Coalition des acteurs de la pêche : lettre ouverte à M. le Président de la république

 

 

Photo : Aprapam

 

Retour des bateaux russes au Sénégal

 

Lettre ouverte des acteurs de la pêche (pêche artisanale, UPAMES, GAIPES, Mareyeurs) à Monsieur le Président de la République : lettre_ouverte_Monsieur le Président de la République du SN – 20-12-2016.PDF

 

COALITION DES ACTEURS DE LA PECHE ( Pêche artisanale-UPAMES-GAIPES-Mareyeurs)

Retour des bateaux russes

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

 

Monsieur le Président de la République,

La communauté des Pêcheurs a appris avec EMOI que des négociations seraient actuellement menées en RUSSIE, pour la signature d’un protocole ou d’un accord de pêche entre le SENEGAL et la RUSSIE.

Cette démarche serait en contradiction avec les engagements pris lors de votre campagne électorale de 2012 et le discours solennel que vous avez prononcé à KAYAR, le 07 Janvier 2014, nous confirmant l’arrêt définitif de la pêche de poissons pélagiques par des navires étrangers.

 

Monsieur le Président de la République,

Il serait regrettable de constater que ces bateaux, qui ont pillé nos eaux territoriales sans scrupules, bafoué à maintes reprises notre souveraineté et notre dignité par la piraterie, réduit notre pêche artisanale à quémander des quotas de pêche dans les pays voisins, ces navires se présentent à chaque veille d’élections pour proposer leurs sinistres méthodes de destruction de l’équilibre social et moral de notre pays.

En effet, le poisson pélagique (yaboy, Diey, weuyeung) est l’aliment de base de la population sénégalaise et l’espèce halieutique que capture majoritairement la pêche artisanale. Ces poissons pélagiques fournissent aussi près de 70% des protéines animales que consomment nos concitoyens.

Nos ressources halieutiques que nous essayons de reconstituer avec des plans d’aménagement des pêcheries et des repos biologiques, suite à la destruction massive de nos ressources halieutiques par des pêcheurs étrangers, ne doivent pas être ouvertes à nouveau à l’exploitation par ces navires russes. Nos 20.000 pirogues n’ont pas suffisamment de captures bien que travaillant intensément sur ces ressources et éprouvant de plus en plus de difficultés pour trouver des licences de pêche dans les pays limitrophes.

Il s’y ajoute, que nos industries nationales de transformation n’ont pas assez d’approvisionnements de poissons pour maintenir les emplois de milliers de sénégalais.

Par ailleurs, les recommandations de la FAO stipulent qu’en matière de ressources halieutiques, seuls les excédents de stock peuvent être vendus. Les études réalisées par le groupe de travail FAO/COPACE constatent que ces ressources halieutiques de pélagiques sont pleinement exploitées dans notre zone de l’Atlantique et recommandent de ne pas augmenter l’effort de pêche.

De ce fait, il est paradoxal d’ouvrir cette pêcherie pélagique aux navires russes en prétextant que nous n’avons pas les moyens d’exploiter cette ressource.

A l’heure actuelle, les pêcheurs sénégalais ont suffisamment de moyens techniques et financiers pour exploiter raisonnablement le pélagique côtier, dans le respect d’un prélèvement soutenable.

 

Monsieur le Président de la République,

Ces immenses navires destructeurs ont rompu la chaine alimentaire des ressources halieutiques dans beaucoup de pays africains, cette rupture y causant de plus en plus de dégâts dans la biodiversité et les écosystèmes.

Faudrait-il que notre pays en arrive à ce stade pour se préserver de telles pratiques. Ce sera trop tard, bien trop tard !!!

 

Monsieur le Président de la République,

Les acteurs de la pêche ne s’inscrivent nullement dans une démarche de contestation du rôle de l’Etat dans la définition de la politique des pêches ou d’ostracisme envers un pays étranger. Cependant, les orientations en matière de prélèvement sur les stocks de produits halieutiques doivent intégrer PRIORITAIREMENT les intérêts des acteurs nationaux, en particulier ceux des couches sociales les plus défavorisées.

Nous comptons sur votre soutien actif pour l’arrêt des négociations en cours avec les RUSSES sur le POISSON PELAGIQUE, ce qui aurait l’avantage substantiel de faire l’économie d’une contestation justifiée dont le pays se passerait bien volontiers.

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, le retour des bateaux russes porterait un COUP TRES DUR A LA PECHE ARTISANALE et AUX INDUSTRIES DE TRANSFORMATION, et entrainerait un recul de 20 ans dans la gestion des ressources halieutiques de notre pays.

- HALTE A LA DESTRUCTION DU SECTEUR HALIEUTIQUE – HALTE A L’APPAUVRISSEMENT DE NOS PECHEURS DEJA BIEN MAL EN POINT.

 

DAKAR, le 20 Décembre 2016 LA COALITION

 

CONTRIBUTION : L’ACCORD DE PECHE «FANTOME» ENTRE LA FEDERATION DE RUSSIE ET LE SENEGAL

Photo : Aprapam

 

″ La  Mauritanie ferme ses eaux aux pêcheurs de Saint Louis tandis que le Sénégal, s’apprête à ouvrir les siennes aux bateaux russes ? ″

 

Rappel

Comme chaque année,  à l’approche de la saison froide, les bateaux russes, en sollicitant des autorisations de pêche au Sénégal,  se rappellent au bon souvenir des sénégalais.  L’accès aux  eaux des pays situés sur la façade atlantique nord-ouest africaine, comme le Sénégal, est d’une importance vitale pour les chalutiers pélagiques russes.

Nous avons été surpris par les propos tenus, à l’Assemblée nationale, par le ministre  de la Pêche et de l’Economie maritime (MEM), lors de l’examen du budget de son département.

En effet, il soutient que des accords de pêche existent entre  le Sénégal et la Russie depuis 2011 et que c’est le protocole d’application qui n’est pas encore signé. L’affirmation de M. le  ministre nous surprend beaucoup et dans les lignes qui suivent, nous allons  développer notre argumentaire.

 

L’accord signé à Moscou en février 2011

Un accord entre la Fédération de Russie et le  Sénégal a, certes, été signé par le ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères lors de sa visite à Moscou du 7 au 9 février 2011. Cet accord  le 8 février 2011  ne  concerne, toutefois, que la coopération en matière de  surveillance des pêches, de recherche scientifique, de coopération entre opérateurs économiques et de formation dans le domaine de la pêche. Il ne prévoit pas du tout, l’octroi de droits d’accès aux zones de pêche  qui constitue la quintessence  de tout accord de pêche.

En outre, pour avoir, personnellement, à la fin des années 70, participé à de nombreuses négociations d’accords de pêche (Italie, Espagne, Union Européenne) nous nous permettons de rappeler qu’un accord de pêche, après sa signature doit être ratifié par le Parlement, puis promulgué par le  Président de la République (PR) et enfin, publié au journal officiel. Nous n’avons pas connaissance qu’une telle procédure ait été suivie avec l’accord du 8 février 2011 qui saurait être un accord de pêche.

A cet égard, nous nous demandons pourquoi :

-        l’annulation à la fin du mois d’avril 2012 des 29 licences de pêche attribuées à des bateaux russes, a-t-elle été faite par simple lettre du ministre de la Pêche et des Affaires maritimes (MPAM) adressée au représentant de la société privée panaméenne Overseas  Express, plutôt que par une dénonciation formelle ;

-        dans l’accord du 8 février 2011, nulle part l’octroi de droits de pêche n’est prévu ;

-        par lettre du 10 février 2011, le MEM a demandé au Président de la République (PR) de la première alternance, l’autorisation pour l’établissement de licences de pêche pour exploiter des ressources pélagiques. Ce PR par courrier du 1er mars 2011, lui a répondu favorablement ?

-        le même MPAM avait-il à saisir le Conseil des ministres en décembre 2012, pour demander l’autorisation de faire revenir les bateaux russes  expulsés, 9 mois auparavant ?

-        au conseil interministériel sur la pêche tenu le 18 juin 2013, le MPAM a posé, une nouvelle fois, le problème du retour des bateaux russes. La recommandation issue de cette instance a été de procéder d’abord à une évaluation de l’impact des opérations des bateaux étrangers ciblant les petits pélagiques sur les ressources et le budget.

Tous les points rappelés ci-dessus portent sur des droits de pêche et l’accord de février 2011 supposé être de ″pêche″, n’y est cité nulle part.

Enfin, comment l’ancien PR (celui de la première alternance) et son MPAM peuvent-ils ignorer l’existence d’un accord de pêche entre la Russie et le Sénégal, signé le 8 février 2011 ? Si cet accord existait vraiment n’en auraient-ils pas parlé ?

 

La sardinelle et son importance au Sénégal.

En 2012, les débarquements de poissons ont été de 447.961 tonnes dont 91% par la pêche artisanale. Les deux espèces de sardinelles (la sardinelle ronde et la plate) ont représenté 55,30 % des débarquements totaux et 61,2 % de  ceux de la pêche artisanale.

S’agissant de l’emploi direct, environ 60.000 pêcheurs artisans ont été dénombrés au Sénégal dont 20 % (soit près de 12 000) relèvent de la seule pêcherie de sardinelles.

En outre, de nombreux métiers connexes (distribution du poisson, transformation artisanale) associés  à la pêcherie de sardinelles se caractérisent par de faibles barrières à l’entrée en termes de capital, de qualification et de savoir-faire et emploient des milliers de personnes.

L’amont de la filière des sardinelles mobilise des milliers de personnes qui exercent des activités d’où ils tirent l’essentiel de leurs revenus. L’importance de la composante féminine dans la transformation artisanale constitue un facteur favorable aux politiques de réduction de la pauvreté.

Enfin, au plan de la sécurité alimentaire, les sardinelles constituent la source de protéine animale la plus accessible en termes de prix et de quantité, face au renchérissement des prix des autres produits d’origine animale et la baisse du pouvoir d’achat accentuée par une croissance démographique rapide qui est de 2,6 %. Dans beaucoup de familles sénégalaises, actuellement, seul le repas de midi  à base de riz au poisson (sardinelles) est assuré.

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Décret d’application de la loi n° 2015-18 du 13 Juillet 2015 portant Code de la Pêche maritime

Photo : Aprapam

Décret portant application du nouveau Code de la Pêche maritime : Décret portant application de la loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la Pêche maritime.PDF

 

Pour rappel, le Code maritime de la Pêche de 2015, loi n°2015-18 du 13 Juillet 2015 portant Code de la Pêche : Loi n°2015-18 du 13 juillet 2015 portant Code de la pêche maritime du Sénégal.PDF

 

 

Mbour : visite attendue d’étudiants de l’université de Berne

Photo : Aprapam

 

Des étudiants de l’Université de Berne en Suisse sont attendus mercredi à Mbour (ouest) pour une visite de travail qui s’inscrit dans le cadre de la coopération qui lie l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) avec les institutions et organisations nationales et internationales, a appris l’APS.

‘’[...] En ce qui concerne notre association, ce genre de rencontre permet de faire des échanges d’expériences avec ces organisations, d’une part et, d’autre part, de permettre à ces dernières de découvrir les réalités de la pêche artisanale et autres facettes socioculturelles du secteur avec les contacts qu’ils ont avec les acteurs professionnels’’, explique un communiqué.

Eventuellement, cette visite pourrait être l’occasion de nouer des liens de partenariat et/ou de collaboration à travers des activités visant à améliorer les conditions d’existence et de travail des communautés de pêche artisanale, ajoute le texte.

Pour édition de cette année, le programme porte sur la présentation de l’APRAPAM (missions, objectifs, réalisations, perspectives), celle du secteur de la pêche en général et du sous-secteur de la pêche artisanale en particulier, notamment son importance, ses enjeux, opportunités…

Au cours de leur séjour, ces étudiants et leurs professeurs visiteront de l’aire marine protégée (AMP) de Joal-Fadiouth, avec une activité de plantation de propagules (fruit de palétuvier), en guise de contribution des étudiants à la restauration et la préservation de la mangrove très importante pour la conservation de la ressource halieutique et de l’écosystème marin.

Ils se rendront également au quai de pêche de Joal-Fadiouth pour leur permettre d’avoir un aperçu de l’importante de la pêche artisanale et la nécessité d’avoir des infrastructures adéquates pour une exploitation rationnelle de la ressource, élément fondamental qui participe à la durabilité du secteur, a souligné le vice-président de l’APRAPAM, Chérif Younouss Ndiaye.

Est aussi au programme, une rencontre avec une organisation de professionnels de la pêche artisanale de Nianing, pour connaître le rôle des différents acteurs dans la chaîne de valeurs de la pêche artisanale et l’impact des activités menées à leur profit par l’APRAPAM.

 

Source : A.P.S. (Agence de Presse Sénégalaise) le 10-10-16

 


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Arrêté fixant repos biologique pour la pêche industrielle démersale-côtière & Arrêté fixant repos biologique du Poulpe pour les pirogues de pêche artisanale

Photo : Aprapam

 

Arrêté fixant pour l’année 2016, du 15-11-16 au 15-12-16, la période de repos biologique du poulpe pour les pirogues de pêche artisanale : Arrêté repos biologique poulpe pêche artisanale.pdf

 

Arrêté fixant pour l’année 2016, du 01-11-16 au 30-11-16, la période de repos biologique pour les navires de pêche industrielle démersale-côtière exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise : Arrêté repos biologique navire pêche industrielle.pdf


INCOHERENCES ET INTERROGATIONS

Photo : Aprapam

 

«Le  Sénégal ne risque-t-il pas d’être importateur de poisson dans quelques années? »


Ces mois derniers sont parus dans la presse beaucoup d’articles sur la pêche maritime notamment sur : le manque de poisson, les usines de farine de poisson et la subvention de moteurs hors-bords.

Les statistiques disponibles mettent en évidence plusieurs incohérences dans la gouvernance du secteur et soulèvent, de notre part, plusieurs interrogations. De même, les mesures incitatives prises naguère et à juste raison, semblent, à  présent, non pertinentes. Ces différents points avec d’autres vont être développés dans les lignes qui suivent.

 

Les exportations de petits poissons pélagiques en hausse constante.


En 2015, les exportations totales de produits halieutiques ont été de 188.463 tonnes (T), avec une valeur commerciale de près de 195 milliards de FCFA, soit  par rapport à 2014, une augmentation d’environ 25% en poids et 9,4% en valeur. Il apparait que de 74.022 T en 2006,  les exportations  ont  été multipliées par 2,5 pour atteindre les  188.463 T en 2015.

En outre, entre 2011 et 2015, les exportations de sardinelles rondes, en passant de 3.406 à 40.687T ont été multipliées par 12 et celles de chinchards par 2, en évoluant de 16.519 à 33.234 T. Ces deux espèces sont celles qui agrémentent  le plus, le  riz au poisson servi dans bon nombre de familles sénégalaises, ainsi que dans les petits restaurants qui font le bonheur des travailleurs déjeunant en dehors de leurs  foyers.

Enfin, il faut rappeler, qu’il fut un temps où le Sénégal pouvait se réjouir des résultats de ses exportations. En réalité, ces résultats sont dus aux incitations notamment fiscales accordées  par l’Etat dans le cadre  des régimes francs en vigueur. Eu égard à la forte augmentation des exportations de sardinelles, espèce qui fait le plus, l’objet d’une consommation directe des populations, une réflexion, à la fois, sur les exportations et sur les incitations fiscales, en vue de les réajuster éventuellement, ne doit-elle pas être engagée?

 

Les usines de  farine de poisson.


Pendant plus de 40 ans, il n’existait au Sénégal que deux usines de farine de poisson qui transformaient des déchets de filetage. Après 2010, ce nombre a augmenté et il y en aurait maintenant  près d‘une dizaine.

Devant le nombre d’usines de farine et l’importance des  tonnages de poisson traités au détriment de la consommation humaine, nous nous demandons s’il ne faudrait pas geler l’implantation de nouvelles fabriques d’autant plus qu’au Sénégal, la capacité de production des usines ne semble pas être une préoccupation, alors que cette donnée est importante ? En  effet, il faut «brûler» cinq tonnes de poisson frais, pour obtenir une tonne de farine.

Les exportations de farine de poisson qui n’étaient que de 990 T (4.950 T en frais) en 2006,ont atteint 6.288 T (31.440 T équivalent poids vif)en 2015.A notre avis, les unités en activité devraient être encouragées à  transformer des déchets et en revanche, il leur serait attribuées des quotas de poisson en fonction de la disponibilité de la ressource, des besoins du marché local de consommation en frais et de ceux de la transformation artisanale.

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Journée Mondiale de l’Océan du 08 Juin 2016 : « Océan sain, planète saine »

Photos : Aprapam


La Journée mondiale de l’Océan est une démarche lancée en 1992 à l’issue du sommet de Rio et qui vise à faire du 8 juin de chaque année une occasion de sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leurs ressources. Cette journée mondiale se propose d’être l’occasion d’informer sur ces enjeux, susciter l’envie d’adopter un « comportement durable », et donner des pistes d’action en encourageant adultes et enfants à agir individuellement et collectivement pour une meilleure gestion des ressources marines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi célébrer cette journée ?

  • Pour rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne. Véritabels poumons de notre planète, ils fournissant la plupart de l’oxygène que nous respirons ;
  • Pour informer le public sur l’impact des actions humaines sur l’océan ;
  • Pour développer un mouvement mondial en faveur des océans ;
  • Pour mobiliser et unir les population du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère ;
  • Pour célébrer ensemble la beauté et la richesse de l’océan.

 

 

En partenariat avec le PRCM (Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest) et le Centre d’application d’enseignement catholique Abbé David Boilat (CFP), l’APRAPAM a organisé lors de cette journée mondiale de l’Océan, une visite de sensibilisation et d’information sur l’importance de la mangrove, à l’Aire Marine protégée de Joal- Fadiouth ainsi qu’une opération de repiquage de propagules de palétuviers par le Gouvernement des enfants de David Boilat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le PRCM oeuvre pour une gestion durable des ressources : http://aps.sn/actualites/economie/article/le-prcm-oeuvre-pour-une-gestion-durable-des-ressources-directeur

 

Journée mondiale de l’océan : les enfants demandent aux adultes ‘’d’arrêter d’agresser la mer’’ : https://senegalinfos.com/journee-mondiale-de-locean-les-enfants-demandent-aux-adultes-darreter-dagresser-la-mer/

 

Journée Mondiale des Océans : La création d’un office national du littoral suggérée : https://lesoleil.sn/actualites/item/50746-journee-mondiale-des-oceans-la-creation-d-un-office-national-du-littoral-suggeree.html

 

WalfQuotidien du 09 Juin 2016 : 09-JUIN-2016_WALF_QUOTDIEN

 

 

 

 

 

 

 

 

Transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal : Quelle stratégie pour le développement durable de la pêche ?

Transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

Quelle Stratégie pour le développement durable de la pêche ?

La transparence est un aspect capital dans la gestion de la pêche. C’est un élément fondamental et indispensable pour assurer un développement durable générateur de richesses et une prospérité partagée par tous. La place importante qu’occupe la notion de transparence dans le secteur des pêches avait amené APRAPAM à organiser plusieurs rencontres sur le thème, dont le « Panel sur la transparence et la cogestion dans le secteur des pêches maritimes au Sénégal » en novembre 2013.

L’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI) a été lancée au début de l’année 2015. C’est une initiative multipartite qui s’inspire, dans sa conception, de l’ITIE (Initiative de Transparence des Industries Extractives).

Le lancement de la réflexion sur le FITI a eu lieu en Mauritanie et a donné lieu à la Déclaration de Nouakchott signée le 20 Janvier 2015 par Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République islamique de Mauritanie. Le FiTI établira un comité multipartite international avec une représentation égale des gouvernements, du secteur de la pêche et de la société civile. Elle établira les principes, les critères de transparence et des directives de procédure – quelles informations doivent être publiées et de quelle manière.

Un comité multipartite dans chaque pays vérifiera les informations qui seront ensuite publiées par le biais de la FITI, sur une base annuelle.

Le 3 février 2016, à l’invitation du Président de la République Islamique de Mauritanie, les Chefs d’Etats et de Gouvernements, des représentants de haut niveau d’organisations internationales, du secteur privé, de la société civile ainsi que d’autres acteurs du secteur de la pêche se sont réunis à Nouakchott, Mauritanie, pour formellement  lancer l’initiative FiTI.

La Mauritanie s’y est engagée à devenir le premier pays à mettre en œuvre le FITI. La République du Sénégal, par la voix de son Président, Macky Sall, ainsi que la République d’Indonésie et la République des Seychelles ont également décidé de devenir parties de l’initiative FiTI et de commencer le processus de formation d’un Groupe National Multipartite dans le courant de l’année 2016, appliquant la transparence dans leur secteur des pêches sur la base d’un processus inclusif.

L’APRAPAM en phase avec cette orientation, et  partie prenante de cette initiative veut placer cet atelier dans cette dynamique en invitant les participants à réfléchir sur la manière dont ce Groupe National Multipartite pourrait se former, et aussi identifier les informations concrètes qui seraient à même d’améliorer la transparence dans la pêche au Sénégal, pour une meilleure information et participation des acteurs à la gestion responsable de la pêche au Sénégal.

 

Objectifs du forum :

a) Identifier les principaux domaines où la publication des informations existantes sont nécessaires dans le cas du Sénégal, y compris :

-       Les accords et les autorisations de pêche ;

-       La transparence dans les licences de pêche au Sénégal : fonctionnement du système d’attribution des licences, publication des listes de bateaux sous licence ;

-       La transparence sur les sociétés mixtes – la publication de l’audit complet du pavillon sénégalais ;

-       La transparence sur les accords de rétrocession d’infrastructures de   transformation des produits de la pêche ;

-       Le système d’agrément des usines de transformation ;

-       Transparence  dans l’implantation  et la gestion de la chaîne de froid ;

-       La situation  de la gestion et de l’exploitation des Concessions d’infrastructures de l’Etat à des tiers : quais de pêche, aires de transformation artisanale, etc.;

-       Le système d’information  et la fiabilité des données qui concourent à  l’aménagement et la gestion durable des pêcheries (évaluation du potentiel exploitable des ressources halieutiques, statistiques, capacité et effort de pêche-Immatriculation des pirogues, permis de pêche, contrôle  surveillance et suivi des pêcheries, etc.) ;

-       La mise en œuvre et l’exécution des programmes et projets de développement dans le  secteur.

b) Proposer un processus pour la mise en place rapide du Groupe National Multipartite FiTI pour le Sénégal : composition, fonctionnement.

 

 

Résultat attendu

 

Un cadre et un contenu sont définis pour le Groupe National FiTI, afin de mobiliser à moyen et à long termes les décideurs, les professionnels de la pêche et les acteurs de la société civile.

 

Photo : Aprapam

 

Note conceptuelle du 6ème Forum des acteurs de la pêche artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

Concept note 6th Forum of artisanal fisheries stakeholders in Mbour : Concept note Forum Aprapam 2016 : Transparency in Senegal management of fisheries.pdf

 

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Discussion électronique exploratoire au 6ème Forum APRAPAM sur la transparence dans la gestion du secteur des pêches au Sénégal

 

Cette page est destinée à recueillir vos avis, opinions, esquisses, réflexions pertinentes et autres suggestions préliminaires au Forum du 19 mai 2016, afin de permettre à tous de contribuer et d’échanger au sujet de cette dynamique de mise en place au Sénégal, dans le cadre de l’Initiative de Transparence de l’Industrie de la pêche (FiTI), d’un groupe Multipartite National, chargé entre autre de discerner les informations judicieuses d’être visibles, afin de perfectionner la transparence de tous les acteurs dans la gestion durable de la pêche.


Rappel du lien vers la note conceptuelle du 6ème Forum des Acteurs de la Pêche Artisanale à Mbour : Note conceptuelle Forum Aprapam 2016.pdf

 

 

Comment percevez vous la transparence dans le secteur le la pêche ?


Le principe et les règles de la transparence sont ils importants dans le cadre de la gestion soutenable des pêches ?

 

Dans l’objectif d’une meilleure visibilité, quel sont les domaines du secteur de la pêche, dans lesquels vous jugeriez important d’apporter des améliorations ?


Est-il utile de mettre en place une structure sentinelle qui veillerait à améliorer la clarté du domaine de la pêche au Sénégal ?


Quels sont les domaines de compétences et documentaires, où la diffusion à tous les acteurs des informations existantes, est nécessaire à la gestion durable du secteur de la pêche ?

 

 

Pour participer à cette discussion, il vous suffit de vous rendre sur le lien (en bas de cette page) « Laissez un commentaire », ou bien de nous envoyer un mail à l’adresse suivante : contact@aprapam.org


Voix de la pêche artisanale africaine

Photo : CAOPA

 

COUP DE PROJECTEUR SUR LES ACTEURS DE LA PÊCHE ARTISANALE

Du Sénégal au Togo, en passant par la Guinée-Bissau, la Mauritanie, la Tunisie et le Ghana, tra- vailler dans la pêche artisanale maritime, c’est, au quotidien, vivre le même attachement à la mer et faire face aux mêmes défis.

Entre Septembre 2014 et Novembre 2015, le Réseau des Journalistes pour une Pêche Responsable et durable en Afrique de l’Ouest (rejoprao), en collaboration avec la caopa, est allé à la rencontre des acteurs de la pêche artisanale dans ces six pays.

A chaque étape, nous avons multiplié les visites de sites, les échanges en groupe, les entretiens indi- viduels et la recherche documentaire. L’objectif étant clairement de comprendre et de décrire avec honnêteté les situations dans lesquelles les acteurs de la pêche artisanale exercent leur activité et les défis auxquels ils font face. Pour montrer qu’au-delà des statistiques, généralement peu fiables, relayées un peu partout, la pêche artisanale africaine, c’est avant tout des hommes et des femmes qui demandent à se faire entendre.

Construit autour d’une série de six reportages de terrain, ce rapport leur donne la parole. Ces femmes et ces hommes disent leurs craintes et leurs espoirs pour l’avenir de leur métier. Nous ap- portons une part de vérité sur la pêche artisanale. En aucun cas nous ne prétendons que ce rapport est une description complète des situations dans les pays visités.

Notre gratitude va à tous ceux et celles qui ont contribué de différentes manières à la production de ce rapport.

 

APPEL POUR UNE ANNEE AFRICAINE DE LA PECHE ARTISANALE

La grande majorité des 12,3 millions d’africains qui dépendent de la pêche et de l’aquaculture pour vivre sont issus du secteur de la pêche artisanale : plus de 7,5 millions d’hommes et 2,3 millions de femmes sont actifs dans le secteur de la pêche artisanale africaine et fournissent un revenu à des millions de familles en Afrique.

La contribution de la pêche au pib de tous les pays africains a atteint l’an dernier environ 1.910.000 millions US$, avec une contribution de la pêche artisanale marine et continentale repré- sentant plus de la moitié de ce chiffre. Cela montre que la pêche artisanale stimule les économies locales, particulièrement lorsqu’elle est soutenue par des politiques visant à assurer une protection sociale et à promouvoir le bien-être des communautés côtières.

En rendant le poisson, – source de protéines, d’acides gras, de vitamines, de minéraux-, dis- ponible à bas prix pour plus 200 millions de personnes en Afrique, les femmes et les hommes du secteur de la pêche artisanale africaine contribuent grandement à la sécurité alimentaire. Le poisson représente en moyenne 22 % de l’apport en protéines en Afrique subsaharienne; toutefois, dans les pays africains les plus pauvres, ce niveau peut dépasser les 50 %.

Cette importance de la pêche artisanale pour la sécurité alimentaire, les économies nationales et l’emploi en Afrique et ailleurs, est de plus en plus reconnue par les décideurs. L’adoption, en Juin 2014, des Directives volontaires de la fao pour assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et l’éradication de la pauvreté (vgssf) a joué un rôle majeur dans cette reconnaissance accrue.

Afin de promouvoir la mise en œuvre de ces Directives au niveau panafricain, la caopa propose que l’Union africaine déclare une Année africaine de la Pêche artisanale, qui serait l’occasion pour toutes les parties prenantes de contribuer à la mise en place, dans les pays africains, de politiques réformées qui offrent un environnement porteur au développement de la pêche artisanale durable.

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Journée mondiale de la Femme le 08 mars 2016 à Nouakchott

Photo : CAOPA

 

Journée internationale de la Femme 2016, déclaration de Nouakchott : Déclaration Journée mondiale femmes le mars 2016 à Nouakchott 2016.pdf

 

International Women’s Day2016, declaration of Nouakchott : Nouakchott Declaration Women day 2016 proposal.pdf


 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : CAOPA

 

PRESSE

http://www.aps.sn/actualites/economie/peche/article/le-manque-de-connaissances-pour-les-femmes-un-facteur-d-exclusion-selon-une-responsable-du-conipas

 

http://www.aps.sn/actualites/economie/peche/article/la-mauritanie-adhere-parfaitement-a-toutes-initiatives-de-nature-a-valoriser-les-acteurs-de-la-peche-ministre

 

http://www.aps.sn/actualites/economie/peche/article/le-secteur-de-la-peche-artisanale-peut-contribuer-a-l-integration-africaine-actrice

 

http://www.aps.sn/actualites/economie/peche/article/les-etats-membres-invites-a-la-mise-en-oeuvre-effective-du-cadre-politique-et-de-strategie-de-reforme-de-la-peche-et-de-l-aquaculture-de-l-ua

 

http://aps.sn/actualites/economie/peche/article/nouakchott-les-femmes-africaines-se-penchent-sur-leurs-dans-les-reformes-de-la-peche-en-afrique

 

Source : A.P.S.

 

 

 

 

Déclaration de Nouakchott sur la  » Fisheries Transparency Initiative »

Photo : Aprapam

 

DECLARATION DE NOUAKCHOTT SUR LA FISHERIES TRANSPARENCY INITIATIVE (FiTI)

du 03 Février 2016 Nouakchott, Mauritanie : FiTI_1stIntConf_Declaration_FR_20160212.pdf

 

 

NOUAKCHOTT DECLARATION ON THE FISHERIES TRANSPARENCY INITIATIVE (FiTI)

3 February 2016 Nouakchott, Mauritania : FiTI_1stIntConfDeclaration-EN_20160212.pdf



La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture

 

Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO
 – ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
 – Rome, 2014.

 

 

Dans un monde où plus de 800 millions d’êtres humains continuent de souffrir de malnutrition chronique et où la population mondiale devrait encore croître de 2 milliards, pour atteindre 9,6 milliards de personnes en 2050, et se concentrer davantage encore dans les zones urbaines côtières, nous sommes face à un immense défi: nourrir notre planète tout en préservant ses ressources naturelles pour les générations futures.

Cette nouvelle édition du rapport sur La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture met en évidence le rôle important que jouent la pêche et l’aquaculture dans l’élimination de la faim, la promotion de la santé et la réduction de la pauvreté. Jamais auparavant les populations n’avaient consommé autant de poisson, ni dépendu si fortement de ce secteur pour leur bien-être. Le poisson est un aliment extrêmement nutritif – une source vitale de protéines et de nutriments essentiels, notamment pour de nombreuses populations pauvres à travers le monde.

La pêche et l’aquaculture ne produisent pas uniquement des bienfaits pour la santé, elles créent aussi de la richesse. L’emploi dans ce secteur a connu une croissance plus rapide que celle de la population mondiale. Le secteur occupe des dizaines de millions de travailleurs et assure des moyens d’existence à
des centaines de millions de personnes. Le poisson reste l’un des produits alimentaires les plus échangés à l’échelle mondiale. Il revêt une importance particulière pour les pays en développement, où il représente parfois la moitié de la valeur totale des produits négociés.

Il convient toutefois de ne pas s’arrêter aux aspects économiques et de veiller à la convergence du bien-être environnemental et du bien-être humain si l’on veut offrir à chacun une prospérité durable à long terme.

 

Télécharger le rapport complet en français sur la Situation des pêches et de l’aquaculture FAO 2014.PDF

 

 

Download the full report (in english) of the State of World Fisheries and Aquaculture FAO 2014.PDF

 

 

Fraudes présumées sur la jauge des navires de pêche

Photo : Graham Curran – MarineTraffic.com

 

« Il faut être ferme par tempérament et flexible par réflexion »

Dans le cadre de la réduction de la capacité de pêche de la flotte, un audit du pavillon des chalutiers exerçant leurs activités dans les eaux sénégalaises avait été jugé nécessaire. Cet audit a  été effectivement réalisé  mais ses résultats n’ont pas été publiés. Toutefois, la  Cellule d’Etudes et de Planification (CEP) du ministère chargé  de la pêche a  élaboré une note qui retrace toutes les opérations, les recommandations ainsi  que leur état d’exécution  au 11 janvier 2011.

Par ailleurs, en mai 2015, Greenpeace Afrique a publié un rapport, où il s’appesanti  sur des sous-déclarations de TJB identifiées au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée. Toutefois, dans notre présente contribution nous ne  traiterons que ce qui concerne le Sénégal.

Enfin, le journal « Le Quotidien », dans sa livraison du vendredi  23 octobre 2015, a relayé des informations contenues dans la note de la CEP et relancé, ce faisant, le débat sur la fraude présumée au tonnage.

 

L’audit de la flotte au Sénégal

L’audit de la flotte s’inscrivait, dans le cadre de la préparation d’un plan de réduction de la capacité de pêche chalutière. La mission a été menée par un cabinet français  qui a déposé son projet de rapport final en octobre 2006.

 

Les objectifs spécifiques  de l’audit de la flotte se déclinaient ainsi qu’il suit :

-  faire l’inventaire exhaustif des navires de pêche battant pavillon Sénégalais ;

-  vérifier la conformité de la situation de chaque navire avec les dispositions législatives et réglementaires en vigueur en matière d’acquisition du pavillon national ;

-  évaluer la contribution des armements à la création de la richesse nationale, à la promotion de l’emploi et à l’apport en devises ;

-  réévaluer les caractéristiques techniques des navires.

L’étude devait permettre d’avoir la situation administrative, technique et économique actualisée des bateaux de pêche battant pavillon sénégalais. L’étude a permis, entre autres, de passer en revue  tous les chalutiers battant pavillon sénégalais et de procéder à la vérification, par les structures locales compétentes, du respect des  procédures légales d’obtention du pavillon sénégalais. Ainsi, cent vingt-deux (122) bateaux appartenant à 38 sociétés d’armement ont été contrôlés.

Après quelques contrôles effectués sur place, une liste de 27 chalutiers suspects quant à leur tonnage, a été dressée. Parmi ces 27 navires, cinq (5)  avaient été rachetés par Africamer à trois (3) armements de la place, alors qu’ils avaient déjà été immatriculés sous pavillon sénégalais. Trois de ces bateaux à leur mise à l’eau,  battaient pavillon français, tandis que les deux autres étaient sous la bannière du Japon.

Africamer était une des sociétés ciblées ; elle a été sommée de procéder à un nouveau jaugeage des 5 bateaux et averti, qu’en cas de non-respect du délai qui lui avait été fixé, leurs licences seraient retirées définitivement.

Cette sommation n’était pas nécessaire, le cabinet chargé de l’audit  étant basé à Paris,  avait la possibilité de prendre langue avec la Douane, administration compétente en matière d’immatriculation de navires sous pavillon français et à partir des noms de baptême des bateaux, retrouver leurs actes de francisation et partant leurs caractéristiques techniques.

S’agissant des 2  bateaux d’origine japonaise, ils ont été importés en 1974. A cette époque, un chalutier quel que soit son tonnage, était autorisé à pêcher à partir des 6 milles  marins d’une part et de l’autre, la redevance due au titre de la licence à savoir 7.500 FCFA/tjb/an payables en 3 tranches de 4 mois chacune.

En réponse à la sommation qui lui avait été servie,  Africamer a fait comprendre aux experts qu’ils ne pouvaient pas, sans fournir aucune justification, douter des déclarations et des documents qui leur avaient été présentés. Au surplus et surtout, elle  n’était pas  en mesure de prendre en charge les frais de jaugeage estimés à  20 millions FCFA par bateau.

L’audit de la flotte a abouti en octobre 2006 à  treize recommandations dont deux ont été exécutées. Il s’agit  de la mise en place  du Registre National des pêches et de l’interdiction de toute nouvelle attribution de licence de pêche démersale côtière à des navires devant exercer leurs activités dans les eaux sous juridiction sénégalaise (arrêté  n°5166 du 8 août 2006).

 

Le rapport de Greenpeace Afrique : Arnaques sur les côtes africaines.

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Fraude sur le tonnage des navires

 

Photo : WG7000 MarineTrafic.com


Selon la Cellule d’étude et de planification du Ministère de la Pêche, la fraude sur le tonnage des navires de pêche industrielle au Sénégal est une vérité. Elle avait dévoilé une liste de 27 chalutiers considérés comme suspects.

A l’image des secrets insondables de la mer, le pillage sur le grand bleu est resté juste une approximation maximale des experts. Au mois de mai dernier, l’ONG environnementale Greenpeace publiait un rapport intitulé « Arnaque sur les côtes africaines : la face caché des compagnies de pêche chinoises et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée et Guinée Bissau ». Ce rapport de 31 pages dévoilait l’étendue de la fraude pratiquée sur le tonnage de certains navires battant pavillon chinois et sénégalais (avec des intérêts chinois) dans les eaux des trois pays cités.

En vérité, l’Etat connaissait déjà ces pratiques frauduleuses. Car, un document exclusif du Ministère de la Pêche et d es Affaires maritimes prouve que les autorités étaient bien au courant de ces faits depuis 2006. Mais, elles n’ont rien fait pour arrêter cela. Cette « Note sur l’audit du pavillon de la flotte de pêche déverbale côtière et la situation de mise en oeuvre de ses recommandations », élaborée par la Cellule d’étude et de planification (Cep) du Ministère de la Pêche et des Affaires maritimes, dit : « (…). Après quelques contrôles sur place (port) et des estimations de nouvelles mesures, une liste de 27 chalutiers considérés comme suspects quant à leur tonnage a été dressé. (…) Les jauges de certains navires sont manifestement erronées. La flotte de Sénégal Armement en est une parfaite illustration. »

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