    De cette convention, vient s’ajouter le code de conduite pour une pêche responsable de la FAO de 1995 qui, dans ses dispositions générales, demande aux Etats membres de prendre en considération les communautés traditionnelles dans l’aménagement des pêcheries.

    Pour être en phase avec les institutions internationales, le Sénégal a adopté une approche participative impliquant tous les acteurs pour une gestion durable des ressources halieutiques. Ainsi, les outils juridiques accompagnant ce processus ont pris en charge cette disposition. La loi 98 – 32 du 14 avril 1998 portant code de la pêche stipule dans son titre II relatif à la gestion et à l’aménagement des pêches notamment en son article 12 « des conseils locaux des pêches artisanales peuvent être institués dans les régions . Les conditions de leur création, composition, attributions et mode de fonctionnement seront définies par voie réglementaire ». Le décret 98 – 498 du 10 juin 1998 portant application de la loi sus citée précise en ses articles 7, 8,9 et 10 la répartition et la composition des membres.

    C’est dans ce cadre que le Sénégal, dans le but d’inverser les tendances encore lourdes de son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique, a opté, entre autres outils d’aménagement, pour la mise en œuvre d’une approche de cogestion des pêcheries artisanales. Le succès, l’extension et la pérennisation de l’approche de cogestion dépendent essentiellement de la fonctionnalité des cadres de concertation mis en place pour assurer l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement.

    Outre les Comités Locaux de Pêcheurs (CLP) mis en place par les communautés à l’échelle des sites pilotes, le principal organe créé pour la gouvernance locale du sous secteur de la pêche artisanale est le Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA).

    Depuis 2006, le Ministère de l’Economie Maritime (MEM) s’active dans la mise en place des CLPA qui ont pour principal rôle de mettre en œuvre des mesures de gestion dans leur localité. Avec l’appui de ses partenaires au développement, vingt deux (22) CLPA ont pu être installés et constituent pour le MEM la porte d’entrée de toutes les initiatives locales de gestion des ressources. C’est ainsi que les initiatives de cogestion locales proposées par les Comités Locaux de Pêcheurs des sites de cogestion, sont préalablement validées par leur CLPA de ressort avant soumission aux instances supérieures d’approbation et à la signature d’accord de cogestion. De plus, la consolidation des plans locaux de gestion de plusieurs sites  de cogestion voisins est une mission essentielle du CLPA, dans le sens d’une mise en cohérence des mesures de gestion du niveau local avec les plans d’aménagements nationaux des pêcheries.

    Aujourd’hui, force est de constater que la plupart de ces CLPA ne fonctionnent pas malgré leurs pouvoirs statutaires et leurs plans d’actions définis lors de leur mise en place et approuvés par le MEM. Cette situation peut compromettre la réalisation des activités, notamment celles en rapport avec la validation des initiatives locales de cogestion ou la préparation de plans consolidés de gestion de pêcheries artisanales des programmes GIRMaC / GDRH, COGEPAS, WULA NAFAA et PRAO.

    Pour faire face à ces contraintes qui entravent la gestion participative des ressources halieutiques au niveau local, la Division Pêche Artisanale (DPA) de la Direction des Pêches Maritimes (DPM) a conduit une mission d’évaluation des vingt deux (22) CLPA déjà mis en place dans la zone côtière du Sénégal, dans le cadre du PRAO- Sénégal dont l’un des objectifs est le renforcement des capacités nationales dans les domaines clés de la gouvernance des pêches à travers la composante « Bonne gouvernance et gestion durable des pêcheries » qui vise à appuyer la mise en place de politique d’aménagement des pêcheries.

     

    Pour consulter le rapport d’évaluation des CLPA : Evaluation CLPA doc final.pdf

     

     

    Journée Mondiale de l’Océan – 08 Juin 2017

    Nos Océans, notre avenir

    Photo : Aprapam

     

    Introduction

     

    L’idée d’une Journée mondiale de l’océan a été lancée à l’occasion du Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Le but de cette journée est de célébrer l’océan, patrimoine que nous partageons tous, et de mettre en avant les relations particulières que chacun d’entre nous entretient avec la mer. La Journée vise à sensibiliser le grand public au rôle crucial joué par les océans et aux différents moyens existants pour les protéger.

     

    Compréhension de la thématique et approche conceptuelle de l’APRAPAM

    L’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime (APRAPAM), conformément à ses actes constitutifs (Charte et Statuts), se donne comme mission :

    a) D’unir les membres animés d’un même idéal lié à une pêche artisanale raisonnée et durable et de créer entre eux des liens d’entente et de solidarité, suivant en cela le Code de Conduite Pour une Pêche Responsable et Durable (CCPR) de la FAO ;

    b) D’aider les opérateurs de la pêche artisanale à améliorer leurs conditions de vie en rapport avec les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et les Directives Volontaires visant à assurer une Pêche Artisanale Durable de la FAO ;

    c) De développer chez les acteurs de la pêche artisanale le réflexe et les aptitudes de protection et préservation de l’environnement en général, marin côtier en particulier, la gestion durable des ressources halieutiques et aquacoles notamment dans les domaines de :

    • La protection de l’environnement marin contre toute forme de dégradation, notamment tous les types de pollution
    • La cogestion des ressources halieutiques et aquacoles ;
    • La pêche responsable et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée ;
    • Le repos biologique ;
    • La création d’Aires Marines Protégées (AMP) et d’Aires Marines Communautaires (AMC), des zones protégées (ZP), de Récifs Artificiels.

    Le thème dédié cette année à cet évènement : « Nos Océans, notre avenir » ne souffre d’aucune ambigüité. Il traduit toute la pertinence du rôle éminent que jouent les océans dans la régulation du climat en réduisant les impacts négatifs de l’élévation de la température résultant de l’émission des gaz à effet de serre accentuée par les activités anthropiques induites par des besoins économiques. L’expansion de l’industrie utilisant de manière inconsidérée et incontrôlée les sources d’énergie fossile qui accentue le phénomène récurrent des Changements climatiques, impacte négativement tous les domaines d’activités de l’Homme et corrélativement les conditions d’existence de toute l’humanité.

    Par conséquent, la préservation de la santé de nos océans pour leur permettre de jouer pleinement et efficacement leur rôle de thermostat naturel est un devoir civique individuel et collectif qui nous interpelle pour assurer à l’humanité des conditions optimales d’existence durable pour l’avenir.

     

    L’importance de la place de l’océan dans la vie et le devenir de la planète terre

    • Pourquoi l’océan est-il important pour l’humanité ?

    Il n’y a qu’un seul Océan Mondial, qui couvre 72 % de la surface de la Terre et qui est essentiel à l’humanité. Chaque être humain dépend de la mer, même s’il vit loin à l’intérieur des terres. L’océan joue un rôle dans l’équilibre social, économique et environnemental de tous les pays du monde :

    L’océan fournit les 50% de l’oxygène respiré par les humains et absorbe les 30% de CO2 produit par les activités humaines et joue le rôle de poumons de la planète ;

    • Il est le principal régulateur de l’état de l’atmosphère et du climat ;
    • Il joue un rôle fondamental dans le cycle de l’eau sur la terre ;
    • Il joue un rôle important dans la sécurité alimentaire mondiale et est la première ressource de protéines animales avec près de 120 millions de tonne/an dont dépendent 2,5milliards d’individus et emploie près de 200 millions d’acteurs dont quelques 140 millions de personnes dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture ;
    • Plus de 50 % de la population mondiale vit sur les côtes ; ce chiffre s’élèvera à 75 % d’ici à 2025.
    • Il participe pour (3000 milliards de$) 5% du PIB mondial ;
    • Il assure à près de 90% le transport mondial des marchandises ;
    • Il participe de manière significative au développement des activités touristiques de beaucoup de pays côtiers et insulaires.

    La pollution (organique, plastique, hydrocarbure, métaux lourds, etc.) ; l’océan est agressé par les activités humaines de développement socio- économique

    L’impact négatif de l’action de l’homme sur l’océan est prouvé par des observations scientifiques bien établies qui montrent que l’océan se vide de sa biomasse, se réchauffe et s’acidifie, ce qui fait subir d’énormes pressions à la vie marine.

    Près de 40 % des océans sont considérés comme « lourdement affectés » par les activités humaines de développement socioéconomique dont :

    • La pollution (organique, plastique, hydrocarbure, métaux lourds, etc.) ;
    • La diminution du contenu en oxygène (désoxygénation) des eaux marines et côtières les eaux plus chaudes contiennent moins d’oxygène et l’augmentation de la stratification en surface réduit la ventilation et donc l’oxygénation de l’intérieur des océans et des estuaires) et d’autre part l’eutrophisation (enrichissement des eaux en nutriments) des zones côtières, due à l’intensification des activités humaines (e.g. agriculture, urbanisation, industrialisation).
    • La diminution des stocks de poisson (surexploitation, les mauvaises pratiques de pêche et la pêche illicite, non réglementée et non déclarée (INN)) ;
    • L’acidification des eaux par le CO2 absorbé (dommage sur la calcification des coraux et espèces à coquille) ;
    • Le réchauffement des eaux (perturbation des écosystèmes);
    • La destruction d’habitats côtiers tels que les récifs de coraux, les mangroves et les algues marines, ainsi que l’implantation d’espèces aquatiques envahissantes.

     

    L’océan doit être conservé et exploité de manière durable

    Malgré la situation lourdement affectée de l’océan, les données scientifiques actuelles montrent que l’océan est capable de se régénérer ; et la communauté internationale vient de se mettre d’accord sur les moyens pour y arriver. Mais il ne peut se réaliser qu’en adoptant sans tarder des mesures audacieuses, étayées par la solidarité entre les États, les citoyens et les entreprises (Objectif de Développement Durable- ODD 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources aux fins de développement durable).

    L’Objectif de Développement Durable 14 : Conserver et L’exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources aux fins de développement durable a été adopté par les dirigeants de la communauté internationale en septembre 2015 dans le cadre du développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Il offre un cadre pour gérer durablement les écosystèmes marins et côtiers et les protéger :

    • Prévenir et réduire nettement la pollution marine ;
    • Prendre des mesures en faveur de la restauration de l’océan pour rétablir sa santé et sa productivité ;
    • Réduire au maximum l’acidification de l’océan et lutter contre ses effets ; Réglementer efficacement la pêche, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche ;
    • Faire mieux bénéficier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés des retombées économiques de l’exploitation durable des ressources marines ;
    • Améliorer la santé de l’océan et renforcer la contribution de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en particulier des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés ;
    • Améliorer la conservation de l’océan, de ses ressources et les exploiter de manière plus durable.

    Pour obtenir de bons résultats à ces objectifs, il faudra des changements dans le comportement des entreprises, des gouvernements et des particuliers, mettre l’accent sur de meilleures pratiques sur notre océan et des efforts d’innovation dans le monde entier pour faire face à ces problèmes.

    Au Sommet international d’action pour les océans des mesures ont été convenues pour répondre aux enjeux et menaces qui pèsent sur la santé des océans et la sécurité alimentaire mondiale. Elles sont situées au cœur de l’amélioration de la gouvernance des océans, du financement durable, de la création de partenariats pour l’action et du partage des connaissances. Dans cette optique, le Sommet a mis l’accent sur la conservation et la gestion durable des ressources halieutiques, contribuant ainsi à la prospérité sociale, économique et environnementale de la population mondiale.

    La pêche durable : Nos pêches sont menacées par la pêche non durable. Le manque de données scientifiques, la mauvaise gestion, et la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) à réduisent à long terme le potentiel de la pêche à fournir de la nourriture et des emplois.

    En l’occurrence :

    • les gestionnaires des pêches doivent prendre des mesures appropriées pour réduire, et finalement éradiquer la surpêche et atténuer ses impacts négatifs sur l’environnement marin plus large. Certaines options comprennent : la définition des règles de la pêche sur la base des données scientifiques solides, le suivi et le contrôle des activités de pêche, appliquer des sanctions significatives aux contrevenants, et le renforcement des capacités pour les pays en développement à respecter leurs engagements.
    • Les gouvernements doivent également examiner les moyens de lutter contre la pêche INN, qui coûte des milliards de de dollars chaque année à l’économie mondiale.
    • L’un des moyens les plus efficaces et rentables de le faire est en se joignant à la mise en œuvre et de l’Accord de la FAO sur les mesures l’État du port visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

    Pollution marine :

    • En premier lieu pour les débris marins, ceux-ci comprennent l’amélioration de la gestion et le recyclage des déchets, ainsi que la réduction des emballages et de trouver de nouveaux matériaux biodégradables et recyclables ;
    • Pour la pollution par les nutriments ceux-ci comprennent l’utilisation plus efficace des engrais, l’amélioration de la gestion des eaux usées, et des techniques pour minimiser le ruissellement des nutriments.

     

    Interventions de l’APRAPAM

    L’APRAPAM à très tôt prise conscience de l’importance du rôle de l’environnement en général et des océans en particulier dans l’existence de l’humanité, parce que évoluant dans un secteur qui en dépend. Aussi, soucieuses des conséquences de l’agression que subissent les océans quià terme sont néfastes pour l’homme, l’APRAPAM dans le cadre de la célébration de la journée Mondiale de l’Environnement procède en collaboration avec ses partenaires des activités d’information et de sensibilisation sur l’importance pour l’homme de vivre dans un environnement sain, et qui requiert de la part de tous une attention particulière pour sa protection en vue de sa préservation pour les générations actuelles et celles du futur.

    Dans cette optique, l’Association, en collaboration avec quelques partenaires nationaux : Pirogue Bleu SARL, l’Aire Marine Protégée de Joal-Fadhiout, et le Centre de Formation David Boilat de Mbour à travers la participation du Gouvernement des élèves de cet établissement, célèbre depuis Deux mil quinze, (2015) la Journée Mondiale de l’Océan.

    Le choix d’impliquer les jeunes dans ces actions de préservation de l’environnement revêt pour l’Association tout un symbole. Ce symbole est reflété cette année par le thème dédié à l’évènement » Nos Océans, Notre Avenir ». En effet, les jeunes d’aujourd’hui, sont les acteurs de demain. Demain, c’est déjà aujourd’hui ! Conscientiser les jeunes à la préservation de l’environnement en général et des océans et mers en particulier est un gage de l’amélioration de leur santé et corrélativement leur permettre de jouer pleinement leur rôle de régulation du climat, de l’équilibre des écosystèmes marins et terrestres, in fine, perpétuer l’humanité dans de de bonnes conditions d’existence.

    De même, le choix d’intervenir dans l’Aires Marine Protégée n’est pas fortuit car elles sont dans les écosystèmes côtiers un élément fondamental. Un océan a besoin des refuges pour les poissons, les baleines, les dauphins, les coraux et d’autres trésors de la mer. Les aires marines protégées (AMP) fournissent la vie des océans et de leurs habitats refuge contre les impacts humains et permettent également des ressources marines décimées de se rétablir. Effectivement gérés les AMP soutiennent l’économie bleue en aidant à maintenir les stocks de poissons et le renforcement du tourisme.

    Au-delà de cette activité annuelle des actions locales de protection, de conservation et d’exploitation durable de l’océan et des ressources marines sont proposées par APRAPAM aux acteurs du secteur de la pêche en général et du sou–secteur artisanal en particulier :

    • Assainir et rendre propres les plages ;
    • Nettoyer et assainir les fonds marins ;
    • Aménager des zones de pêche protégée ;
    • Restaurer les habitats et les écosystèmes dégradés ;
    • Protéger et conserver les zones de mangroves : participation active des élèves ;
    • Mettre en adéquation l’effort de pêche et le potentiel de ressources disponibles ;
    • Développer un système de surveillance participative efficace ;
    • Améliorer les infrastructures de débarquement et de manutention du poisson ;
    • Améliorer le système de transport, de distribution et de commercialisation des produits.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photos : Aprapam


    Promoteurs de cette initiative

     

    Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

    Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime

    Jënëllëk : du poisson encore pour demain

    Jënëllëk : du poisson encore pour demain

     

    Logo david Boilat

    Centre de Formation Pédagogique Abbé David Boilat

     

    La Pirogue Bleue

    La Pirogue Bleue - Produits de la mer

     

     

    La Mangrove : un écosystème très riche

    La mangrove est un milieu riche en nutriments minéraux et organiques issus d’une matière organique en décomposition particulièrement abondante. Celle-ci, constituée essentiellement de feuilles de palétuviers, alimente une flore bactérienne et fongique considérable à la base d’une vaste chaîne alimentaire. La mangrove est l’un des milieux les plus riches de la planète.

    Ainsi, les eaux des mangroves abritent une grande diversité d’organismes : plancton, algues, mollusques (huîtres, arches, moules), crustacés (crabes, crevettes) et poissons (plus de 100 espèces : mulets, Tilapias…).

    Un poisson typique des mangroves, le périophtalme, a développé des nageoires lui permettant de sortir de l’eau et de se déplacer. Il peut vivre durant de longues périodes hors de l’eau.

    Le crabe violoniste, qui tient son nom de sa pince gauche proéminente, creuse des terriers dans la vase : il joue ainsi un rôle très important pour l’aération des sols de la mangrove.

    De nombreuses espèces d’oiseaux viennent s’y nourrir ou se reproduire. A marée basse, ils se nourrissent de crabes, de coquillages et de vers dans les vasières. A marée haute, les oiseaux se reposent sur les palétuviers ou sur les tannes. Ainsi, les mangroves du Sénégal sont des zones humides vitales dont dépend la migration des oiseaux.1Certains mammifères se retrouvent dans l’estuaire : le Chacal, le Singe vert, la Mangouste. Les reptiles sont représentés par le Varan du Nil.

    La Mangrove utile à l’homme

    Une source de richesse pour la pêche côtière

    Les mangroves constituent un milieu abrité favorable à la reproduction de nombreuses espèces de poissons et à la croissance des jeunes poissons jusqu’à l’âge adulte où ils pourront être pêchés. Par conséquent, elles favorisent le développement de différents types de pêcheries : artisanales, commerciale, récréative. Crabes, crevettes, mollusques, huîtres et d’autres espèces marines y sont aussi récoltés.

    Des ressources pour la vie quotidienne

    Partout dans le monde, les mangroves ont été exploités pour leur bois pour fabriquer du charbon ou de la pâte à papier, pour en extraire le tannin, pour la construction de charpentes de maisons, de bateaux, de clôtures…Le bois de mangrove est apprécié pour sa résistance à la pourriture et aux dégradations. Certains bois ont aussi une grande valeur calorifique ce qui justifie leur utilisation comme charbon ou bois de chauffe pour la cuisine ou fumer le poisson, les huître…

    La médecine traditionnelle fait appel à la mangrove : racines, feuilles, bourgeons, écorces ont des vertus guérisseuses et sont encore très utilisées. Les arbres de la mangrove, gorgée de pollen, permettent aux villageois de récolter du miel.

    Des bénéfices environnementaux

    • Une barrière naturelle contre la houle et les tempêtes

    Grâce à sa capacité à briser la force des vagues, la mangrove protège des vies humaines et les constructions littorales et les écosystèmes côtiers.

    • Un filtre naturel contre les pollutions

    Les différents systèmes racinaires des palétuviers contribuent à la filtration et à la rétention des polluants (métaux lourds et autres toxiques) contenus dans l’eau, de même qu’à la rétention des nutriments et des matières en suspension. Les mangroves assurent ainsi le maintien d’une bonne qualité de l’eau.

    • Une zone de piégeage des gaz à effet de serre

    Les forêts, en captant le gaz carbonique de l’air, jouent un rôle primordial dans la régulation des gaz à effet de serre. La mangrove, constituée de 90 % de carbone est un formidable piège à CO2, et grâce au milieu aquatique qui la caractérise, elle ne prend jamais feu.

    • Un site attractif pour le tourisme

    Les mangroves, par leur grande biodiversité, attirent de plus en plus de touristes : cet écosystème procure une expérience éducative originale de par les espèces végétales et animales peu communes qui peuvent y être observées.

     

    Propagule de Rhizophora


    Le palétuvier

    Dans les conditions particulières contraignantes de la mangrove, la diversité végétales est faible. Au Sénégal, seules 6 espèces de palétuviers ont réussi à s’adapter à cet environnement, dont 3 espèces dominantes :

    • Rhizophora mangle (le mangle rouge)
    • Rhizophora racemosa (le palétuvier rouge)
    • Avicennia africana

    Les palétuviers du genre Rhizophora poussent à l’interface entre le milieu terrestre et le milieu marin, les pieds dans l’eau à marée haute. Ils possèdent des racines échasses (appelées rhizophores) : celles-ci permettent non seulement un bon ancrage dans des substrats meubles comme les fonds vaseux, mais donnent aussi au végétal une certaine souplesses qui lui permet de résister au mouvement de flux et reflux des marées. En outre, les Rhizophoracées ont un mode de germination particulier : la graine germe et l’embryon se développe sur l’arbre même. Ce n’est donc pas une graine qui tombe de l’arbre mais une plantule, appelée propagule, suffisamment développée pour qu’en tombant au sol elle s’y enracine aussitôt. Si elle tombe dans l’eau, la plantule flotte jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment lourde pour tomber au fond et s’y enraciner.

    Les palétuviers du genre Avicennia se développent plutôt dans les zones marécageuses, derrière les Rhizophoracées, à l’intérieur de la mangrove. C’est un réseau très dense de racines superficielles horizontales qui leur permet de trouver un ancrage stable dans ce substrat très meuble. Ces palétuviers comportent par ailleurs des racines aériennes (appelées pneumatophores) qui leur permettent des « respirer » malgré une immersion prolongée ; En effet, ces racines comportent de petites lenticelles au travers desquelles l’air peut passer. Les Avicenniacées régulent la salinité de leur milieu par excrétion directe du sel via leurs feuilles ou par dilution de leur sève.

     

     

     

    (Source : Sentier écologique de la Réserve Naturelle d’Intérêt Communautaire de la Somone)

     

     

     

     

     

    Journée du 08 Juin 2017 en images

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Face au changement climatique, l’ONU veut inciter à la création d’aires marines protégées

    AMP Joal-FadiouthSource : Aprapam – Aire marine Protégée de Joal – Fadiouth

     

    Une synthèse d’études scientifiques montre que ces aires protégées « peuvent contribuer à l’atténuation des bouleversements en cours »

    Du 5 au 9 juin, l’Organisation des Nations unies (ONU) invite pour la première fois ses parties prenantes à une grande conférence entièrement consacrée à l’océan, dont la « santé » inquiète. L’immense écosystème est désormais érigé en un objectif de développement durable à part entière, l’ODD 14, dont l’ambition affichée est de prendre des mesures capables de préserver 10 % des océans d’ici à 2020, au lieu de moins de 4 % actuellement. Il est donc probable que des Etats seront incités à annoncer la création de nouvelles aires marines protégées (AMP) dans l’enceinte onusienne cette semaine.

     

    Le public peut aisément se figurer l’importance de ces réserves naturelles dans le maintien de la biodiversité marine, mais c’est une autre dimension qu’ont voulu éclairer les scientifiques de renom qui publient, le 5 juin, une synthèse d’études scientifiques dans la revue scientifique PNAS, qui publie les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences. Ils se sont demandé quel rôle pouvaient jouer les AMP face aux effets du changement climatique, face à l’élévation des températures et à l’acidification de l’eau. Et dans quelles mesures elles peuvent aider les populations à s’adapter et contribuer à atténuer les effets du bouleversement en cours.

    Sous la direction de Callum M. Roberts, de l’Université de York, douze chercheurs ont réuni leurs connaissances sur ce thème à partir de 140 recherches antérieures. Dans cette équipe figurait notamment l’ancienne directrice de l’Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA), Jane Lubchenco (université d’Etat de l’Oregon), et le célèbre halieute Daniel Pauly (Université de Colombie-Britannique, au Canada).

    Atténuer les bouleversements en cours

    Ils ont identifié cinq impacts majeurs du changement climatique sur l’océan : l’acidification du milieu, l’augmentation du niveau des mers, l’intensification des tempêtes qui frappent les rivages, une nouvelle distribution des espèces autour du globe, la baisse de leur abondance et de la disponibilité en d’oxygène.

    « Si l’on aborde ensemble tous les processus que nous avons analysés (ressources marines, maintien des habitats et des sédiments…), on en conclut que les AMP peuvent effectivement contribuer à l’atténuation des bouleversements en cours », assure l’un des auteurs, Philippe Cury, de l’Institut de Recherche pour le Développement.

    « Par exemple, maintenir une abondance de poissons n’a pas seulement des conséquences pour l’alimentation humaine, il est aussi essentiel que ces millions de tonnes de biomasse puissent continuer à capter beaucoup de carbone », explique-t-il.

    Les poissons de la zone mésopélagique (entre 200 mètres et 1 000 mètres) sont les vertébrés les plus abondants du globe. Ils jouent un rôle important dans le cycle du carbone organique par leurs va- et-vient quotidiens entre la surface de l’océan et les grandes profondeurs, constituant ainsi une sorte de « pompe alcaline » et contribuent à la suppression nette du CO2 à la surface.

    Par ailleurs, lorsque la pêche excessive entraîne un déclin des grands prédateurs, comme les requins et les thons, les poissons herbivores vont proliférer, détruire les herbiers et favoriser l’émission du carbone qu’ils maintenaient dans le sol.

    « Quand on casse une échelle trophique [qui concerne la chaîne alimentaire], on favorise l’émission de carbone, résume Philippe Cury. On le voit dans les zones anoxiques, ces zones mortes privées d’oxygène, qui se multiplient dans le monde. La destruction de l’écosystème, de l’habitat en particulier, libère le carbone jusqu’à présent stocké dans les sédiments. »

    Maintenir les barrières naturelles

    Les auteurs de l’étude insistent d’ailleurs sur l’importance des zones côtières composées de mangroves, vasières, marécages, marais salants qui abritent des végétations marines dotées de fortes capacités de photosynthèse, ce qui produit localement des réductions de concentrations de CO2.

    Or, ces écosystèmes sont parmi les plus fortement menacés : ils reculent rapidement devant le bétonnage des côtes et le développement de l’aquaculture industrielle dans certaines régions du monde.

    Les barrières naturelles – les récifs constitués de corail, de mollusques, de certaines algues calcaires, ainsi que des mangroves et des zones de marais – amortissent aussi la violence des cyclones et des tsunamis, ainsi que les effets de la montée du niveau des mers. Les humains ont pu en prendre la mesure à leurs dépens lors d’épisodes météorologiques dramatiquement destructeurs.

    Les AMP, pour peu qu’elles soient de taille conséquente – les auteurs de l’étude ont retenu au moins 100 km2 – et qu’elles soient effectivement surveillées, peuvent épargner les atteintes les plus destructrices aux écosystèmes marins (pêche à l’explosif, au chalut qui racle les fonds et perturbe les sédiments, extractions minières, bétonnage).

    Elles constituent alors des refuges appréciables pour les espèces très menacées, une sorte de havre dans la grande redistribution des espèces qui est en train de se produire. Certaines sont en effet contraintes de migrer sous l’effet du réchauffement du milieu et de la réduction de la production de plancton.

    Les réserves naturelles pourraient aussi devenir le dernier recours contre l’extinction d’espèces non mobiles, comme les coraux. Des études ont montré que ceux-ci avaient pu se rétablir mieux qu’ailleurs d’épisodes de blanchissement dans certaines aires protégées. Mais pas partout.

    L’une d’elles, récente, rapporte que des chercheurs australiens ont découvert des traces de médicaments et de pesticides dans le sang des tortues vertes de la Grande Barrière de corail, autour d’îles pourtant très éloignées des côtes du Queensland. Contre ces pollutions-là, les AMP paraissent bien démunies.

     


    Sources : Le Monde.fr / Martine Valo / le 05-06-2017

     

    Pêche : Oumar Guèye annonce la construction de 19 unités de transformation

    Saint-Louis, 30 mai (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a annoncé mardi la construction prochaine de 19 unités de transformation et de conservation des produits de la pêche, dans plusieurs localités du pays.

    Ces infrastructures vont coûter 10 milliards de francs CFA, un financement qui est déjà « bouclé », selon M. Guèye, qui s’exprimait en marge de la signature d’un accord en vue de l’exploitation du complexe de transformation et de valorisation des produits halieutiques inauguré le 5 mars dernier à Gokhou Mbathie, à Saint-Louis (nord).

    L’accord a été signé par le ministre de la Pêche et le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, en présence du gouverneur de la région, Alioune Aïdara Niang, de la présidente des femmes transformatrices, Gnagna Seck et d’autres acteurs de la pêche.

    Oumar Guèye a aussi annoncé un financement de 15 milliards de francs CFA destiné à construire des ouvrages pouvant assurer la sécurité des pêcheurs, sur une brèche ayant causé des pertes en vie humaine, au large de Saint-Louis.

    Il a rappelé que des mesures avaient été prises lors d’un récent conseil interministériel consacré à la sécurité en mer.

    Il a été demandé aux pêcheurs, lors de ce rencontre gouvernementale, de tenir compte des consignes données par les services météorologiques sénégalais avant d’aller en mer, a-t-il ajouté.

    Sept milliards de francs CFA ont été octroyés aux pêchés en guise de subvention, pour amortir les coûts des moteurs de pirogue, de 2012 à maintenant, selon M. Guèye.

    Un financement de 20 milliards de francs CFA sera mis à la disposition des pêcheurs, entre 2017 et 2019, pour subventionner les acquisitions de 20.000 pirogues et de 20.000 moteurs, a-t-il annoncé.

    Il ajoute que le prix du gilet de sauvetage a été réduit à 2.500 francs CFA grâce à un financement de l’Etat d’un montant de sept milliards de francs CFA.

    Le Sénégal est en train de préparer des accords de pêche avec 16 pays, selon Oumar Guèye.

    Il rappelle que des accords ont été signés entre le gouvernement sénégalais, la Gambie et la Guinée-Bissau, pour permettre aux pêcheurs sénégalais de pêcher dans les eaux de ces deux pays.

     

    Sources : A.P.S.

     

    Les Pêcheries Africaines, un Paradis perdu ?

    ENQUÊTE SUR LES PRATIQUES DE PÊCHE ILLÉGALE PAR LES ENTREPRISES CHINOISES EN AFRIQUE DE L’OUEST

     

     

     

    Des entreprises irresponsables appartenant à la otte chinoise de pêche lointaine– au rang desquelles la China National Fisheries Corporation (CNFC), la plus grosse entreprise chinoise du secteur – sont en train de mettre en péril la durabilité à long terme des pêcheries de l’Afrique de l’Ouest. Ces entreprises pratiquent une pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN), fraudent systématiquement concernant le tonnage de leurs navires et exportent des pratiques de pêche destructrices. Dans le même temps, les ressources halieutiques ouest-africaines souffrent d’une surpêche de plus en plus intense. Bien que les activités de ces entreprises de pêche lointaine ne contribuent que pour une infime partie aux investissements chinois extérieurs, elles compromettent le partenariat gagnant-gagnant que la Chine préconise avec les pays africains. Le gouvernement chinois doit réformer de toute urgence le cadre réglementaire et le système de gestion de sa flotte de pêche lointaine, de façon à combler les lacunes qui permettent aux entreprises chinoises, depuis des décennies, de se livrer à la surpêche dans le mépris des règles et avec une impunité quasi-totale. Les gouvernements des pays ouest-africains concernés doivent également renforcer sans délai leur système de gouvernance et mettre en œuvre des politiques visant à garantir que l’exploitation de leurs ressources halieutiques réponde à des principes de durabilité environnementale et d’équité sociale. Tous les États concernés doivent adopter et mettre en œuvre des plans nationaux et régionaux ef caces pour lutter contre la pêche INN qui sévit dans la région et dissuader ce genre de pratiques.

    La raréfaction des ressources halieutiques africaines s’inscrit dans le cadre d’une crise globale de la gestion des pêcheries. L’absence de plan de gestion efficace et une gouvernance insuffisante – qui se caractérise par un manque de surveillance, de transparence et d’obligation de rendre des comptes –, permettent aux flottes de pêche lointaine de piller ces ressources à faible coût. Certaines grandes puissances de pêche, comme l’Union européenne, qui ont pratiqué une pêche irresponsable au large de l’Afrique pendant des années, prennent désormais des mesures pour corriger leurs erreurs. La Chine doit s’efforcer à son tour de devenir une grande puissance de pêche responsable.

    En 2015, les gouvernements africains, ainsi que l’ensemble de la communauté internationale, vont se  fixer de nouveaux objectifs de développement post-2015. L’un de ces objectifs sera d’éradiquer la pauvreté d’ici à 2030. Le secteur de la pêche joue un rôle important dans la création d’emplois, mais aussi dans l’apport en protéines pour le continent africain. L’Assemblée de l’Union Africaine a déclaré que la période 2015-2025 serait celle de la Décennie africaine des mers et des océans, et que le 25 juillet serait la Journée africaine des mers et des océans. Elle a également adopté une stratégie régionale de lutte contre la piraterie, le vol à main armée et d’autres activités illégales en mer, qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie maritime intégrée africaine 2050 (SMI).  La Chine pourrait jouer un rôle appréciable en assistant les pays africains à atteindre ces objectifs de développement.

     

    Pour consulter le résumé du rapport d’enquête sur les pratiques de pêche illégale par les entreprises chinoises en Afrique de l’Ouest au format PDF : les pêcheries africaines, un paradis perdu ? (résumé).PDF

     

     

    Sources : Greenpeace Africa

     

    Arnaque sur les Côtes Africaines

    La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée

     

     

    Ce rapport, paru en 2015, met en évidence les pratiques frauduleuses des sociétés chinoises de pêche lointaine, particulièrement la China National Fisheries Corporation (CNFC), opérant dans les eaux ouest-africaines. Les informations recueillies, principalement au Sénégal, en Guinée et en Guinée Bissau, montrent que les navires battant pavillon chinois ou ceux opérant sous d’autres pavillons par le biais de sociétés mixtes, mènent une vaste entreprise de sous- déclaration du Tonnage Brut (TB) de leurs navires. De plus, les données et preuves disponibles, bien que limitées, montrent également que ces pratiques illégales existent probablement aussi au-delà de ces trois pays; ceci mettant en péril l’exploitation durable et équitable des ressources halieutiques ouest-africaines.

     

    Pour consulter le rapport complet de Greenpeace  » Arnaque sur les côtes africaines ; la face cachée de la pêche et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée  » en PDF : Arnaque sur les côtes Africaines.PDF

     

    Sources : Greenpeace Africa

     

    Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) – FAO

    L’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée a pour objet de prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée grâce à l’adoption et à l’application de mesures du ressort de l’État du port efficaces et d’assurer ainsi la conservation à long terme et l’exploitation durable des ressources biologiques marines. L’Accord est destiné à être appliqué de manière généralisée et effective par les Parties, agissant en qualité d’État du port, à l’endroit des navires qui ne sont pas autorisés à battre leur pavillon, lorsque ceux-ci cherchent à entrer ou qu’ils se trouvent dans l’un des ports des Parties. Certains navires une pêche artisanale et navires porte-conteneurs feront exception. Une attention particulière est portée aux besoins des pays en développement dans leurs efforts d’application de l’Accord.

     

    Pour consulter l’accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche INN : Accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche INN – FAO. PDF


    Pour consulter l’annexe de l’accord relatif à l’adhésion du Sénégal le 23 Mars 2017 : Adhésion du sénégal.pdf

     

     

     

    Relecture du discours du Président de la République lors de la 57ème célébration de la fête de l’Indépendance

    Photo : Aprapam

     

    Ce 3 Avril 2017, le Président Maky Sall a délivré un discours à la nation de haute facture, qui dénote son engagement pour la protection et l’émergence des masses laborieuses dont la survie dépend exclusivement de l’exploitation et de la valorisation des ressources naturelles.

    « Cette année, fidèles au concept Armée-Nation, nous célébrons la fête de l’indépendance sous le thème du rôle des Forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement. Ce thème nous interpelle par son actualité. Nos ressources naturelles, faut-il le rappeler, constituent la substance vitale de notre base productive, sans laquelle il ne peut y avoir ni croissance, ni développement. »

     

    1. Le secteur de la pêche se félicite de cette déclaration et remercie le Président de la République pour sa lucidité dans le choix du thème relatif au rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement. Tous les acteurs de la pêche sénégalaise reconnaissent que la sardinelle ou yaboye constitue «la substance vitale de la base productive du secteur » : nous affirmons tous que sans sa présence, il ne peut y avoir ni croissance, ni développement du secteur, ni émergence du pays. Elle constitue la base d’une multitude d’activités et d’emplois, la base essentielle de fourniture de protéines à bon marché, le socle de l’économie halieutique car importante source de revenus et de devises.

     

    2. Pour faire la connaissance de cette ressource, consultons les données scientifiques disponibles et interrogeons les menaces qui pèsent sur ce «pétrole bleu » du Sénégal :

    2.1 : Les données sur la sardinelle : la sardinelle regroupe deux espèces, la sardinelle ronde (meureuque) et la sardinelle plate (tass) qui sont migrantes donc en partage avec les pays voisins.

    Les récentes évaluations de stocks faites par les experts et scientifiques regroupés autour de la FAO montrent une nette tendance à la baisse des biomasses disponibles dans la sous-région comprise entre la Mauritanie et la Guinée, d’où la raréfaction de la sardinelle constatée au Sénégal. Le sous-comité scientifique FAO/COPACE a conclu en octobre 2016 à une surexploitation de la sardinelle dans la sous-région et recommandé de réduire l’effort de pêche pour tous les segments de la filière : cette recommandation est reconduite depuis les évaluations de 2010.

    Les débarquements de sardinelles sont de 745 000 tonnes annuelles en moyenne entre 2009 et 2013 selon la FAO : ils ont atteint 801 000 tonnes en 2014 et les experts de la FAO ont dénoncé un état de surpêche. Au Sénégal, la pêche artisanale a débarqué en moyenne 220 000 tonnes entre 2010 et 2015 : elle a réalisé 247 000 tonnes en 2013 alors que la pêche artisanale en Mauritanie a envoyé 307 000 tonnes de sardinelles aux usines de farine de poisson. Ces quantités ont vraisemblablement baissé en 2016 avec l’arrêt des activités des sennes tournantes en Mauritanie.

    La flambée des prix des sardinelles sur les plages constitue une grosse alerte pour le consommateur. De 1 000 à 3 000 francs la caisse de sardinelle ronde de 50 kilogrammes dans les années antérieures, celle-ci est passée en janvier 2017 à 30 000 francs à Mbour et Kaolack, 32 000 à Touba et 35 000 à Tambacounda. Or cette sardinelle constitue l’espèce la plus consommée actuellement par les ménages.

     

    2.2 : Risques et menaces :

    « Or, partout dans le monde, ces ressources se raréfient, sous l’effet combiné d’une exploitation effrénée et de pratiques illégales. »

    Cette remarque s’applique parfaitement aux ressources en sardinelles au Sénégal où les risques et menaces sont multiples :

    - changements climatiques se manifestant par les pertes d’habitats côtiers et par la baisse de la durée et de l’intensité de l’upwelling principale source d’enrichissement du milieu, baisse notée depuis les années 1995-1997 ;

    - pollutions des eaux dues aux activités humaines avec les menaces relatives à la future exploitation des hydrocarbures off-shore ;

    - pêche illégale non déclarée non enregistrée (pêche INN) qui prend une ampleur liée à l’insuffisance des moyens de contrôle et de suivi de la ressource et de son exploitation ;

    - inefficacité dans l’application des mesures de gestion, gestion non transparente et non participative du secteur : alors que l’Etat négocie l’octroi de licences pour les pêcheurs artisans exerçant en Mauritanie, en Gambie et ailleurs, des autorisations de pêche ont été accordé à des bateaux étrangers en 2012 ;

    - devant la difficulté d’accès à la sardinelle sur les plages, les autorités acceptent l’implantation d’usines sur les plages, certains d’entre elles faisant de la farine de poisson à partir de la sardinelle.

    Ces menaces, et d’autres comme l’exportation anarchique de la sardinelle en frais ou transformée, font que les acteurs ont des difficultés à accéder à la ressource, tant en mer que sur les plages.

     

    3. Solutions :

    3.1 : Mesures prises par les autorités :

    « La préservation de notre environnement n’en est que plus urgente ; qu’il s’agisse de la lutte contre la pollution, la pêche illicite et la déforestation, entre autres périls. Elle revêt le même ordre de priorités que la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire.» Par conséquent, j’ai ordonné à nos Forces de défense et de sécurité de poursuivre avec vigueur les actions déjà engagées dans ce sens. Le gouvernement continuera de mobiliser tous les moyens nécessaires à cet effet, en matière d’équipements, de formation et d’entrainement. Je souhaite que tous, ensemble, dans un élan civique et patriotique, nous participions à cette œuvre salutaire de sauvegarde de notre patrimoine environnemental commun. »

    Cette prise de position au plus haut sommet de l’Etat est à magnifier, tout autant que la décision courageuse prise par le Chef de l’Etat le 30 avril 2013 de mettre un frein à l’exploitation de la sardinelle par les bateaux russes et ukrainiens. Dans le même ordre d’idée, le Président a engagé le Sénégal le 3 février 2016 à adhérer à l’initiative de transparence dans les pêches (FiTI) et a doté récemment la marine nationale de 3 patrouilleurs de haute mer et de 6 vedettes côtières pour contribuer à une surveillance plus efficace des eaux et des ressources halieutiques du pays.

    3.2 : Contribution d’APRAPAM :

    Lors du conseil des ministres de février 2017, « le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à déployer une campagne de sensibilisation des acteurs de la pêche, notamment, sur le respect du dispositif législatif et règlementaire national, ainsi que des accords sous régionaux et bilatéraux, signés par le Sénégal ».

    Dans le cadre de l’exécution de son programme d’activités, APRAPAM participe à la sensibilisation et à la responsabilisation des acteurs à la base en prenant diverses initiatives avec ses partenaires, à partir d’un diagnostic des maux dont souffre le secteur: surcapacité des moyens de capture et intensification de l’effort de pêche, ressources côtières pleinement et même surexploitées, inexistence de plans d’aménagement compatibles avec le potentiel d’exploitation des ressources disponibles, inefficacité des systèmes de surveillance et de contrôle des pêcheries, pillage des ressources à travers la pêche illicite, non autorisée et non déclarée, insuffisance d’infrastructures de débarquement et de commercialisation, lacunes dans l’organisation et la formation des acteurs, impacts négatifs des changements climatiques sur les zones côtières, les ressources et les communautés…

     

    Depuis 2010, des rencontres sont organisées en vue d’informer, de sensibiliser et de renforcer les capacités des acteurs professionnels de la pêche artisanale pour leur promotion dans le secteur.

    •  premier forum le 31 juillet 2010 sur la Bonne Gouvernance (cas de la cogestion), la Problématique du financement de la  pêche artisanale et la Valorisation des captures ;
    •  deuxième forum le 04 juillet 2011 sur la contribution de la Pêche Artisanale à la sécurité alimentaire et à la lutte contre  la pauvreté ; la surveillance participative des ressources halieutiques ;
    •  journée de Réflexion des Acteurs de la Pêche Artisanale (07 avril 2012) pour faire un diagnostic du secteur de la  pêche au Sénégal et de la pêche artisanale en particulier ;
    •  troisième forum le 04 Juillet 2012 sur le rôle de la recherche dans la gestion durable de la ressource halieutique. quel  impact sur la pêche artisanale ?
    •  journée de Réflexion le 18 décembre 2012 sur l’agrément national du Sénégal pour l’exportation des produits de la  pêche dans les pays de l’Union Européenne ;
    •  panel le 20 mars 2013 sur la gouvernance des pêches ;
    •  panel le 23 novembre 2013 sur la transparence et la cogestion dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal ;
    •  quatrième forum le 08 janvier 2014 sur les Menaces sur les petits poissons pélagiques : la parole aux professionnels ;
    • cinquième forum le 07 janvier 2015 : sur les «Enjeux de l’exploitation et de la valorisation des ressources pélagiques et  de la place de celle-ci dans la sécurité alimentaire : la parole aux professionnels» ;
    • sixième forum le 19 mai 2016 sur la Transparence dans la gestion des pêches au Sénégal ; quelles stratégies pour le  développement durable de la pêche ?

     

    Parmi les mesures phares proposées par APRAPAM et ses partenaires à l’issue de ces rencontres, on peut insister sur les plus marquantes et relatives aux ressources :

    • déclarer 2017 année africaine de la pêche artisanale, une initiative de la CAOPA ;
    • réserver au Sénégal l’exploitation des sardinelles à la pêche artisanale ;
    • inviter l’Etat à faire appliquer les mesures de gestion et les textes juridiques et réglementaires ;
    • exhorter les autorités à prendre en compte les recommandations de la FAO relatives à la réduction de l’effort de pêche sur les sardinelles ainsi que les Directives volontaires pour une pêche artisanale durable ;
    • demander à l’Etat d’appuyer les efforts de la CAOPA et de la CSRP pour une meilleure gestion des ressources pélagiques partagées à travers des plans d’aménagement régionaux ;
    • interdire l’implantation d’usines sur la plage et surtout toute utilisation de poisson pélagique, surtout les sardinelles, à la production de farine de poisson.

     

    4. Conséquences en cas de non application de ces mesures :

    Les observations faites par les experts de la FAO, les scientifiques nationaux, les acteurs de la pêche ainsi que par les consommateurs sénégalais signalent une raréfaction, une pénurie et une absence de sardinelles dans nos eaux, sur nos plages et dans les assiettes.

    Il suffit de prendre l’exemple sur la chaine d’exploitation et de valorisation de la sardinelle pour estimer le poids social de l’activité des sennes tournantes : différents acteurs gagnent leur vie directement ou indirectement grâce aux activités de la pêche de sardinelles.

    Le charpentier : en charge de la fabrication des pirogues, emploie au moins sept personnes ; Les pêcheurs : la senne tournante utilise au moins quarante pêcheurs ;

    Les personnes intermédiaires après capture : il y’a au moins sept personnes qui sont chargés de prendre la prise pour l’acheminer suivi par le pointeur de la pirogue, puis au moins vingt personnes assurent le remplissage des casiers destinés au mareyeur ;

    Les mareyeurs : chacun engage au moins un chauffeur, un apprenti, un pointeur, un convoyeur et sept manutentionnaires en vue d’acheminer les produits dans les différents sites de distribution. Une autre personne est chargée de livrer la glace pour la conservation et elle dispose d’un camion avec un chauffeur et son apprenti ;

    Les transformatrices : chacune fait travailler au moins deux porteurs, un charretier, deux aides, deux écailleurs, deux aides pour étaler sur les claies et deux pour conditionner et emballer ;

    Les charretiers sont aussi sollicités dans le circuit de distribution des captures ;

    Les gargotières gagnent leur vie grâce aux différents acteurs qui s’activent dans le site ;

    Les mécaniciens : Ils sont deux, celui qui répare les moteurs hors-bords et celui qui s’occupe des pannes du camion frigorifique ;

    Les vulcanisateurs réparant les pneus des charrettes et des camions frigorifiques ;

    Les micro mareyeuses assurent les ventes aux consommateurs.

    Outre ces acteurs, il faut compter les rinceurs de bac, les écailleuses de poisson, les soudeurs, les forgerons, les personnes qui ont des «pousse-pousse», les vendeurs (de crédit téléphonique, de sachets plastiques, d’appât) et aussi les vendeurs de matériel de pêche qui ont des magasins aux alentours du site du quai de pêche.

    Ainsi une seule senne tournante en activité peut mobiliser plus d’une centaine de personnes, chacune d’entre elles ayant derrière une famille à nourrir. En avril 2015, le CRODT a recensé 2101 pirogues porteuses de sennes tournantes, d’où un potentiel humain de plus de 200 000 personnes vivant des activités de pêche de ces unités. On ne dispose pas de données fiables  sur le nombre d’unités de pêche qui vont retourner au Sénégal suite à l’arrêt des accords avec la Mauritanie et l’octroi des 250 permis pour la pêche en Gambie.

    Si aucune des mesures avancées par le Chef de l’Etat dans son discours et lors du conseil des ministres de février 2017, ni celles proposées par les acteurs de la pêche artisanale ne sont suivies d’effets, le sous-secteur de la pêche artisanale va être confronté sous peu à des difficultés pouvant conduire à des catastrophes.

     

     

     

    La Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP)

     

    Présentation

    La Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) est une organisation intergouvernementale de coopération halieutique instituée par la Convention du 29 mars 1985, amendée le 14 juillet 1993 à Praia (Cabo Verde).

    Elle regroupe 7 États membres : le Cabo Verde, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone. Son siège est à Dakar au Sénégal.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mandat de la CSRP

    La CSRP est une institution ayant pour mandat le renforcement de la coopération à travers et des mécanismes de gouvernance durable des ressourceshalieutiques, pour améliorer la gestion durable des pêcheries dans les zones maritimes sous juridiction de ses États membres.

    La CSRP tire ses ressources des contributions des Etats membres et des subventions accordées par des partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mise en œuvre de projets.

     

    Objectifs de la CSRP

    L’objectif de la CSRP est d’harmoniser les politiques nationales des Etats membres en matière de préservation, de conservation et d’exploitation des ressources halieutiques, et de renforcer la coopération au profit du bien-être des populations (Article 2 de la Convention de 1985 de la CSRP), notamment à travers les domaines suivants :

    • L’assurance de l’harmonisation et de la cohérence des politiques nationales en matière de pêche en ce qui concerne la conservation et l’exploitation des ressources halieutiques ;
    • Le développement de la coopération sous-régionale en matière de suivi, contrôle et surveillance des zones de pêche, incluant un appui institutionnel, juridique et opérationnel, pour éliminer la pêche illégale, non répertoriée et non règlementée (INN);
    • Le développement de capacités humaines à entreprendre des recherches halieutiques ;
    • Le renforcement du système d’information scientifique et technique ;
    • L’adoption de stratégies communes dans les instances internationales.

     

    Données géographiques

    • Deux Grands Écosystèmes Marins : le Courant des Canaries et le Courant du Golfe de Guinée
    • Superficie des territoires des États membres : 1,6 M km²
    • Population (2010) : 37 millions (dont 70% en zone côtière)
    • Façade maritime : 3.500 km
    • Superficie des Zones Économiques Exclusives (ZEE): 1,55 M km²

    Données économiques

    • Consommation moyenne de poisson : 20,7 kg/an/personne.
    • Captures estimées : 2 millions de tonnes/an,dont environ 77% de petits pélagiques (sardinelles, chinchards, ethmalose, etc.) de faible valeur commerciale mais indispensables à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des États membres.
    • Autres espèces, principalement exportées hors du continent (surtout en Europe et en Asie) :
    • 12% de poissons de fond (capitaines, mérous, dorades, etc.) ;
    • 2% de céphalopodes (poulpe, calamars et seiches) ;
    • 2% de thons (côtiers et hauturiers) ;
    • 1% de crustacés (crevettes, crabes et langoustes).

     

    Instruments juridiques

    La CSRP a développé plusieurs instruments juridiques qui règlementent les conditions d’accès et de contrôle des activités de pêche :

    Convention relative à la détermination des conditions minimales d’accès et d’exploitation des ressources halieutiques à l’intérieur des zones maritimes sous juridiction  des Etats membres de la CSRP (Convention CMA dite révisée) adoptée le 08 juin 2012 à Dakar, Sénégal et entrée en vigueur le 16 septembre 2012 : csrp-CMA- Convention sur les Conditions Minimales d’Accès aux ressources halieutiques – juin 2012

     

    Déclarations de Nouakchott du 20 septembre 2001 et de Dakar du 28 mars 2014 sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) : CSRP-Declaration de Nouakchott

     

    Convention sur la coopération sous-régionale dans l’exercice du droit de poursuite maritime, adoptée le 1er septembre 1993 à Conakry, Guinée : CSRP-1993-ConvDroitPoursuite

     

    Protocole relatif aux modalités pratiques de coordination des opérations de surveillance dans les Etats membres de la Commission Sous-Régionale des Pêches : CSRP-1993-ProtCoordSCS

     

     

    Sources : CRSP (http://www.spcsrp.org) / PRCM (Programme Régional de Conservation de la zone Côtière et maritime en Afrique de l’Ouest).

     

    Coalition des acteurs de la pêche : lettre ouverte à M. le Président de la république

     

     

    Photo : Aprapam

     

    Retour des bateaux russes au Sénégal

     

    Lettre ouverte des acteurs de la pêche (pêche artisanale, UPAMES, GAIPES, Mareyeurs) à Monsieur le Président de la République : lettre_ouverte_Monsieur le Président de la République du SN – 20-12-2016.PDF

     

    COALITION DES ACTEURS DE LA PECHE ( Pêche artisanale-UPAMES-GAIPES-Mareyeurs)

    Retour des bateaux russes

    Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

     

    Monsieur le Président de la République,

    La communauté des Pêcheurs a appris avec EMOI que des négociations seraient actuellement menées en RUSSIE, pour la signature d’un protocole ou d’un accord de pêche entre le SENEGAL et la RUSSIE.

    Cette démarche serait en contradiction avec les engagements pris lors de votre campagne électorale de 2012 et le discours solennel que vous avez prononcé à KAYAR, le 07 Janvier 2014, nous confirmant l’arrêt définitif de la pêche de poissons pélagiques par des navires étrangers.

     

    Monsieur le Président de la République,

    Il serait regrettable de constater que ces bateaux, qui ont pillé nos eaux territoriales sans scrupules, bafoué à maintes reprises notre souveraineté et notre dignité par la piraterie, réduit notre pêche artisanale à quémander des quotas de pêche dans les pays voisins, ces navires se présentent à chaque veille d’élections pour proposer leurs sinistres méthodes de destruction de l’équilibre social et moral de notre pays.

    En effet, le poisson pélagique (yaboy, Diey, weuyeung) est l’aliment de base de la population sénégalaise et l’espèce halieutique que capture majoritairement la pêche artisanale. Ces poissons pélagiques fournissent aussi près de 70% des protéines animales que consomment nos concitoyens.

    Nos ressources halieutiques que nous essayons de reconstituer avec des plans d’aménagement des pêcheries et des repos biologiques, suite à la destruction massive de nos ressources halieutiques par des pêcheurs étrangers, ne doivent pas être ouvertes à nouveau à l’exploitation par ces navires russes. Nos 20.000 pirogues n’ont pas suffisamment de captures bien que travaillant intensément sur ces ressources et éprouvant de plus en plus de difficultés pour trouver des licences de pêche dans les pays limitrophes.

    Il s’y ajoute, que nos industries nationales de transformation n’ont pas assez d’approvisionnements de poissons pour maintenir les emplois de milliers de sénégalais.

    Par ailleurs, les recommandations de la FAO stipulent qu’en matière de ressources halieutiques, seuls les excédents de stock peuvent être vendus. Les études réalisées par le groupe de travail FAO/COPACE constatent que ces ressources halieutiques de pélagiques sont pleinement exploitées dans notre zone de l’Atlantique et recommandent de ne pas augmenter l’effort de pêche.

    De ce fait, il est paradoxal d’ouvrir cette pêcherie pélagique aux navires russes en prétextant que nous n’avons pas les moyens d’exploiter cette ressource.

    A l’heure actuelle, les pêcheurs sénégalais ont suffisamment de moyens techniques et financiers pour exploiter raisonnablement le pélagique côtier, dans le respect d’un prélèvement soutenable.

     

    Monsieur le Président de la République,

    Ces immenses navires destructeurs ont rompu la chaine alimentaire des ressources halieutiques dans beaucoup de pays africains, cette rupture y causant de plus en plus de dégâts dans la biodiversité et les écosystèmes.

    Faudrait-il que notre pays en arrive à ce stade pour se préserver de telles pratiques. Ce sera trop tard, bien trop tard !!!

     

    Monsieur le Président de la République,

    Les acteurs de la pêche ne s’inscrivent nullement dans une démarche de contestation du rôle de l’Etat dans la définition de la politique des pêches ou d’ostracisme envers un pays étranger. Cependant, les orientations en matière de prélèvement sur les stocks de produits halieutiques doivent intégrer PRIORITAIREMENT les intérêts des acteurs nationaux, en particulier ceux des couches sociales les plus défavorisées.

    Nous comptons sur votre soutien actif pour l’arrêt des négociations en cours avec les RUSSES sur le POISSON PELAGIQUE, ce qui aurait l’avantage substantiel de faire l’économie d’une contestation justifiée dont le pays se passerait bien volontiers.

     

    Excellence, Monsieur le Président de la République, le retour des bateaux russes porterait un COUP TRES DUR A LA PECHE ARTISANALE et AUX INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, et entrainerait un recul de 20 ans dans la gestion des ressources halieutiques de notre pays.

    - HALTE A LA DESTRUCTION DU SECTEUR HALIEUTIQUE – HALTE A L’APPAUVRISSEMENT DE NOS PECHEURS DEJA BIEN MAL EN POINT.

     

    DAKAR, le 20 Décembre 2016 LA COALITION

     

    CONTRIBUTION : L’ACCORD DE PECHE «FANTOME» ENTRE LA FEDERATION DE RUSSIE ET LE SENEGAL

    Photo : Aprapam

     

    ″ La  Mauritanie ferme ses eaux aux pêcheurs de Saint Louis tandis que le Sénégal, s’apprête à ouvrir les siennes aux bateaux russes ? ″

     

    Rappel

    Comme chaque année,  à l’approche de la saison froide, les bateaux russes, en sollicitant des autorisations de pêche au Sénégal,  se rappellent au bon souvenir des sénégalais.  L’accès aux  eaux des pays situés sur la façade atlantique nord-ouest africaine, comme le Sénégal, est d’une importance vitale pour les chalutiers pélagiques russes.

    Nous avons été surpris par les propos tenus, à l’Assemblée nationale, par le ministre  de la Pêche et de l’Economie maritime (MEM), lors de l’examen du budget de son département.

    En effet, il soutient que des accords de pêche existent entre  le Sénégal et la Russie depuis 2011 et que c’est le protocole d’application qui n’est pas encore signé. L’affirmation de M. le  ministre nous surprend beaucoup et dans les lignes qui suivent, nous allons  développer notre argumentaire.

     

    L’accord signé à Moscou en février 2011

    Un accord entre la Fédération de Russie et le  Sénégal a, certes, été signé par le ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères lors de sa visite à Moscou du 7 au 9 février 2011. Cet accord  le 8 février 2011  ne  concerne, toutefois, que la coopération en matière de  surveillance des pêches, de recherche scientifique, de coopération entre opérateurs économiques et de formation dans le domaine de la pêche. Il ne prévoit pas du tout, l’octroi de droits d’accès aux zones de pêche  qui constitue la quintessence  de tout accord de pêche.

    En outre, pour avoir, personnellement, à la fin des années 70, participé à de nombreuses négociations d’accords de pêche (Italie, Espagne, Union Européenne) nous nous permettons de rappeler qu’un accord de pêche, après sa signature doit être ratifié par le Parlement, puis promulgué par le  Président de la République (PR) et enfin, publié au journal officiel. Nous n’avons pas connaissance qu’une telle procédure ait été suivie avec l’accord du 8 février 2011 qui saurait être un accord de pêche.

    A cet égard, nous nous demandons pourquoi :

    -        l’annulation à la fin du mois d’avril 2012 des 29 licences de pêche attribuées à des bateaux russes, a-t-elle été faite par simple lettre du ministre de la Pêche et des Affaires maritimes (MPAM) adressée au représentant de la société privée panaméenne Overseas  Express, plutôt que par une dénonciation formelle ;

    -        dans l’accord du 8 février 2011, nulle part l’octroi de droits de pêche n’est prévu ;

    -        par lettre du 10 février 2011, le MEM a demandé au Président de la République (PR) de la première alternance, l’autorisation pour l’établissement de licences de pêche pour exploiter des ressources pélagiques. Ce PR par courrier du 1er mars 2011, lui a répondu favorablement ?

    -        le même MPAM avait-il à saisir le Conseil des ministres en décembre 2012, pour demander l’autorisation de faire revenir les bateaux russes  expulsés, 9 mois auparavant ?

    -        au conseil interministériel sur la pêche tenu le 18 juin 2013, le MPAM a posé, une nouvelle fois, le problème du retour des bateaux russes. La recommandation issue de cette instance a été de procéder d’abord à une évaluation de l’impact des opérations des bateaux étrangers ciblant les petits pélagiques sur les ressources et le budget.

    Tous les points rappelés ci-dessus portent sur des droits de pêche et l’accord de février 2011 supposé être de ″pêche″, n’y est cité nulle part.

    Enfin, comment l’ancien PR (celui de la première alternance) et son MPAM peuvent-ils ignorer l’existence d’un accord de pêche entre la Russie et le Sénégal, signé le 8 février 2011 ? Si cet accord existait vraiment n’en auraient-ils pas parlé ?

     

    La sardinelle et son importance au Sénégal.

    En 2012, les débarquements de poissons ont été de 447.961 tonnes dont 91% par la pêche artisanale. Les deux espèces de sardinelles (la sardinelle ronde et la plate) ont représenté 55,30 % des débarquements totaux et 61,2 % de  ceux de la pêche artisanale.

    S’agissant de l’emploi direct, environ 60.000 pêcheurs artisans ont été dénombrés au Sénégal dont 20 % (soit près de 12 000) relèvent de la seule pêcherie de sardinelles.

    En outre, de nombreux métiers connexes (distribution du poisson, transformation artisanale) associés  à la pêcherie de sardinelles se caractérisent par de faibles barrières à l’entrée en termes de capital, de qualification et de savoir-faire et emploient des milliers de personnes.

    L’amont de la filière des sardinelles mobilise des milliers de personnes qui exercent des activités d’où ils tirent l’essentiel de leurs revenus. L’importance de la composante féminine dans la transformation artisanale constitue un facteur favorable aux politiques de réduction de la pauvreté.

    Enfin, au plan de la sécurité alimentaire, les sardinelles constituent la source de protéine animale la plus accessible en termes de prix et de quantité, face au renchérissement des prix des autres produits d’origine animale et la baisse du pouvoir d’achat accentuée par une croissance démographique rapide qui est de 2,6 %. Dans beaucoup de familles sénégalaises, actuellement, seul le repas de midi  à base de riz au poisson (sardinelles) est assuré.

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    Décret d’application de la loi n° 2015-18 du 13 Juillet 2015 portant Code de la Pêche maritime

    Photo : Aprapam

    Décret portant application du nouveau Code de la Pêche maritime : Décret portant application de la loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la Pêche maritime.PDF

     

    Pour rappel, le Code maritime de la Pêche de 2015, loi n°2015-18 du 13 Juillet 2015 portant Code de la Pêche : Loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la pêche maritime du Sénégal.PDF

     

     

    Mbour : visite attendue d’étudiants de l’université de Berne

    Photo : Aprapam

     

    Des étudiants de l’Université de Berne en Suisse sont attendus mercredi à Mbour (ouest) pour une visite de travail qui s’inscrit dans le cadre de la coopération qui lie l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) avec les institutions et organisations nationales et internationales, a appris l’APS.

    ‘’[...] En ce qui concerne notre association, ce genre de rencontre permet de faire des échanges d’expériences avec ces organisations, d’une part et, d’autre part, de permettre à ces dernières de découvrir les réalités de la pêche artisanale et autres facettes socioculturelles du secteur avec les contacts qu’ils ont avec les acteurs professionnels’’, explique un communiqué.

    Eventuellement, cette visite pourrait être l’occasion de nouer des liens de partenariat et/ou de collaboration à travers des activités visant à améliorer les conditions d’existence et de travail des communautés de pêche artisanale, ajoute le texte.

    Pour édition de cette année, le programme porte sur la présentation de l’APRAPAM (missions, objectifs, réalisations, perspectives), celle du secteur de la pêche en général et du sous-secteur de la pêche artisanale en particulier, notamment son importance, ses enjeux, opportunités…

    Au cours de leur séjour, ces étudiants et leurs professeurs visiteront de l’aire marine protégée (AMP) de Joal-Fadiouth, avec une activité de plantation de propagules (fruit de palétuvier), en guise de contribution des étudiants à la restauration et la préservation de la mangrove très importante pour la conservation de la ressource halieutique et de l’écosystème marin.

    Ils se rendront également au quai de pêche de Joal-Fadiouth pour leur permettre d’avoir un aperçu de l’importante de la pêche artisanale et la nécessité d’avoir des infrastructures adéquates pour une exploitation rationnelle de la ressource, élément fondamental qui participe à la durabilité du secteur, a souligné le vice-président de l’APRAPAM, Chérif Younouss Ndiaye.

    Est aussi au programme, une rencontre avec une organisation de professionnels de la pêche artisanale de Nianing, pour connaître le rôle des différents acteurs dans la chaîne de valeurs de la pêche artisanale et l’impact des activités menées à leur profit par l’APRAPAM.

     

    Source : A.P.S. (Agence de Presse Sénégalaise) le 10-10-16

     


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